Escorteur rapide L'Alsacien
L'Alsacien
est le 16ème escorteur rapide. Il est surtout le prototype de la
série des E52B, avec le mortier quadruple de 305mm à l'arrière
qui leur donne leur silhouette caractéristique.
Baptisé le 28 juin 1955, mis sur cale aux chantiers de la DTCN Lorient le 2 juillet 1956, il est lancé le 26 janvier 1957. Cet escorteur est admis au service actif le 27 août 1960, et affecté à 3ème flottille d'escorteurs rapides (FER) basé à Toulon.
![]() L'escorteur rapide L'Alsacien à la mer (1970. |
Le bâtiment sera modernisé à Toulon en 1962 et 1967 (détection ASM), et effectuera quelques croisières de longue durée dans l'océan Indien (avril à août 1966) ou aux Antilles (mars et avril 1972).
En 1975, à quai à Toulon, L'Alsacien est abordé par le destroyer italien Audace, qui lors de sa manoeuvre d'appareillage vient s'encastrer dans l'arrière de l'escorteur. Il n'y a pas de blessés, mais les dégâts sont relativement importants, le poste arrière est très endommagé, l'avant de L'Alsacien vient heurter le quai et le dôme sonar est abimé.
Autres faits remarquables dans la carrière de ce bâtiment : le 14 octobre 1980, il participe au sabordage du transporteur de gaz grec Gas East en perdition au large de Toulon ; le 19 août 1981, il remorque de Marseille à Toulon, le patrouilleur lance-missiles iranienne Tabarzin, détournée par son équipage, réfractaire à la révolution islamique.
Le 31 août 1981, la veille de son désarmement définitif, L'Alsacien s'offre un l’ultime galop à puissance maximale. Ces allures étaient prohibées en temps de paix pour ménager la machine, mais ce jour-là, le commandant et le chef mécanicien étaient décidés à tout tenter… Résultat : 29 nœuds. Un record !
L'escorteur rapide L'Alsacien voit sa dernière cérémonie des couleurs le 1er septembre 1981. Il est condamné le 22 janvier 1982, sous le n° de coque Q627, et sert par la suite de stock de pièces de rechanges pour les autres escorteurs. Le 21 octobre 1986, L'Alsacien est coulé en Méditerranée par le sous-marin Flore.
Cet escorteur avait pour ville marraine Strasbourg, mais en pratique cette municipalité ne se manifestait pas. Du coup, c’est l'Amicale des Anciens Marins de Colmar (AAMC) qui assurait le relais des contacts entre Alsaciens et L'Alsacien. Toutefois, dans ce parrainage officieux, la commune de Colmar, en tant que telle, ne s’impliquait pas plus que celle de Strasbourg dans son parrainage officiel. |
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Les
commandants de L'Alsacien |
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Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2010. Remerciements Patrick Venot. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.