Super-Etendard
A partir de 1978, le Super-Etendard a remplacé l'Etendard IVM au sein du groupe aérien embarqué des porte-avions Clemenceau et Foch. Le Super-Etendard arme ou a armé les flottilles 11F, 14F et 17F. Par rapport à son prédécesseur, le Super-Etendard possède des capacités d'attaque de bâtiments grâce au missile anti-navires Exocet AM-39. Il existe une vingtaine de configurations différentes. En version de bombardier, il emporte six bombes de 250 kg, ou quatre bombes et des réservoirs pendulaires de carburant pour augmenter son autonomie. Pour sa mission air-sol, il est doté d'un système inertiel de navigation et d'attaque précis. L'emport du missile Magic lui donne également des capacités air-air. Enfin, le Super-Etendard participe à la dissuasion nucléaire grâce aux missiles AN-52, puis ASMP, qu'il est capable de délivrer sur des objectifs terrestres et maritimes. Pour permettre au Super-Etendard de remplir ses missions dans un environnement opérationnel de plus en plus exigeant, des améliorations ont dû lui être apportées et ont été regroupées dans des standards (2, 3, 4 et 5) dont les travaux ont été conduits au cours des périodes d'indisponibilité pour entretien majeur. A partir de 1994, date de l'apparition du standard 2, on le désigne sous l'appellation de Super-Etendard Modernisé (SEM). Le Super-Etendard est l'avion d'assaut et de reconnaissance du groupe aérien embarqué sur le porte-avions Charles de Gaulle jusqu'à son remplacement par le Rafale vers 2010. Les Super-Etendard, actuellement en ligne sur la base aéronavale de Landivisiau et sur le Charles de Gaulle, constituent la force de frappe de la chasse embarquée.
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