Mis
en construction en 1954 aux chantiers Vosper à Gosport en Grande-Bretagne, le
MSI (Mine Sweeper Inshore) 68 Sparham fait parti des 15 unités de type Ham fabriquées
pour la France et attribuées au titre du PAM (Pacte d'Assistance Mutuelle).
Réalisé sur financement Américain, il est mis à flot en mai 1955 et transféré
à Hythe le 30 septembre suivant. Admis au service actif le 5 octobre 1955,
jour de son arrivée à Cherbourg
il forme avec plusieurs navires du même type, la 16ème DIDRA (DIvision
de DRAgueurs) et reçoit pour tout nom de baptême le numéro de coque M785! Il
faut attendre une décision du 22 février 1964 pour que le dragueur devienne
Hibiscus.
Les premières années au sein de la 16ème DIDRA voient s'enchaîner opérations de déminage, exercices nationaux et multinationaux, escales et concours divers. En mai 1964, Hibiscus remonte la Seine jusqu'à Paris pour s'amarrer au pied de la tour Eiffel et ouvrir ses portes au public. Au milieu des années 60, la fin des grandes opérations de dragage entraîne la dissolution de la 16ème DIDRA. Devenu sans emploi, le bâtiment est mis est mis sous cocon en janvier 1965 dans le port Normand au sein du 1er GDCM (Groupe des Dragueurs en Complément de Mobilisation). Maintenu en état de fonctionnement, il peut être réarmé à tout moment par du personnel d'active ou de réserve.
Le désarmement prématuré d'Aubépine en 1971 entraîne la réactivation d'Hibiscus en décembre 1970. A l'issue de travaux d'adaptations réalisés par la DCAN (Direction des Constructions et Armes Navales) Cherbourg, le dragueur de petits fonds rejoint le GEA. Avec Dahlia, il surveille les infrastructures militaires en assurant des campagnes de prélèvements aussi bien en grande rade qu'au large du Cotentin. Le 1er juin 1973, le dragueur de mines est officiellement reclassé bâtiment auxiliaire, arborant le numéro de coque A735. Le développement des installations nucléaires civiles de Flamanville, Paluel, Gravelines, Penly et La Hague amène progressivement les navires du GEA à étendre leurs missions de surveillance au profit d'EDF et de la COGEMA.
Atteignant les 30 ans, le petit bâtiment souffre d'obsolescence et surtout d'usure bien plus prononcée que son homologue. Laissant Dahlia effectuer encore des prélèvements pour quelques années, Hibiscus achève ses opérations de désarmement le 21 février 1986, jour de la dernière cérémonie des couleurs. L'ancien dragueur de petits fonds reste stationné dans la zone du Homet jusqu'à son arrivée le 8 juillet 1989 à Sittingbourne en Grande-Bretagne pour démolition.
Parrainé par la ville de Vernon située l'Eure, Hibiscus est la seule unité à avoir porté ce nom.
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Les
commandants d'Hibiscus
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| Le GEA - Groupes d'Etudes Atomiques | |
| La divergence du réacteur du Redoutable dans
la nuit du 26 février 1969 fait entrer le port militaire de Cherbourg dans l'ère
nucléaire. Anticipant cet évènement, la Marine nationale constitue
le GEA (groupe d'études atomiques) implanté au sein de l'EAMEA
(Ecole d'Applications Militaires de l'Energie Atomique). Son rôle
essentiel est de détecter d'éventuelles pollutions marines, chimiques,
ou radioactives. Cette surveillance requiert des prélèvements réguliers d'eau de mer, de faune, de flore et de sédiments marins pour analyse en laboratoire. Nécessitant l'emploi d'un navire capable d'affronter les mauvaises conditions hivernales fréquentes en Manche, l'état major de la marine décide la conversion de deux dragueurs de petits fonds construit en bois, Dahlia et Aubépine remplacé ultérieurement par Hibiscus. |