Histoire et actualités de la flottille 21F

Septembre 2007 : 1er détachement ATL2 sur la base militaire de Paphos à Chypre
En septembre, un détachement d’
Atlantique de la 21F a rejoint la base militaire de Paphos, à Chypre. Depuis le début de la mission Baliste, les Atlantique de l’aéronautique navale sont déployés au large du Liban. En fonction des besoins de la Défense, les équipages bretons de la 23F et nîmois de la 21F se relaient sur cette base, idéalement située pour assurer la mission.
Le 8 septembre, 7h40, Paphos, Chypre. L’ATL2 est aligné sur la piste. « French Navy you are cleared for take off ». Les moteurs vrombissent, le pilote lâche les freins, l’aéronef lourd de carburant accélère lentement, prend son élan et s’envole au-dessus de la mer.
Le soleil levant semble saluer l’équipage « Ulysse Golf » de la flottille
21F, mis en place la veille sur la base chypriote pour une durée de six jours. Notre « frégate aérienne » fait maintenant route vers l’est, Chypre disparaît peu à peu. Tous les capteurs en éveil, l’avion entame sa patrouille dans une vaste zone maritime. Dans ses entrailles, seuls les reflets verts des consoles percent l’obscurité. Au poste de pilotage, dans le nez vitré et aux sabords, les veilleurs sont à l’affût. Les multiples senseurs délivrent leurs informations.
Au large du Liban, une silhouette furtive apparaît sur l’horizon : c’est la frégate Aconit avec laquelle nous coopérons étroitement dans le cadre de l’opération Baliste. Un dialogue entre marins du ciel et marins embarqués s’établit, les échanges sont cordiaux et professionnels. Après un exercice SAR en coopération avec la Marine libanaise, l’ATL2 poursuit sa mission. En cours de route, nous survolons et repérons de nombreux navires. C’est ainsi que nous croisons la route du voilier Rainbow Warrior de Greenpeace. La Méditerranée orientale s’avère riche en trafic maritime et l’activité électromagnétique y est particulièrement dense.
Après 7 heure de vol et un périple qui l’a mené au large des côtes syrienne, libanaises, israéliennes et égyptiennes, sans jamais pénétrer dans les eaux territoriales, « Ulysse Golf » retrouve la terre ferme de Chypre. Le chef de la petite équipe technique prend en charge l’aéronef alors que les opérateurs s’affairent pour que les comptes rendus partent rapidement vers la métropole. L’équipe technique, déployée avec le détachement, est réduite à seulement cinq officiers mariniers chargés d’assurer la mise en œuvre et la maintenance de l’aéronef, en totale autonomie.
18h. Il est temps de prendre un peu de repos. Un dernier regard vers l’appareil... l’équipage se prépare déjà à la mission du lendemain. (Ulysse Golf – Flottille
21F)


Septembre 2007 : La flottille 21F accueil des représentants d’Elancourt dans le cadre du parrainage.
Profitant de la féria des vendanges qui se tenait à Nîmes du 14 au 16 septembre 2007, des représentants d’Elancourt, ville marraine de la flottille
21F, se sont joints aux marins de Nîmes-Garons. Attachés à ce parrainage bien vivant, ces derniers leur ont concocté un séjour varié. La traditionnelle visite de l’Atlantique a, une fois de plus, impressionné les élus qui ont rappelé qu’Elancourt ressentait une grande fierté à parrainer une unité de combat de l’aéronautique navale. Rejoignant les arènes bimillénaires de Nîmes, la délégation a alors pu assister à une belle corrida, s’immergeant ainsi dans la culture régionale de sa flottille filleule. Profitant du temps ensoleillé, marins du ciel et invités ont ensuite enchaîné un programme éclectique, entre carrières de Fontvieille, à 30 mètres sous terre, et bodegas nîmoises à l’animation chaleureuse. Ce week-end a permis à chacun de mieux connaître les hommes et les femmes de la marine et d’Elancourt et a ravivé l’attachement réciproque qui unit la ville et la flottille. Afin de perpétuer ce lien, un équipage opérationnel de la 21F parrainera tout au long de l’année une classe de CM2 d’Elancourt. Une correspondance et quelques rencontres permettront sans doute à certains jeunes élèves de se découvrir une vocation.



Dans le cadre d'un défi sportif et humain, 6 membres de l'équipage d'Atlantique, « Ulysse Charlie » de la flottille 21F, ont fait une course à travers les sommets des Alpes, encadrés par la compagnie des guides de Chamonix.
Juin-juillet 2007 : Les marins du ciel de Nimes-Garons sur le toit de l'Europe

Dans le cadre d'un défi sportif et humain, 6 membres de l'équipage d'Atlantique, « Ulysse Charlie » de la flottille 21F, ont projeté de réaliser l'ascension du Mont-Blanc, encadrés par la compagnie des guides de Chamonix. Ce défi visait à renforcer leur cohésion, vitale pour tout équipage de patrouille maritime, au sein duquel 13 personnes sont amenées à coopérer en totale synergie pendant 3 ans. Il visait aussi à renforcer les liens qui unissent la base aéronavale de Nîmes Garons avec ses différents partenaires locaux comme Véolia, le nouveau gestionnaire de l'aéroport de Nîmes, ou encore la ville d'Elancourt, ville marraine de la flottille 21F. Ainsi, ce projet a pu se réaliser en partie grâce au soutien financier de ces derniers et au soutien technique de la base de Nîmes et de la société Gore Tex qui a fourni des vêtements d'alpinisme.

La première tentative d'ascension s'est déroulée le 15 juin, à l'issue d'une journée d'entraînement à Chamonix sur la mer de glace, pour apprendre les techniques de marche avec crampons et en cordée. L'ascension devait se faire par les 3 monts (Mont-Blanc du Tacul, Mont-Maudit et Mont-Blanc), le tout au départ du refuge des Cosmiques. Cette voie, la plus difficile car plus longue que la voie normale par le refuge du Gôuters, est aussi la plus belle car elle permet de monter par un versant et de redescendre par l'autre. Malheureusement, une avalanche meurtrière la veille du départ a obligé l'équipe à rebrousser chemin et à reporter l'ascension au 18 juillet.
Le risque d'avalanche très important durant tout le mois de juin et de juillet, a obligé le groupe à changer de voie, et à passer par la voie normale car le risque d'avalanche y est inférieur.
Le 18 juillet, Lors de la deuxième tentative, les conditions météorologiques toujours aussi peu clémentes, avec des vents à plus de 100 km/h en altitude et les sommets pris par les nuages, obligent l'équipe à faire un choix difficile : reporter une nouvelle fois ou changer de course d’objectif.
C'est cette dernière option qui est finalement retenue, sur le conseil avisé des guides.

Désormais, il s'agit d'une course vers le sommet de l'Aiguille du Tour à 3600 m (pour rester à l'abri du vent et hors des nuages qui accrochent les cimes de plus de 4000 m).
Il s'agit d'une course sur deux jours avec une nuit en refuge. La marche d'approche se fait sur des sentiers de randonnée qui serpentent le long des flancs escarpés de la vallée glacière du glacier du Tour. Les premiers névés (plaques de neige) apparaissent juste avant d'arriver au refuge.
Le refuge Albert 1er, du nom du roi des Belges qui l'inaugura, est situé à 2700 m. Il a une capacité d'accueil de 120 personnes et offre un confort spartiate (pas de douche, dortoirs de 25 personnes), que la fatigue et la gentillesse des gardiens font vite oublier ! De toutes façons, le réveil à 3 h 30 pour le départ écourte bien la nuit... Ainsi, c'est à 4 h du matin, à la lueur des lampes frontales, que le groupe se met en route pour le sommet. Très vite, il est obligé de chausser les crampons car la marche sur le glacier l'exige. S'ensuit une progression en aveugle, où seuls les guides connaissent parfaitement la route à suivre dans l'obscurité. Avec l'altitude, la glace se recouvre d'un important manteau neigeux, rendant la marche pénible et risquée, car les crevasses du glacier sont alors invisibles. C'est d'ailleurs pour cette raison que le départ doit être très matinal, afin de profiter des températures faibles et d'éviter de voir un pont de neige céder sous les pieds. Au bout d'une heure de marche, la progression se poursuit à la lumière du jour qui pointe, colorant les sommets blancs d'un orange étonnant. Les marins évoluent alors à plus de 3000 m, ce qui leur est habituel en d'autres circonstances plus aéronautiques mais qui qui rend cette fois la respiration difficile et le pas plus lourd. Au détour d'un col, ils franchissent momentanément la frontière suisse avant de retrouver le territoire national.

Les 100 derniers mètres de dénivelé se font en escaladant de gros blocs de granit nu, car la paroi quasi verticale ne permet pas de retenir la neige. Au sommet l'aiguille est si exiguë qu'ils ont du mal à y tenir tous ensemble... Nos marins alpinistes peuvent y admirer l'étendue de la chaîne des Alpes et une vue imprenable sur le Mont-Blanc, encore toujours accroché par les nuages (pas de regret !). Le temps de quelques photos et voilà le groupe reparti pour ne pas se trouver sur le glacier par des températures dangereusement élevées. Cette fois-ci la descente est réalisée d'une traite. Il aura fallu 3h30 de montée depuis le refuge et autant de temps de descente depuis le sommet jusqu'au bas de la vallée. Cette expérience hors norme pour des marins restera un souvenir inoubliable d'effort collectif, de soutien mutuel, de partage et de dépassement de soi. Ce projet mené à bien aura permis de dynamiser des partenariats locaux et de renforcer le lien Marine-Nation, jusque au coeur de nos montagnes.
Au-delà de la réussite de six marins de la 21F, c'est bien l'aboutissement d'un projet collectif remarquablement coordonné, qui ouvre la voie à d'autres initiatives.
(Texte EV1 Molina)


Décembre 2006 : Des Atlantique au Tchad
Cela fait désormais un peu plus d'un an que l'aéronavale est engagée au sein du dispositif Epervier, au Tchad. Afin d'assurer la sécurité dans cette région tr
ès sensible, quelques 1200 militaires français y sont déployés. La Marine assure une partie des missions de surveillance aériennes en engageant au Tchad des avions de patrouille Atlantique 2 des flottilles 21F et 23F, qui utilisent la base de Kosseï. Placé sous le contrôle opérationnel du commandant des éléments français (COMELEF) à N'Djaména, le détachement aéronautique naval (DETAERO) participe à la collecte du renseignement d'origine image (ROIM) et électromagnétique (ROEM) dans le but d'évaluer la situation militaire sur le terrain.
Toutefois, en novembre dernier, la montée en puissance des affrontements entre l'armée nationale tchadienne et les factions rebelles, cumulée aux troubles en République centrafricaine, ont entraîné une augmentation de l'activité aérienne. Pendant plus d'un mois, deux
Atlantique, leurs équipages (13 hommes par avion) et la quinzaine de personnels techniques nécessaires ont été mobilisés. Trois Atlantique se sont croisés à N'Djaména le 21 décembre dernier à l'occasion de la relève par l'équipage Ulysse Bravo de la flottille 21F qui assurera pendant un mois la permanence dans le dispositif des forces françaises. (Mer & Marine 18/01/2007)


Septembre 2003 : Assistance au Edouard LD
Le 5 septembre, le Cross Gris-Nez demande le concours des Forces françaises du Cap Vert pour porter assistance à un marin français, à bord du transporteur de gaz français Edouard LD. Le bâtiment ne disposant pas des médicaments nécessaires, l'évacuation sanitaire s'impose. L'ATL 2 de la 21F de Dakar largue un conteneur de médicaments récupéré par le navire qui fait route pour se rapprocher de Dakar. Le lendemain, après concertation avec le capitaine du navire et le Cross Gris-Nez, alors que l'Edouard LD se trouve à 60 nq de Dakar, le commandant des FFCV décide de procéder à l'évacuation sanitaire. Un Fennec récupère le malade et le dépose à l'Unité marine d'où il est transféré sur l'hôpital de Dakar. (Brève MN)


Décembre 2002 : 2000 heures de vol Atlantique en Héraclès
Lors du vol du 23 décembre 2002, l'équipage Wallaby Alpha a franchi la barre des 2000 heures de vols pour les Atlantique des flottilles 21F et 23F dans le cadre de l'opération Héraclès/Enduring Freedom. Le détachement ATL 2/Héraclès mis en place à Djibouti en décembre 2002 participe à la lutte contre le terrorisme aux côtés des alliés. Initialement indépendant, le détachement est maintenant intégré au vaste dispositif d'aéronefs de patrouille maritime (P3, Nimrod, Aurora) déployés dans la région. La présence continue de la Patmar à Djibouti, avec des périodes pendant lesquelles trois équipages étaient présents sur le site, permet de contrôler le trafic maritime dans une zone de patrouille qui s'étend du milieu de la mer Rouge à la corne de l'Afrique. L'effort consenti depuis le début de l'opération sur ce théâtre est important. En effet il représente quasiment un tiers du volume total des heures de vol annuelles d'ATL 2. (Brève MN)


Juin 2002 : Un parrainage productif
Parrainée par la ville d'Elancourt, la flottille 21F a accueilli, du 4 juin au 7 juin, une classe de CM2 de l'école du Berceau. Les vingt-trois élèves, encadrés par trois accompagnateurs, ont, durant quatre jours, apporté un souffle de jeunesse à la flottille. De la visite de la BAN Nîmes-Garons à la découverte de la Camargue, en passant par la tant attendue et très disputée séance au simulateur de pilotage ATL 2, nos jeunes écoliers, encadrés par leur équipage parrain (UB) ont pu enfin réaliser l'un de leurs voeux les plus chers. Trépignant d'impatience, avides de savoir, leurs cris et leur adorable indiscipline nous ont parfois transportés, l'espace d'un instant, dans une cour de récréation. Fatigués mais enthousiastes, nos marins en herbe ont quitté la région le 7 juin, emportant dans leurs bagages de nombreux et agréables souvenirs. Cette visite a permis à la 21F et à sa ville marraine d'affirmer leur volonté de poursuivre intensément les liens de ce parrainage. La preuve, ils se retrouvaient pour une nouvelle rencontre, cette fois avec l'équipage UK, dès le 21 juin. (Brève MN - 07/02)


Janvier 2002 : La 21F dans le conflit afghan
Dans le cadre général de la surveillance de l'activité maritime en Mer Rouge et dans le golfe d'Aden, des équipages des flottilles 23F et 21F sont déployés à Djibouti depuis début décembre. Les Atlantique contrôlent l'ensemble du trafic commercial dans le golfe d'Aden et le sud de la mer Rouge, portant une attention particulière à toutes les embarcations susceptibles de se livrer à des actes de piraterie. Ce travail s'intègre dans une coopération avec les alliés présents dans la zone. Ainsi, lors d'un des derniers vols les échanges de liaison de données (L11) avec un avion de patrouille maritime britannique ont permis de saisir l'ensemble de la situation de surface de Djibouti jusqu'au large de Socotra, soit une zone de plus de 500 nautiques de long. (Brève MN - 05/01/02)


??? 2001 : La flottille 21F à la grecque
L'équipage UB de la 21F a participé à l'exercice Delfini. Cet exercice de lutte anti-sous-marine en coopération avec les P3B de l'aéronautique navale grecque comportait deux séquences : une phase de recherche comprenant 3 vols et une phase de coopération sous-marine avec le SSK Okeanos, comprenant un vol. Les équipages de P3B sont interarmes : les postes de pilotes, mecbo et navigateur sont occupés par des membres de l'armée de l'Air et les autres postes par des marins. (Cols bleus N°2594 du 24/11/2001)


Septembre 2000 : Exercice de secours aux naufragés
Préparé depuis le début de l'année, l'exercice de secours aux naufragés Secnav 2000 a eu lieu le 26 septembre. Le ferry de la SNCM Ile de Beauté simulait un incendie consécutif à une explosion. Deux Lynx et un Dauphin ont procédé au treuillage des équipes de secours et du matériel médical à bord de l'Ile de Beauté, alors que et 200 figurants "naufragés" embarquaient dans des chaloupes pour être évacués du paquebot en flamme. Ces "naufragés" ont ensuite été récupérés par les TCD Foudre, le Dupleix, le Grèbe, la Carangue et une vedette des Douanes, tandis qu'un Atlantique de la 21F gérait les opérations aériennes autour du bâtiment en détresse. Une délégation de 45 observateurs de l'Union Européenne, du Maroc, d'Algérie et de Tunisie a assisté à l'ensemble de l'exercice. (Cols bleus n°2546 du 14 octobre 2000)


Mars 2000 : Echanges franco-allemands
Un équipage et un Atlantique de la flottille 21F sont depuis le 20 mars en échange au sein du naval air wing Graf Zeppelin sur la base de Nordholz, près de Hambourg. Dans le même temps, un équipage et un Atlantic de la Marine allemande sont intégrés depuis un mois à la 21F sur la BAN de Nîmes-Garons. Cet équipage opérationnel participe actuellement à l'exercice Pioneer et assure les missions sur le théâtre méditerranéen dans les mêmes conditions que ses homologues français. Cette première mise en place inaugure une série d'échange croisés visant à rapprocher les marines françaises et allemandes dans le domaine de la patrouille maritime. (Cols bleus n°2524 du 1er avril 2000)


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