La Réserve de la marine nationale


Jeune réserviste en fonction à la BN Aspretto, provenance PMM Lyon.
Photo VENTURA Jean Louis

La réserve militaire, partie intégrante de la marine, assume un double rôle de renfort des forces armées et de contribution au maintien du lien Armées/Nation.

Elle comprend :

L’effectif de la réserve militaire de la marine est d’environ 30 000 réservistes. La réserve opérationnelle apporte un renfort essentiel dans les domaines suivants :

Comment s'engager ?


Première FMIR Secrétaire à la Base Navale d'Aspretto étudiante au lycée St Paul d'Ajaccio après un passage à l'école des Fourriers Querqueville et de la PMM Corse.
Photos VENTURA Jean Louis

L'engagement à servir dans la réserve ou ESR peut être souscrit par tout jeune Français. La souscription est signée après avoir participé à la journée d'appel et de préparation à la défense (JAPD), ou bien après avoir suivi une préparation militaire ou encore après un passage effectif dans l'armée d'active, au titre d'un contrat ou d'un volontariat ; il est signé auprès du futur organisme d'emploi du réserviste.

PMM et PMS, des pépinières de réservistes

Une quarantaine de centres de préparation militaire marine offrent à 1200 jeunes gens une première information sur la marine au cours d'un stage annuel. A l'issue les volontaires peuvent intégrer la réserve militaire pour des emplois à temps partiel de fusiller marins, guetteur sémaphorique etc..
Trois formules de préparations militaires supérieures ouvrent l'accès à des emplois d'officiers de réserve. A terme 500 Quartiers maîtres et 150 officiers pourraient être recrutés chaque année pour la réserve.

Spécialités de FMIR Marine Nationale :

SEPT QUESTIONS POUR MIEUX COMPRENDRE LA RÉSERVE

DISSOLUTION DES CIRAM 

 le 01 septembre 2008

La dissolution des CIRAM a pour objet de recentrer le gestionnaire des ressources humaines sur la connaissance du vivier des réservistes et de développer les activités de rayonnement. Pour cela, il faut séparer les variables et mieux répartir les tâches à caractère administratif.

Ainsi, à compter du 1er septembre prochain :

-    Le recrutement des réservistes et des stagiaires PMM pour la session 2009/2010 sera assuré par le Service de Recrutement de la Marine. Le CIRFA/MARINE (ex-BICM) devient le guichet unique d'entrée dans la Marine ;

-         La formation initiale des réservistes (actuel stage SI5) sera assurée par les écoles à partir de 2009 ;

-        Deux entités distinctes sont créées à partir du premier septembre 2008 :

  • L'Agence Pour l'Emploi des Réservistes (APER TOULON, BREST et PARIS), émanations locales de la DPMM, bureau des réserves ;
  •  La Délégation Régionale au Rayonnement et à l'Image de la Marine (DRRIM TOULON, BREST et PARIS, acronyme non encore homologué), subordonnée à l'autorité maritime territoriale à Toulon et à Brest et au COMAR à Paris.

Pour alléger les tâches d'administration anciennement dévolues à la section emploi du CIRAM, la gestion des réservistes sous ESR est rapprochée de celle du personnel d'active. Les unités d'emploi voient s'accroître le champ de leurs responsabilités. 

1 - Rôle des agences pour l'emploi des réservistes

L'APER est chargée d'entretenir le vivier des volontaires et de prospecter afin d'honorer les emplois disponibles. Elle devient une agence de placement.

Pour ce faire, elle traite les bulletins de recueil de volontariats, met à jour la base de données informatiques (signature des ESR, suivi des compétences , CV, adresses.) et renseigne les volontaires (point d'accueil). Si le réservoir ne permet pas d'honorer un poste, elle sollicite une autre APER ou les CIRFA/MARINE pour la recherche d'une compétence particulière. Elle s'assure de l'ensemble des aptitudes requises pour occuper un emploi dans la réserve opérationnelle pour un premier contrat et propose des volontaires sur un poste de plan d'armement à la formation d'emploi.

Elle assure en outre la gestion des réservistes dépourvus d'ESR.

2 - Rôle des formations d'emploi

Sur demande de l'APER, elles émettent un avis sur la sélection d'un volontaire qui est ensuite désigné par le biais d'un message hebdomadaire. Dès lors, elles sont chargées des tâches suivantes :

  •  établissement du PPA en accord avec le réserviste affecté, convocations et émission des BUT correspondants et déclaration des activités ;
  • notations et avancement via leurs autorités organiques ;
  • suivi du contrôle de l'aptitude médicale annuelle pour le réserviste déjà affecté ;
  •  signature de l'ESR dans le cadre des renouvellements d'ESR dans la même unité ;
  •  procédures d'habilitation ;
  • expression des besoins en stage d'adaptation à l'emploi.

3 - Rôle du délégué régional au rayonnement et à l'image de la Marine

Le "délégué régional au rayonnement et à l'image de la Marine" est directement subordonné à l'amiral adjoint territorial.

Sous réserve des nuances qui pourraient être introduites par les textes officiels à paraître, sa mission consiste à développer, dans sa zone de compétence, la prise de conscience par l'ensemble des milieux socio-professionnels de l'importance stratégique de la mer et de l'intérêt de disposer d'une marine nationale cohérente et forte.

A Toulon (il pourrait y avoir des différences selon les régions maritimes), il est chargé d'orienter les activités de rayonnement sur l'ensemble de l'arrondissement maritime et de les conduire dans l'ensemble des départements qui ne relèvent pas de COMAR MARSEILLE ou de COMAR AJACCIO. Il coordonne son action avec celle de l'officier de communication régionale. Il préside un comité régional du rayonnement.

Dans sa zone d'action, il est notamment chargé :

  • du pilotage de l'activité des préparations militaires marine ;
  • de la direction du réseau des assistants départementaux, de leurs adjoints (sans doute rebaptisés "représentants de la Marine pour le département XX) et de celui des chargés des relations "éducation nationale" et "entreprises" ;
  • de l'animation du réseau des réservistes citoyens et des bénévoles agissants (réservistes ou honoraires du vivier) ;
  • des relations avec différents organismes pour les amener à s'intéresser au monde maritime, à la mer et à la marine nationale ;
  • au profit des réservistes et des diverses associations, des conférences, de l'information en continu (site Internet), du recyclage périodique selon une formule qui remplacera les actuels stages SS2 et SA3 supprimés.

Les PMM sont organiquement rattachées à la division Protection de l'état-major de CECMED. S'agissant d'un outil de rayonnement, leur pilotage est assuré par le délégué au rayonnement. Le chef de la division PROTECTION en dirige le fonctionnement courant selon les directives du délégué au rayonnement. Les modalités précises restent à définir dans ce domaine, notamment la désignation de l'officier qui assume les responsabilités du commandement.

 4- Au bilan

Les fonctions actuellement exercées par le CIRAM ont été éclatées entre divers organismes (service de recrutement, écoles, autorités organiques, unités, direction du personnel et état-majors de commandant d'arrondissement maritime, .) avec le souci d'éviter les pertes en ligne. A partir du 1ier septembre prochain, il n'existera plus de véritable « figure de proue » des réservistes, c'est à dire d'organisme unique capable de répondre ou de faire répondre à l'ensemble des questions qui lui sont soumises.

Les réservistes sous ESR trouveront ce support auprès de leur unité d'emploi. Ceux qui en sont dépourvus, auprès de l'APER.Les bénévoles qui oeuvrent de manière active au rayonnement de la Marine, parmi lesquels les réservistes admis à l'honorariat de leur grade, pourront s'appuyer sur la délégation régionale.

Au plan physique, les locaux du CIRAM continueront d'héberger l'APER et le bureau PMM. La délégation régionale au rayonnement aménagera dans les locaux de l'EM/CECMED vers la mi-octobre.

Enfin, les numéros de téléphone de vos correspondants habituels restent inchangés.

 


La réserve au service d'Héphaïstos

LE PLAN "HÉPHAÏSTOS" a été conçu dans le cadre de la protection des forêts. Les risques liés à la météo sont évalués par la direction de la Défense et de la sécurité civile (DDSC). ils correspondent à une situation normale (risques habituels) et à une situation d'alerte (risques élevés). Ce plan est mis en place pendant la période d'été pour renforcer les dispositifs déjà existants.

La participation de la marine nationale au plan Héphaïstos comprend 2 modules adaptés de surveillance (M.A.S) et une cellule de coordination, qui pour l'ensemble de l'été, représentent près de 80% de personnel réservistes dont 14 % féminin.
Cette année, la base navale possède des véhicules « tout chemin » de type BERLINGO. ce qui permet d'être autonome comparativement aux années précédentes. où nous avions des véhicules de type P4 de l'armée de terre.

INSTRUCTION DES MAS

Dès l'arrivée à la base navale, les deux MAS CECMED sont pris en charge par la cellule de coordination d'Héphaïstos, cette dernière les informant sur les missions qu'ils sont amenés à effectuer.

Une instruction est faite :

- sur les dangers du feu et sur la topographie par les marins pompiers ;
- sur la conduite des véhicules « tout chemin » par un moniteur d'auto-école ;
- sur les moyens de communication utilisés sur le terrain ainsi que sur le matériel à mettre en rouvre (par un spécialiste de la base navale).

LA JOURNÉE TYPE D'UN MAS EN MISSION  

Sur ordre de l'État Major Inter Armée de Zone de Défense sud (EMIAZD sud), le délégué militaire départe­mental (DMD) concerné envoie un ordre tactique, immédiatement exploité par la cellule de coordination de la base navale. Le M.A.S engagé étant informé de sa mission, rejoint le centre de secours défini dans l'ordre et s'informe avec le pompier. des patrouilles à effectuer sur le site. Les missions sont uniquement de prévention (envers la population) et de surveillance (départ ou reprise de feu, signalement (les personnes suspectes): en aucun cas ils ne font des actions de police ou d'attaque de feu. Suivant l'éloignement de la base navale et la durée de la mission, le M.A.S est logé et nourri localement.

MISSION EFFECTUÉES PAR LES M.A.S CECMED

Durant l'été 2005 , les M.A.S CECMED ont été engagés dans plusieurs théâtres d'opération. Leurs premières activations se sont situées dans le Var. après les incendies dans la plaine des Maures et dans l'Estérel. du début juillet. Ce même mois, un M.A.S a patrouillé dans le nord-est d'Aix-en-provence.

NOS MARINS DANS LES BOIS ?

Quelle surprise ! Des marins dans nos massifs, grand étonnement de certains habitants et touristes : mais dès qu'ils comprirent le but de leur présence, ils ne trouvèrent pas leurs mots pour les remercier et les encourager dans leur action. A chaque mission, l'accueil de la population a été très chaleureux.

En août. les nouvelles équipes de réservistes ont été rapidement envoyées sur le terrain : le M.A.S  CECMED 1 allant dans le secteur Aix-en-Provence pour une semaine et le M.A.S CECMED 2 à Gémenos ( 1 jour dans les Bouches du Rhône. puis directement dans l'Ardèche, dans le secteur de Largentière pour 3 jours, et en  fin de mission les Alpes de Haute-Provence à Esparron du Verdon pour 2 jours). Après une semaine de patrouille, les M.A.S CECMED sont de retour à la base navale pour un repos bien mérité. en pensant déjà à de nouvelles missions.

(B.T.I CIRAM TOULON 1er trimestre 2006)

Diffusion de l'article avec l'aimable autorisation du Capitaine de Frégate  (R) Fusco BARRIS Ciram Toulon


Depuis toujours, les conditions climatiques et les risques particuliers, liés à la situation régnant dans la zone méditerranéenne pendant l’été (zone de défense sud étendue aux départements de la Drôme et de l’Ardèche), nécessitent le renforcement des moyens de prévention et de lutte contre les feux de forêts.
 

Les moyens militaires définis par le protocole interministériel « feux de forêts » complètent l’action des moyens civils et des unités militaires de la sécurité civile (FORMISC) habituellement engagés dans la prévention et la lutte contre les feux de forêts dans les régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Corse ainsi que dans les départements de la Drôme et de l’Ardèche.

La campagne “Héphaïstos 2006” débutera le lundi 26 juin pour se terminer le vendredi 15 septembre, en fonction de la situation météorologique du moment.

Les moyens militaires mis en place par la Marine nationale consistent en deux modules adaptés de surveillance (MAS), placés sous le contrôle opérationnel de l’Officier Général de la Zone de Défense Sud , directement chargé de leur mise en alerte et de leur mouvement. Par ailleurs, les MAS sont placés sous le contrôle tactique du Délégué Militaire Départemental des départements dans lesquels ils sont déployés.

Les deux MAS de la Marine nationale, constitués chacun de 7 véhicules armés par 15 personnes, seront déployés dans le secteur Provence (Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Vaucluse, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Drôme, Ardèche et Bouches-du-Rhône).

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Les MAS assurent des missions autonomes de surveillance de zone. Ils sont accompagnés d’un sapeur pompier, conseiller technique du chef de MAS, et équipés d’une liaison radio permettant un contact permanent avec le centre de secours pour signaler tout départ de feu et tout fait anormal.

Les MAS peuvent également être accompagnés, sur ordre du Préfet et suivant les zones d’intervention par des agents de l’Office national des forêts ou des gendarmes, en zone forestière ou encore par des fonctionnaires de la police nationale ou des gendarmes, en zone périurbaine.

Source : Marine Nationale (Préfecture Maritime de la Méditerranée)                             Début de la campagne 2006 de lutte contre les feux de forêts


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DISSOLUTION DES CIRAM le 01 septembre 2008

CIRAM AJACCIO
Base navale Aspretto - BP 50968
20700 AJACCIO CEDEX 09
04.95.23.50.25 - 04.95.23.50.14
E-Mail: ciram.ajaccio@wanadoo.fr
CIRAM LE HAVRE
160, boulevard Clémenceau - BP 12
76083 LE HAVRE CEDEX
02 35 22 15 66
E-Mail: ciram-lehavre@marine.defense.gouv.fr
CIRAM BAYONNE
4 Avenue de l’Adour - BP 266
64602 ANGLET CEDEX
05.59.58.34.30
E-Mail : marine.bayonne@fr.oleane.com
CIRAM MARSEILLE
28, rue des Catalans - BP 42
13998 MARSEILLE ARMEES
04 91 57 78 09
E-Mail: ciram.marseille@wanadoo.fr
CIRAM BORDEAUX
54, rue Croix de Seguey - BP 10
33998 BORDEAUX ARMEES
05 56 01 50 30
E-Mail : comarbdx@marine.defense.gouv.fr
CIRAM PARIS  15, rue Laborde - BP 29
00300 ARMEES
01 53 42 85 12
E-Mail : fin-pmm.pm-ciram.paris@marine.defense.gouv.fr
CIRAM BREST
8, rue Colbert- BP
43 29240 BREST ARMEES
02 98 22 07 06/ 02 98 22 15 07
E-Mail: ciram.brest@wanadoo.fr
CIRAM NANTES
2, place du Général Mellinet - BP 30
44998 NANTES ARMEES
02.51.84.14.26
E-Mailcomar-nantes@wanadoo.fr
CIRAM CHERBOURG
47, rue Emmanuel Liais - BP 56
50115 CHERBOURG ARMEES
02 33 92 87 37
E-Mail: ciram.cherbourg@tiscali.fr
CIRAM STRASBOURG
1, rue de Saales - BP 21016
67071 STRASBOURG CEDEX
03 90 23 26 64
E-Mail : ciramstrasbourg@wanadoo.fr
CIRAM DUNKERQUE
19 , quai de la Citadelle
BP 1 DUNKERQUE PORT
59140 DUNKERQUE
03 28 58 84 99
E-Mail:marine.dunkerque@wanadoo.fr
CIRAM TOULON
Passage de la corderie
Av. Général Magnan - BP 50
83800 TOULON ARMEES
04 94 02 16 80
E-mail : ciram-toulon@wanadoo.fr 

 


À l'École de plongée, on croise des instructeurs pas tout à fait comme les autres : ils ont quitté la Marine mais ont décidé de garder un contact avec le monde de la plongée militaire. lis appartiennent à la réserve opérationnelle. Ils sont environ quinze majors ou officiers mariniers supérieurs et effectuent des périodes de réserve de 30 à 60 jours par an.

Plongeurs d'armes [plongeur démineur, nageur de combat) ou infirmiers plongeurs hyper­baristes (IPH), leur motivation première est de conserver un lien fort avec la Marine mais elle est renforcée par leur passion pour le monde sous­marin. En partageant leur expérience avec les élèves, ils contribuent à animer le lien Armée­Nation et la promotion de la Marine au sein de leur nouvel environnement.

Transmettre le savoir-faire

Habilites a plonger a l'air jusqu'à 40 mètres et au mélange suroxygéné jusqu'à 30 mètres , nos réservistes constituent un renfort essentiel au bon fonctionnement de l'école qui doit faire face à une forte demande de formation aux métiers de la plongée. Ils permettent ainsi d'absorber les pics d'activité de formation que connaît l'école, en conservant un taux d'encadrement important, gage de réussite aux dif­férents stages.

Différents départements de l'École de plongée bénéficient de leurs compétences :

plongée à l'air, où ils assurent l'encadrement des élèves du stage plongeur de bord, principale­ment pendant les trois premières semaines du cours lorsque l'effectif d'élèves est à son maxi­mum. Quelques-uns d'entre eux renforcent le secteur travaux sous-marins du département interventions en plongée et guerre des mines ;

actions offensives, ils y sont nageurs de combat et encadrent des élèves lors de différents cours et stages : cours nageur de combat, module de formation à l'oxygène des élèves plongeurs démi­neurs, stage d'initiation à l'oxygène des gen­darmes du GIGN ;

médecine de la plongée,. les IPH réservistes sont employés pour la formation des plongeurs d'armes à l'utilisation et la maintenance des cais­sons dans les Armées et de recompression thé­rapeutique, pour la surveillance des chantiers de plongée et la mise en oeuvre des caissons hyper­bares de l'École de plongée en cas d'accident. Très dynamiques et volontaires, les réservistes participent de manière active à la bonne ambiance qui règne à l'École de plongée. Certains sont maintenant pompiers volontaires ou policiers municipaux, d'autres sont informaticiens ou infirmiers libéraux mais tous apportent par la diver­sité et la richesse de leurs nouveaux emplois, des expériences et des connaissances nouvelles pouvant aussi être exploitées dans le cadre de la formation.

COLS BLEUS - N° 2775 DU 18 FÉVRIER 2006

ASSOCIATION DE PLONGEURS-RESERVISTES DES ARMEES

 

 

 

                 Historique de la réserve

C’est à partir de 1630-1640, alors que les grands Etats européens tentent de se doter d’une marine de guerre permanente que les besoins en marins augmentent fortement. Voulant s’assurer d’un recensement des hommes pouvant être utilisés, Richelieu lance une première tentative d’officialisation d’une sorte de réserve et ordonne de « tenir fidèle registre auquel on pourra avoir recours en cas de besoin ».

À cette époque, la marine à voile demande des marins expérimentés et le concours des équipages marchands peut être demandé pour des opérations militaires. Cependant, alors que lesengagements volontaires restent encore très rares c’est principalementla « presse » qui permet de recruter le personnel d’appoint nécessaire.

Cette mesure arbitraire consiste en des rafles d’hommes valides. Le port est fermé, des gens à la solde du roi font irruption dans les cabarets et se saisissent des marins et,dès que les équipages sont au complet,le vaisseau peut lever l’ancre.

Colbert, ministre du roi Louis XIV va réussir à bâtir une solide marine de guerre et à en structurer les personnels. Une nouvelle méthode de recrutement apparaît ainsi vers 1665 et tous les hommes exerçant uneprofession maritime sont recensés et divisés en classes qui servent alternativement pendant une année sur les vaisseaux du roi.Ce système, qui sera amélioré au XVIIIe siècle par le maréchal de Castries, contribuera nettement à renforcer les effectifs de la marine jusqu’en 1965. Le besoin de la marine pour son encadrement évolue avec les missions.

Ainsi une ordonnance de 1784 va doter les officiers d’un statut proche de celui de réserviste,leur permettant de se retirer chez eux et d’être rappelés à l’activité en cas de besoin.D’autre part,le concours d’officiers marchands est parfois utilisé pour des embarquements précis.Ces auxiliaires servent alors sur des vaisseaux légers avec des grades intermédiaires de capitaines de flûte ou de lieutenants de frégate avant de retourner à leur carrière marchande.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle,la modernisation des bâtiments à vapeur et leur complexité croissante crée le besoin de marins plus spécialisés et militairement entraînés que l’instruction maritime ne peut plus fournir en totalité. À la suite de la défaite des troupes impériales en1870, la nécessité de disposer d’une importante force mobilisable va mener à la création d’une véritable armée de réserve : avec la loi de 1872 « tout français peut être appelé depuis l’âge de vingt ans jusqu’à celui de quarante ans à faire partie de l’armée d’active ou de ses réserves ».D’autres lois vont ensuite peu à peu moderniser cette institution en prévoyant la participation volontaire à des périodes ou la formation des cadres des réserves. À l’orée de la grande guerre, la réserve de la marine, territoriale comprise, comprend près de 800000 hommes.

Après la guerre de 14-18 où réservistes et militaires d’active luttent héroïquement côte à côte, les forces de réserve sont totalement intégrées au dispositif de défense. Les effectifs des équipages s’adaptent au temps de paix et la composante mobilisable comprend des corps spéciaux pour répondre aux besoins particuliers des armées. Il existe par exemple dans la réserve des pilotes de dirigeables de l’aéronautique ou encore des radiotélégraphistes et l’on prévoit d’armer une partie de la flotte sous-marine avec des équipages de réservistes.

Depuis,ses effectifs ont évolué au fil des ans en fonction des circonstances : guerre froide, conflits dans les colonies, participation puis retrait de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN. Dans les années quatre-vingt, le recours à la réserve est envisagé dans la perspective d’un conflit majeur.

Les 25 000 réservistes mobilisables ont pour mission principale la protection-défense des points sensibles de la marine, le contrôle naval de la navigation commerciale et la participation à la force maritime de complément qui reçoit des missions côtières de patrouille et de dragage à l’aide de petits bâtiments armés par des équipages de réservistes.

La nouvelle donne stratégique issue de l’effondrement du pacte de Varsovie conduit à abandonner ce système d’une réserve de masse,mobilisable sur très court préavis,pour évoluer vers une réserve volontaire et sélectionnée apportant un soutien constant aux activités des armées, contribuant à promouvoir l’esprit de défense et à entretenir le lien armées-nation.

Le dispositif mis en place depuis 1999 prévoit le recours aux réservistes dès le temps de paix afin de réduire les tensions temporaires sur les effectifs ou d’assumer des tâches spécialisées. Si une bonne part des 7 700 postes du nouveau format concerne toujours la protection des installations militaires et la défense du territoire, nombre de réservistes viennent régulièrement renforcer le personnel des états-majors et des forces, apportant occasionnellement le renfort de leurs compétences opérationnelles,juridiques,linguistiques ou administratives.Enfin,les 20000 réservistes non affectés participent, dans leur environnement habituel, àfaire connaître et aimer la marine, mission devenue essentielle depuis la suspension du service national

 

 

LES JAPD

Journée d'appel de préparation à la défense

Troisième étape du "parcours de citoyenneté", la JAPD est obligatoire pour les garçons et les filles entre la date de recensement et l'âge de 18 ans.

Les pouvoirs publics et les forces armées agissent chaque jour pour que la liberté puisse exister, sur notre territoire, mais également en Europe et sur d'autres continents.

La JAPD est une journée qui permet de rappeler à chacun que cette liberté à un prix. C'est aussi une occasion unique de contact direct avec la communauté militaire, et de la découverte des multiples métiers et spécialités, civiles et militaires qu'offre aujourd'hui aux jeunes, la Défense.

Opportunités professionnelles mais également opportunité d'aide spécifique pour les jeunes en difficulté, qui pourront - s'ils le souhaitent - lors de cette journée obtenir des conseils d'orientation vers des structures d'aide adaptée (éducation nationale, missions locales).

En fin de journée, un certificat de participation est remis. Il est obligatoire pour l'inscription aux examens et concours soumis au contrôle de l'autorité publique.

La durée des activités au sein de la réserve peut-être fractionnée selon un programme établi en accord entre le réserviste et son commandant.
L’activité est normalement limitée à 30 jours par an mais des extensions sont possibles dans certains cas :
- 60 jours pour les activités touchant la JAPD (Journée d’appel de préparation à la défense)

Infos Marine Réserve Dunkerke numero 2 Juillet 2007

JAPD MARINE SUR LA JEANNE D'ARC A SINGAPOUR

 

 

 

LES DÉLÉGATIONS MILITAIRES

 DÉPARTEMENTALES 

de CORSE

DMD2A

Les délégations militaires départementales sont des organismes interarmées, c’est-à-dire représentant les armées de Terre, de Mer et de l’Air. 

Elles sont intégrées dans la chaîne opérationnelle en matière de projection intérieure.

État Major Interarmes de la DMD2A  Photo VENTURA J.L

CONSEILLERS MILITAIRES DU PRÉFET DE DÉPARTEMENT  

La Corse dispose de deux délégations militaires départementales. Une pour la Corse du Sud, sise à Ajaccio, et une en Haute-Corse, sise à Bastia

En tant que représentants de l’officier général de zone de défense, les délégués militaires départementaux sont les conseillers militaires des préfets de département. Ils informent donc le représentant de l’État sur les capacités des armées présentes dans le département et sur les activités des armées qui s’y déroulent. Ils conseillent également les préfets sur les conditions d’établissement et de rédaction des demandes de concours et de réquisition exprimées aux armées.


 

 

DMD2B

COORDINATION DE L’AIDE AUX POPULATIONS

En cas d’engagement, le délégué militaire départemental informe le préfet sur les spécificités des armées. Il assure également la mise en place des moyens militaires lors des opérations dont le théâtre se trouve sur le territoire national notamment en ce qui concerne l’aide et le secours aux populations.

Dans ce cadre, le délégué militaire départemental participe activement aux cellules de crises mises en place par la préfecture chaque fois que la situation l’exige. Il est également présent lors des exercices.

Ce fut notamment le cas au cours de l’année 2001 lors des exercices de pollution maritime (POLMAR), où le naufrage d’un navire transportant des hydrocarbures a été simulé au large des côtes de Porto-Vecchio, ainsi que lors de l’exercice SATER, simulant le crash d’un avion de ligne civil en milieu montagneux. A l’occasion de ces deux exercices, les moyens humains et matériels des armées ont été mis à contribution tant pour l’organisation des manœuvres que pour la mise en place et la coordination des secours.

Depuis 2001 le personnel  de la Marine (R) viennent  renforcés les  État Major DMD composé exclusivement de réservistes

BASTIA le Mardi 28 février 2006

- Tout le monde sur le pont à la DMD 2B, Visite de l'Officier Général de la Zone de défense Sud, le Général de SAQUI de SANNES.
Un exercice (U PINETU) est programmé pour voir les réactions des réservistes de la Délégation. Un scénario à la hauteur des meilleurs films de catastrophe:

Tout casse...., blocage des ports, attentats multiples contre les intérêts de la nation, inondations importantes, mécontentement général de la population, approvisionnements bloqués par les grévistes, BLOCUS GENERAL DE L'ÎLE

        CF (R) BERTHIER - CC (R) ROBERT - MJ (R) LAUDUIQUE

Tous sont sur le pied de guerre, liaisons avec la préfecture, avec les différents services concernés, au bout de deux heures la situation semble maîtrisée grâce au savoir faire des exécutants de tous bords. 

 

       Photos DMD2B

 

 

DMD2A (Ajaccio) DMD2B (Bastia)
ANNÉE 2001 - 2002 -2003 - 2004 - 2005 ANNÉE 2001 - 2002 -2003 - 2004 - 2005
  • 1 Capitaine de Frégate (R) BERTHIER Pierre
  • 1 Capitaine de Frégate (R) JANNIN Jean Paul
  • 1 Lieutenant de Vaisseau (R) COUVREUX Jérôme
  • 1 Maître Principal (R) LAUDUIQUE Alain
  • 1 Major (R) VENTURA Jean Louis
 
ANNÉE 2006 ANNÉE 2006
  • 1 Major (R) VENTURA Jean Louis
  • 1 Capitaine de Frégate (R) BERTHIER Pierre
 
  • 1 Capitaine de Corvette (R) ROBERT Gilles
 
  • 1 Major (R) LAUDUIQUE Alain

ANNÉE 2007

ANNÉE 2007

  • 1 CAPITAINE DE FRÉGATE
  • 4 CAPITAINE DE CORVETTE
  • 1 LIEUTENANT DE VAISSEAU
  • 2 PREMIER MAÎTRE 

Lieutenant de vaisseau (R) MICAELLI Eric

Major (R)Moreau Jean Luc

Major (R) VENTURA Jean louis


Effectif au 1 septembre 2007

Lieutenant de vaisseau MICAELLI ERIC

Lieutenant de vaisseau HANNON SERGE

Lieutenant de vaisseau RAIMONDI TOUSSAINT

Enseigne de vaisseau VENTURA JEAN LOUIS

Major MOREAU JEAN LUC

  • 3 CAPITAINE DE CORVETTE
  • 1 LIEUTENANT DE VAISSEAU
  • 2 PREMIER MAÎTRE 

 

 

 

 

  • LV (R) VANNI 
  • EV2 (R)  NICOLAI 
  • MJR (R)  ELY 
  • MJR (R)  MOREL 
  • MP (R) SZOPA 
  • MJR (R) LAUDUIQUE

 

ANNÉE 2008

ANNÉE 2008

Capitaine de frégate (R) BERTHIER PIERRE

Capitaine de Corvette (R) HANNON SERGE

Lieutenant de vaisseau (R) MICAELLI ERIC

Lieutenant de vaisseau (R) RAIMONDI TOUSSAINT

Aspirant (R) MEUNIER ALAIN

Premier Maître (R) PATRICK  ROMERO

Second Maître (R) CECILE COUSTAND

 

  • LV (R) VANNI 
  • EV2 (R)  NICOLAI 
  • MJR (R)  ELY 
  • MJR (R)  MOREL 
  • MP (R) SZOPA 
  • ASP (R) SAVELLI

 

 

Réserve Opérationnelle 

Protection défense Toulon, 

un engagement de terrain...

Arsenal de Toulon, 18h.

A la porte principale, une équipe de Protection Défense a pris place discrètement. Tenue camouflée, fusil à pompe pour les hommes et pistolet automatique pour le chef, chacun se poste tranquillement là où il devra être lors du début de la mission. A la guérite, les gendarmes maritimes et le personnel civil affectés au contrôle des accès sont plus tendus qu’à l’habitude. L’heure approche et il faut que tout soit parfait. Voilà enfin le véhicule officiel, gyrophare bleu en action, qui déboule à la porte. L ’officier de sécurité qui la conduit baisse sa vitre et confirme : ils arrivent. Le chef, immédiatement, enclenche son émetteur récepteur, et à la grande surprise des autres uniformes présents, c’est en Alsacien qu’il confirme le début de mission à ses hommes ! Ces derniers, eux, ne sont pas étonnés, la langue est inconnue et indéchiffrable pour tout autre, pas pour eux. En quelques secondes, le grand carrefour devant la porte principale de la base navale est bloqué par ces marins pas comme les autres. Il y a beaucoup de circulation à cette heure de la journée, mais personne n’essaiera de passer, les membres de « Prodef » sont depuis quelques mois connus de tous, et leur réputation suffit à se faire obéir sans mot dire.

L’axe rouge prévu pour la mission est maintenant ouvert. La voiture officielle, suivie maintenant d’un véhicule d’intervention de la gendarmerie, se positionnent l’un derrière l’autre, prêts à guider ceux qui arrivent. Puis voilà deux motards de la Police qui se présentent sirène hurlante, suivis de quatre voitures dont l’une est blindée : celle de la Ministre qui fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions.

Grâce à l’action des membres de « Prodef », le convoi ne s’arrête pas à la porte, et continue à bon rythme en direction du point de rendez-vous, quelque part au cœur de l’Arsenal militaire, sous la conduite des véhicules de tête.

A la porte principale, tout le monde recommence à souffler. Un sous-officier de gendarmerie prend même le temps de demander à son voisin en quelle langue il a parlé tout à l’heure à ses hommes. Il découvre alors que cette équipe de Protection Défense est constituée de réservistes de la Marine, qui ont pour particularité d’être tous membre de l’ACOMAR 68 !

De fait, l’unité de Protection Défense de la Base Navale de Toulon est constituée d’une douzaine de modules terrestres et nautiques, chargée d’appuyer ponctuellement le travail quotidien des fusiliers marins lors d’opérations inhabituelles. Rappelés trois semaines par an en fonction des événements à couvrir, les membres de Prodef sont tous réservistes et très souvent originaires de Paca. 

Mais huit membres de l’ACOMAR 68 sont membres à part entière de cette unité pas comme les autres, et certains dimanches soirs, le train couchette Alsace Riviera accueille en gare de Mulhouse nos collègues qui partent pour une nouvelle mission de terrain.

A leur actif, la protection de la zone des SNA lors des changements de piles de combustion nucléaire, la sécurisation de la Journée Nation Défense avec ses 30000 visiteurs, le contrôle régulier des badges du personnel ou encore la surveillance de la rade en été. Des activités que nos Alsaciens mènent avec professionnalisme et entrain. Ce que l’état major sur place n’a pas manqué d’observé, puisque depuis le début de l’année, un nouvel Alsacien a été nommé chef de module à Toulon : l’unité Prodef compte dorénavant deux modules alsaciens !

 

                                                                                             REPORTAGE et Photos ACOMAR Haut Rhin


                                Les 4 jours de NIMEGUE

 

      

Epreuve de marche la plus dure au monde, créée en 1908, d’une distance de 160 Kms, à parcourir en 4 jours, considérée comme le championnat mondial de marche, c’est bien 4 marathons en 4 jours qu’il faut négocier. 46000 marcheurs se sont inscrits cette année à cette épreuve, considérée comme un Paris Dakar, les compétiteurs sont venus du monde entier pour tester leur endurance. Près de 7000 militaires regroupant 20 nations différentes ont fait partie de cette foule immense. L’équipe « France nation défense » avec 31 militaires dont 5 haut-rhinois ont porté les couleurs de notre pays pendant ces 160 kms. Ces 10 réservistes ont donc représenté avec fierté la marine (5instructeur PMM et 5Fusilier de la PRODEF base naval Toulon ) en allant poser le pied marin sur le bitume et démontrer que des hommes ordinaires peuvent faire des choses extraordinaires !  nimege medaille.jpg (582682 octets)

La logistique étant assurée par l’armée hollandaise, avec l’installation de postes de ravitaillement et de secours tous les 10 Kms, allant jusqu’à lancer un pont mobile de plus de 150 m sur le Rhin et un camp pour loger les 7000 militaires, leurs prestations allant du petit-déjeuner à 2 h 30 du matin jusqu’au dîner à 18 h étaient parfaites. La condition physique devait être au rendez-vous, mais plus que tout le mental était soumis à toute épreuve car le dépassement de soi a été au programme. Après le 1er jour, 40 Kms sur le bitume avec un paquetage lesté à 10 kg + l’eau et la nourriture, nous nous posions des questions car ce sont des conditions très éprouvantes. Après 2 jours de ce régime d’endurance, nous savions exactement à quoi nous attendre, douleurs et doutes, les regards étaient lourds et plein d’émotions ; 3 co-équipiers ont abandonné, leurs blessures ne permettant pas de continuer sur 80 Kms. A l’aube du 3e jour, le défi était de taille ! Respecter l’horaire, car arriver après 17 heures et c’était la disqualification pour l’équipe. Au 120e km, nous avons déposé une gerbe offerte par la fédération Maginot au cimetière canadien en compagnie du Consul Général de France. Nous avons dù augmenter la cadence en marche forcée pour rattraper le retard pris lors de cette cérémonie. C’est dans la douleur que nous avons terminé le 3e jour. Rendez-vous à l’infirmerie pour les ¾ de l’équipe, après 40 mn d’attente, nos ampoules ont pu être traitées ! Le 4e jour débuta comme les autres, réveil à 2 h 30, petit déjeuner et préparation du paquetage, dernière mise au point et briefing de départ, petits soins de dernière minute pour nos pieds, à 4 h du matin, c’est le soulagement, les derniers 40 Kms sont devant nous !depart.jpg (672226 octets) Nous ne nous doutons pas de ce qui nous attend…Malgré notre physique et mental solides, les dernières ressources nous les avons trouvées dans le groupe car les douleurs devenaient terribles. La météo nous ayant gâté jusque là, nous ne pouvions quitter la Hollande sans un bel orage. C’est donc sous la pluie que nous effectuons les 12 derniers Kms, sensations agréables au début de l’averse car nos pieds bouillants avaient besoin de cette fraîcheur mais au bout de 15 mn, nos chaussures étaient pleines d’eau, ce qui ajouta un handicap supplémentaire à notre défi. C’est dans la souffrance et les larmes que nous avons fini les derniers mètres. L’équipe a terminé dans les temps sous les regards de l’Ambassadeur et du Consul Général de France qui avaient fait le déplacement pour l’occasion. C’est avec grand honneur et privilège que nous avons été décorés de la médaille royale de marche de  Hollande.

ACOMAR HAUT RHIN

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DES RÉSERVISTES ISSUES DE LA PMM

 

Les nouvelles recrues féminines de la Réserve écrivent à leur manière des pages d’histoire de la Marine aujourd’hui. Nous avons rencontré deux ressortissantes du CIRAM DUNKERQUE, qui ont bien voulu nous parler de leurs engagements respectifs, au Cabinet de Marine Dunkerque, ou en tant que Guetteur Sémaphorique. Toutes deux sont issues de la P.M.M. de Dunkerque, et suivent ou ont suivi une formation en BTS d’informatique de gestion. Leur témoignage illustre qu’une activité de réserviste peut tout aussi bien jouer le rôle d’un travail d’appoint pour financer ses études que servir de tremplin pour une carrière d’active dans la Marine nationale.

QM1 EMMANUELLE LEMATRE
Dans l’ensemble, comment s’est passée votre intégration au Sémaphore ?
E.L. C’est la première fois qu’une nouvelle recrue féminine prenait ses fonctions de guetteur au Sémaphore de Dunkerque, on peut donc comprendre qu’il y ait eu un peu d’appréhension les premiers temps, comme partout où c’est la première fois qu’un élément féminin vient exercer des fonctions tenues jusque-là par un personnel uniquement masculin.
Au bout d’une semaine on a rencontré à peu près tout le monde et comme partout ailleurs, on se découvre plus ou moins d’affinité avec les uns ou les autres. Ca se passe donc très bien. Les plus jeunes ont à peu près notre âge, et avec le chef de poste, plus âgé, il y a toujours une bonne entente

Pourquoi un tel engagement ?
E.L. Dans le civil je suis scolarisée en BTS informatique de gestion. Effectuer une période au sémaphore permet de «visionner» une autre partie de la vie que vous ne voyez pas en temps normal. Vous êtes ainsi amenés à expliquer autour de vous ce que vous faites et qui paraît parfois bien mystérieux pour le profane. Il faut expliquer ce que c’est qu’un phare, la différence avec un sémaphore, que c’est militaire et non civil, etc
Comment devient-on « Guetteuse » sémaphorique de réserve ?
E.L. Cela a commencé l’année de mon Bac. Un copain a fait la P.M.M. et m’en a parlé. Ce qu’il m’a dit m’a beaucoup plu, et je me suis donc inscrite à la P.M.M., car pour être réserviste il faut avoir fait la PMM. Après la P.M.M. on a présenté la réserve et les spécialités ouvertes aux réservistes . Il y avait à ce moment là quatre spécialités Guetteur sémaphorique, Marin pompier, Secrétaire militaire, Fusilier marin. Lors de la période bloquée, nous avons visité le Sémaphore de Brest. De cette manière nous avons pu découvrir la face cachée d’une activité… dont on ignorait pour ainsi dire tout par ailleurs. J’ai donc posé ma candidature pour être réserviste, et j’ai été prise.
Quelle formation avez-vous suivie, et aviez-vous la certitude que votre candidature soit retenue dans la spécialité demandée ?
E.L. Non. Nous avons d’abord suivi dix jours de formation pendant lesquels nous étions tous regroupés. Il y a donc un pool commun à l’issue duquel nous choisissons notre spécialité en fonction de notre classement
Un stage F.M.I.R. (Formation Militaire Initiale du Réserviste) a lieu au C.I.N. Brest ou à Lanvéoc Poulmic. On y rencontrait d’autres PMM.  Nous avons suivi 10 jours de formation, qui étaient composés de différents modules :
météo, transmissions (rédaction de messages), identification (des bateaux et aéronefs), vie du sémaphore (quarts, organisation des tâches).
Concrètement, comment ça se passe ?
Nous effectuons normalement huit heures de guet par quart. Il y a des travaux de nettoyage, il faut demander les prévisions météo, établir les liaisons avec la capitainerie. Nous ne sommes pas coupés du monde comme la situation du sémaphore en bordure de mer et relativement éloignée de la ville pourrait le laisser supposer. Au contraire, nous nous trouvons à proximité immédiate de quelques unes des installations industrielles ou portuaires de Dunkerque, et de leurs émanations.
Il s’agit d’un travail inhabituel, « exotique », original. Ce n’est pas comme vendre des glaces sur la plage. C’est comme un job d’été, mais uniquement parce qu’il se déroule en été. Avec les cours les seules disponibilités dont je dispose ce sont en effet les congés scolaires. Plutôt que de se tourner les pouces, on apporte une aide pour simplifier l’organisation et les roulements pendant les congés. Actuellement nous avons un contrat de trois ans, mais par la suite, il y a encore des possibilités de renouvellement.
Nous surveillons les entrées et sorties de bateaux nous réunissons les informations concernant les cargaisons, les tirant d’eau, les personnes à bord, les matière dangereuses, nous informons les personnes à prévenir. Nous surveillons également les bateaux de plaisance Nous sommes à ce titre en contact avec le CROSS, la SNSM.
Rencontrez-vous des difficultés particulières ?
E.L. Notre formation météo qui fut très brève dans le temps, est demeurée assez succincte sur le plan théorique et nous la complétons sur le tas. Pas facile en effet de distinguer tous les types de nuages…
Que diriez-vous pour conclure ?
E.L.
En conclusion c’est une activité passionnante, qui sort de l’ordinaire, et qui nous permet de voir l’envers du décor et… beaucoup de bateaux !

QM SARAH VERBEKE

Comment devient-on secrétaire militaire de réserve ?

S.V. J’ai suivi le même parcours que Emmanuelle Lematre. C’est un camarade de club de Jiu Jitsu qui m’a dit que si je voulais avoir un bon aperçu de la Marine, il fallait que je fasse une PMM.

Un ancien de la Marine me l’a aussi conseillé. J’ai beaucoup apprécié la PMM. Le Major Lannoy nous a proposé différents stages (Fusilier commando, Sémaphore, marin pompier secrétaire militaire). C’est cette dernière option qui me convenait, vu ma scolarité. J’avais suivi une formation de BTS d’informatique de Gestion, dont je viens de terminer la deuxième année. Le Major Lannoy nous avait remis une attestation de compétences ou lettre de recommandation qui a facilité les choses pour le recrutement.

Envisagez-vous le renouvellement de votre ESR ?

S.V. En fait, je viens de signer ma désaffectation et d’entrer en maistrance en tant que secrétaire militaire où je commence au mois de septembre prochain un contrat de dix années. Je vais prochainement retrouver le Centre d’Instruction Naval (C.I.N.) de Querqueville que je connais déjà pour y avoir suivi ma formation F.M.I.R. et y avoir reçu pendant 10 jours les bases du métier de secrétaire militaire.

En quoi consistait précisément la formation «F.M.I.R» et que vous a–t-elle apporté ?

S.V. Au programme de cette formation figuraient les lettres, les décisions, les bordereaux d’envoi, les notes express, les transmissions, ainsi que quelques présentations de la marine et du vocabulaire maritime, les droits et devoirs du militaire. Il ne s’y trouvait que des jeunes issus de la P.M.M. et il y avait beaucoup plus de filles que de garçons. Ainsi trois groupes de filles ont été formés, pour un groupe de garçons seulement.

Cette formation de secrétaire militaire était la première organisée au C.I.N. Elle n’était pas sanctionnée par une évaluation finale, ni par un classement. L’apprentissage se poursuit sur le terrain. Je conserve un excellent souvenir de l’ambiance de cette formation. Cela se passait en interarmées il y avait également des formations de secrétaires militaires de l’Armée de Terre, et de l’Armée de l’Air et des formations de cuisinier pour ces trois armées. Des retards importants ont fait que nous n’avons pas porté l’uniforme pendant la formation.

Comment s’est passée votre intégration à Marine Dunkerque ?

S.V. Le Second Maître OHIER a su nous mettre tout de suite à l’aise. Je me suis donc très bien intégrée. . Il faut savoir s’adapter car la fonction varie. En fait ces périodes constituent une bonne base d’expérience pratique avant d’aborder la formation de maistrance.

Comment envisagez vous votre avenir dans la Marine ?

S.V. Ferai-je une longue carrière dans la Marine ? Cela sera fonction de ma place dans le classement de sortie de ma formation à Maistrance et aussi des circonstances. Cette idée d’une carrière dans la Marine ne date pas d’hier… C’est depuis la classe de 6ème que j’éprouve un attrait pour la Marine, sans trop savoir cependant ce que je pouvais y faire. Y compris quinze jours de formation à Querqueville en juillet mon ESR prévoit un maximum trois périodes de 30 jours de secrétariat par an jusqu’en 2005. Je viens le samedi après-midi et j’effectue trois semaines de 5 jours en été.



(Source CIRAM DUNKERQUE)

MP(R ) CHOVET PHILIPPE ACOMAR 13  

 

 


 

 

TÉMOIGNAGE D’UN RÉSERVISTE

Les tribulations d’un Réserviste aux Cook Islands

Par le premier-maître ® Marc CHAMPENOIS

Il arrive parfois, dans la vie d’un ancien marin, aujourd’hui réserviste, de céder à l’appel du large et de désirer retrouver des sensations au parfum d’autrefois. Lorsque de tels symptômes se présentent, le diagnostique est alors aisé à formuler : une petite période embarquée sur un de nos nobles vaisseaux, à consommer sans « réserve »… C’est donc après un jeûne de près de deux ans, que j’embarquais le matin du 27 septembre 2004 sur le P 400 « la Tapageuse ». Je faisais immédiatement connaissance d’un autre passager, en la personne du Sergeant master Tepaki Baxter ; sympathique représentant de la Police des Pêches Rarotongienne, qui nous accompagnera tout au long du périple à venir.

en mer

Sous un soleil radieux, nous quittons rapidement Papeete et sa vie trépidante. Cap au nord-ouest, droit vers les eaux des Cook Islands et l’atoll de Penrhyn, que nous atteindrons après deux jours d’un calme transit. Le temps est couvert lorsque nous nous présentons devant la principale passe de l’île. Un chenalage délicat puis un poste de manœuvre sportif, et nous voici enfin à quai, amarrés dans la minuscule darse d’Onaka pour 24 heures d’escale. Comme dans beaucoup de ces endroits à la vie paisible, notre arrivée, qui est un petit événement, est suivie par nombre d’autochtones. Cette sympathique population, restée profondément Polynésienne dans l’âme, vit toujours au rythme du soleil et de la production de perles noires de qualité. Mais le temps passe bien vite et nous voici de nouveau attirés par le large, laissant dans notre  sillage, cette île isolée à peine entrevue.

Arrivée à Penrhyn

 

Après deux jours d’une route sud, d’une pléiade d’exercices en tout genre, dont un tir d’entraînement au Famas, et voilà la majestueuse Rarotonga se profiler à l’horizon dans l’aube naissante. Nous nous amarrons à Avatiu, le modeste port de cette île principale des Cook Islands. Durant presque quatre jours, loisir nous sera donné de découvrir cette agréable escale touristique aux nombreux attraits. Par ailleurs, nous vivrons un moment fort en accueillant les autorités de Rarotonga, ainsi que l’ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande accompagné de son épouse, pour une trop brève soirée officielle. Ce cocktail mémorable, dans une ambiance polynésienne, rehaussé par la présence de charmantes beautés locales, nous laissera d’excellents souvenirs. Hélas, les meilleures choses ont une fin et il nous faut cependant poursuivre la mission.

A un peu plus de 200 kms au nord de Rarotonga, nous attendait la magnifique île d’Aitutaki, la perle des Cook Islands. J’ai la chance de pouvoir y débarquer avec un peu d’avance sur le reste de l’équipage. Je suis en effet invité à passer une nuitée chez la famille Baxter. Un accueil polynésien chaleureux, ainsi que le prêt d’un deux   roues, me permettront de découvrir ce petit joyau des mers du sud dans les meilleures conditions possibles.

 

Ambiance Polynésienne

Les trois jours d’escale passeront bien vite et nous laisseront des impressions favorables et persistantes. Retour sur Rarotonga pour y déposer notre policier des Pêches et faire ainsi une courte halte d’une journée, nous permettant de jeter un dernier regard sur la capitale des Cook Islands. Les 600 nautiques nous séparant de Tahiti seront couverts tranquillement en deux jours,

Cascade de Rarotonga 

avec une féerique arrivée de nuit devant Moorea ; ma magnifique île d’adoption. Au final, durant ces 18 jours passés en compagnie du chaleureux équipage de la « Tapageuse » - que je remercie à nouveau pour son accueil et sa gentillesse - j’ai ainsi pu retrouver, pour un temps, l’âme de mes vingt ans et assouvir cette soif perpétuelle de nouveaux horizons qu’on les jeunes moussaillons.

   

ACOMAR 987 POLYNÉSIE SOURCE CIRAM PAPEETE

aimable autorisation MAJOR(R) ANDRÉ BAILLES ACOMAR 967

 


 

INTERVIEW DE L'ENSEIGNE DE VAISSEAU ® FAUDOU

Bonjour Lieutenant

Pouvez-vous nous dire comment êtes vous arrivé à bord de l' " EV Jacoubet " ?

Par l'échelle de coupée bâbord arrière bien sûr !

Plus sérieusement, un heureux concours de circonstance m'a permis de rencontrer le commandant lors d'une escale à Mascate. J'exerce en effet une activité professionnelle comme ingénieur sur le chantier de construction d'une usine d'aluminium au sultanat d'Oman. Et le port de Mascate semble être également une escale très appréciée des bâtiments français dans le nord de la mer d'Arabie. Il me sem­ble en effet que l'équipage a été enchanté de l'accueil des omanais ainsi que des excursions dans l'arrière-pays. Alors que nous évoquions des souvenirs communs du centre d'instruction naval de Brest où le commandant Quérat effectuait ses classes préparatoires pendant que je suivais les cours d'officiers de réserve, ce dernier m'a proposé d'embarquer pour une période e 5 jours couvrant une patrouille entre Mascate et Salalah

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ce statut d'officier de réserve ?

A l'issue de mon service militaire, j'ai été versé dans la réserve de la marine sans poste de mobilisation car mon activité professionnelle ne me permettait pas de rester à la disposition de la marine opérationnelle. En revanche. j'ai opté par la suite pour la réserve citoyenne, tout en faisant une période de réserve en 2000 pour suivre l'évolution des missions de nos forces navales. Je suis également membre du bureau de la section iséroise de I'ACORAM..

  Quel souvenir gardez-vous de la marine ?

J'ai servi dans la marine pendant 16 mois à l'occasion de mon service militaire de 1988 à 1989. Après avoir effectué le cours d'officier de réserve spécialité chef de quart au CIN de Brest, j'ai embarqué pour 12 mois en tant que Midship sur l'aviso " Commandant Blaison ". J'en garde avant tout le souvenir d'une formidable aventure humaine.

Les choses ont-elles vraiment changé sur un aviso depuis votre pre mie r embarquement?

Oui et non. J'ai retrouvé le même professionnalisme qui animait l'équipage du " Blaison " hier, sur " l'EV Jacoubet " aujourd'hui. Pourtant, les missions ont fortement changé compte tenu de la situation géopolitique du monde fin de la guerre froide, guerre du Golfe, piraterie maritime, trafic de matières illicites. Les missions de l'époque, qui étaient axées sur la lutte contre les forces du pacte de Varsovie, ont beaucoup évolué. Le matériel lui aussi a beaucoup changé, principale­ment les systèmes de combat et de communication. Les liaisons par satellite permettent de collecter en temps réel les informations tactiques néces­saires pour l'exécution des missions. Je me pose cependant la question à savoir comment le bateau réagirait en cas d'avarie totale ou partielle de cette électronique fragile et parfois capricieuse ! En revanche, l'aviso reste aussi intéressant à manoeuvrer. Je suis très fier d'avoir pu récupérer le croisillon du pre mie r coup. " Fine maneuf ! " a commenté le pacha.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en franchissant la coupée? 

La jeunesse de l'équipage !

Ce qui montre que la défense des intérêts de la France en mer attire toujours les jeunes vocations, et que la Marine , tout en conservant ses traditions, a su adapter la discipline militaire à l'évolution de la société.

Merci lieutenant, le commandant et l'équipage de l' " EV Jacoubet " vous remercient pour cette interview et vous souhaitent bon vent pour la suite ! Merci à vous, bonne fin de mission et Kenavo !  

BTI CIRAM  Toulon 2 trimestre 2006

 

ASSISTANT DE CIRAM

 

L'ASSISTANT EST UN ÉLÉMENT ESSENTIEL DU RAYONNEMENT DE LA MARINE DANS SON DÉPARTEMENT

 

Ma vie d'Assistant de CIRAM

La fonction d'assistant de CIRAM comporte plusieurs volets relativement différent mais en tout état de causes complémentaires.

Le premier volet de la mission d'un assistant de CIRAM est d'entretenir le devoir de mémoire et de participer au devoir de mémoire.

l'assistant CIRAM Avec le député maire remise diplômes PMM

A ce titre l'assistant de CIRAM participe  durant l'année aux différentes cérémonies commémoratives: 11 novembre, journée de la déportation, 8 mai, 14 juillet etc...

Il peut également prendre part à des activités qui permettent de mieux se rapprocher des jeunes  et d'assurer le meilleur rayonnement pour la marine.

La participation aux concours de la résistance  organises pour les jeunes par les associations de déportés parait être un bon exemple.

Le deuxième volet de la mission d'un assistant est le volet classique de l'instruction et de l'information des réserves. Pour cela l'assistant doit veiller à ce qu'au sein des préparations militaires marines l'instruction militaire et maritime soit menés correctement et de plus demeure actualisée.

 Inspection PMM

Il participe aux grands moments de la préparation militaire marine comme la présentation au fanion,la remise des brevets de préparation militaire marine, le défile du 14 juillet, etc...

L'assistant doit informer les réservistes des évolutions connues au sein de la marine nationale par le biais notamment de conférences type classique lors desquelles un officier supérieur de marine vient faire une conférence sur un sujet spécialisé en pleine évolution.

Le troisième volet de la mission d'un assistant, volet devenu fondamental depuis la disparition du service national, est d'assurer le rayonnement de la marine au sein de ses terres qui demeurent parfois fort éloignés des mers.

Pour cela l'assistant doit développer un réseau marine avec les forces vives de la nation et notamment avec le monde industriel, le monde financier.

Dans ce dessein, il parait nécessaire de développer des partenariats avec les chambres consulaires notamment les chambres de métiers et les chambre de commerce et d'industrie.

On peut ainsi organiser des sujets de conférence moins marine plus originaux permettant d'atteindre de nouveaux publics et ainsi de développer et d'entretenir le lien armée nation qui doit devenir plus tenu.

 Remise du fanion PMM

On peut aussi développer les relations avec les mairies,les musées, les entreprises et organiser des opérations communes à forte retombée en termes de communication. Toutes ces activités doivent être en étroite relation avec la presse.

Le quatrième volet de la mission d'un assistant est de représenter le commandant du CIRAM chaque fois que cela demeure nécessaire et à des niveaux parfois forts différents.

La fonction d'assistant de CIRAM semble donc très intéressante puisqu'elle demeure très variée.
Elle permet de toucher des publics très différents. De plus l'assistant a une grande marge de manoeuvre certaine pour mener sa mission puisqu'il est le seul à vraiment connaître les spécificités, les originalités de sa région.

Il doit en permanence agir dans l'intérêt de la marine et d'entretenir d'excellentes relations avec les autorités civiles et militaires et en particulier et de plus en plus à l'avenir avec les responsables du co