Opération Thalatine : L'affaire du Ponant (avril 2008)


Le Ponant est un voilier de 88 mètres qui peut transporter 64 passagers pour des croisières de luxe (Photo © Antoine Morcello).
Le voilier Ponant appareille des Seychelles pour Alexandrie

Le trois-mâts Ponant, voilier de la Compagnie des Iles du Ponant (CIP), filiale de la CMA CGM, quitte le 28 mars Les Seychelles pour rejoindre la Méditerranée et Alexandrie (Egypte), sa prochaine escale.

Construit en 1991, le Ponant navire à 4 ponts qui mesure 88 mètres de long, peut transporter 64 passagers pour des croisières de luxe. Pour ce trajet, il n'y a pas de touristes à bord, mais seuls 30 membres d'équipages assurent le convoyage du navire et sa préparation pour une future croisière qu'il doit réaliser du 21 au 22 avril entre Alexandrie et La Valette (Malte).

4 avril : Lances à incendie contre Kalachnikov

Le 4 avril à 11h15, alors que le Ponant navigue au milieu golfe d'Aden, dans les eaux internationales entre la Somalie et le Yémen, il est abordé à plusieurs dizaines de kilomètres des côtes, par deux embarcations contenant une douzaine de pirates somaliens.

L'équipage du Ponant tente de les repousser avec des lances à incendie, mais c'est peine perdu contre ces brigands, armés de fusils d’assaut AK-47 et de lance-roquettes RPG-7, qui prennent d'assaut le navire.

L'équipage du Ponant (vingt-deux français dont six femmes, six philippins, une ukrainienne et un camerounais) est fait prisonnier. Son capitaine, Patrick Marchesseau, a juste le temps de lancer un appel de détresse grâce au système automatique installé en passerelle.


Le BCR Var, bâtiment de commandement d'Alindien, croise depuis août 2006 en océan Indien (photo Bernard Prézelin).

C’est le 4 avril à 13 h 30, deux heures et quinze minutes après l’arraisonnement du Ponant que le plan « Pirate-mer » est déclenché par le Premier ministre, François Fillon. Ce plan consiste, entre autre, en la mobilisation de tous les moyens disponibles sur zone.

Et sur zone, le vice-amiral d’escadre Gérard Valin, commandant des forces françaises en océan Indien (Alindien) à bord du BCR Var, est rapidement mis au courant de la prise d'otage. Il transmet l’information aux bâtiments de la Task Force 150 (la TF150 est déployée en océan Indien dans le cadre de l’opération anti-terroristes « Enduring Freedom »).

C'est la frégate canadienne Charlottetown à ce moment au plus près du Ponant qui fait décoller son hélicoptère CH-124 Sea King pour effectuer une première reconnaissance du voilier détourné.

Aéronefs, bâtiments, commandos, ... l'étau se resserre

Un avion de patrouille maritime Atlantique 2, opérant depuis Djibouti, est également envoyé, discrètement et à une dizaine de kilomètres de distance, surveiller le Ponant. Avec ses multiples capteurs, l'Atlantique 2 excelle dans les domaines de la détection et du pistage. Un deuxième Atlantique 2 arrivera peu après en renfort depuis la base de Lann-Bihoué (Morbihan). Des survols en hélicoptère, plus visibles, sont également organisés.


L'aviso Commandant Bouan va rester en vue le Ponant pendant plusieurs jours et le garder ainsi sous surveillance constante (photo 36F).
A une centaine de nautiques, l’aviso Commandant Bouan reçoit l'ordre de rallier la zone. En quelques heures, il vient se placer dans le sillage du Ponant. Pendant la première phase de l'opération, le Commandant Bouan sera le seul bâtiment de guerre autorisé à évoluer à la vue des preneurs d’otages. L'aviso va ainsi marquer le voilier à un peu plus d'un nautique pendant plusieurs jours et le garder sous surveillance constante.

Lors du déclenchement de l'opération, deux autres bâtiments de la Marine nationale vont être rappelés en renfort :

  • la frégate Jean Bart qui avait quitté Abu Dhabi le 20 mars pour quelques jours d'exercices, et peut donc rallier rapidement la zone,
  • le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc qui, dans le cadre de sa campagne annuelle, transitait tranquillement entre Diego Suarez (Madagascar) et Djibouti. Urgence oblige, la vénérable Jeanne d'Arc va alors pousser ses machines vapeur à puissance maximale, en passant de 12 à presque 20 nœuds. Equipé d'un hôpital de bord conséquent, la Jeanne d'Arc est un atout intéressant si une intervention armée devait mal se passer.

D'autre part, la frégate Surcouf est alors à quai à Djibouti, mais suite à un problème technique, elle ne participera que tardivement à l'opération. Le sous-marin Améthyste était encore en exercice le 25 mars en océan Indien. Son nom n'a toutefois pas été évoqué dans cette opération. Il y a aussi la conserve de la Jeanne d'Arc, le Georges Leygues, qui ne doit pas être très loin. Dans un article du magazine « Le Point », le journaliste Jean Guisnel rapporte que « l'Alizé croisait aussi non loin du lieu où le Ponant fut arraisonné, et fut utilisé au large, notamment pour intercepter les communications ».


La frégate Jean Bart (février 2008 - Photo Guillaume Rueda)

Le PH Jeanne d'Arc (janvier 2008 - Photo Yvon Perchoc)

5 avril : Le Ponant dans le repaire des pirates

Le 5 avril, un avion Transall décolle de Djibouti et largue dix-huit commandos marine, probablement du commando De Penfentenyo, avec leur matériel à la mer au large de l’île de Socotra, qui sont récupérés par le Commandant Bouan. L'aérolargage d'hommes et matériel en mer, avec récupération par un bâtiment, est plus connu sous le nom de « Tarpon ».

Le Ponant se dirige vers les eaux territoriales somaliennes. Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed autorise les bâtiments français à pénétrer dans les eaux territoriales somaliennes, en donnant même son feu vert pour un coup de force éventuel : « Débarrassez- moi de ces types-là ».

Le voilier mouille à un nautique le village de Garaad, au sud du Puntland. Le Puntland est une région du nord-est de la Somalie, particulièrement instable, et dont les chefs se sont déclarés indépendants en 1998. Garaad est situé à 850 km au nord de Mogadiscio.


Les pirates sont encore maîtres du navire (photo ECPAD).

L'aviso Commandant Bouan est en contact par radio avec le Ponant. Le capitaine du Ponant, Patrick Marchesseau, fait le lien entre les pirates, qui pour la plupart ne parlent pas anglais, et le commandant de l'aviso, le capitaine de frégate Hervé Couble. Les 30 membres de l'équipage du Ponant vont bien. La nuit, l'équipage est regroupé dans une salle de réception. Le jour, dans un premier temps, les captifs sont obligés de patienter sur le pont supérieur, en plein soleil. Puis, à force de protestations, le capitaine obtient que les otages descendent à l'étage en dessous, sur un autre pont, mieux abrité.

Le ravitaillement est organisé par embarcations entre la côte et le navire. Détail cocasse, que révèle Le Figaro, les pirates font monter à bord deux chèvres, pour le lait. Ils font également d'incessants aller-retour vers la côte et dévalisent le navire, sans toutefois le saccager complètement, en débarquant tout ce qui peut être enlevé à bord. Les preneurs d'otages, qui seront jusqu'à dix-huit, ne boivent pourtant pas que du lait. Ils vident aussi le bar et s'enivrent, ce qui n'est pas sans inquiéter l'équipage du Ponant.

Des négociations difficiles

Au siège de la CMA-CGM à Marseille, une cellule de crise est installée. Rodolphe Saadé, fils de l'armateur et directeur général de la CMA CGM, prend contact par téléphone Inmarsat avec les preneurs d'otages dès le 5 avril au matin. C'est lui qui mène ces négociations en anglais, parlant avec les pirates plusieurs fois par jour. Il est conseillé par divers experts (GIGN et d'autres services de l'Etat connaissant bien le terrain) dépêchés dans la cité phocéenne. Si du côté CMA-CGM, on s'oriente vers le versement d'une rançon, à l'Elysée, le président y est moins favorable. Les militaires préparent leur plan d'action sous le nom de baptême de l'opération : Thalathine (trente, en langue somali, comme le nombre d'otages).


Un tireur d'élite des commandos marine avec son fusil de snipping (photo ECPAD).
6 avril : L'amiral, patron des commandos, saute en parachute

On ne voit ça d'habitude que dans des films de fiction (américains de préférence), mais le 6 avril, c’est au tour du patron des fusiliers et commandos marine, le contre-amiral Marin Gillier (Alfusco) qui avait quitté la veille Lorient pour Djibouti, d’être parachuté (Tarpon à nouveau) avec trois hommes de son état-major en mer à proximité du Jean Bart, pour y embarquer et participer à la conduite de l'action. L'état-major tactique y est déployé. L’eau est à 27 degrés, mais il y a quelques requins... inoffensifs à priori. Par contre une des embarcations du Jean Bart manquera de couler en recevant le matériel parachuté.

Dans la nuit du 6 avril, 10 gendarmes du GIGN quittent leur base de Satory, dans les Yvelines, pour s'envoler vers Djibouti. Huit embarquent sur le Var.

Au total une cinquantaine de commandos marine ainsi qu'une quinzaine d'hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), dont leur chef, le colonel Denis Favier, seront récupérés par Tarpon et embarqués à bord du Jean Bart, du Commandant Bouan et du Var. Des marins proviennent du commando Hubert, spécialisé dans l'action sous-marine, mais d'autres, issus du commando Jaubert, spécialisé dans l'assaut-mer, sont aussi présents à bord du Jean Bart. La collaboration entre le GIGN et le commando Hubert est bien rodée.

La question de profiter d’une baisse de leur vigilance pour préparer un assaut est un temps posée. Des nageurs de combat du commando Hubert sont envoyés de nuit sous le voilier. Le courant est très violent. En cas d'assaut, il faudrait d'abord « ventouser » les commandos, ce qui ne faciliterait pas la tâche.

Le 7 avril, le TCD Siroco appareille de Toulon pour rallier la Somalie, et venir remplacer, dans le cas où la prise d'otage se prolongerait, la Jeanne d'Arc, en tant que bâtiment de soutien santé. Le dénouement rapide de l'affaire permettra au Siroco de faire demi-tour avant d'avoir franchi le canal de Suez, et de rentrer à Toulon quelques jours après.


Tous les ex-otages sont sains et saufs. Ils rallient par embarcation dans un premier temps le Jean Bart (photo MN)

Le 8 avril, lorsque le président Nicolas Sarkozy reçoit pour la première fois les familles des otages à l’Elysée, il leur aurait déclaré : « On a affaire à des malfrats. Ils veulent du fric, on va le leur donner, et après, c’est mon affaire. »

Le 9 avril, les négociations sont sur le point d'aboutir. L'armateur et les pirates semblent trouver un accord, mais ces derniers, qui deviennent de plus en plus nerveux, font traîner les choses.

Le 10 avril, Nicolas Sarkozy, qui avait promis aux familles de reprendre les choses en main si la situation ne se débloquait pas, ordonne à la cellule de crise interministérielle de chapeauter désormais l'opération. Les Saadé ne rompent pas pour autant le contact avec les ravisseurs. Les discussions s'accélèrent.

11 avril : Libération des otages

L'échange a lieu le 11 avril. Le rendez-vous est prévu sur l'eau. Trois pirates d'un côté, deux membres du GIGN et un commando marine de l'autre. Dans leurs mains, une rançon de 2 150 000 dollars (3 sacs contenant 21 500 billets de 100 dollars) qui, selon « Le Point », aurait été payée par l’assurance de l’armateur, la société AIG. Très rapidement, les otages, restés à bord du Ponant avec quelques ravisseurs, sont libérés. Le capitaine Marchesseau est le dernier à quitter le bateau, en sautant à l'eau pour accélérer le mouvement. Les pirates quittent ensuite le Ponant à bord de leurs propres embarcations pour rejoindre la côte.

Tous les ex-otages sont sains et saufs. Ils rallient par embarcation le Jean Bart, où ils sont mis en sécurité. La deuxième phase de l'opération peut commencer.


Le 4x4 a stoppé net, son moteur explosé après avoir été touché par le tir du tireur d'élite des commandos marine. Les pirates tentent de fuir, mais ce sera peine perdue... (11/04/2008 - ECPAD)
Poursuite et arrestation de six pirates sur le sol somalien

Grâce aux précieux renseignements de l'Atlantique 2 qui patrouille à 10 km de là, les militaires français ne quittent pas les bandits des yeux. Ils suivent certains d'entre eux dans Garaad. Un véhicule 4×4 est repéré, alors qu’il quitte le village à vive allure. C'est le même qui a servi, une heure plus tôt, à récupérer la rançon.

Six hélicoptères vont participer à l'intervention sur le sol somalien : trois Alouette III (35F), le Panther (36F) du Jean Bart et deux Gazelle de l'ALAT armées de missiles anti-chars Hot qui vont assurer l'appui feu. Des commandos marine, embarqués dans les hélicoptères, sont à l'affût. Un Puma sera également sur zone peu après.

Tout va très vite. Un tireur d'élite des commandos marine, à bord du Panther tire sur le moteur du 4x4, avec un fusil de snipping calibre 12,7 mm McMillan TAC-50 (une arme généralement utilisée pour pulvériser les moteurs hors bord des vedettes go-fast des trafiquants de drogue).

Une seule balle suffit. Le véhicule touché s'arrête net. Un des passagers à l'avant de la voiture a pris un éclat du moteur dans un mollet. Il est légèrement blessé. Ce sera d'ailleurs le seul blessé de cette opération. Dans le véhicule, les militaires saisissent des armes (AK-47 et AK-74), mais aussi une partie de la rançon dans des sacs.

Les cinq autres bandits rechignent à se rendre. Premier tir de sommation. Les Alouette III et le Panther se posent rotor tournant. Trois militaires descendent à terre. Une ou deux rafales sont tirées en l'air. Les pirates sont plaqués au sol. Les mains ligotées dans le dos, ils sont embarqués dans le Panther posé sur la piste devant le 4x4. Ils sont ensuite transférés sur le Jean Bart. Le pirate, blessé par un éclat métallique, est opéré sous anesthésie générale à bord du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Les pirates sont par la suite transférés sur la frégate Surcouf.


Le Panther (36F) du Jean Bart se pose sur la piste devant le 4x4. Les commandos embarquent le
s pirates (11/04/2008 - ECPAD)

Deux Gazelle de l'ALAT étaient embarquées sur la Jeanne d'Arc. L'une d'elles avait même effectué un tir Hot d'exercice le 9 mars (Photo MN)

Epilogue

Plus tard, une partie partie de l'équipage du Ponant retourne à bord du voilier placé sous la protection des commandos marine pour gagner le large. Le voilier est alors barré par un nouveau (?) capitaine de la CMA-CGM, accompagné par deux ex-otages, le maître de manoeuvre et un mécanicien, ainsi que quatre marins d'Etat. Le Ponant va gagner Djibouti avant de faire route vers Marseille.

La frégate Jean Bart à couple du Ponant (photo MN).

Les ex-otages arrivent le 14 avril à Orly, où ils sont accueillis par le chef de l'Etat. L"affaire du Ponant aura a été suivi par de nombreuses télévisions françaises et étrangères.
L'équipage du Ponant est transféré du Jean Bart sur la Jeanne d'Arc. Après avoir passé quatre jours sur le porte-hélicoptères, les hommes et femmes du Ponant rallient Djibouti. Ils embarquent le 14 avril à bord d'un Airbus militaire, et arrivent en début de soirée à Orly, où ils sont accueillis par le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

Le 15 avril, les pirates sont héliportés de la frégate Surcouf vers un aéroport somalien. Le président somalien Abdoullahi Youssouf donne son aval pour que ces prisonniers soient jugés en France. Ils sont ensuite embarqués à bord d'un avion militaire, et arrivent le 16 avril sur l'aéroport de Villacoublay. Remis à la justice française, ils seront mis en examen pour « détournement de navire [...] arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d'obtenir une rançon », le tout commis « en bande organisée ».

Le 16 avril, le ministre de la Défense, Hervé Morin, est à Djibouti où il se rend à bord de la Jeanne d’Arc, du Commandant Bouan et du Jean Bart, pour féliciter les militaires français ayant participé à la libération des otages du Ponant et à l’arrestation de 6 pirates somaliens.

Les images de l'affaire du Ponant auront été diffusées régulièrement par les télévisions françaises et étrangères. Cette opération aura été vu, notamment à l'étranger, comme exemplaire.

Polémiques franco-françaises ...

Si l'efficacité des hommes l'est sans doute, ce n'est pas le cas d'une partie du matériel, dont plusieurs journaux feront mention des défaillances.


Le LCVP du Var, à poste sur son bossoir, en 2004.

Le ministre de la défense apportera lui-même des précisions, lors d'un déjeuner avec la presse :

1) La frégate Jean Bart a eu des ennuis mécaniques qui ne l'ont pas empêché de rejoindre la zone à temps pour participer à l'opération. En escale à Djibouti, la frégate Surcouf n'a pu intervenir, également à cause d'ennuis mécaniques.

2) Lors d'une opération Tarpon, c'est-à-dire un largage par parachutes de commandos-marine à la mer, une embarcation du Var a coulé, à la suite d'une erreur de manœuvre (sans doute l'ouverture de la porte). Cette embarcation, qui faisait partie de la drôme du pétrolier-ravitailleur est un LCVP (Landing craft vehicle and personnel).

3) Au cours de la phase finale de l'opération (capture d'une partie des pirates), l'Atlantique 2 qui assurait la coordination de l'affaire a été victime d'un panne de l'un des deux moteurs. Il a dû quitter aussitôt le théâtre pour aller se poser en urgence au Yemen. Par ailleurs, on signale que deux Puma, basés à Djibouti, étaient indisponibles.

Les Américains possèdent une expression pour désigner le déroulement ordinaire des choses à la guerre : SNAFU pour « Situation Normal : All Fucked Up », la situation est normale, tout merde...

Suites juridiques

Le 16 septembre 2009, la Cour de cassation valide les poursuites engagées contre les six Somaliens, auteurs présumés de la prise d'otages du voilier Le Ponant en avril 2008, dont les avocats plaidaient l'illégalité. Les avocats de ces six pirates présumés considéraient que leurs clients avaient été détenus hors de tout cadre légal entre leur interpellation le 11 avril sur le territoire somalien et leur placement en garde à vue cinq jours plus tard. La Cour de cassation a considéré que le droit français s'appliquait malgré leur interpellation en territoire somalien mais que leur détention à bord d'un navire militaire hors de tout cadre légal pendant cinq jours était lié à une « circonstance insurmontable », le temps pour le navire de gagner Djibouti, selon ces sources. La Cour de cassation a donc jugé que cette circonstance ne justifiait pas une annulation de la procédure, selon ces sources.

Texte Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2009. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.

Sources : Conférence de presse Elysée 12 avril 2008 (amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major particulier, général Jean-Louis Georgelin, CEMA, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique) ; bulletin du Centre d'Etude Supérieur de la Marine (CESM) ; Communiqués de presse ministère de la défense ; Blog Marine nationale ; Blog « Secret Défense » 15 juin 2008 ; « Prise d'otages sur Le Ponant : Le récit du capitaine » de Patrick Marchesseau et Anne-Charlotte De Langhe ; « Pirates et commandos. Les secrets des opérations spéciales » de Patrick Forestier) ; site EMA, presse nationale et régionale, télévisions françaises et étrangères. Certaines incohérences ont été corrigées, mais le récit peut laisser place à des imprécisions.


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