Le
BAtiment de TRansport Léger (BATRAL) Jacques
Cartier est le quatrième d'une série de cinq bâtiments.
A la différence des deux premiers BATRAL de la série, le Jacques
Cartier a été construit aux Chantiers de Grand Quevilly
et non à la DCN Brest.
Conçu pour le transport et le débarquement d'une compagnie d'infanterie motorisée, sa structure à fond plat lui permet de se poser sur une plage ou un slip où il peut alors débarquer véhicules et passagers (jusqu'à 400 tonnes de matériel) par une porte d'étrave. Une plate-forme permet en outre l'appontage d'hélicoptères légers.
Mis en service en 1983, le BATRAL Jacques Cartier est basé à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
|
|
Faut-il avoir une âme à la fois d'aventurier et de boy-scout pour commander le Jacques Cartier ? On peut le croire si l'on regarde l'histoire du bâtiment, essentiellement centrée sur le service public et l'aide humanitaire.
Citons, au titre de l'aide humanitaire :
- l'opération
« Santal » de transport de matériel divers
au profit d'ONG à Dili, conséquence des troubles suite à
l'indépendance du Timor (1999-2000) ;
- les secours aux îles Tonga, après le passage du cyclone
Waka ( février 2002), et ceux au Vanuatu, après le cyclone Ivy
(mars-avril 2004) ;
- l'assistance à Wallis et Futuna, après pluies
diluviennes (février 2006) ;
- des missions au Vanuatu, pour lutter contre la famine qui
frappait l’île d’Ambae (avril 2006), ou pour participer à
édification d'un dispensaire et la rénovation d'une école
à Tanna (octobre 2006) ;
- l'opérations de secours aux Samoa. pour venir en aide aux victimes
d'un tsunami (octobre 2009) ;
Au titre des secours en mer, notons le sauvetage de l'équipage du voilier Armini-55 qui fait naufrage à 250 nautiques de Nouméa (février 1999), ainsi que le sauvetage de pêcheurs, à la dérive à plus de 50 milles de leur port d’attache de Neaifu, par une météo exécrable (mai 2007)
Mission plus atypique, en avril 2005, le Jacques Cartier a servi de base vie à une nouvelle campagne de fouilles à Vanikoro pour tenter d'élucider les circonstances dans lesquelles La Pérouse et les siens ont disparu. En novembre 2009, il a également participé à une opération multinationale « Lagoon Minex » d'élimination d'une partie des mines historiques encore présentes dans le lagon calédonien.
D'autre part, la Nouvelle-Calédonie ne possèdant pas de moyens permettant de mettre au sec ce type de bâtiment, le Jacques Cartier est contraint régulièrement de s'expatrier pour effectuer ses arrêts techniques majeurs. Ce fut le cas en 2002 à Papeete (Tahiti), en 2004 à Brisbane (Australie) ou en 2008 à Auckland (Nouvelle-Zélande).
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les
commandants du BATRAL Jacques Cartier |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2010. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.