La participation des forces navales françaises au débarquement


La carte du débarquement

C'est en 1943, à la Conférence de Québec qu'a été prise la décision de tenter, au printemps de 1944, sur le continent européen, une grande opération de débarquement baptisée Overlord. Au départ, les alliés n'envisageaient la participation que de quelques unités françaises légères : le torpilleur La Combattante, les 8 frégates et corvettes des FNGB et quelques vedettes rapides. Le vieux cuirassé Courbet servirait de brise-lames devant le port artificiel d'Arromanches. Le contre-amiral Lemonnier obtint cependant de l'amiral Cuningham la participation des deux croiseurs Montcalm et Georges Leygues; le Duquesne leur servirait de soutien logistique.

La participation au débarquement des forces navales françaises prit deux formes différentes : Certains bâtiments apportèrent un soutien direct à l'assaut, par leur feu, tels les croiseur Montcalm et Georges Leygues ou le torpilleur La Combattante, ou simplement par leur sacrifice en vue de l'établissement d'un abri artificiel (sabordage du Courbet). D'autres escortèrent les convois de débarquement ou de renfort ; ce fut le cas des frégates françaises Surprise (CC Levasseur), Aventure (CF Querville), et Escarmouche (CC de Lesquen), les corvettes Aconit (LV Le Millier), Renoncule (LV Mithois), Roselys (CF Kolb Bernard) et D'Estienne d'Orves (LV Sabouret), assurant une protection efficace des liberty-ships, cargos ou bâtiments de débarquement, entre leur port d'attache et un point déterminé de la côte française : Aconit, Renoncule vers Utah, Escarmouche, Aventure, Roselys vers Omaha, Surprise, Découverte, D'Estienne d'Orves vers Gold. (les chasseurs 10, 11. 12, 13, 14, 15 et 41); et deux divisions de dragueurs. Pour la 23ème flottille de MTB (CC Auvynet, dit Meurville), le débarquement se marque par une recrudescence des actions offensives menées depuis deux ans contre le trafic côtier ennemi. Les MTB assurent pendant toute cette période leurs reconnaissances offensives en Manche. Dans la nuit du 10 au 11 juin, ils eurent un engagement assez dur contre trois bâtiments légers au large de Guernesey. Le M.T.B. 98 parvint à mettre une torpille au but, mais subit quelques dommages, et son commandant (EV Lagersie) fut blessé en même temps qu'un autre officier.

Pour en savoir plus :
Les préparatifs du débarquement
Jour J à Omaha
Bombardement et soutien feu
Les opérations navales en zone britannique
Le sabordage du Courbet
Historique des commandos marine
Les 178 marins français du jour J
Les "Bérets Verts" à Riva Bella
Les pertes du commando Kieffer
Le débarquement de Provence
Et aussi sur le web :
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(Réalisation Guillaume Rueda - - Sources : La participation au débarquement de Normandie - Service Historique de la Marine 1969 - Travail établi par la section historique de la Marine et rédigé par M. Masson, le CF Muracciole, le LV Villardi de Montlaur, Brochures sur le DDay,...)