Histoire et actualité du BSAD Argonaute
11
janvier 2008 : Depuis
le 20 janvier 2008, date à laquelle le chasseur de mines Sagittaire
de la marine nationale avait réalisé, grâce à son véhicule sous-marin PAP
(poisson auto-propulsé), des images permettant aux enquêteurs d'identifier
formellement le chalutier La P'tite Julie, l'enquête judiciaire sur le naufrage
de ce chalutier se poursuit. C'est dans le cadre d'une réquisition judiciaire
du procureur de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), en charge de cette enquête,
que le robot ULISSE (unité lourde d'intervention sous-marine
de surveillance et d'expertise) a été acheminé depuis Toulon puis installé
à bord du bâtiment de soutien Argonaute affrété
par la marine nationale. Ce dernier appareillera cette nuit de Brest avec
à son bord un officier de police judiciaire et six techniciens de la cellule
plongée humaine et intervention sous la mer de la marine nationale (CEPHISMER)
chargés de la mise en oeuvre du robot sous-marin. Les prévisions météorologiques
des prochains jours devraient permettre à ce robot de plonger sur l'épave
du chalutier La P'tite Julie dès le lever du jour mardi 12 février 2008 dans
le but d'effectuer une investigation plus approfondie de la coque. L'emploi
d'ULISSE, robot sous-marin piloté dans les 3 dimensions (contrairement
au PAP), devrait permettre de réaliser des images en couleur de toutes les
parties apparentes de l'épave, qui seront transmises à l'autorité chargée
de l'enquête. (image Marine nationale)
15
janvier 2008 : Le "
Ice Prince " qui,a dérivé dans le dispositif de séparation du trafic
des Casquets avant de sombrer par 55 mètres de profondeur à mi distance de
Portland et du cap de la Hague. L'épave, qui constitue un danger pour la navigation,
est située en zone de recherche et de sauvetage et sur le plateau continental
britannique, en bordure de la voie de navigation du trafic maritime. Elle
se trouve aussi dans la zone où le CROSS
Jobourg est chargé de la surveillance de la navigation. Le CROSS
informe les navigateurs de la situation pour prévenir d'éventuels sur-accidents.
Le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage " Abeille
Liberté ", toujours sur zone, ainsi que " l'Anglian Earl ",
navire spécialisé affrété par la Grande Bretagne, assurent un balisage de
sécurité autour de la position du naufrage ainsi que la police du plan d'eau.
Par ailleurs, l'hélicoptère Dauphin
de service public de la marine nationale, basé à Maupertus (50) a effectué
un vol au dessus de l'épave. L'étrave du " Ice Prince " a disparu de
la surface à 11h30 ce matin. Des planches de bois étaient visibles au dessus
de la position de l'épave en fin de matinée. L'épave du cargo " Ice Prince
" ne présente pas de danger dans l'immédiat pour le littoral français. La
France propose le concours d'un navire spécialisé à la Grande Bretagne. "
L'Argonaute ", navire basé à Brest, spécialisé
dans la lutte antipollution, l'assistance et le soutien en mer est prêt à
intervenir à la demande du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord.
Pour le cas où cela serait nécessaire, les capacités de ce navire affrété
à l'année par la marine nationale ont été proposées à l'autorité maritime
britannique, chargée de la coordination des opérations. (photo
Marine nationale)
Jeudi
18 vers 11h30, le CROSS Gris Nez a reçu
un appel de détresse émanant du porte-conteneurs MSC Napoli,
battant pavillon du Royaume-Uni. Le CROSS
Gris Nez a relayé cet appel au CROSS Corsen. Le porte-conteneurs se trouvait
à environ 100 kilomètres au nord de l'île d'Ouessant dans le rail descendant.
Il venait d'Anvers et se rendait au Portugal. Ce navire, construit en 1991,
de 275 mètres de long, avec à son bord 26 marins, a signalé une fissure de
1,50 mètres de long à tribord au niveau du compartiment machines. Il transporte
2394 conteneurs. La capitaine a décidé d'abandonner le navire et a demandé
assistance afin d'évacuer son équipage. Le préfet maritime de l'Atlantique
a déployé les moyens suivants : - Deux Super-Frelon, basés à Lanvéoc, ont
décollé afin de rallier la zone, guidés par un Falcon 50 de Lann-Bihoué, -
Le remorqueur d'intervention Abeille
Bourbon rallie la zone, - Le BSAD Alcyon
a appareillé de Brest, le BSAD Argonaute est
en alerte, - Le remorqueur d'intervention
Abeille Liberté a appareillé de Cherbourg. Deux hélicoptères Sea
King et un remorqueur britannique rejoignent la zone. Les conditions météorologiques
sont défavorables : creux de 4 à 6 mètres, un vent d'ouest de 60 km/h avec
des rafales à 80 km/h. Visibilité : Plafond 150 mètres et distance 4 kilomètres.
Les 26 hommes d'équipage ont été hélitreuillés, aux alentours de 14 heures,
par trois Sea King de la Royal Navy. Sains et saufs, ils ont été déposés sur
la base anglaise de Culdrose.
Le porte-conteneurs transporte 2 394 conteneurs, soit 41 773 tonnes, dont
1 684 tonnes sont des produits classés dangereux par l'OMI (catégories : explosif,
gaz, liquide inflammable, solide inflammable, oxydants, matériaux toxiques
et corrosifs). En outre, lors de son départ d'Anvers, le MCS Napoli
avait à bord 3645 m3 de combustible (3498 m3 de fuel lourd et 147 m3 de gasoil).
Une trace de pollution de 5 kilomètres sur 100 mètres a été repérée à l'arrière
du navire par un Falcon 50 de la marine nationale. Le MSC Napoli a
été pris en remorque par le remorqueur d'intervention
Abeille Bourbon. Le
lendemain, la remorque casse, ce qui oblige les hommes de l'Abeille à
repasser une nouvelle remorque. En raison de l'envahissement du local barre
(local où se trouve le dispositif de secours de manœuvre du gouvernail), et
pour manœuvrer plus facilement le MSC Napoli dont le gouvernail est
toujours bloqué, une remorque supplémentaire a été passée avec l' Abeille
Liberté. L'Abeille Bourbon
tracte et l'Abeille Liberté
fait office à la fois de traction et de gouvernail à babord afin de compenser
la panne de safran et sa mauvaise orientation. Les deux puissants remorqueurs
font route au nord à 6,8 nœuds (13 km/h).Pendant ce temps, le bâtiment anti-pollution
Alcyon était à la recherche d'un
conteneur tombé à la mer. Un hélicoptère de la marine nationale a hélitreuillé
une moto-pompe sur le MSC Napoli afin d'essayer d'assécher le local
barre. Le BSAD Argonaute a appareillé de Brest
à 14h00 avec des hommes et du matériel antipollution afin de se rendre sur
zone, à titre de précaution. Destination le port anglais de Lyme Bay.décembre 2006 : Un bâtiment suisse le Safmarien Leman a perdu 13 fûts contenant des produits chimiques entre le Cotentin et le sud de la Bretagne. Le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD) Argonaute avec à son bord une équipe du groupement des plongeurs démineurs de l’Atlantique (4 plongeurs) et 3 marins pompiers a appareillé pour localiser et récupérer éventuellement un ou plusieurs fûts de 200 litres. Le 11 décembre, un vol de 4 heures effectué par un aéronef des douanes n’a pas permis de localiser les fûts. Le BSAD Argonaute est rentré à la tombée de la nuit sur Brest mais est resté en alerte. Un vol a été effectué le lendemain afin de réaliser une recherche dans une zone plus élargie.
23 novembre 2006 : le cargo Socol 2 battant pavillon maltais a signalé au CROSS Etel avoir perdu une partie de sa cargaison, environ 800 à 1000 m3 de bois (paquets de planches de 5 mètres de long).Immédiatement, le préfet maritime de l'Atlantique à ordonné à l'Abeille Bourbon d'appareiller et d'aller à la rencontre de ce navire en difficulté et l'escorter. Ce cargo, de 113 mètres de long, présente une gîte de 5°, sa cargaison en pontée est désarrimée.
Escorté par l'Abeille Bourbon, le cargo a accosté au port de commerce le lendemain à 9h30. Une inspection a été réalisée par le Centre de sécurité des navires. Afin de marquer la zone et à titre de précaution. Un survol a été effectué par un Falcon 50 de la Marine nationale. Les ballots de planches ont commencé à se disperser sous l'état de la mer. Environ 400 m3 restent encore regroupés. Ils se situent à environ 120 kilomètres dans le sud-sud-ouest de l'île d'Ouessant. Le BSAD Argonaute à marquer la zone. Les CROSS Corsen et Etel poursuivent la diffusion d'un avis urgent aux navigateurs afin de prévenir les usagers du danger. Les paquets de planches dérivent vers le nord-est. Les conditions météorologiques ne sont pas favorables sur zone (creux de 7 mètres et vent de 70 km/h) et ne permettent pas la récupération des paquets de bois. Pour atténuer le danger de ces paquets de planches le BSAD Argonaute les à, pendant plusieurs jours, disloqués à l'aide de son étrave.
Mai 2006 : l’Argonaute participe au pompage d'une épave à Ouessant coulé, en 1979. Le Peter Sif contient encore 300 tonnes de fioul de propulsion qui suintent régulierement. Le fioul est directement stockés à bord de l'Argonaute, Une soixantaine de personnes participent à l'opération.
![]() Quatre cargos signalent la perte ou l’éventration d'une centaine conteneurs dans une violente tempête. (Photo G. Rueda) |
18 Janvier 2006 : L’Alcyon et l’Argonaute sont rentrés à Brest dans la nuit du samedi 18 février, après avoir récupéré deux des conteneurs de 40 pieds (12 m), perdus par trois navires différents, et représentant un réel danger pour la navigation. Ces conteneurs à la dérive, repérés par les moyens de la Marine, ont été récupérés dans des conditions difficiles et une mer extrêmement formée. Les conditions de récupération de ces grosses boîtes métalliques n’ont pas été aisées pour les équipages de l’Alcyon et de l’Argonaute. Finalement, après de délicates manœuvres d’approche et d’accroche, les deux conteneurs ont pu être hissés sur le pont de l’Argonaute, l’une de ces boîtes étant remplie d’ananas.
2
février 2006 :
Naufrage du chimiquier Ece : Mobilisation du bâtiment de soutien,
d’assistance et de dépollution affrété par la Marine nationale
Argonaute
pour le confinement-récupération des polluants de surface.
20 Janvier 2006 : Le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution affrété par la Marine nationale Argonaute a ravitaillé Belle-Ile en eau (Belle-Ile est en déficit de pluviometrie), avec un premier chargement de 1.200 m³. Il a effectué un second voyage le lendemain avec une cargaison identique.
11
janvier 2006 : l'Argonaute, bâtiment
de soutien et d'assistance a , pour mis en oeuvre Ulisse, le robot téléopéré
qui participe aux recherches sur l'épave Klein Familie, et réalise « une
cartographie complète de la zone ». Le robot a ainsi pu visualiser la
partie bâbord de la coque. Les images ramenées hier ont permis selon Michel
Garrandaux, procureur de la République de Cherbourg, de constater que
le ligneur avait subi « un choc d'une grande violence » et qu'une partie
de la proue, avait été enlevée « comme à l'emporte-pièce ».
![]() Le vraquier Black Pearl a perdu plus de 2000 m3 de planches de bois. (Photo Marine nationale) |
Novembre 2005 : Sauvetage du Black Pearl
Le Black Pearl, un vraquier maltais qui transportait des planches
de bois, a été pris dans un fort coup de vent, le 12 novembre, au large
de la pointe Saint-Mathieu. Le cargo, qui a perdu 2.000 m³ de planche de
bois de sa cargaison, a pris une important gîte de 35º. Le bâtiment de soutien
Argonaute a été chargé de récupérer les planches
de bois à la dérive au milieu du rail d'Ouessant.
Une
équipe d'experts de la Marine nationale et du Centre de sécurité des navires
(Affaires maritimes), a été hélitreuillé à bord par un Super-Frelon
de la 32F sur le Black
Pearl qui a été pris en remorque par l'Abeille
Bourbon et ramené à Brest.
2 octobre 2005 : Le « Patricia S. », battant pavillon Antigua and Barbuda, signale avoir perdu 14 conteneurs à la mer durant la nuit à 160 NQ au large de Penmarc’h. Deux vols des douanes ont permis à l’« Argonaute » de récupérer 5 conteneurs pris en charge par l’agent maritime désigné par la compagnie.