Histoire et actualités du remorqueur côtier Acharné


Octobre 2007 : Le navire à passagers Normandie de la compagnie maritime Brittany Ferries a signalé au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Jobourg le corps d’un cétacé mort à la dérive. Le navire se trouvait alors en Baie de Seine à 18 nautiques (33 kilomètres) au nord de Ouistreham. La préfecture maritime a pris les dispositions pour faire cesser le danger représenté par ce cadavre, en particulier pour les petites embarcations et a émis, dans un premier temps, un AVURNAV (avis urgent aux navigateurs) signalant sa présence. Il s’agit d’un rorqual d’une quinzaine de mètres de long d’environ 15 tonnes. A compter du lundi 15 octobre, divers moyens ont été utilisés pour suivre la dérive du cétacé et la préfecture maritime a dépêché sur zone le remorqueur côtier Acharné de la marine nationale basé à Cherbourg. Les conditions météorologiques de la journée de mercredi n’ont permis aucune prise de remorque. Jeudi matin, après une relocalisation par le navire de pêche Cap 2000 immatriculé à Port-en-Bessin, confirmée par l’hélicoptère de service public Dauphin, le remorqueur Acharné a pris le cadavre du cétacé en remorque et s’est dirigé vers le port du Havre. L’Acharné est arrivé en milieu d’après-midi au Port Autonome du Havre. Les services de la préfecture de Seine-Maritime ont pris en charge le cadavre du rorqual et coordonnent actuellement l’ensemble des opérations liées au dépeçage, au transport ainsi qu’à l’élimination du cadavre par une société d’équarrissage. La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord tient à souligner l’excellente coopération entre les services de l’Etat en mer et à terre et remercier les bâtiments de passages ayant informé les autorités maritimes.


La partie arrière du Tricolor, une fois découpée, est ramenée à Zeebrugge pour y être ferraillée.
(15 août 2003 - photo Guillaume Rueda).
Juillet-août 2003 : Découpage et relevage du Tricolor
Le début du découpage du roulier norvégien Tricolor, situé à 19 nautiques au nord/nord-ouest de Dunkerque, devrait avoir lieu dans les prochains jours.
Ce chantier, tributaire de l’évolution des conditions météorologiques en mer du Nord, consiste en un découpage du roulier en neuf tranches par un câble d’acier diamanté, actionné par deux plates-formes (Buzzard, Vagant). Une telle opération crée l’un des chantiers maritimes les plus importants au monde. Une fois chaque opération de découpage terminée, la tranche sera hissée par grues (Asian Hercules et Rambiz) sur une barge (Giant IV) et prendra ensuite la direction de Zeebrugge pour être compactée. Chaque relevage constituera l’un des temps forts de ce chantier.
Le consortium belgo-néerlandais Combinatie Berging Tricolor, chargé du découpage et du relevage de l’épave par l’armateur qui ne s’est jamais départi de l’affaire, a déployé un navire chargé de la lutte antipollution : l’Union Beaver. Cette société estime désormais les résidus de fioul pouvant s’échapper des cuves à un maximum de quelques dizaines de mètres cube et écarte donc tout risque de pollution significative.
La préfecture maritime a déployé deux bâtiments de la Marine nationale sur zone. L’ Acharné est employé comme bâtiment de soutien (activités de coordination et de logistique) et est basé à Dunkerque. Le patrouilleur de service public Flamant a pour mission prioritaire la surveillance des approches du chantier et le renforcement de la sécurité maritime aux abords de l’épave. Ce patrouilleur a par ailleurs embarqué des rampes d’épandage et des produits dispersants. Depuis son échouement et de façon à assurer une sécurisation optimale du site, l’épave du Tricolor n’a jamais cessé d’être surveillée également par des moyens nautiques privés, actuellement les deux navires Marja et Maria Ann 1. Elle a fait l’objet d’un balisage permanent (six bouées). La durée des travaux est estimée à environ deux mois dans des conditions météorologiques favorables. (Communiqué Prémar Cherbourg)

Mai 2002 : Journée de lutte contre les pollutions
Cherbourg a accueilli une journée consacrée à la constatation, la recherche et la répression des pollutions volontaires. Cette rencontre thématique était initiée par la préfecture maritime de Cherbourg, à la suite de la parution du décret du 11 février 2002, déterminant les nouvelles répartitions des compétences des tribunaux en matière de pollution de la mer par les rejets de navires. Participaient à cette rencontre les magistrats en charge de l'action publique au sein des tribunaux de grande instance (TGI) de Paris, Le Havre et Brest, les préfectures maritimes de Cherbourg et Brest, le Cross Jobourg, le laboratoire d'analyses de surveillance et d'expertise de la marine (Lasem) de Cherbourg, un avion de télédétection et un hélicoptère des Douanes, l'hélicoptère de la 35F de Maupertus et le remorqueur côtier Acharné dans le rôle de composition de pollueur. Lors d'un rejet de matières non polluantes par l'Acharné, l'objectif était de dérouler la procédure depuis la constatation par les aviateurs jusqu'à l'envoi des procès-verbaux et des preuves recueillies aux tribunaux compétents. Les conditions météorologiques étaient particulièrement sévères en raison d'un vent violent atteignant jusqu'à 50 nœuds en rafales. Malheureusement, l'avion Polmar II des Douanes ,qui était arrivé avec le procureur de la République de Brest, n'a pu redécoller en raison du vent traversier sur zone. C'est donc à bord des hélicoptères des Douanes et de la Marine que les magistrats ont pu assister en direct aux constatations. (CC Bertrand Hudault) (Brève site MN)


Novembre 2001 : Le dernier appelé du contingent gagne un voyage en mer
Pour son dernier jour de service militaire en Normandie, le dernier appelé du contingent français quittera le port militaire de Cherbourg vendredi 30 novembre pour rejoindre ses foyers. Quelques jours avant, lundi 26 novembre, les autorités militaires lui “ offriront ” en guise de remerciement pour ses bons et loyaux services, un voyage en mer d’une journée à bord de l’Acharné. Le matelot Stéphane Kerspen a effectué son service en qualité de maître chien à terre et devra “valider” sa formation, par cette journée en mer. Vingt quatre heures avant la quille, le dernier appelé du contingent sera reçu avec les honneurs par l’amiral Kerspen à la préfecture maritime. (Infocéane 22.11.2001)


Juin 2001 : L'Acharné et la Coralline entrent en Seine
Le 42ème Pardon national de la batellerie s'est déroulé à Conflans-Sainte-Honorine. La Marine nationale, représentée par l'Acharné et la Coralline, y a assuré une présence remarquée. La ville de Conflans est la capitale incontestée de la batellerie française. En juin de chaque année, le pardon des bateliers rassemble plus de mille péniches pavoisées de toutes les couleurs. Durant trois jours, les cérémonies se sont enchaînées et les équipages de l'Acharné et de la Coralline y ont mis tout leur coeur.
Sur la route de Conflans Saint Honorine, le RC Acharné a embarqué quatre futures recrues de la Marine nationale au Havre pour une remontée de la Seine jusqu'à Rouen. Elèves au lycée Boucher de Perthes d'Abbeville (Somme), en classe de formation complémentaire marine, ils s'apprêtent à integrer le 27 juin 2001 la Marine pour une durée de 4 à 8 ans. Partis du Havre à 10h00 du matin, ils ont débarqué sur les quais Rouennais à 17h15. Plus de sept heures passées à bord, ils ont pu déjeuner avec l'équipage, découvrir, de la passerelle aux machines, le fonctionnement du bâtiment. Pour le MP Beven, commandant de l'Acharné, cette expérience n'est pas une première. Chaque année, il reçoit entre trois et cinq groupes de jeunes qui souhaitent rejoindre la Marine nationale. (Paris Normandie 15/6/2001 - Cols Bleus n°2579 30 juin 2001)


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