Histoire et actualités du remorqueur de haute mer Abeille Languedoc
31 mars 2008 : L'Advance, cargo battant pavillon Saint-Vincent-et-Grenadines qui était en difficulté dans le Golfe de Gascogne depuis dimanche 30 mars matin, a coulé à 03h00 à environ 140 km au sud ouest de la pointe de Penmarch. Il se trouvait au niveau du talus du plateau continental et il a coulé entre 1 000 et 1 500 mètres de fonds. Victime d'une entrée d'eau d'origine inconnue, le cargo avait lancé un message de détresse dimanche 30 mars vers 11h00 avant de l'annuler une heure plus tard. Devant cette situation d'alerte, la préfecture maritime a ordonné l'envoi d'une équipe d'évaluation à bord du bateau, destinée à constater précisément sa situation.
Cette équipe, constituée par des marins de la frégate Tourville a été hélitreuillée par son hélicoptère vers 15h45. Au regard de ses constatations, la préfecture maritime a déployé une équipe d'intervention de marins-pompiers de Brest et d'importants moyens de pompage qui ont été hélitreuillés vers 19h30 par un Super-Frelon de la base aéronavale de Lanvéoc. Dans la soirée, l'Alcyon et l'Abeille Languedoc ont également rejoint le Tourville pour porter assistance au navire. Vers 00h15, en dépit des opérations conduites, le bateau a atteint un enfoncement important. Face à cette situation, les six membres d'équipage (quatre Lithuaniens, dont le commandant et deux Russes) et les marins-pompiers qui se trouvaient à bord ont été évacués par l'hélicoptère de la frégate Tourville sur ce bateau. Ils ont été ensuite transférés ce matin sur l'Abeille Languedoc pour être ramenés à La Rochelle où ils sont attendus dans la soirée. L'Advance transportait 67 m3 de gazole de propulsion, 1 000 tonnes de manganèse et 1 600 tonnes d'argile qui ne présentent pas de danger significatif pour l'environnement. Toutefois, des survols de la zone vont être réalisés aujourd'hui par un Lynx et un Falcon 50 de la marine nationale pour s'assurer de l'absence effective de toute trace de pollution.
20
mars 2008
: Echouement d’un cargo sur la plage des Sables-d’Olonne
(suite): L'opération de déséchouement
du cargo Artemis organisée par Les Abeilles international aux Sables-d'Olonne
a été menée à bien cet après-midi un peu avant 16 h. Le cargo est en route
vers La Rochelle où il sera inspecté. C’est vers 15 h 45 qu’il a commencé
à bouger puis, ensuite, tout s’est passé très vite. Deux remorqueurs ont participé
à l’opération. D’un côté, l’Alcyon
a maintenu par l’arrière le cargo tandis que l’Abeille
Languedoc tirait la remorque qui y était accroché à l’avant. L’Artemis
a pivoté sur lui-même, s’est retourné pour arriver dans la tranchée creusée
sur la plage et reprendre la mer. A peine 40 % de la force de traction du
remorqueur a finalement été utilisée. Le bateau fait maintenant route vers
La Rochelle où il devrait être inspecté. Sa structure pourrait avoir souffert.
(photo Marine nationale)
11
mars 2008
: Echouement d’un cargo sur la plage des Sables-d’Olonne
(suite): A
la suite de l'échouement du cargo Artemis, l'armateur a fait appel à la société
Les Abeilles international pour
conduire les opérations de déséchouement. Une tentative a été conduite ce
jour en fin d'après midi pour profiter des conditions favorables de marée.
Cette opération s'est déroulée en deux temps : Au cours d'une première phase,
une remorque en polypropylène flottante a été transférée de l'Artemis vers
l'Abeille-Languedoc avec le concours d'un hélicoptère
Dauphin de la marine
nationale et d'un canot de la SNSM. Cette manoeuvre a été rendue nécessaire
par la distance séparant les deux navires (1000 mètres) qui interdisait l'emploi
de la remorque métallique habituelle de l'Abeille-Languedoc
beaucoup trop lourde pour pouvoir être manoeuvrée dans de telles conditions.
Les ballasts de l'Artemis ont été parallèlement vidés pour alléger son arrière.
Une butte de sable a été érigée sur l'avant bâbord pour empêcher sa progression
naturelle vers la digue. Enfin, une tranchée a été creusée pour permettre
à l'arrière du navire de descendre vers la mer lors de la prise en remorque.
La tentative de déséchouement proprement dite a été conduite dans un deuxième
temps à marée haute. Elle a échoué à la suite d'une rupture de la remorque.
L'entreprise chargée du sauvetage du navire continue à étudier les mesures
et les matériels appropriés pour le déséchouement à court délai. En cas de
nouvel échec, des mesures conservatoires vont également être entreprises pour
préserver, d'ici là, l'intégrité et la sécurité du navire et prévenir tout
risque de pollution. (photo Françoise Guilé)
10
mars 2008
: Echouement d’un cargo sur la plage des Sables-d’Olonne:
A 07h45, le cargo battant pavillon néerlandais Artemis s’est échoué
sur la plage des Sables-d’Olonne à environ
500 m de la jetée Est d’accès au port. Ce bateau de 88 m de long et de 3800
tonnes à pleine charge ne contenait pas de cargaison à bord. L’accident
est survenu alors que le navire était en phase d’approche vers le port avec
un pilote à bord. Il est principalement dû aux mauvaises conditions météorologiques
: le vent était alors établi à 37 Nd (65 km/h), et la houle était très forte.
Les six membres d’équipage et le pilote sont toujours à bord. Les premiers
éléments d’analyse font ressortir que l’accident est survenu à marée descendante,
1h30 m après la pleine-mer. Les soutes de l’Artemis contiennent 40 m3 de
gazole de propulsion, qui est un produit volatil léger qui limite les risques
de pollution. Les services de la préfecture maritime étudient actuellement
les moyens de tenter une opération de déséchouement du bateau à l’occasion
de la prochaine pleine-mer de 18h15 ce soir. Le remorqueur d’assistance
Abeille-Languedoc a ainsi été dépêché sur
zone qu’il atteindra en milieu de matinée. (photo Marine
nationale)
10 octobre 2007 : Vers 17h00, le CROSS Corsen a reçu une demande d'assistance provenant d'un cargo panaméen de 80 mètres, l'Aladin 1, transportant du minerais et faisant route vers Shoreham (Grande-Bretagne). Ce cargo était stoppé, en panne de groupe électrogène, à environ 50 kilomètres à l'ouest de l'île d'Ouessant (dans le dispositif de séparation de trafic maritime). Le centre opérationnel de la marine à Brest a demandé à l'Abeille Languedoc d'appareiller pour porter assistance au bateau. L'Abeille Languedoc a assuré la sécurité de la navigation en restant à proximité du cargo qui ne disposait plus de ses feux de navigation. Vers minuit, l'armateur a signé un contrat d'assistance avec la société Les Abeilles International. L'Aladin 1 a ensuite été pris en remorque vers Brest.
24
octobre 2006 :
Vers
04h00, un porte-conteneurs, le Rokia Delmas (pavillon Panama, 185 m, 26 hommes
à bord) en train de rallier le port de La Pallice-La Rochelle est tombé en
avarie totale de propulsion et d'énergie dans le Sud de l'Ile de Ré. Dans
l'obscurité la plus complète, le commandant alerte le CROSS
Etel grâce à une VHF portable. Du fait des vents violents (100 km/h) et des
vagues (creux de 4 mètres), le navire dérive vers la côte Sud de l'Ile de
Ré. Le CROSS Etel met en oeuvre l'hélicoptère
de la Marine nationale basé à La Rochelle et les remorqueurs portuaires de
ce même port, mais ces derniers n'ont pu intervenir à cause des conditions
de mer. Vers 05h00, le bâtiment talonne à 9 km dans le Sud du village de La
Couarde sur Mer (Ile de Ré), et se pose sur un fond sablono-rocheux de 9 mètres
de profondeur. Il gîte sur le côté babord (20 degrés environ), sa cargaison
est partiellement désarrimée mais aucun conteneur ne tombe à l'eau. une équipe
d'évaluation mixte (Marine nationale + inspecteur du centre de sécurité des
navires + un commandant des Abeilles)
composée de 9 personnes, partie de Brest en fin de matinée à bord d'un hélicoptère
Super-Frelon, a été
hélitreuillée sur le navire pour poursuivre les investigations et faciliter
les actions ultérieures. Le remorqueur Abeille Languedoc
est sur zone depuis 14h00 et le remorqueur Abeille
Bourbon est lui présent sur les lieux vers 18h30. A titre de précaution
et pour parer à toute éventualité, le bâtiment de sauvetage, d'assistance
et de dépollution (BSAD) Alcyon a
appareillé à 14h00 de Brest avec du matériel anti-pollution. Alors que l'Abeille
Bourbon reste sur place pour la suite des opérations, l'Abeille
Languedoc a reçu l'ordre de se diriger vers Ouessant pour relever
le remorqueur de haute mer Tenace
dans la posture d'alerte météorologique aux abords du DST. Dans les jours
qui suivent l'Alcyon assure les opérations
de pompages avec la société SMIT
des cuves du Rokia Delmas.