L'histoire du patrouilleur La Moqueuse (1998-...)
![]() En exercice de transfert de courrier avec le BH Laplace (15 juillet 1998) |
Lors d'une première mission, La Moqueuse passe en revue toute les îles Loyautés du 19 au 30 janvier : Ouvéa (21 au 22 janvier), Lifou (23 et 26 au 28 janvier), Mare (24 au 25 janvier), Tiga (28 janvier), suivi d'un entraînement avec La Glorieuse du 2 au 6 mars.
Partant le 16 mars pour une mission en Australie avec escale à Brisbane (19 au 23 mars), le patrouilleur voit sa mission écourtée suite à l'avarie du moteur principal bâbord. La Moqueuse est alors contraint de rentrer à quai le 27 mars. Il est vrai que les essais et les mois qui avaient suivi l'IPER montrent de sérieuses difficultés de propulsion, en particulier sur le moteur principal bâbord.
![]() Le lieutenant de vaisseau Pascal Le Claire |
Le bâtiment
est indisponible du 1er avril au 15 juin, puis du 25 juin au 23 juillet, période
au cours de laquelle, le 20 juillet, le
lieutenant
de vaisseau Pascal Le Claire en prend le commandement.
Une fois réparé, La Moqueuse effectue une mission (10 au 27 août) à Luganville (Vanuatu - 14 au 18 août) et Wallis et Futuna, avec escale à Mata-Utu (20 au 23 août). La mission à Wallis et Futuna du 6 au 25 mars a pour temps fort la présence de deux bâtiments (Moqueuse et Jacques Cartier : 18-22 mars) au quarantième anniversaire du courronnement du roi de Wallis qui en remerciement, offre deux cochons à chaque commandant de bâtiment !
Du 31 août au 4 septembre, le bâtiment s'entraîne avec le Vendémaire, le Jacques Cartier, le Laplace et le patrouilleur vanuatais Tukoro lors de l'exercice Cagou. Du 9 au 11 septembre, il effectue une mission au profit de la météorologie nationale à l'île de la Surprise.
![]() Au départ de Sydney, Australie (novembre 1998). |
En visite dans le territoire de Nouvelle-Calédonie du 29 septembre au 2 octobre 1998, le général d'armée Mercier, chef d'état major de l'armée de terre, embarque sur La Moqueuse pour assister à l'exercice Maleurh (Mise à l'eau d'une unité de recherche humaine). Ler bâtiment est en PEI du 30 septembre au 6 novembre.
Une deuxième
mission en Australie emmène le patrouilleur du 9 novembre au 3 décembre,
avec escales à Sydney (13 au 17 novembre), Hobart (20 au 24 novembre)
et Newcastle (27 au 30 novembre). L'escale à Hobart constitue le clou de la
mission en Australie car le patrouilleur participe aux fêtes de la mer
(rassemblement de vieux gréments se voulant une petite réplique des manifestations
brestoises) et sert de lieu de réception pour l'ambassadeur de France, SE Mr
Girard.
La fin d'année est marquée par une journée au profit de l'institut d'émission outre-mer (7 décembre), et la présence autour de la Grande Terre (9 au 22 décembre) pour assistance de la course de Vaa'a (= pirogue traditionnelle) entre Ouvéa (10 au 11 décembre) et Poindimié (12 au 13 décembre), avec escales à Koumac (17 au 19 décembre) et Kone (20 au 21 décembre).
![]() Le commandant, son second Rémi Jehanno et un jeune mousse Pierre Veysierres à Sydney (novembre 1998) |
1999
Un transport de fret humanitaire à l'île de Maré a lieu du 27 au 28 janvier, puis après une PEI (31 janvier au 6 février), une mission à Wallis et Futuna (6 au 25 mars) avec des haltes à Mata-Utu (10 au 11 et 18 au 22 mars) et Sigave (12 au 15 mars), et un entraînement Cagou 99 avec le bâtiment hydrographique Laplace du 29 mars au 2 avril.
Du 23 avril au 7 mai, une mission en Nouvelle-Zélande est ponctuée par une escale à Auckland (30 avril au 4 mai) au cours de laquelle l'équipage a la chance d'accueillir le navigateur Sir Peter Blake. Puis, du 7 au 17 juin, La Moqueuse participe à la surveillance des pêches et fait escale à Luganville (Vanuatu - 11 au 14 juin) puis Lifou (8 au 10 juin).
Une avarie contraint le bâtiment a entrer en Indisponibilité Accidentelle (IA) du 22 juin au 4 août, au cours de laquelle il passe pour la première fois sur la cale de halage de Nouville (12 juillet au 2 août). La qualification de cette cale de halage au profit des P400 de Nouméa limite les contraintes opérationnelles et préserve l'équipage et leur famille de l'éloignement lié aux travaux d'entretien à Papeete.
![]() Le lieutenant de vaisseau Loïc Poumellec |
Le 20 juillet,
le
lieutenant
de vaisseau Loïc Poumellec prend le commandement du bâtiment.
L'activité est rythmée par des missions habituelles comme la surveillance maritime autour des îlots Matthew, Hunter et Walpole (9 au 13 août), un stage de remise en condition avec La Glorieuse, le Vendémiaire, le Nivôse, et les patrouilleurs australiens Fremantle et Bendigo (1er au 14 septembre), une période présence aux îles Loyautés (21 au 27 septembre) avec escale à Tadine (24 au 26 septembre), l'exercice Croix du Sud avec La Glorieuse, le Jacques Cartier, le patrouilleur tongien Pangai, le RIMAP/NC, une section australienne et une section tongienne (16 au 21 octobre), une mission au nord de la Grande Terre (2 au 14 novembre), à Ouvéa (5 au 8 novembre), et Port Vila (Vanuatu - 9 au 12 novembre) pour transport de fret humanitaire, l'assistance le 13 novembre, à la course de Vaa'a de Ouvéa à Poindinié, et une PEI du 14 novembre au 3 décembre.
Le 6 décembre, La Moqueuse appareille de Nouvelle Calédonie, pour une mission de représentation en Australie et aux Iles Salomon. Cette mission d'une quinzaine de jours commence par une patrouille autour des îles Chesterfield et une première escale à Brisbane (9 au 13 décembre), dans l'Etat du Queensland en Australie. Le P400 accoste à proximité du centre, au wharf de la base militaire de Bulimba. Il reprend ensuite sa patrouille maritime vers les eaux salomonaises de Ndendo et de Vanikoro (17 au 18 décembre) et Lata (19 décembre).
![]() A quai à Wallis (2 février 2000). |
La Moqueuse embarque à cette occasion une équipe française composée de scientifiques, de plongeurs, de cameramen, d'archéologues et de botanistes, avec pour objectif le soutien logistique à l'association Salomon de Nouméa, lors de sa campagne de fouilles sur l'île de Vanikoro, dans le cadre de la recherche des épaves de la Boussole et de l'Astrolabe.
2000
Quittant Nouméa le 24 janvier, La Moqueuse entame une mission de représentation à Neiafu (îles Tonga - 28 au 31 janvier), suivi de surveillance des pêches dans la ZEE de Wallis (2 au 3 février) et Futuna (4 au 7 février). Le bâtiment est de retour au port base le 10 février, où il entre en PEI (14 février au 8 mars).
Repartant le 9 mars pour un petit tour aux Fidji avec escale à Suva (11 au 14 mars), le patrouilleur rejoint La Glorieuse, le Jacques Cartier et le patrouilleur fidjien Kula pour un entraînement de groupe (20 au 24 mars), avant d'être de retour pour une nouvelle période de PEI (2 au 14 avril).
![]() Temps fort de cette année 2000, la Signature de la charte de parrainage avec l'île de Futuna (14 juillet 1997). |
Un exercice interarmées Tortue Luth avec La Glorieuse, le RIMAP/NC (17 au 19 avril) est suivi, après quatre jours d'une mer agitée par la dépression tropicale Jo, d'une escale dans l'archipel de Vava'u (royaume des Tonga). Le but de cette escale était de repérer les sites propices à un débarquement de troupes sur le territoire, les données recueillies servant à organiser l'exercice qui réunira les Marines française, fidjienne et tongienne au mois de juillet.
Du 1er au 14 mai, une mission en Australie avec escale à Cairn (5 au 9 mai) est complétée par quelques jours de surveillance des pêches dans les îles Chesterfield. Suit une PEI (15 mai au 5 juillet). Le 1er juillet, comme la plupart des bâtiments de surface de la Marine nationale, le patrouilleur est intégré à la Force d'Action Navale, nouvellement créée.
Temps fort de cette année 2000, La Moqueuse est à Futuna du 13 au 17 juillet à l'occasion de la cérémonie de parrainage par l'île de Futuna. A cette occasion, une charte est signée par le Tuigaifo, roi d'Alo et le Kélétaona, roi de Sigave, lors d'une cérémonie couplée avec les célébrations de la fête nationale. Ce parrainage était attendu par les Futuniens, qui y voient l'opportunité d'une ouverture sur le monde extérieur et une motivation pour les jeunes qui souhaitent s'engager.
![]() Passage sur la cale de halage de Nouville (juillet 1999). |
Une avarie des
modules de suralimentation des moteurs, bloque le bâtiment à quai
du 26 juillet au 3 septembre, au cours de laquelle, le 31 juillet, le
lieutenant
de vaisseau Guillaume Fontarensky prend le commandement.
Un arrêt technique intermédiaire (IEI du 3 septembre au 24 novembre) est suivi d'une nouvelle Indisponibilité Accidentelle (24 au 29 novembre). La Moqueuse navigue toutefois encore un peu en fin d'année à l'occasion de l'exercice Cagou avec La Glorieuse, le Jacques Cartier (4 au 8 décembre).
![]() Le lieutenant de vaisseau Guillaume Fontarensky |
L'année 2001 débute par une mission de représentation en Papouasie Nouvelle-Guinée (8 janvier au 2 février) avec une halte à Lae (12 au 15 janvier), et en Australie avec escale à Cairns (18 au 22 janvier) et Brisbane (25 au 27 janvier).
De retour à Nouméa pour une PEI (4 février au 2 mars), La Moqueuse repart le 10 mars pour un exercice Tasmanex entrecoupé par deux escales à Auckland (Nouvelle-Zélande - 8 au 10 et 15 au 19 mars), puis le traditionnel exercice Cagou (26 au 30 mars) avec le Jacques Cartier et le patrouilleur vanuatais Tukoro.
![]() En escale à Ouvéa (12 janvier 2001) |
Une mission de surveillance des pêches au Vanuatu, en coopération avec les autorités ni-vanuataises (2 au 6 avril) est ponctuée par une halte à Port Vila (4 au 5 avril).
Le deuxième semestre est également marqué par une mission de présence et de surveillance des pêches et du trafic commercial à Funafuti (Tuvalu - 7 au 10 mai), le transport de matériel de la Gendarmerie lors des escales à Wallis (11 au 13 mai) et Futuna (14 au 16 mai), d'autres escales à Nuku Alofa (Tonga - 18 au 21 mai) et Maré (29 au 31 mai), un exercice Cagou avec le Jacques Cartier (28 mai au 1er juin), une surmar sur la Grande Terre et aux îles Loyautés avec escale à Hienghène (12 au 13 juin), Lifou (14 au 15 juin), une mission d'observation scientifique et océanographique du récif de Bellona au profit de l'association Fortunes de mer (18 au 20 juin) et une PEI (25 juin au 20 juillet).
![]() Le lieutenant de vaisseau Christophe Cluzel |
La Moqueuse repart le 31 juillet pour une surmar à Wallis et dans les Samoa occidentales avec escale à Apia (6 au 8 août) et Wallis (8 au 10 août). De retour à Nouméa le 14 août, le patrouilleur repart du 27 au 30 août, pour un exercice Moana avec La Glorieuse et le patrouilleur tongien Voea Neiafu.
Du 17 au 27 septembre, un stage de mise en condition opérationnelle avec La Glorieuse et le Vendémiaire est suivi par une mission de représentation (8 octobre au 1er novembre) avec escale à Honiara (11 au 13 octobre), Manus (16 au 19 octobre) et Townsville (24 au 29 octobre).
![]() En exercice de transfert de courrier avec le patrouilleur vanuatais Tukoro (30 janvier 2002). |
L'année se termine par l'inévitable exercice Cagou (12 au 15 novembre) avec La Glorieuse, suivi d'une PEI (19 novembre au 21 décembre).
2002
Après une surmar en ZEE de Nouvelle-Calédonie (7 au 17 janvier) avec mouillage à Ouvéa (12 au 14 janvier), ce début d'année rompt avec la monotonie des missions habituelles. En effet, le ... janvier, La Moqueuse découvre un palangrier taïwanais, le Li-Shen, en pêche illégale dans la ZEE de Nouvelle-Calédonie. Un tir de semonce sera nécessaire pour stopper le pirate. Cette opération concrète, menée en coopération avec le Gardian de la 25F basé à Tontouta, enthousiame l'équipage. Si la Nouvelle-Calédonie ne concède de licence de pêche qu'à des armements français, ce n'est pas le cas de Vanuatu, archipel à une journée de navigation au Nord, qui autorise certains pêcheurs taiwanais ou japonais à exploiter la ressource de sa ZEE. La contiguïté de ces zones entraîne une vigilance particulière de la Marine, sous forme de missions SURMAR par Gardian et P400, y compris au profit de l'Etat ni-vanuatu au titre de la coopération.
Reprenant la mer, La Moqueuse effectue un exercice Cagou (28 au 31 janvier) avec La Glorieuse et le patrouilleur vanuatais Tukoro, puis entre en PEI (18 février au 15 mars). Du 16 au 17 mars, l'équipage effectue un camp de brousse (?) avec le RIMAP/NC.
Une mission plutôt inhabituelle est l'immersion de monnaie périmée au profit du Haut Commissariat le 22 mars. Suit une mission à l'étranger avec des haltes à Christchurch (Nouvelle-Zélande - 28 mars au 2 avril), Auckland (Australie - 4 au 8 avril) et Sydney (Australie - 12 au 15 avril)
De retour au port base le 18 avril, le P400 repart du 13 au 29 mai pour une série d'escales à Futuna (16 au 18 mai), Apia (18 au 21 mai) et Port Vila (25 au 27 mai). Le mois de juin est consacré à l'entretien (PEI - 3 au 28 juin)
Une escale dans l'île marraine de Futuna (12 au 15 juillet) revêt un caractère particulièrement important. La forte participation de l'équipage aux cérémonies et festivités organisées par la délégation et les royaumes de Sigave et Alo, l'affluence inattendue de la population pour assister au feu d'artifice tiré par l'équipage et la projection d'un diaporama présentant La Moqueuse, puis d'un film en plein air sur le bâtiment sont à l'origine de cette émouvante réussite.
![]() En manoeuvre devant les passes à Nouméa (12 novembre 2002). |
Partie le 25 novembre de Nouméa, La Moqueuse emporte sept scientifiques et techniciens (CNRS, météorologie nationale,...) et plusieurs tonnes de matériel ; destination : l'île de la Surprise. L'atoll éponyme, situé à une centaine de nautiques au Nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie, va être pour les uns le théâtre de trois semaines de recherche, pour les autres le lieu de remise en état d'une station automatique d'observation. Laissant les scientifiques sur place, La Moqueuse relâche 3 jours à Port-Vila et à Lenakel ('île de Tanna). Après trois semaines de présence dans la zone et plusieurs contrôle de pêcheurs, le patrouilleur revient récupérer les Robinsons du CNRS à l'île de la Surprise pour les ramener à Nouméa le 13 décembre.
2003
La Moqueuse quitte
Nouméa le 20 janvier. Le 22 janvier à 15 heures, alors que le
patrouilleur est en escale à Port-Vila (Vanuatu), sur son chemin vers
Papeete, un appel de détresse parvient de l'île de Cicia, dévastée
par le cyclone Ami. La
Moqueuse est déroutée pour acheminer du fret humanitaire à Fidji entre
la capitale Suva et l'île de Cicia.
Après deux jours de traversée, l'île est en vue (26 janvier). Le seul quai de l'île ayant été détruit par le cyclone, le débarquement est effectué par la drome du bord et le concours d'embarcations locales, avec le patrouilleur à la dérive à quelque distance du récif. Le soir même, La Moqueuse quitta Cicia vers Suva pour y débarquer les passagers. Bilan : un mois de suffisance alimentaire pour les 1000 habitants de l'île, et le début de la reconstruction.
![]() Arrivé à Papeete., le patrouilleur entame un arrêt technique de 6 mois au bons soins de la DCN locale. |
La Moqueuse peut alors reprendre son périple vers Tahiti, via Futuna, Pago-Pago et Tahaa.
Arrivé à Papeete le 7 février, le patrouilleur entame un arrêt technique de 6 mois au bons soins de la DCN locale. Le 23 juillet 2003, le bâtiment entièrement contrôlé et remis à neuf peut enfin reprendre le chemin de la Nouvelle-Calédonie.
Lors de son voyage-retour, il effectue une mission à Wallis les 27 et 28 juillet et sur l'île de Futuna, île marraine du bâtiment (29 juillet au 1er août). Le 1er août, le bâtiment met le cap pour le sud de la Nouvelle-Calédonie, fait escale sur l'île de Mare le 4 août où il embarque le futur commandant avant de rejoindre définitivement le port de Nouméa qu'il touche le 6 août.
Le 8 août, le lieutenant
de vaisseau
Hervé
Couble prend le commandement du bâtiment.
Le 27 août, un spectaculaire déploiement de moyens aériens, maritimes et terrestres vient en aide au navire Betico, lors d'un exercice Secmar 2003. Le Gardian de l’aéronavale, en mission de surveillance maritime, est détourné pour localiser les radeaux de survie et guider les moyens de secours en mer vers le lieu du naufrage. Interviennent ensuite le Jacques-Cartier, La Moqueuse, l’hélicoptère Ecureuil de la gendarmerie et la vedette de la brigade de Kuto, ainsi que le Puma de l’Etom.
![]() Exercice de tirs au 40mm (27 mai 2004). |
Du 15 au 26 septembre 2003, La Moqueuse participe à un stage de mise en condition opérationnelle avec le Jacques-Cartier et La Glorieuse, puis, du 1er au 17 octobre 2003, le patrouilleur effectue une mission de surveillance maritime et de représentation à Wallis et Futuna, Fidji, Tonga et Matthew et Hunter durant laquelle elle fait escale à Port-Vila, capitale du Vanuatu, et à Nuku Alofa, capitale du Tonga.
Du 28 octobre au 15 novembre 2003, La Moqueuse appareille pour une mission de soutien logistique au profit de l'association Salomon, de surveillance maritime, de coopération en zée et de représentation à Brisbane. L'association Salomon est sur les traces du camp français de La Pérouse sur l'atoll de Vanikoro. Le patrouilleur embarque une équipe de scientifiques passionnés et leur équipement jusqu'à l'atoll de Vanikoro. Cette opération d'acheminement de personnel et de matériel a donné lieu à une émission Thalassa et à un reportage dans le magazine Géo mais aussi à des souvenirs inaltérables pour l'équipage.
Du 16 novembre au 18 décembre 2003, La Moqueuse reste à quai pour une période d'entretien intermédiaire à Nouméa, son port base. A peine sorti de cette PEI, le 19 décembre, une grave avarie est détectée sur le moteur principal bâbord. La Moqueuse entre alors en indisponibilité pour une durée indéterminée.
![]() En exercice avec le Jacques Cartier et le bâtiment amphibie australien Brunei au large de Nouméa (juin 2004). |
2004
Commencent ainsi 7 mois à quai à Nouméa qui permettent au bâtiment de " se refaire une santé " aux machines et " une beauté " dans les locaux vie grâce aux travaux de rénovation conduits par l'équipage. Le 24 mai, la base navale de Nouméa peut enfin entendre le ronronnement tant attendu d'un moteur bâbord flambant neuf, fruit de nombreuses heures de travail de la part du service flotteur-mobilité.
Le 25 mai, La Moqueuse appareille pour une remise à niveau opérationnelle. Au programme : navres, essais 0,9PMP, tirs 40, 20mm, ANF1, hommes à la mer, avaries de barre, securex, macopex et actions de révision et de formation en tout genre ! Après près d'une semaine, La Moqueuse rejoint l'exercice interarmées interalliés Croix du Sud 2004. Y participent tous les bâtiments de la Marine basés en Nouvelle Calédonie, le RIMAP, l'ETOM mais aussi des bâtiments amphibies australiens, le Tobruk et le Brunei, un bâtiment-base de plongeurs néo-zélandais, le Manawanui et un patrouilleur tongien, le Néiafu. Cet exercice simule une évacuation de ressortissants d'un pays en proie à des graves émeutes politiques.
De retour à quai le 13 juin, La Moqueuse repart, le 16 juin, en mission de représentation et de surveillance maritime en Nouvelle Zélande. Au menu, 3 escales formidables : Dunedin du 21 au 23 juin, Christchurch du 25 au 28 juin et enfin Devonport (base navale d'Auckland) du 1er au 4 juillet. Les rapports avec les marins néo-zélandais furent excellents, et l'accueil par la communauté française et les Néo-zélandais fut remarquable. Le bâtiment eu aussi droit à une tempête (mer 7, ce qui commence à faire beaucoup pour un P400, les connaisseurs ne démentiront pas…), avant de rentrer au port base le 8 juillet.
![]() Le porte-conteneurs Southern Moana s’échoue accidentellement sur le platier de Futuna, le 28 juillet 2004. |
En effet le porte-conteneurs Southern Moana qui s’échoue accidentellement sur le platier de Futuna, le 28 juillet 2004, est dégagé de sa mauvaise posture le 28 août après une longue et délicate opération de sauvetage. La manœuvre, qui nécessite le déchargement préalable d’une centaine de conteneurs, comportant des risques de pollution, La Moqueuse équipé de matériel Antipol rejoint sur zone les deux remorqueurs, la barge et l’hélicoptère mis en œuvre pour cette opération. Aucune fuite ni voie d’eau n’ayant été constatée dans les heures qui ont suivi le déséchouement.
C'est donc à Futuna,
le 6 août 2004, que le
lieutenant
de vaisseau Luc Savoyant prend le commandement du bâtiment.
Du 27 septembre au 23 octobre, une mission de surveillance maritime et de représentation a lieu avec quatre escales : Port-Vila (Vanuatu), Honaria (îles Salomon), Lae (Papouasie Nouvelle-Guinée) et Cairns (Australie).
8 novembre - 19
novembre 2004 : La Moqueuse
effectue une mission de surveillance maritime, de soutien au détachement de
la MOP (mission océanographique du Pacifique) et de transport d'une équipe
du CNRS sur l'île de la Surprise. Les bonnes conditions météo rencontrées
sur l'ensemble de la mission ont permis d'effectuer en sécurité les nombreux
mouillages sur les différents récifs des Bellona et ont facilité le travail
de la MOP qui a pu réaliser tous les relevés prévus, ainsi qu'un relevé inopiné
sur le récif Fairway. Un accident, suite à une morsure de requin, sur un plongeur
de la MOP a nécessité l'organisation d'une évacuation sanitaire d'urgence par
hélitreuillage. Cette EVASAN s'est déroulée dans de bonnes conditions et dans
des délais très satisfaisants.
![]() A quai à Nouméa avec le Jacques Cartier à la base navale de la pointe Chaleix (janvier 2005). |
L'association Fortune de Mer, embarquée pour l'occasion, a profité de toutes les opportunités offertes pour effectuer ses recherches d'épaves et s'est montrée particulièrement reconnaissante du soutien qui lui a été apporté. Une épave non répertoriée a été découverte au Bellona du sud par l'équipage de La Moqueuse. Le transport du personnel et du matériel du CNRS vers l'île de la Surprise s'est bien déroulé et a donné lieu à des échanges particulièrement intéressants. Le soutien apporté aux différents organismes embarqués a été unanimement apprécié.
Le 22 novembre, un Gardian de la 25F, repère un palangrier Jin Chin i d'une société de pêche de Fidji sous armement taïwanais, à l’intérieur de la zone économique exclusive (ZEE) calédonienne. Un équipage de prise du patrouilleur La Moqueuse, arraisonne le navire en infraction le lendemain et le conduit à Nouméa où il arrive le 26 novembre. Le capitaine du patrouilleur n’a rencontré aucune résistance et l’opération s’est déroulée normalement. Le capitaine du Jin Chin i conteste son infraction. Il aura cependant des difficultés à convaincre les autorités maritimes car les positions relevées depuis le Gardian et La Moqueuse ont été confirmées par l’Agence du forum des pêches qui suit en permanence le palangrier par satellites.
A la suite de cette mission, La Moqueuse entre en période d'entretien (PEI) puis en gardiennage pour deux semaines de permissions.
2005
Depuis le 4 janvier 2005, l'état-major de La Moqueuse est constitué de 4 officiers : LV Luc Savoyant (CDT) EV1 Nicolas Mousseau (O2) EV1 Guillaume Soubirant (O3) ASP Benoît Berthod (O4)
![]() Une partie de l'équipage du patrouilleur La Moqueuse et son commandant, le lieutenant de vaisseau Luc Savoyant (chemise bleu), à l'issue d'une compétition sportive à Cairns (mars 2005). |
Du 17 janvier au 5 février, lors d'une mission de surveillance maritime et de représentation, La Moqueuse effectue trois escales : Nuku'Alofa (Tonga), Apia (Samoa Occidental) et Suva (Fidji). L'escale de Nuku'Alofa est l'occasion de nombreux contacts avec les TDS (Tonga Defense Service). L'escale d'Apia rencontre un large succès auprès de la communauté française présente sur place, mais a malheureusement doit être écourté en raison d'un ressac important dans le port qui ne permettait pas de tenir plus longtemps la place à quai.
De retour à quai, le planning de La Moqueuse est fortement modifié par la nécessité de remplacer La Glorieuse dont la période d'arrêt technique se prolonge. Cette dernière est en effet indisponible pour se rendre en Australie à l'exercice MWVCP (minor war vessels concentration point), et c'est La Moqueuse qui la remplace au pied levé en repartant en mission le 22 février. La première escale est un rapide mouillage à l'île de la Surprise pour y déposer une équipe du CNRS. La coopération de la Marine a été une nouvelles fois très appréciée par les chercheurs. L'équipe, dont les travaux portent sur la biodiversité, est suivi par une journaliste indépendante. Cette dernière s'est montrée particulièrement intéressé par la vie à bord.
La Moqueuse se dirige ensuite vers Cairns (Queensland, Australie) pour y assister à la première phase de l'exercice MWVCP. L'équipage eut aussi l'occasion de participer à la journée de compétition sportive, et La Moqueuse remporta avec brio la coupe relative au football. La deuxième phase de la période d'entraînement, en mer, fut grandement perturbée par les conditions météorologiques. Le cyclone Ingrid présent à proximité de la zone entraîna en effet l'annulation d'une grande partie des exercices. Cette mission de 4 semaines se termina par une escale à Townsville, où le bâtiment fut agréablement accueilli par l'Alliance Française locale, avant de faire route vers Nouméa pour y entrer en période d'entretien bien mérité : depuis août 2004, le patrouilleur aura passé autant de temps au port base qu'en mission.
Le 4 août
2005, le
lieutenant
de vaisseau Etienne Knapp prend le commandement du bâtiment.
![]() En mission de dépollution pour Météo France (décembre 2005). |
A la sortie du navire de sa longue IE, l'équipage se plonge du 19 au 30 septembre, dans un stage de mise en condition opérationnelle, en réalisant la panoplie complète des exercices nécessaires à la qualification opérationnelle d'un bâtiment de combat (Securex, Macopex, Gunex, Evolex…).
Une fois l'acquisition des connaissances vérifiée, La Moqueuse part pour une escale de représentation à Newcastle (2 au 12 octobre), avant de commencer une mission de soutien à la MOP (Mission Océanographique du Pacifique) et au CNRS, en leur fournissant une aide logistique utile au bon déroulement des travaux des deux institutions. Ce concours est suivi une mission à l'étranger du 14 novembre au 6 décembre avec pour haltes, Nauru, Honiara et Luganville. Cette ville du Vanuatu connait alors un véritable boum touristique.
Du 12 au 16 décembre, La Moqueuse profite d'une mission de dépollution pour le compte de Météo France de l'îlot Loop (Chesterfield) pour acheminer un ornithologue et un photographe dans le but d'une observation approfondie des espèces endémiques d'oiseaux fortement présents sur place. Cette étude, peu commune, de ces espèces a d'ailleurs un fort retentissement dans la presse locale.
2006
Le 9 janvier 2006, l'état-major de La Moqueuse passe à cinq officiers : LV Etienne Knapp (commandant le bâtiment depuis le 4 août 2005), EV1 Guillaume Soubirant (CSD depuis le 01/08/05), EV1 Sébastien Renaud (O3 depuis le 01/08/05), ASP Alexandre Becque (O4 depuis le 09/01/06) et ASP Olivier Wolber (O5 depuis le 09/12/05).
Après un repos bien mérité pour tout l'équipage, La Moqueuse en compagnie du Jacques Cartier appareille pour le désormais classique exercice CAGOU, avec à la clé des PRERAM, des TRACOU, des VERTREP, un surfex… le tout sous l'œil attentif du général COMSUP Gilles Robert.
Le 27 janvier 2006, La Moqueuse, bâtiment de souveraineté par excellence, embarque pour Sydney à l'occasion d'un salon international organisé autour de la conférence Seapower. Durant l'escale, la mission de représentation s'est notamment illustré par une cérémonie en l'hommage de Lapérouse le 31 janvier, et un coquetèle organisé à bord par ALINDIEN. La présence d'Aymé Jacquet, et d'Alain Giresse fait forte impression, tant sur l'équipage que sur les invités.
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Le vendredi 10 février, le vice amiral d'escadre Philippe Sautter (ALFAN) monte à bord pour une inspection générale du bâtiment.
Partie de Nouméa le 10 mai, La Moqueuse est rentré fin mai d’une mission de surveillance maritime autour de la Nouvelle-Calédonie. Le patrouilleur en a profité pour aller à la rencontre de la population, en mouillant en baie de Tadine, à Maré. Il a ensuite rallié la baie de Niri, avant de rejoindre Hienghène. La dernière escale fut Uala, sur l’île Art, dans l’archipel de Belep.
Le 3 août 2006,
le lieutenant de vaisseau
Nicolas
Vandebrouck prend le commandement du bâtiment.
2007
Le 13 avril, la marine nationale en Nouvelle Calédonie fête le 20e anniversaire de l’arrivée à Nouméa des patrouilleurs La Glorieuse et La Moqueuse, affectés depuis 1987 à la base Chaleix. Ils y ont remplacé les patrouilleurs ex-dragueurs de mines La Dieppoise et de La Dunkerquoise. A l’occasion du 20e anniversaire de la mise en service en Calédonie des deux P400, les commandants de La Glorieuse, Arnaud Berthet, et de La Moqueuse, Nicolas Vandebrouck, avaient convié à bord parents, amis, et personnes civiles travaillant avec les équipages. Les invités ont été accueillis vendredi soir sur un ponton recouvert d’un tapis rouge et paré de plantes vertes. Au programme : coktail, danses tahitiennes et réception à bord des deux bâtiments installés de part et d’autre du ponton, les deux étant reliés par des passerelles.
La Moqueuse effectue une escale dans le port de Wellington (Nouvelle-Zélande) du 23 à 28 avril.
Le ... août 2007,
le lieutenant
de vaisseau
Pierre
Lachard prend le commandement du bâtiment.
La Moqueuse quitte son port d’attache de Nouméa le 21 novembre pour une mission de surveillance maritime et de coopération avec les forces armées australiennes et néo-zélandaises. Elle fait escale à Norfolk (23 au 26 novembre). Puis elle conduit des exercices avec un avion de patrouille maritime australien, un Gardian du détachement 25F de Tontouta ainsi que deux patrouilleurs néo-zélandais. Le 27 novembre une voie d’eau sans gravité touchait les sanitaires. Le 28 novembre, d’autres manœuvres ont lieu avec les patrouilleurs néo-zélandais HMNZS (Her Majesty’s New Zeland Ship) Kiwi et HMNZS Wakakura. Le P400 accoste le 29 novembre à Auckland pour quatre jours d’escale.
2008
La Moqueuse appareillé le 15 janvier avec cinq scientifiques à bord pour rallier l’atoll de Huon, au nord de la Nouvelle Calédonie. Membres tant d’associations gouvernementales que d’associations non gouvernementales, ils sont mandatés par le gouvernement de la Nouvelle Calédonie pour étudier la faune présente sur l’îlot éloigné de toute civilisation. Cette opération, montée dans le cadre de l’inscription du récif calédonien au patrimoine mondial de l’UNESCO offre un suivi indispensable des populations d’oiseaux (fous bruns, fous masqués, pétrels) mais surtout des tortues marines pour lesquelles Huon reste un des dernier sanctuaires de ponte.
![]() Le lieutenant de vaisseau Laurent Saunois (photo MN). |
Cette escale est une première pour cinq jeunes midships, affectés depuis peu sur les bâtiments de la marine en Nouvelle Calédonie. Cette escale est aussi l’occasion de faire un cocktail, toujours très attendu par les autorités ni-vanuatu et les ressortissants français de l’île. La Moqueuse n’a pas dérogé à cette tradition en accueillant sur sa plage arrière une soixantaine d’invités, dont le ministre de l’intérieur des Vanuatu, le premier conseiller de l’ambassade de France aux Vanuatu et le consul de France à Port-Vila.
Le 21 avril 2008, La Moqueuse entre en AT/IPER (Arrêt Technique / Indisponibilité Pour Entretien et Réparation) à Nouville, dans la baie de Nouméa.
Au programme de ces 12 semaines de travaux figurent la réfection générale des locaux vie et des ponts extérieurs, la visite des réducteurs (le point d’orgue…) et de l’appareil à gouverner, des travaux en passerelle, sans compter une multitude de travaux divers, remises en état ou changements d’installations éprouvées par les nombreuses sorties en mer, modifications de systèmes obsolètes, etc…
Le 29 juillet
2008, le lieutenant de vaisseau
Laurent
Saunois prend le commandement de La
Moqueuse en remplacement du lieutenant de vaisseau Pierre Lachard, qui
quitte le bord en chaloupe comme c'est la tradition.
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Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2008. Copie et usage : cf. droits d'utilisation - Sources : Communiqués de presse, articles de journaux, divers ; Remerciements LV Geoffroy Roussel, LV Luc Savoyant, LV Hervé Couble, EV François-Olivier Corman, ASP Benoît Berthod, ASP Olivier Wolber)