Cinquième
aviso du type A69, le Jean Moulin est spécialisé dans la lutte anti-sous-marine
côtière, mais sa polyvalence lui permet de remplir des missions de défense
des approches maritimes, de surveillance et d'escorte en haute mer ainsi que
de présence outre-mer. Mis sur cale le 15 janvier 1975 à Lorient, il
est lancé le 31 janvier 1976, et entre en service le 11 mai 1977.
Affecté, dans un premier temps, à la 2e division d'avisos de la flottille des bâtiments légers de l'Atlantique, il est basé est Brest. De là, il effectue jusqu'en 1986 plusieurs missions en Afrique de l'Ouest et une aux Antilles-Guyane (1984). D'août 1986 à août 1987, il est affecté aux Forces Maritime du Pacifique, comme bâtiment de zone. Basé à Nouméa, il fera quelques missions de surveillance maritime, puis il rentre à Brest en novembre 1987 et il réintégre la 2e division d'avisos.
A partir du 1er juin 1992, il est rattaché au Groupe d'Action Sous-Marine (GASM). Au sein de ce groupe, sa carrière sera marquée par une mission Sharp Fence de contrôle de l'embargo à l'encontre des pays de l'ex-Yougoslavie (avril-mai 1993), et l'opération Espadon d'évacuation de ressortissants de la Sierra Leone, en proie à des troubles à la suite d'un coup d'Etat, vers la Guinée (mars-juin 1997).
Au cours de sa carrière, l'aviso Jean Moulin sera également engagé dans de nombreuses missions de service public. En 1988, il participe au sauvetage de l'équipage du voilier Groupe Pierre 1er de Florence Arthaud. En août 1990, au cours d'une délicate opération de surveillance des pêches, au cours de laquelle des pêcheurs espagnols seront blessés, le Jean Moulin arraisonne le Monte Allen, un chalutier espagnol en infraction. On peut également citer l'assistance au chalutier Cyrus en baie de Douarnenez (1994), où celle portée au voilier britannique Minerva (1996) dans des conditions météorologiques difficiles.
L'aviso Jean Moulin est retiré du service actif le 14 mai 1999, mis en réserve spéciale le 2 juillet de la même année. Le bâtiment devait être vendu à la Turquie en 2000, mais les négociations n'ont pas abouties. En attendant sa démolition, le Jean Moulin sert de brise-lames sur le plan d'eau de Lanvéoc.
| Les
commandants du Jean Moulin |
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Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2006. Pour copie et usage : cf. droits d'utilisation