capu.rossu a écrit :(...)Pour l'Oasis, A 761 est le marque de coque relevée dans les Flottes de Combat 1954.
De plus, il est logique que cette citerne n'est pas la même marque que la Fraîche (A 751) car la carrière des deux bâtiments se chevauche sur sept à huit mois.(...)
La référence aux
Flottes de Combat n’est pas toujours fiable à 100%. On y trouve (comme dans toute entreprise humaine) des erreurs.
Et certaines persistent (inexplicablement)
très longtemps. Inexplicablement, car, si l’on peut comprendre qu’une erreur apparaisse intempestivement pour une édition, elle devrait être rectifiée pour la suivante.
Deux exemples d’erreurs persistantes (mais il y en a bien d’autres…) :
1) le porte-avions
Arromanches :
sa longueur hors tout (211,25 m) est convenablement reportée dans les éditions de 1947 à 1958. Puis pour l’édition 1960, une coquille typographique interverti le premier ‘1’ (des décamètres=11) avec le second ‘2’ (des décimètres=25) ; produisant alors une longueur hors tout de 2
21,
15m ! Et cette erreur se reproduira sans discontinuer jusqu’à la fin de l’existence de l’
Arromanches, soit sur les sept éditions suivantes (de 1962 à 1974 inclus).
2) le croiseur
De Grasse.
Là aussi, c’est sa longueur qui est en cause. Elle est correctement évaluée jusqu’en 1954 (à 180,40m) ; mais il s’agit (sans l’exprimer) de la longueur entre perpendiculaires. Puis, en 1956 (prétendant sans doute donner sa longueur hors tout) la valeur affichée devient 18
8,40m : c’est 37 cm de plus que la vraie mesure (
188,03) ; car derrière le métrage de la valeur
hors tout l’auteur a conservé les décimales de l’
entre perpendiculaires. Inattention ? Puis, essayant peut-être de faire plus authentique, l’édition 1960 transforme ces données en précisant que les 188,40m sont mesurés
entre perpendiculaires, et en ajoutant une valeur
hors tout de…
199,30m. Ces mesures fantaisistes seront ensuite reproduites sans rectifications jusqu’au désarmement du croiseur, donc dans les six éditions successives, de 1962 à 1972 inclus.
Pour en revenir à l’Oasis, donc, les
Flottes de Combat donnent les matricules (successifs) suivants :
De 1954 à 1960 inclus = A7
61
En 1962 = A7
6* (sans chiffre des unités... assaillis par un doute ?)
De 1964 à 1972 inclus = A7
51 (le doute est levé).
Vérité rétablie
in fine, à la différence du porte-avions et du croiseur précédemment cités.
NB : J’atteste d’ailleurs l’avoir vu, de mes yeux vus, à Lorient, il y a quelques années (il était désarmé, en attente de démantèlement/déconstruction) sous ce matricule.[/b]
J'entrevois une autre hypothèse concernant le supposé conflit
Oasis v/s
Fraîche (pour cause de chevauchement de carrière) : que ce soit la
Fraîche qui ait été affublée du sigle A7
61 ; ce qui serait homogène avec le A7
60 de l'
Arrosoir ; l'un et l'autre cédant ensuite le sien aux (tout nouveaux) mouilleurs de filets (AN)
Cigale et
Criquet, respectivement.
Donc, selon moi, l’
Oasis, portait bel et bien le matricule A7
51.