Le principe de fonctionnement du bathyscaphe
![]() |
|
Le
CV Houot (2ème à droite) et le LV de Guillebon(au centre)
pilote bathyscaphe
|
Quel est le principe de fonctionnement du bathyscaphe Archimède ?
C'est tout simplement l'application du principe d'Archimède (d'ou le nom du bathyscaphe)
Une sphère d'exploration (de deux mètres de diamètre et de 20 cm d'épaisseur) ou se tiennent les trois hommes d'équipage, est suspendue à un réservoir contenant de l'essence type aviation plus légère que l'eau de mer (171 000 litres).
Pour
descendre dans les profondeurs sous marines on chasse de l'essence qui est
remplacée par l'eau de mer : le bathyscaphe s'alourdit et plonge, pour
remonter, on largue de la grenaille d'acier, (18 tonnes) ce qui a pour effet
d'alléger l'ensemble et le bathyscaphe remonte à la surface.L'engin
est totalement autonome et n'est pas relié à son bâtiment
accompagnateur resté en surface.
Le bâtiment de soutien remorque le bathyscaphe sur son lieu de plongée
puis le laisse accomplir sa mission. Le bathyscaphe a une petite hélice
ascensionnelle pour monter ou descendre en fonction du relief sous marin.
Les
plongées pouvaient durer jusqu'à 12 heures, trois hublots permettaient
de voir à l'extérieur et des systèmes de pont roulant
et de bras articulés permettaient d'effectuer les manipulations nécessaires.
Une communication en phonie était possible avec le bâtiment accompagnateur
en surface
Ces
plongées qui avaient toutes des buts scientifiques et aux quelles ont
participé des savants du monde entier ont été effectuées
par des petites équipes de pasionnés de la Marine nationale
au sein du Groupe des Bathyscaphes commandé par son créateur
le capitaine de vaisseau Georges Houot, les officiers, officiers mariniers,
quartiers maitres et matelots qui ont vécu cette épopée
en gardent un souvenir exceptionnel. Ils étaient des pionniers conscients
de vivre des moments merveilleux et utiles à l'humanité.
En hommage en commandant Houot, la ville de Toulon à donné
son nom à une rue du Cap Brun après les plages du Mourillon.
Par
le CF (r) Michel Gébus