Histoire et actualités du remorqueur côtier Maroa
Le 1er juillet
2009, le
premier
maître Jean-Bernard Mandron prend le commandement en
remplacement du maître principal Bertrand Krzyk. En
octobre 2009, à l'issue d'une intense période d’entretien,
le bâtiment effectue une mission de surveillance maritime à Tetiaroa
et Moorea (îles du vent).
En janvier 2010, après près de cinq longues années d’absence aux Tuamotu, c’est Rangiroa qui est choisie pour une nouvelle mission. Malheureusement, l’approche du cyclone Oli contraint le commandant à écourter cette mission pour retourner vers Papeete. Au total, se seront deux alertes cycloniques et deux alertes tsunamis pour les seuls mois de janvier et février auxquels Tahiti devra faire face.
![]() L'équipage du remorqueur Maroa, de gauche à droite : MT Lavigne, SM Veroux, MO Pihahuna, PM Husson, PM Mandron, SM Rouire, MT Agamalu, QM De Carvalo (7 décembre 2010). |
Du 12 au 16 mai, se déroule la prestigieuse régate « Tahiti Pearl Regata » aux îles sous le vent. Apres un départ donné de Raiatea, le parcours emmène les équipages à Bora Bora et Tahaa. Polyvalent, l’équipage du Maroa a été félicité par l’amiral Jean-Louis Vichot, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française et le directeur de course pour le soutien apporté pendant les régates. Au terme de cette course, c’est une météo beaucoup moins clémente attendait le Maroa pour le transit retour vers Papeete.
A partir de septembre 2010, une période d'entretien de 6 semaines voit notamment le Maroa s’alléger de couches de peintures ajoutées au fils des années, et réviser ses moteurs et installations.
Lors d'une mission de surveillance maritime aux îles sous le vent en novembre 2010, le Maroa croise la 19e édition de la course « Hawaiki Nui Va’a » entre Huahine et Bora Bora (plus de cent pirogues cette année). La météo dégradée dès la première étape donne du fil à retordre aux équipages rassurés par la présence du Maroa qui patrouillait non loin d’eux afin de garantir la sécurité de tous les usagers de la mer pendant la course.
Le 8 décembre 2010 en matinée, après avoir effectué un exercice incendie sur des cuves de gasoil de la société Total dans le port autonome, le Maroa s’est rapidement reconfiguré et a appareillé pour aller effectuer une mission de reconnaissance et d’assistance un pétrolier (le nom ?) en avarie de barre dans le nord de Tahiti. Après avoir enchainé mouvements de zodiac, hélitreuillage et interrogations, le Maroa a regagné le port de Papeete en escorte du pétrolier en avarie en fin de journée suivante.
![]() Le Maroa en soutien de la RFO ABC Cup (photo USCAN Papeete) |
Le samedi 4 avril le RPC Maroa ainsi que le patrouilleur de la gendarmerie maritime Jasmin appareillaient afin d'assurer la sécurité nautique de la 19e édition de l’ABC Cup. Cette course de va'a (pirogues Polynésiennes) organisée par le club RFO Tahiti Va’a se déroulait sur le trajet aller-retour entre Tahiti et Moorea, soit une quarantaine de kilomètres. Réunissant 104 équipages soit près de 1200 rameurs cette course est la première grande épreuve hauturière de la saison se clôturant début novembre par la célèbre "Hawaiki Nui Va'a" (130 km sur trois jours de course).
Avril 2008 : Exercice de secours aux naufragés
5 avril : Un exercice de secours aux naufragés se déroule autour du ferry Aremiti IV entre Tahiti et son île sœur Moorea. Le Prairial et son Alouette III, le Maroa, les vedettes Jasmin (gendarmerie maritime), Arafenua (Douanes) y participent.
Mars 2008 : Déséchouement réussi du thonier Méréana
Le 29 mars en fin d'après midi, le Méréana a regagné le port de Papeete en remorque du RPC Maroa. La veille, ce thonier de 13,7 mètres s'était échoué sur la côte ouest de Tahiti, sur la barrière de corail entre Paea et Papara.
Cette opération a été menée avec les moyens de la Marine nationale en raison de l'indisponibilité des remorqueurs du port autonome, des risques de pollution et de la nécessité d'intervenir rapidement afin que le thonier ne soit pas davantage poussé par la houle vers le lagon.
L'intervention, rendue délicate par une houle importante à cette endroit de la côte, s'est déroulée avec l'aide d'agents de la société Technimarine. C'est au bout d'une heure et demi d'effort que le Méréana retrouvait la mer. (Brèves MN)
![]() Le 19 mars, le navire de pêche coréen Dongwon 21 est à la dérive, en panne de moteur, à environ 300 nautiques de Tahiti. (Photo 25F) |
Le 19 mars, le remorqueur Maroa prend en remorque le navire de pêche coréen Dongwon 21 qui se trouve à la dérive, en panne de moteur, à environ 300 nautiques de Tahiti.
Bien que les messages d’alertes du navire aient été relayés par le centre de secours maritime de Papeete sur la station côtière de Mahina radio, aucun bateau ne s’était manifesté pour aller à sa rencontre. C’est pourquoi, la Marine nationale a dépêché sur zone le Maroa qui rentre avec le Dongwon 21 sur Papeete le 22 mars.
Avril 2004 : Sauvetage d'un thonier
Un thonier palangrier de 15 mètres échoué en pleine nuit, le 16 avril, sur la pointe récifale de Faa’a a été sauvé le lendemain après plusieurs heures d’une intervention délicate, et cinq minutes seulement avant que ne soient ordonnés l’évacuation et l’abandon du navire. Le Lady Chris 3 a pu être déséchoué et remorqué par le Maroa jusqu’au chantier naval où il sera réparé. Au préalable, les plongeurs de bord de La Tapageuse et de La Railleuse avaient dû obturer une brèche sous la ligne de flottaison tandis que les marins du Manini asséchaient la cale totalement noyée du thonier. Dans une lettre à Alpaci, l’armateur du Lady Chris 3 a chaleureusement remercié les sauveteurs et en particulier les MP Patrick Gassion et Jacques Le Roux, commandants respectifs des remorqueurs Maroa et Manini. (Brèves MN)
Septembre 2002 : Sauvetage du yacht de pêche Cyberco
En matière de sauvetage en mer, les Gardian de la 25F basés à Tahiti-Faa’a affichent un palmarès à l’échelle du Pacifique ! Nouvelle intervention heureuse le 1er septembre 2002 avec le sauvetage d’un yacht de pêche désemparé et de ses six passagers. Le Cyberco, après qu’une vague déferlante l’ait touché sur l’arrière, endommageant ses 2 moteurs de 300 cv, dérive 1 journée avant d’être repéré par le Gardian. Il sera ensuite remorqué vers Papeete par le Maroa, petit remorqueur de la Marine. Ainsi, 6 personnes de plus ont été sauvées, s’ajoutant au 33 déjà secourues depuis le 1er janvier 2002.