Histoire et actualités du patrouilleur La Glorieuse
Octobre
2008 : Des ornithologues à bord
La Glorieuse est partie de Nouméa,
le 20 octobre, avec deux techniciens de Météo France et deux membres de l’IRD
(Institut pour la Recherche et le Développement) à bord. Les ornithologues,
n’ont eu de cesse d’identifier et de dénombrer les oiseaux marins. Le patrouilleur
mouille aux Chesterfield 24 heures, ce qui va permettre aux
scientifiques de recenser les oiseaux nichant sur les îlots de sable, dont ils
constituent les principaux habitants.
Septembre
2008 : Visite à Auckland
Le 11 septembre, La Glorieuse entre
dans la baie d’Hauraki. Auckland apparaît au loin, dominée
par ses gratte-ciels et la Sky Tower (une grande tour longiligne, la plus haute
du Pacifique). Le chenalage du Rangitoto nous mène au port militaire. Après
s’être occupée du bateau, une partie de l’équipage peut aller profiter d’Auckland,
de ses magasins. Nous repartons vendredi midi pour la baie d’Hauraki, pour y
conduire divers exercices d’entraînement avec des bâtiments australiens et néo-zélandais,
ainsi qu’avec les sept marins de Singapour actuellement embarqués. (P400 La
Glorieuse 13/09/08)
Mai
2007 : Escale à Sydney
Le patrouilleur La Glorieuse fait
une escale à Sydney du 21 au 26 mai. Le jour de l'arrivée, le
consul général de France à Sydney, M. Lionel Majesté-Larrouy, et le commandant,
le capitaine de frégate Arnaud Berthet répondent aux questions des journalistes.
Le public pourra visiter le bâtiment sur rendez-vous entre le 22 et le 25 mai.
Mai
2007 : Arraisonnement d'un navire de pêche
illicite
Aperçu
par le patrouilleur La Glorieuse le 11 mai à
l’intérieur de la ZEE de la Nouvelle-Calédonie (partie ouest
de la ZEE, au sud du récif des Chesterfield), le navire de pêche
taïwanais Jin Chen 68 (ou Jing Chueng 69 selon d'autres
sources), prend la fuite, refusant d’obtempérer aux ordres qui
lui ont été intimés de s’arrêter. En raison
des mauvaises conditions météorologiques, il est décidé
d’opérer au lever du jour, avant que le bâtiment ne sorte
de la ZEE. Le 12 mai, à 6h00, le bâtiment est arraisonné
et fait l’objet d’une inspection complète qui met en évidence
l’absence de bouées radio et d’hameçons à bord.
L’identification et l’emploi du plan de fréquences des bouées
radio ont permis de remonter jusqu’à la palangre située
à 75 nautiques à l’intérieur de la ZEE, non loin
du point de rencontre initial.
Avril
2007 : Les 20 ans de La Glorieuse et de La Moqueuse
Le 13 avril, la marine nationale en Nouvelle Calédonie fête le 20e
anniversaire de l’arrivée à Nouméa des patrouilleurs La
Glorieuse et La Moqueuse,
affectés depuis 1987 à la base Chaleix. Ils y ont remplacé les patrouilleurs
ex-dragueurs de mines La Dieppoise et de La Dunkerquoise.
A l’occasion du 20e anniversaire de la mise en service en Calédonie des deux
P400, les commandants de La Glorieuse, Arnaud
Berthet, et de La
Moqueuse, Nicolas Vandebrouck, avaient convié à bord parents, amis,
et personnes civiles travaillant avec les équipages. Les invités ont été accueillis
vendredi soir sur un ponton recouvert d’un tapis rouge et paré de plantes vertes.
Au programme : coktail, danses tahitiennes et réception à bord des deux bâtiments
installés de part et d’autre du ponton, les deux étant reliés par des passerelles.
![]() A quai à Nouméa, à l'occasion des journées du patrimoine (juin 2006). |
Avril-juin
2006 : Missions de surveillance et exercice « Croix du Sud »
Depuis
avril, suite au changement des turbos, La Glorieuse
a retrouvé la mer et mérite son nom plus que jamais. Le bâtiment aura
effectué plusieurs missions de surveillance maritime dans la ZEE Nouvelle-Calédonie
et ailleurs, et aura pris la tête de la force d’opposition dans l’exercice
interallié et interarmées « Croix du Sud 2006 ».
Décembre
2005 : Avarie de moteur
Au
retour de la traditionnelle sortie des familles, le turbo du moteur bâbord présente
des signes de faiblesse. Le bilan est lourd : mission en Nouvelle-Zélande prévue
en janvier/février annulée et début d'une nouvelle période d'indisponibilité
à l'issue incertaine.
Novembre-décembre
2005 : Mission de surveillance maritime
En
route pour une mission de surveillance maritime d'un mois, La
Glorieuse met le cap sur la Papouasie Nouvelle-Guinée où elle accostera
à Madang, avant de repartir pour l'Australie (Cairns et Brisbane). Cette mission
de coopération aura permis d'effectuer de nombreuses heures de surveillance
maritime au profit des états voisins.
Octobre-novembre
2005 : Reprise d'activité
Après
de longs mois d'indisponibilité consécutifs à son IPER, La
Glorieuse retrouve enfin la mer et prépare ses premières missions. Des
difficultés techniques rencontrées sur les groupes électrogènes, les réducteurs
et les moteurs de propulsion auront marqué cette première tentative d'entretien
majeur sur le territoire calédonien. Après la relève de la moitié de l'équipage
au mois d'août et la participation au stage MECO annuel, La
Glorieuse laisse en tout cas ses soucis derrière elle.
Novembre
2004 - Janvier 2005 : Carénage à Nouméa
La
remise à niveau de La Glorieuse représente un
marché global de 3 millions d’Euros.
Le travail
le plus délicat était celui du retrait, par précaution, d’une peinture des fonds
contenant de l’amiante. Ce décapage a été réalisé par Pacifique amiante service,
une entreprise calédonienne spécialisée. Ont aussi travaillé sur le bateau Cegelec-Endel
(Montalev), Mgc (Maintenance générale calédonienne) et EPC (Entreprise de peinture
calédonienne). Les travaux sur le patrouilleur ont débuté mi-septembre à quai
sur le Port autonome, dans la zone proche des remorqueurs. Un dispositif de
bureaux et d’ateliers a été disposé sur le quai, constituant une annexe de la
pointe Chaleix. Le travail sur les œuvres vives a nécessité la mise à terre
de La Glorieuse sur la cale de halage de Nouville
où elle se trouvait encore en décembre, en cours de peinture. La remise
à l’eau a eu lieu fin décembre. Les travaux sur le bâtiment vont se poursuivre
pendant encore au moins un mois au Port autonome.
![]() Arraisonnement du Feng Rong Shang (janvier 2004). |
Janvier
2004 : Encore un pirate
Le
16 janvier, un Gardian,
surprend en action de pêche illicite un palangrier taiwanais à 110 nautiques
dans le sud-est de l'île des Pins. La Glorieuse
appareille. 24h de course poursuite plus tard, l’interception a lieu à moins
de 30 nautiques de la limite sud de la ZEE. Une équipe de visite prend possession
du navire de pêche et signifie l’ordre de déroutement sur Nouméa. Le 19 janvier,
le Feng Rong Shang entre dans le lagon escorté du patrouilleur et de
la vedette de gendarmerie maritime. (Brèves MN)
Janvier
2004 : Le Jacques Cartier à la rescousse de La Glorieuse
Début janvier 2004, d'importantes fuites de
gaz au niveau du collecteur d'échappement de la cheminée babord
de La Glorieuse avait
été détectées. En cause la rupture de la boulonnerie.
Avec l'aide de la grue du Jacques
Cartier,
le silencieux est débarqué, et une équipe de la base navale
de Nouméa effectue la réparation. Le 28 janvier, un problème
similaire est découvert sur tribord. Des moyens lourds seront alors mis
en place pour permettre au patrouilleur d'appareiller le 24 février.
Novembre
2003 : Arraisonnement d'un palangrier pirate
Un
Gardian détecte
deux palangriers étrangers à proximité des récifs d’Entrecasteaux le
27 novembre. La Glorieuse qui se dirigeait vers
Ouvéa est dérouté, arrive sur zone le lendemain. Aucune infraction
n’est constatée sur le premier bateau (San Shen 068), l’autre navire,
le San Sheng n°168, profite de la nuit pour s’échapper. Il est localisé
par le Gardian.
Comme le fuyard poursuit sa route sans répondre aux appels radio, le
Gardian largue
sur l’avant un mur de fumigènes pour lui signaler qu’il doit s’arrêter et entrer
en contact, mais sans succès. Ce n'est que le 28 novembre, à 18 heures,
à l’injonction de La Glorieuse, qu'il est stoppé.
Le palangrier, les soutes remplies de poisson, sera dérouté vers Nouméa.
(Source : Les nouvelles Calédoniennes, Brèves MN)
Mars
2003 : Les ravages du cyclone Erica
Erica, pour certains le pire cyclone du siècle, a frappé
de plein fouet la Nouvelle-Calédonie le 14 mars. Le Jacques
Cartier, mouillé en baie de Prony, ses deux moteurs en fonction,
chassera sur plusieurs centaines de yards tout en enregistrant un vent établi
à 70-75 noeuds et des rafales à 94 noeuds. La
Glorieuse, à l'abri en baie d'Ire, affronte les assauts
du vent et chasse de 200 yards. Heureusement les deux bâtiments ne
subissent pratiquement pas de dommage et les équipages en sont quitte
pour une belle frayeur.
Mars
2003 : Escale à Sydney - Hommage à Nicolas
Baudin
La
Glorieuse
a fait escale en mars à Sydney. Le bâtiment a participé
aux cérémonies commémoratives en hommage à Nicolas
Baudin, premier explorateur du littoral ouest et sud de l'Australie (1800).
La présence de M. Michel Rocard, ancien 1er Ministre et président
de l'association Terra Australis a donné plus d'éclat à
la cérémonie.
Février
2000 : Omelette géante à Lifou
Cette
mission de surveillance a commencé par l'embarquement à Nouméa
d'une poêle géante de 3 mètres de diamètre, propriété
de la "confrérie de l'omelette géante de Dumbéa".
La
Glorieuse
avait entre autres pour mission de patrouiller dans la zone des îles
Belep dans le grand lagon nord. Après 5 jours de mer, le patrouilleur
est arrivé dans le petit port de We sur l'île de Lifou pour
y débarquer son important ustensile.
Les marins ont été conviés aux festivités de Luciela
2000 qui ont commencé par la signature du jumelage entre Lifou et
Dumbéa. On pouvait y deguster des spécialités culinaires
accompagnés de la célèbre bière du pays Number
One. A l'issue de l'élection de Miss Luciela 2000, les chevaliers
de la confrérie de l'omelette géante de Dumbéa, accompagnés
du cuisinier de La
Glorieuse,
ont sacrifiés des milliers d'oeufs pour confectionner une omelette savoureuse.
Le retour de la poêle sur la plage arrière du patrouilleur marquait
la fin de cette mission de surveillance maritime un peu particulière.
(Cols Bleus n°2522
du 18 mars 2000 / photo Marine nationale)
![]() Dépôt de gerbes au monument aux morts par Bernard Marantet, maire de Dumbéa et le LV Yann Lefébure, commandant La Glorieuse. |
28
janvier 1999 : Dumbéa parraine La
Glorieuse
Le
patrouilleur La
Glorieuse
vient de s'ancrer à son nouveau port d'attache de Nouvelle-Calédonie... Ville
phare du «Caillou», rayonnante par son dynamisme et sa volonté de s'ouvrir sur
le monde extérieur, Dumbéa est devenue la ville marraine de La
Glorieuse
le 28 janvier 1999 au cours d'une belle cérémonie à la mairie de la ville.
L'équipage au grand complet, les familles, le maire, de nombreux élus locaux
et membres d'associations se sont retrouvés pour célébrer l'événement. Après
un dépôt de gerbes au monument aux morts, le maire de Dumbéa et le commandant
de La
Glorieuse
ont chacun pris la parole pour exprimer leur joie et leur confiance en ce parrainage.
Un pot de l'amitié a ensuite permis à chacun de se rencontrer. Déjà jumelée
avec les villes de Fréjus, Punaauia (Tahiti) et Granby (Québec), la population
de Dumbéa attache de l'importance à établir des liens, à les entretenir et les
resserrer. La
Glorieuse
est à présent attachée à cette ville. Les prochains rendez-vous sont déjà pris
: rencontres sportives, journée à la mer, et cocktail à bord de La
Glorieuse
en l'honneur de cet événement. (Cols
Bleus n°2476 du 6 mars 1999 / Photo Marine nationale)
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Décembre
1998 : Escale au Vanuatu
À
la fin de l'automne dernier, le patrouilleur La
Glorieuse
appareille de Nouméa pour rejoindre le batral Jacques
Cartier devant Port-Vila, capitale du Vanuatu. Les deux bâtiments, avec
leurs équipages, ainsi qu'une section du Régiment d'infanterie de marine du
Pacifique (Rimap) embarquée sur le batral, sont attendus pour une escale de
quelques jours. Le gouvernement du Vanuatu s'attache à maintenir d'excellentes
relations avec la France.
Afin d'entretenir ces relations, les deux bâtiments ont offert le premier soir
d'escale un coquetèle qui a réuni une centaine d'invités extérieurs -
dont le vice-Premier ministre, ainsi que plusieurs ministres - sur la plate-forme
hélicoptère du Jacques Cartier.
En plus de la délégation française, était invitée une section de la Vanuatu
mobile force avec leur musique. Les bâtiments ont ouvert leurs portes au public
et un match de football a opposé l'équipe de la police locale à une formation
militaire française. Au terme de cette escale, La
Glorieuse
a effectué divers exercices avec son homologue vanuatais : le patrouilleur Tukoro.
Cet unique patrouilleur, offert par la Marine australienne, a pour mission la
surveillance des eaux territoriales du Vanuatu. (Cols
Bleus n°2470 janv. 1999 - photo Marine nationale)
Octobre
1998 : Exercice Exia Sud 98 - Les grandes manoeuvres en Nouvelle-Calédonie
Le scénario de la manoeuvre a plus ou moins été bâti autour de "faits
vécus" : l'intervention d'une force d'interposition qui va chercher à éviter
que ne se produise ce qu'il est désormais coutume d'appeler "une épuration ethnique".
Le bon déroulement de l'exercice n'a été rendu possible que grâce au déploiement
d'imposants moyens terrestres, maritimes et aériens. Ont notamment participé
à EXIA SUD 98 plusieurs compagnies du RIMaP/Nouvelle-Calédonie, dont une compagnie
TAP, un escadron de reconnaissance et d'appui (composé de 3 pelotons d'auto-mitrailleuses
légères et d'une section de mortier lourd), et deux compagnies du 42e BCS. La
Marine a mis en place le patrouilleur P400 La
Glorieuse,
le Batral Jacques Cartier,
un chaland de transport et une escadrille à deux Gardian.
Les moyens air étaient pour leur part composés d'une cellule de quatre Puma
SA 330 et un Fennec AS 555, ainsi qu'une cellule à 2 CASA CN 235.Un escadron
de Gendarmerie mobile et une cellule PC ont également pris part à la manoeuvre.
EXIA SUD 98 a aussi fait appel à un renfort Guépard, en l'occurence une
compagnie de 65 hommes du RIMaP de Polynésie francaise, soit au total, plus
de 2300 personnes.(... ...) . La montée en puissance de la Force multinationale
de protection du Pacifique sud s'est poursuivie par le déploiement des troupes
embarquées à bord du Jacques Cartier.
Celles-ci ont alors entrepris de ratisser la région, en l'occurence un terrain
plutôt hostile, inhabité et ce faisant, totalement démuni de réels points de
repère. (... ...) Pour la première fois depuis très longtemps, en effet, de
nombreux observateurs australiens et néo-zélandais ont été invités à suivre
toutes les phases critiques de la manoeuvre sur le terrain. Ils ont, ainsi embarqué
à bord du Batral Jacques Cartier
et de La
Glorieuse.
(Armées d'Aujourd'hui n°236 dec 98)