30 avril 1940, la perte accidentelle du CT Maillé-Brézé
Publié : 27 avr. 2014, 11:08
Le contre-torpilleur Maillé-Brézé appartient à la tranche navale 1928/1929 ,mis sur cale en 1930 aux chantiers de Penhoet à Saint-Nazaire; lancé le 9 novembre 1931; il entre en service en 1932;.il appartient à la classe Vauquelin, il déplace 2441 t w ; long de 129 mètres; il est armé de 5 canons de 138 mm; 4 x 37 mm; 4 x 13 mm et 7 tubes lance -torpilles.

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé
Au début de la guerre, le Maillé-Brézé appartient à la 9 ém division de contre-torpilleurs basée en Méditerranée; le 1er avril 1940 il appareille de Toulon pour participer à la Campagne de Norvège.
Il se dirige alors vers Scapa flow ou il arrive le 8 avril, avec le croiseur Emile bertin portant la marque de l'amiral Derrien, ils rallie la Home Fleet, ils recherchent les convois allemands naviguant près des cotes norvégiennes; le contre-torpilleur Maillé-Brézé rejoint Greenock sur l'estuaire de la Clyde; il escorte les convois FP1 vers Namsos, le 19 avril le convoi est attaqué par un sous-marin allemand, le Maillé- Brézé le grenade sans résultat. Le 22 avril il escorte le croiseur auxiliaire Ville d'Oran avarié par une bombe dans le fjord de Namsos vers Greenock; le 25 avril le Maillé-Brézé appareille de Greenock pour escorter le convoi FS 2, après avoir été remplacé par des destroyers britanniques, il revient à Greenock le 27 avril; le 30 avril en début d’après midi le Maillé-Brézé est embossé dans la Clyde, feux bas; il effectue un exercice de mise de feu au mouillage pour le lancement à la poudre du tube lance -torpilles n°1; après cet exercice la plate forme de tubes lance- torpilles latérale tribord est remise dans l'axe; alors qu'un quartiers-maître procède à des graissages ; dans des circonstances inexpliquées, la gargousse de poudre du tube n°1 qui est restée à poste, est mise à feu, provoquant la chasse de la torpille, laquelle pénètre sous la teugue; sous le choc le réservoir d'air comprimé éclate, causant des avaries considérables aux superstructures avant et la destruction de la chaufferie n°1. Le cône de combat explose, provoquant un incendie qui se propage à tout l'avant du bâtiment ; le Maillé-Brézé prend de la bande; malgré l'aide bâtiments britanniques sur rade; le feu ne peut être maîtrisé; les soutes à munitions risquant d'exploser le bâtiment est évacué à 15 h 15; le feu est enfin maîtrisé par les pompiers de Greenock vers 19 h ; à 20 h l'épave coule par 12 mètres de fonds, d'autant que des hublots sont restés ouverts; seuls émergent les vestiges du bloc passerelle et de la mature et 3 des cheminées; la quatrième s'étant effondrée lors de l'incendie. Il y aura 27 morts et 47 blessés dans cet accident; l'épave du Maillé- Brézé ne sera relevée qu'en août 1954 pour être ferraillée à Greenock.

L'épave incendiée du Maillé-Brézé
Alain
Sources: Les CT de 2700 tonnes du type Vauquelin par Jean Lassaque, Marines éditions

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé
Au début de la guerre, le Maillé-Brézé appartient à la 9 ém division de contre-torpilleurs basée en Méditerranée; le 1er avril 1940 il appareille de Toulon pour participer à la Campagne de Norvège.
Il se dirige alors vers Scapa flow ou il arrive le 8 avril, avec le croiseur Emile bertin portant la marque de l'amiral Derrien, ils rallie la Home Fleet, ils recherchent les convois allemands naviguant près des cotes norvégiennes; le contre-torpilleur Maillé-Brézé rejoint Greenock sur l'estuaire de la Clyde; il escorte les convois FP1 vers Namsos, le 19 avril le convoi est attaqué par un sous-marin allemand, le Maillé- Brézé le grenade sans résultat. Le 22 avril il escorte le croiseur auxiliaire Ville d'Oran avarié par une bombe dans le fjord de Namsos vers Greenock; le 25 avril le Maillé-Brézé appareille de Greenock pour escorter le convoi FS 2, après avoir été remplacé par des destroyers britanniques, il revient à Greenock le 27 avril; le 30 avril en début d’après midi le Maillé-Brézé est embossé dans la Clyde, feux bas; il effectue un exercice de mise de feu au mouillage pour le lancement à la poudre du tube lance -torpilles n°1; après cet exercice la plate forme de tubes lance- torpilles latérale tribord est remise dans l'axe; alors qu'un quartiers-maître procède à des graissages ; dans des circonstances inexpliquées, la gargousse de poudre du tube n°1 qui est restée à poste, est mise à feu, provoquant la chasse de la torpille, laquelle pénètre sous la teugue; sous le choc le réservoir d'air comprimé éclate, causant des avaries considérables aux superstructures avant et la destruction de la chaufferie n°1. Le cône de combat explose, provoquant un incendie qui se propage à tout l'avant du bâtiment ; le Maillé-Brézé prend de la bande; malgré l'aide bâtiments britanniques sur rade; le feu ne peut être maîtrisé; les soutes à munitions risquant d'exploser le bâtiment est évacué à 15 h 15; le feu est enfin maîtrisé par les pompiers de Greenock vers 19 h ; à 20 h l'épave coule par 12 mètres de fonds, d'autant que des hublots sont restés ouverts; seuls émergent les vestiges du bloc passerelle et de la mature et 3 des cheminées; la quatrième s'étant effondrée lors de l'incendie. Il y aura 27 morts et 47 blessés dans cet accident; l'épave du Maillé- Brézé ne sera relevée qu'en août 1954 pour être ferraillée à Greenock.

L'épave incendiée du Maillé-Brézé
Alain
Sources: Les CT de 2700 tonnes du type Vauquelin par Jean Lassaque, Marines éditions