Remorqueur A 676
- capu.rossu
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Bonsoir Klaus,
J'ai la photocopie de la DM 812 EMG 4 du 07/11/1930 donnant la correspondance entre les numéros de repère d'origine et les noms attribués.
Il est bien écrit que le R 7 est le Cap Verd.
C'est la traduction d'origine du nom portugais Cabo Verde ainsi appelé par les premiers navigateurs de ce pays qui explorèrent la côte africaine.
@+
Alain
J'ai la photocopie de la DM 812 EMG 4 du 07/11/1930 donnant la correspondance entre les numéros de repère d'origine et les noms attribués.
Il est bien écrit que le R 7 est le Cap Verd.
C'est la traduction d'origine du nom portugais Cabo Verde ainsi appelé par les premiers navigateurs de ce pays qui explorèrent la côte africaine.
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Alain
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Klaus Günther v. Martinez
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Tourbillon
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Le remorqueur Portzic portait la marque PZ, sur le pavois avant, lors de la sortie de forme du porte-avions Clemenceau le 21 décembre 1957 à Brest. Sa cheminée était grise, avec la partie supérieure noire, sans bandes blanches. Le Portzix était amarré à tribord arrière, la poupe sortant la première.
- Fondudaviation
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Marques de coque des Auxiliaires
Je rebondis sur cette opportunité à ne pas manquer.
Grâce à de la documentation courante (Flottes de Combat, Jane’s…) on peut avoir la connaissance des marques de coque postérieurement à 1952 (à dessein, je n’écris pas « Otan », car chacun sait ici — contrairement au vulgus pecum — qu’il s’agit d’une nomenclature instituée (en fin 1950) par les marines de quelques pays de l’Europe occidentale (voir note in fine).
Il y a cependant quelques « trous » dans la liste des Auxiliaires (les « A »).
La découverte du A676 Plougastel me fait soupçonner que la plupart des remorqueurs de rade (voire certains "de port") avaient à l’époque une marque en « A », ultérieurement substituée (vers 1960, pour ceux qui étaient encore en service) par un « Y ».
Dans la liste des 200 « A » possibles (de 600 à 799 inclus) j’ai repéré les attributaires suivants entre 1951 et 1955 :

Les remorqueurs semblent numérotés à partir du A660 (Mammouth) et jusqu’à 726 (au maximum, les mouilleurs de filet — AN — arrivant ensuite).
On constatera d’ailleurs que les numéros des remorqueurs (et des auxiliaires en général) n’étaient pas attribués dans l’ordre alphabétique ou chronologique, ni par classe ou série, mais « groupés » en fonction de la Région maritime : ceux de la Première, puis de la Deuxième…
Donc, les « trous » de mon tableau pourraient-ils être « comblés » grâce à la sagacité des membres éminents et avertis du forum ? J’y ai d’ores et déjà glissé les Penfeld, Plougastel et Portzic aux 675_677…
Mais peut-être y a-t-il bien d’autres créneaux qui peuvent être renseignés (par des remorqueurs ou autres…).
Note : … nomenclature instituée (en fin 1950) par les marines de quelques pays de l’Europe occidentale (Belgique, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni et France) afin de se comparer plus aisément les unes avec les autres. À cette occasion, l’US Navy n’a en rien abandonné son propre système (qui, lui, remonte au début des années 1920).
Ils ont été rejoints par la suite par l’Italie, la Grèce, le Portugal, la Turquie et la RFA. En tant que partie prenante du Commonwealth, l’Australie, le Canada, l’Inde, le Pakistan, la Nouvelle-Zélande et l’Union sud-africaine ont aussi utilisé ce système de symbolique, mais l’ont depuis plus ou moins abandonné. Le Canada (très vite, dès le milieu des années cinquante) et l’Australie (un peu plus tard) ont à présent un système proche de celui de l’US Navy (que le Japon d’après guerre utilise peu ou prou lui aussi).
C’est en fait le système de classification britannique et son principe de numérotation, en vigueur en 1945 dans la Royal Navy, qui a été alors adopté et généralisé, en accordant, dans chaque catégorie, aux (autres) marines adhérentes, les créneaux vacants de "Block Numbers" de la RN.
Grâce à de la documentation courante (Flottes de Combat, Jane’s…) on peut avoir la connaissance des marques de coque postérieurement à 1952 (à dessein, je n’écris pas « Otan », car chacun sait ici — contrairement au vulgus pecum — qu’il s’agit d’une nomenclature instituée (en fin 1950) par les marines de quelques pays de l’Europe occidentale (voir note in fine).
Il y a cependant quelques « trous » dans la liste des Auxiliaires (les « A »).
La découverte du A676 Plougastel me fait soupçonner que la plupart des remorqueurs de rade (voire certains "de port") avaient à l’époque une marque en « A », ultérieurement substituée (vers 1960, pour ceux qui étaient encore en service) par un « Y ».
Dans la liste des 200 « A » possibles (de 600 à 799 inclus) j’ai repéré les attributaires suivants entre 1951 et 1955 :

Les remorqueurs semblent numérotés à partir du A660 (Mammouth) et jusqu’à 726 (au maximum, les mouilleurs de filet — AN — arrivant ensuite).
On constatera d’ailleurs que les numéros des remorqueurs (et des auxiliaires en général) n’étaient pas attribués dans l’ordre alphabétique ou chronologique, ni par classe ou série, mais « groupés » en fonction de la Région maritime : ceux de la Première, puis de la Deuxième…
Donc, les « trous » de mon tableau pourraient-ils être « comblés » grâce à la sagacité des membres éminents et avertis du forum ? J’y ai d’ores et déjà glissé les Penfeld, Plougastel et Portzic aux 675_677…
Mais peut-être y a-t-il bien d’autres créneaux qui peuvent être renseignés (par des remorqueurs ou autres…).
Note : … nomenclature instituée (en fin 1950) par les marines de quelques pays de l’Europe occidentale (Belgique, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni et France) afin de se comparer plus aisément les unes avec les autres. À cette occasion, l’US Navy n’a en rien abandonné son propre système (qui, lui, remonte au début des années 1920).
Ils ont été rejoints par la suite par l’Italie, la Grèce, le Portugal, la Turquie et la RFA. En tant que partie prenante du Commonwealth, l’Australie, le Canada, l’Inde, le Pakistan, la Nouvelle-Zélande et l’Union sud-africaine ont aussi utilisé ce système de symbolique, mais l’ont depuis plus ou moins abandonné. Le Canada (très vite, dès le milieu des années cinquante) et l’Australie (un peu plus tard) ont à présent un système proche de celui de l’US Navy (que le Japon d’après guerre utilise peu ou prou lui aussi).
C’est en fait le système de classification britannique et son principe de numérotation, en vigueur en 1945 dans la Royal Navy, qui a été alors adopté et généralisé, en accordant, dans chaque catégorie, aux (autres) marines adhérentes, les créneaux vacants de "Block Numbers" de la RN.
Dernière modification par Fondudaviation le 28 avr. 2012, 10:40, modifié 2 fois.
- Fondudaviation
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- capu.rossu
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SL
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VULGUS PECUM
Bonsoir,
Un forum me semble avant tout un lieu d'entraide. Dans cette optique les membres qui ont quelques connaissances acceptent de les partager... sans flétrir ceux qui n'ont pas le même savoir.
Ceci dit voici quelques éléments supplémentaires tirés du livret "Marine Nationale" de 1964 et relatifs aux numéros de coque des remorqueurs.
A 696 SYCOMORE
A 698 FILAO (ex BÄRBER)
A 704 BALSA
A 707 ACAJOU
A 711 LATANIER
A 717 JARDEHEU
A 724 CHENE
A 725 HETRE
A 726 CORMIER
A 767 CHARAA (ex HERTA)
A 773 CHARME
A 774 MELEZE
A 776 BOULEAU
A 797 CLIMONT
Je ne connais pas grand chose en matière de bâtiments mais à quatre exceptions près (FILAO, JARDEHEU, CHARAA et CLIMONT) il s'agit de remorqueurs de rade auxquels on avait sans doute initialement attribué un numéro de coque de bâtiment auxiliaire avant de les reclasser dans la catégorie des bâtiments portuaires.
Cordialement SL
Un forum me semble avant tout un lieu d'entraide. Dans cette optique les membres qui ont quelques connaissances acceptent de les partager... sans flétrir ceux qui n'ont pas le même savoir.
Ceci dit voici quelques éléments supplémentaires tirés du livret "Marine Nationale" de 1964 et relatifs aux numéros de coque des remorqueurs.
A 696 SYCOMORE
A 698 FILAO (ex BÄRBER)
A 704 BALSA
A 707 ACAJOU
A 711 LATANIER
A 717 JARDEHEU
A 724 CHENE
A 725 HETRE
A 726 CORMIER
A 767 CHARAA (ex HERTA)
A 773 CHARME
A 774 MELEZE
A 776 BOULEAU
A 797 CLIMONT
Je ne connais pas grand chose en matière de bâtiments mais à quatre exceptions près (FILAO, JARDEHEU, CHARAA et CLIMONT) il s'agit de remorqueurs de rade auxquels on avait sans doute initialement attribué un numéro de coque de bâtiment auxiliaire avant de les reclasser dans la catégorie des bâtiments portuaires.
Cordialement SL
- capu.rossu
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Bonsoir SL,
Vos quatre exceptions sont des remorqueurs de rade : Charaa et Jardaheu sont des 300 CV découlant du programme de 1930, le Filao est un remorqueur côtier du même type que le Bambou (550 CV construit en France sur ordres de la KM) et le Climont est un des remorqueurs fluviaux du Rhin construit par l'Allemagne en 1957. Ils ont été reclassés "Y" par la suite.
J'ai intégré vos infos complémentaires.
J'ai aussi le même document pour les marques de coque "Y".
@+
Alain
Vos quatre exceptions sont des remorqueurs de rade : Charaa et Jardaheu sont des 300 CV découlant du programme de 1930, le Filao est un remorqueur côtier du même type que le Bambou (550 CV construit en France sur ordres de la KM) et le Climont est un des remorqueurs fluviaux du Rhin construit par l'Allemagne en 1957. Ils ont été reclassés "Y" par la suite.
J'ai intégré vos infos complémentaires.
J'ai aussi le même document pour les marques de coque "Y".
@+
Alain
- Fondudaviation
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- Inscription : 24 mars 2010, 20:21
Re: Remorqueurs de rade
Cette liste est très précieuse. Elle montre que — avant d’être reclassés « Y » — (tous ?) les remorqueurs de rade de 700 ch/105 tonnes de la classe HÊTRE ont été, un temps (vers 1964) classés en « A »… donc (bien) après leur mise en service, puisque certains numéros étaient occupés avant ; et que ça n’a pas duré, puisque dès 1968 ils se sont retrouvés en « Y ». j’ai repris ces éléments sur le tableau suivant :SL a écrit :--- voici quelques éléments supplémentaires tirés du livret "Marine Nationale" de 1964 et relatifs aux numéros de coque des remorqueurs. --- Je ne connais pas grand chose en matière de bâtiments mais à quatre exceptions près (FILAO, JARDEHEU, CHARAA et CLIMONT) il s'agit de remorqueurs de rade auxquels on avait sans doute initialement attribué un numéro de coque de bâtiment auxiliaire avant de les reclasser dans la catégorie des bâtiments portuaires.---

… qui montre le matricule « A » de ces remorqueurs en 1964, avec l’ancien titulaire (« avant ») et le suivant (« après »), ainsiq que le futur matricule « Y ».
Apparemment d’autres catégories de remorqueurs ont également suivi ce régime.
Quelques observations : Charaa est devenu chaland chauffeur (vers 1968). Jardeheu a été rayé entre 1966 et 1968. Climont a sans doute été versé à l’armée de Terre lors de la dissolution des forces maritimes du Rhin (vers 1967 ?).
Selon une autre source (Situation des forces maritimes, document officiel de l’EMM) le Filao (remorqueur de 200 tonnes) est l’ex-allemand Babel. Mais même les documents officiels peuvent comporter des erreurs…
Voici une liste (non-exhaustive ?) des noms des anciens remorqueurs d’origine allemande…

Note : Au sujet de « Un forum me semble avant tout un lieu d'entraide…sans flétrir ceux qui n'ont pas le même savoir », je suis tout à fait du même avis. Le "vulgus pecum" ne s’adressait pas aux membres éminents de ce forum, mais à l’idée reçue que l’on rencontre souvent dans des sites non spécialisés (et même dans des ouvrages pourtant par ailleurs assez bien documentés) sans doute par désir de « faire court ». Si cette expression paraît trop prétentieuse ou arrogante, elle peut être biffée…
- Fondudaviation
- Messages : 65
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Tableau très intéressant.capu.rossu a écrit :---Voici ma liste des numéros en "A". Les noms en bleu sont ceux dont j'ai pu confirmé le numéro A xxx par une photo, un Arrêté Minsitériel ou une Dépêche Ministérielle.---
Tout complément est le bienvenu---
La difficulté de cette présentation tient au fait que la chronologie n’y apparaît pas clairement.
Au contraire de la méthode de la nomenclature de l’US Navy où un numéro n’est jamais repris (même si le bâtiment n’est finalement pas construit, comme c’est le cas pour les séries abandonnées), celle dite de l’Europe occidentale oblige à réutiliser sans cesse ceux des créneaux nationaux (600_799 pour la France)t. Certains numéros peuvent être occupés par un même bateau pendant cinquante ans (l’Île-d’Oléron, ou nos quatre voiliers école par exemple) tandis que d’autres voient s’y succéder plusieurs titulaires.
C’est pourquoi j’avais entrepris de dresser un tableau distinguant, pour chaque ligne, les périodes d’attribution (colonnes en abscisse). Ça donne un résultat assez monstrueux… pour l’afficher raisonnablement sur un forum, je le fais d’ailleurs tourner d’un quart de tour…

Existerait-il une présentation plus pratique ?
- capu.rossu
- Messages : 1547
- Inscription : 07 mars 2007, 19:03
Bonsoir Fondudaviation,
Je tâcherai d'ici quelque temps de faire un post sur les correspondances entre les noms allemands et les noms français. C'est un peu plus compliqué que ce que tua en dis car en fait on a deux configurations :
-1) nom français - nom allemand - nom français pour ceux que les Allemands on trouvé en construction en juin 1940.
- 2) nom allemand - non français pour ceux que les Allemands ont ordonné de construire.
Juste une petite correction en avant première :
Le Charaa est l'ex allemand Herta mais aussi l'ex français Charaa. C'était un 300 CV du même type que le Jardaheu ordonné en 1938 pour la Direction des Travaux Maritimes de Bizerte. Les évènements ont fait qu'il n'a jamais connu les eaux tunisiennes.
@+
Alain
Je tâcherai d'ici quelque temps de faire un post sur les correspondances entre les noms allemands et les noms français. C'est un peu plus compliqué que ce que tua en dis car en fait on a deux configurations :
-1) nom français - nom allemand - nom français pour ceux que les Allemands on trouvé en construction en juin 1940.
- 2) nom allemand - non français pour ceux que les Allemands ont ordonné de construire.
Juste une petite correction en avant première :
Le Charaa est l'ex allemand Herta mais aussi l'ex français Charaa. C'était un 300 CV du même type que le Jardaheu ordonné en 1938 pour la Direction des Travaux Maritimes de Bizerte. Les évènements ont fait qu'il n'a jamais connu les eaux tunisiennes.
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Alain








