L'insigne individuel du personnel des F.N.F.L.
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Le procès-verbal de la réunion franco-britannique du 5 juillet 1940 concernant les forces navales françaises libres mentionne que « les personnels FNFL (forces navales françaises libres) porte l'uniforme de la marine française avec un insigne spécial à déterminer. » Cet insigne voulu par l'amiral Muselier comme emblème que l'on pu opposer à la croix gammée, fut la croix de Lorraine, par référence à ses origines. Accepté par le général de Gaulle, l'insigne est rendu réglementaire pour l'ensemble du personnel par l'ordre général n° 8 du 23 juillet 1940. C'est au 4ème bureau de l’état-major (matériel) qu'est confiée la tâche de définir cet insigne. Plusieurs projets sont élaborés et le choix définitif se porte sur une croix de Lorraine tréflée et bordée de blanc, le tout posé sur le fond bleu d'un losange irrégulier de grand format comportant la mention France Libre. Le premier tirage de l’insigne est réalisé par un bijoutier londonien. Dès le mois de septembre 1940 les premiers insignes sont distribués. Chaque insigne est matriculé. Selon certaines sources, le matricule se présente sous une forme numérique, le numéro étant attribué en fonction de la date de ralliement du titulaire aux FNFL. Cependant on trouve aussi des matricules sous une forme alphanumérique, sans qu'il soit possible d'en connaître la signification exacte. |
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D’autres tirages vont suivre en Grande Bretagne, mais également dans des parties du monde aussi diverses que le Levant, l’Australie ou les Etats-Unis. Au fil des mois des modèles d’une taille inférieure au modèle réglementaire verront également le jour.
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Pour la marine, ce décret est notifié par la circulaire n° 179 EMG/PMO du 13 novembre 1943 qui précise que l'insigne est :
Cet insigne est porté sur le côté droit quelle que soit la tenue à l'exception du manteau ou du caban. Sur les tenues de toile blanche l'insigne en drap des quartiers-maîtres et marins est amovible. Des schémas, annexés à la circulaire donnent le dessin et les dimensions des insignes réglementaires.
Compte tenu de certaines difficultés de ravitaillement, la circulaire précise, qu’à titre « transitoire et en attendant que tous les bâtiments et services soient approvisionnés en insignes réglementaires, ceux-ci pourront être remplacés par des insignes en émail de modèle réduit », insignes très largement produits par le commerce civil.
![]() Dessins des insignes réglementaires donnés par la circulaire du 13 novembre 1943. |
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L'insigne métallique demeure et pour faire face aux besoins de remplacement ou à ceux des personnels promus au premier grade d'officier marinier, les services de l'habillement vont être amené à approvisionner de nouveaux insignes. Les commandes sont passées auprès de la société Arthus Bertrand qui réalise des insignes très semblables aux modèles britanniques. L'agrafe typique des modèles anglais laisse la place à une épingle fixée par un boléro soudé et sur lequel figure le poinçon carré du fabricant. Dans le même temps l'association des FNFL fait aussi fabriquer des insignes au profit de ses membres et sympathisants. D'une taille identique au modèle réglementaire ils s'en distinguent cependant par une couleur bleue moins soutenue. Les derniers insignes réglementaires sont délivrés par le service de l'habillement du port de Lorient à la fin des années 70. Et en se sublimant le 18 juin 2000, soixante ans après l'appel du général de Gaulle, l'association des FNFL met un terme à la fabrication et à la vente de ses propres insignes. |
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