LIVRE D'OR


De l'amiral Jean-Louis Battet
Chef d’Etat Major de la Marine (2004)

Confrérie qui a pris son essor au XVIIIème siècle avec Ozanne et Vernet, les Peintres de la Marine ont brossé, au fil des siècles, une vaste fresque où se mêlent l’âpreté des éléments, l’ardeur des combats et la longue attente des veilles, la puissante majesté des navires et les tâches humbles et banales des gens de mer.
Leurs œuvres, très diverses et toujours si belles, ont le goût du sel et de la mer. Elles nous proposent un regard particulier sur le milieu maritime, si varié et tellement vivant. Elles nous invitent aussi au voyage, permettent de s’évader dans un monde d’émotion.
Qu'il me soit permis de féliciter tous ces artistes qui font notre joie.
L’attachement de la marine pour ses peintres est réel, ils sont nos sens en éveil, notre sensibilité, et notre mémoire. Ils savent - et c’est là une grande part de leur talent - exprimer et transmettre, par leur regard poétique, ce que ressentent les marins, quand embarqués à bord de leur navire, ils parcourent les mers et les océans.
La Marine les a toujours adoptés, ils font partie de notre univers.
Puissent-ils contribuer à forger dans les coeurs et les esprits, la dimension maritime de notre pays.




Du vice-amiral d'escadre (2S) Jean-Yves Le Dantec
Ancien Préfet Maritime de l'Atlantique (2001)

Les peintres de la Marine, qui avaient autrefois pour mission de représenter au profit du roi, les batailles navales, la puissance de ses flottes et la richesse de ses ports, mettent aujourd'hui leur talent au service des paysages marins, des hommes de la mer et des bateaux. Dans notre pays où la mentalité continentale reste encore si présente, ils contribuent avec bonheur à diffuser cet esprit maritime, ce sens du large, dont nous avons tant besoin. La beauté de leurs oeuvres permet à nos compatriotes d'approcher le monde de la mer et de mieux comprendre les marins.
C'est à juste titre qu'ils sont populaires à bord de nos bâtiments. Portant notre uniforme, ils étonnent et fascinnent les équipages, qui admirent ces artistes sachant rendre admirablement les impressions qu'ils ressentent. Certes, leurs cheveux souvent gris les distinguent des jeunes quartiers-maîtres et matelots, mais ils parlent si bien de leur art et de tout ce qu'ils ont vu ! Et pour la Marine, ils constituent des ambassadeurs précieux pour représenter nos activités et nos missions, qui, par nature, se déroulent loin du regards des terriens.
Nous partageons tellement de choses avec ces artistes que des liens d'estime et d'amitié se nouent au fil des embarquements. Et chaque exposition de l'un d'entre eux constitue une nouvelle occasion de rencontre et de dialogue. A leur manière, et avec une fidélité admirable, ils font partie de la grande famille des marins. Ils est heureux que la Marine nationale possède ce corps de peintres officiels, une originalité française que l'on commence à copier à l'étranger.
Pour ma part, les fréquentant et les appréciant depuis longtemps, je m'honore de compter beaucoup d'amis parmi eux. Je leur suis reconnaissant de l'erichissement qu'ils apportent à notre patrimoine maritime, des émotions pures qu'ils nous procurent et du regard nouveau que, grâce à leur talent, nous avons sur le monde de la mer.




Du vice-amiral d'escadre Pierre-Xavier Collinet
Préfet maritime de la Méditerranée (2002)

Les peintres officiels de la Marine, de Gudin ou Crépin, les premiers promus en 1830, à Camus, Ollier ou Pendray, les derniers nommés au Salon de 2001, portent, depuis les temps les plus reculés, un regard subtils et sensible sur la vie des marins et sur le monde maritime. Créés à l'origine pour présenter au Roi, qui se déplacer peu, le spectacle d'une bataille navale ou l'aspect d'un port de guerre, ils sont aujourd'hui restés fidèles à cette tradition, en traduisant comme seul peut le faireun artiste, l'environnement du marin moderne.
Membres à part entière de nos équipages, observateurs attentifs de nos activités militaires et civiles, à la mer comme à terre, ils peignent avec passion nos passerelles, nos étraves dans la "plume", nos marins en situation mais aussi nos ports, nos quais à marée basse, nos plages d'été et nos ciels de novembre.
Même à l'heure d'Internet et de la photo numérique, le marin aura toujours besoin du regard du Peintre de la Marine pour ressentir au plus profond de lui-même la lumière et l'atmosphère si particulières d'un coucher de soleil sur un sillage qui fond au loin.




Du contre-amiral Georges Prud'homme
Directeur du musée national de la Marine (2002)

POM d'Api et POM d'Amour.
La mer comme sa peinture est une société secrète qui n'annonce jamais ses couleurs" Jacques Prévert. Démarche duale entre le musée national de la marine et les POM dans cette double société secrète dont les clés d'entrée sont le rêve, l'horizon inaccessible, l'envie d'ailleurs et de s'échapper à nous même sous le ciel qui se marie à l'eau. Société secrète avec ses rites, ses foux-rires, ses artistes talentueux qui découvrent la vie à bord, la mer du lointain généreuse en mouvements et en couleurs qui devient une grande source d'inspiration. POM d'amour en songeant à Luc Marie Bayle, mon prédécesseur, grand marin, alliant l'imagination à l'expérience, la justesse du trait et la fraîcheur de l'inspiration... conservant toute sa vie son âme d'enfant et son esprit pétillant : gage de longévité.




Du contre-amiral Jean-Pierre Beauvois
Chef du service historique de la Marine (2002)

Pour tous ceux qui rêvent de mer, rien ne vaut pour l'évoquer, les caresses des yeux sur les toiles tellement diverses de nos Peintres de la Marine.
Si on y trouve pas le sel des embruns sur le visage, on s'imprègne de sa force et de son mouvement. Et, en refermant nos paupières, on peut s'en sentir tout proche.
Telle est la Mission que j'attends de ces artistes choisis pour leur sensibilité marine.




Du contre-amiral Alain Bellot
Chef du service historique de la Marine (2003)

Pour un Commandant de bâtiment, embarquer un POM est particulièrement agréable. Partager avec celui-ci les nombreuses préoccupations du voyage est très enrichissant. Jour après jour s'installe une complicité, une amitié qui permette mieux de se comprendre, de mieux s'apprécier. Témoins privilégiés de ces moments passés en mer, les POM savent mettre en valeur des scènes de la vie du bord, des paysages évocateurs, et des images du Patrimoine de la Marine.
Ils disposent du soutien sans faille des marins qui seront toujours prêts à renouveler de si agréables expériences.



Du capitaine de vaisseau Serge Thébaut
Rédacteur en chef de la revue Cols Bleus (2002)

Quand j'ai lu mon premier Cols Bleus, au début des années soixante-dix, la revue en noir et blanc, y compris la couverture, ne se prêtait guère à la reproduction des oeuvres des peintres de la Marine. Et pourtant ! C'est dans l'un de ces journaux que j'ai croisé pour la première fois André Hambourg et, je crois, Albert Brenet... Quelques années plus tard, le magazine s'agrémentait de la couleur. J'ai alors commencé à collectionner les 4ème de couverture et même parfois la Une, quand elles étaient l'oeuvre d'un peintre de la Marine. Je me souviens des marins historiques et des tapisseries de Luc-Marie Bayle, des bateaux futuristes écorchés de Delpech, des paysages bretons de Yan, des aquarelles transparentes de Marko... Par le suite, j'ai eu la chance de mieux connaître ce corps artistique et d'en rencontrer souvent les membres : rue Royale, pour préparer avec eux une exposition ou un voyage ; ou encore, au hasard de mes affectations, à Brest, à Tahiti, pour les accueillir et les aider à mener à bien leur mission artistique. Puis, il y a 4 ans, mon tour est venu d'arrêter chaque semaine le sommaire de Cols Bleus et de choisir, pour mon bon plaisir, et je l'espère, celui des lecteurs, les échos et les images de l'activité féconde des peintres de la Marine, maîtres prestigieux des arts de la mer. Puisse Cols Bleus continuer longtemps à faire connaître leur poésie et leur talent.
[ contacter le webmestre ]
[ site hébergé par Net Marine ]