Histoire
et actualité du BH La Pérouse
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Avril 2009 :
Retour
à Brest du BH La Pérouse, au terme d'une mission
de trois mois au large des côtes africaines. La première escale à Dakar, était
technique et a permis la signature d'un arrangement administratif entre la
France et le Sénégal sur l'hydrographie et la cartographie marine. Ainsi,
le La Pérouse a effectué des travaux hydrographiques
à San Pedro, Sassandra, Abidjan, Lomé, Malabo, Cotonou, et Casablanca. Le
jeudi 19 mars, alors que le La Pérouse se trouvait
en travaux hydrographiques sur le plateau d'Escobar, il a réalisé le remorquage
du caboteur Rosalina, immobilisé suite à une avarie de sa ligne d'arbre, et
l'a amené en sécurité aux abords de Principe.
Avril
2009 :
Relocalisation
de plates-formes au milieu des champs pétrolifères nigérians.
Ce matin là, nous
quittions l’île de Bioko pour transiter vers Cotonou. Ce transit-ci ne ressemblerait
pourtant en rien aux précédents. Dès l’aube, en effet, la diffusion générale
nous le rappelle : « Poste de mise en garde, poste de mise en garde... » En
effet, ce transit nous conduit au cœur des champs pétrolifères au large du
Nigéria, où un important travail de relocalisation des plates-formes est nécessaire
pour la sécurité nautique des navigateurs. Cible récurrente de la piraterie,
la zone est considérée comme à risque, et le bâtiment se pare en conséquence.
Le poste de mise en garde est relativement contraignant pour l’équipage. Les
équipes tournent par bordée (et font donc un quart sur deux, contre un sur
quatre en temps usuel). Il y a en permanence du personnel sur les armes, et
un binôme de pompiers lourds parés à s’équiper au PC de zone. La veille est
renforcée, avec un chef de défense à vue qui classe les pistes et transmet
les informations à la passerelle. Et surtout, le poste de mise en garde permet
de passer au poste de combat en un minimum de temps en cas d’agression. Au
loin, les premières plateformes apparaissent. Dans la grisaille du matin,
ces gigantesques insectes de métal déploient leurs antennes. Masses brutes
de métal au cœur de la mer, la présence humaine paraît ici plus artificielle
qu’en bien des endroits. Les travaux commencent : en passerelle, les hydrographes
travaillent de concert avec le chef du quart et le photographe. Mais au dehors,
le temps se dégrade. Le ciel noircit et l’horizon perd toute couleur. L’atmosphère
devient dantesque. Le feu des torchères s’insère dans cette météo de fin du
monde. Pour les esthètes, cette ambiance est magnifique. Mais elle condamne
rapidement les travaux. La visibilité s’effondre, et le vent se lève. En passerelle
supérieure, et sur les ailerons, les veilleurs essuient les premiers grains.
Ils devront rentrer s’abriter, car le grain devient vite tempête. En fin de
matinée, le vent atteint les 50 nœuds. Peu à peu, Neptune s’apaise et le travail
peut reprendre jusqu’à la tombée de la nuit. (BH La
Pérouse 10/04/09)
Mars
2009
: Golfe de Guinée. Le La Pérouse remorque un navire
en difficulté
Le La Pérouse
, bâtiment hydrographique basé à Brest, a été engagé, dans une mission d’assistance
au large de Sao Tomé (golfe de Guinée). En effet, le Rosalina, navire à passagers
battant pavillon camerounais, se trouvait à la dérive. Le Lapérouse a donc
remorqué, le lendemain, l’embarcation dans des conditions jugées difficiles,
compte tenu du mauvais état général du Rosalina. Le convoi est arrivé, dans
la baie de Santo Antonio (île de Principe), où il a été transféré aux autorités
portuaires santoméennes. Le La Pérouse a finalement
repris sa route vers le plateau d’Escobar, toujours dans le golfe de Guinée,
afin d’y poursuivre ses travaux hydrographiques.
Février
2008
: Le La Pérouse, navire hydrographique de la Marine
nationale, long de 59 m, a fait son arrivée dans le port de Concarneau pour
entretien. Il est en cale sèche du 20 février au 18 mars.
Juillet
2007 : Escale à Rouen
Le La Perouse
fait escale à Rouen à l'occasion du 14 juillet. Le public répond
comme d'habitude présent pour visiter le bâtiment hydrographique.
Janvier
2004 : Escale au Havre
Le La Pérouse est en escale
au quai Pierre Callet est en escale au Havre du 11 au 13 janvier 2005, et
procède pendant son séjour à des reconnaissances en Seine.
Juillet
2003 : Plongée autour d'un destroyer de la 2ème guerre mondiale
Après dix ans d'investigations, l'Association bretonne
de recherches archéologiques et historiques en activités maritimes (Abraham)
était parvenue, en octobre 2002, à identifier l'épave du destroyer
canadien Athabaskan, coulé pendant la seconde guerre mondiale,
au nord de l'Ile Vierge (29). Fin juillet, une équipe de la télévision canadienne
a tourné un reportage sur les lieux mêmes du drame au cours duquel périrent
128 marins alliés.
Le tournage a impliqué de nombreux partenaires. Le navire hydrographique Lapérouse
a, par exemple, établi une bathymétrie très précise de l'épave et de son environnement.
L'équipage du capitaine de corvette Calvo a passé une nuit blanche à interpréter
les 1,1 million de données recueillies par leurs appareils sophistiqués. (Le
Télégramme - André Rivier 30/07/2003)
Janvier
2003 : Naufrage du Tricolor
La surveillance de l'épave du Tricolor était
sous la responsabilité du patrouilleur de service public Sterne
(basé à Brest) du 27 janvier au 4 février. Il sera relayé cette semaine par
son homonyme belge, le Stern, avant le retour sur zone du bâtiment
hydrographique La
Pérouse.
(Brises de mer)
Novembre
2002 : Rencontre avec la ville marraine
A l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, une
délégation du La Pérousse composé du commandant,
de 5 membres d'équipage, et des pilotes de la 24F, a rendu visite à
sa ville marraine, Albi. (Cols
Bleus n°2641 du 14 décembre 2002)
Septembre
2002 : Du pain sur la planche pour le La Pérouse
En octobre, le bâtiment effectuera la mission Modycot, en
collaboration avec l'université de Bordeaux et Ifremer. Elle aura pour objet
l'étude des courants marins au large des estuaires de la Loire et de la Gironde,
leur effet sur les fonds marins et la turbidité des eaux. Ces mesures permettent
de mettre au point des modèles océaniques qui permettent de simuler différentes
situations d'environnement. En décembre, nouvelle expédition au nord de La
Hague cette fois. Il s'agira d'une étude hydrographique qui permettra une
mise à jour des cartes marines. Le sondeur multifaisceaux dont le La
Pérouse
a été récemment équipé, l'aidera dans l'éxecution de cette mission de service
public. (Le Télégramme - 21/09/2002)
Décembre
2000 : Escale à Mascatte
A l'issue de la première partie de sa mission en mer Rouge,
le bâtiment a fait escale à Mascatte durant les fêtes de
fin d'année. Un repos bien mérité pour l'équipage
du La
Pérouse
avant d'aborder Marabie 2 : une mission de deux semaines en mer d'Arabie,
durant lesquelles le bâtiment va effectuer 68 bathysondes destinées
à mieux connaître certains phénomènes sous-marins
de cette zone encore peu explorée. (Cols
Bleus n°2558 - 20 janvier 2001)