Grâce au génie d'habiles inventeurs tel Laubeuf ou Gustave Zédé, la France a souvent eu une longueur d'avance dans le domaine de la construction sous-marine. Aujourd'hui, et suivant les traces de ses ainés, DCN sait faire preuve d'une grande capacité d'innovation, ce qui en fait le principal pôle européen en matière de construction sous-marine, et qui se traduit par des contrat à l'export (Espagne, Portugal, Pakistan, Chili, ...). Voici présentées quelques techniques de constructions originales, mises en oeuvre à l'occasion de la construction des SNLE-NG type Le Triomphant :
| 100 HLES : L'acier des profondeurs | ||
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Pour
la construction d'un sous-marin, la performance d'immersion et la résistance
des matériaux vont de pair. Depuis le Narval (1954) jusqu'au
Triomphant , on a plus que doublé
la limite d'élasticité des aciers HLES (Haute Limite d'Elasticité Soudables).
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| La pince à sucre de chez Maxim's | ||
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Les
sous-marins sont constitués de tronçons qui, mis bout à bout forment la
coque épaisse. Pour les assembler, les techniques de soudage nécessitent
un préchauffage de la coque à température élevée entrainant une dilatation
inévitable de la matière. Tel sont les rôles de la pince GESTEC.
Unique au monde, ce monstre d'acier de 130 tonnes aux bras tentaculaires
de 22 mètres d'envergure vient serrer dans son étau les SNLE-NG
avec douceur et précision. |
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| Un mécano géant | ||
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L'embarquement
des blocs découplés et des berceaux suspendus a profondément modifié
les conditions de travail à l'intérieur des tronçons en assemblage. |
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| La "verticale électrique" : un cerveau dans un immeuble de 4 étages | ||
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Neuf
mètres de bout, six mètres de long, quatre mètres
de large, une taille comparable à une HLM de quatre étages, Toute la commande
d'énergie des sous-marins type Le Triomphant
est concentrée dans la "verticale électrique ". Un cerveau de 190 tonnes
qui regroupe les pupitres et tableaux de commande de la chaufferie nucléaire,
de l'usine électrique et de la propulsion. |
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| Plasticiens et maîtrise des composites | ||
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Depuis
les années 50, chaque décennie a été marquée à DCN Cherbourg par une évolution
des composites dans la construction des sous-marins. |
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| De l'usinage délicat du Titane | ||
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Le
presse étoupe est la pièce qui permet de faire l'étanchéité de la coque
du sous- marin, à l'endroit où sort la ligne d'arbre qui supporte l'hélice.
Sur les SNLE-NG, sa particularité, c'est d'abord sa taille: un cylindre
de 1180 mm de diamètre sur 600 de haut. Dès 1986, les concepteurs décidèrent
d'opter pour le titane, métal aussi résistant que l'acier mais pas plus
lourd que l'aluminium. Le titane est utilisé depuis longtemps, mais la
réalisation d'une pièce aussi volumineuse constitue une première. |
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| Soudure high tech pour les tubes lance-missiles | ||
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Sur
les sous-marins type Le Redoutable
les tubes lance-missiles étaient assemblés par soudage manuel. DCN Cherbourg
utilise depuis décembre 1989, une technique de soudage par faisceau d'électrons
qui est utilisée pour le soudage des tubes lance-missiles des sous-marins
type Le Triomphant. Techniquement,
le principe est simple, un jet d'électrons fusionne les 2 parois des
tôles à souder. C'est l'énergie de mouvement du jet d'électrons qui
se transforme en chaleur lors du choc avec le métal. Les avantages sont
multiples : |
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| N'oubliez pas vos patins | ||
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Autrefois construits et assemblés sur cale inclinée, les sous- marins sont désormais montés par sections à l'horizontale. Pour transporter les sections du sous-marin complet vers son bassin d'achèvement, un dispositif spectaculaire de transfert de charges lourdes a été spécialement développé. Conçu par une société norvégienne et réalisé en France par les sociétés SOGELERG et ACB, ce dispositif se présente sous la forme d'un gigantesque mille pattes. Constitué par des marcheurs, d'une capacité unitaire de 400 tonnes et reliés deux par deux par une poutre support, ils permettent de transférer le sous-marin jusqu'au DME (Dispositif de mise à l'eau) sur une plate-forme en position haute. Celle-ci est mise en flottaison et l'abaissement du niveau de l'eau dans le bassin, à l'aide d'un système de pompes, permet la descente et la mise à l'eau du navire. |
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(Sources: Emergences - DCN Cherbourg - photo © DCN)