Histoire
et actualités du SNLE-NG Le Triomphant
- 1982
: Début des développements à la Direction des Constructions
Navales.
- Octobre
1986 : Découpage de la première tôle à
DCN Cherbourg
- Fin 1987
: Début de montage des premières sections (tronçons)
- Août
1990 : Début de la phase propre du compartiment chaufferie nucléaire
- 5 juin 1991
: Le bloc moteur arrière (BMA) du Triomphant
a cheminé d'Indret à Cherbourg. Le BMA, d'un poids de 150 tonnes
a été embarqué sur le Salorge, un bateau de la Compagnie
Morbihanaise de Navigation (CMN).
- Octobre 1991
: 975 tonnes ! c'est le poids de l'ensemble constitué par le moteur principal
(GMS) du SNLE/NG Le Triomphant
et son berceau de transport. Débarqué le 28 octobre de la barge Dino II,
en provenance de DCN Indret, sa manutention réalisée par le SEMEC (Service
Energie, Manutentions, Equipe- ments de Chantier) a nécessité l'emploi d'une
remorque tractée équipée de 336 roues. Déposé sur l'aire extérieure du chantier
Laubeuf, quatre marcheurs ont transporté le bloc moteur à son lieu de stockage,
en nef Préfabrication Lourde (PL). Son positionnement définitif à bord du
sous-marin est prévu à la fin du premier trimestre 1992.
- Août
1991 : Embarquement de la cuve du réacteur
- Janvier 1992
: Jonctionnement de la section avant
- Avril 1992
: Jonctionnement de la section arrière
- Mai 1992
: Prise d'armement pour essais et prise de commandement
- Juillet 1993
: Déplacement du chantier d'assemblage vers le bassin d'achèvement
- Novembre
1993 : Première mise à l'eau
- Avril 1994
: Départ pour les premiers essais à la mer
- Juin 1994
: Première plongée
- Juillet 1994
: Parti de DCN Cherbourg, le Triomphant
a rejoint 1'lle Longue. Cette première plongée en "route libre" entre Cherbourg
et Brest s'est effectuée avec un équipage de 110 hommes, sans compter les
ingénieurs de DCN Cherbourg.
- 4 janvier
1995 : Le Triomphant
atteint, lors de ces essais et pour la première fois, son immersion
maximale.
- Fevrier 1995
: Premier tir d'un missile balistique M45
- 15 au 23
mai 1995 : L'exposition de photos de Natacha Hochman sur le Triomphant
remporte un franc succès au Sénat. Cette exposition itinérante
sera également présentée à l'Ecole Polytechnique,
à la Cité des Sciences et de l'Industrie.
- Juin 1995
: Le sous-marin entame revient à Cherbourg, pour ses Remises A Niveau
Après Essais (RANAE). Cette phase importante permet de consolider les choix
technologiques avant une deuxième série d'essais. Il effectue alors 1300 heures
d'essai en plongée et une traversée de longue durée de
5 semaines. Cette TLD précédait une période d'entretien
de 5 semaines à DCN Cherbourg. Lors de ses sorties principales d'armes
et d'équipement, il tire 11 maquettes de torpilles, 5 torpilles d'essais
et un Exocet SM39 d'exercice. Pour les système de dissuasion, la salve
de 15 maquettes est lancée avec succès et, lors du dernier tir
de développement, la plate-forme fonctionne parfaitement même
si l'engin n'atteind pas son but.
- 7 Mars 1996
: Le Triomphant quitte
Cherbourg après avoir réalisé sa deuxième période
d'essais. Il rejoint Brest et l'Ile longue.
- 12 juillet
: Mise en exploitation définitive de la chaufferie nucléaire.
- 26 août
: Cloture d'armement.
- Mars 1997
: Admission au service actif
- 18 octobre
2001 : Le Service du soutien de la flotte notifie à DCN le contrat de
réalisation de la première IPER (Indisponibilité pour Entretien
et Réparations) du Triomphant.
Ce contrat d'un montant voisin de 150 millions d'euros sera exécuté sous la
maîtrise d'œuvre industrielle de DCN. L'IPER commencera en avril 2002 pour
une durée de 29 mois.
- 2 avril 2002
: Début à l'Ile Longue du premier grand carénage. Débarquement
des missiles et des éléments de combustible de la chaufferie
nucléaire.
-

Le sous-marin est transféré
au bassin n°8. Ce nouveau chantier entièrement rénové
accueillera désormais les SNLE-NG afin d'y effectuer les opérations
d'entretien majeur (photo MN). |
8 avril 2002
: L'équipage bleu du Triomphant
se réuni une dernière fois pour la cérémonie des couleurs, avant de confier
le bâtiment à DCN. Dès cet instant, Le Triomphant
entre en grand carénage, une remise à neuf méritée après une période opérationnelle
bien remplie. En effet, Le Triomphant
totalise, depuis son admission au service actif en mars 1997, pas moins de
douze patrouilles opérationnelles. Cette Iper représente une nouveauté sur
deux plans : première Iper d'un SNLE NG et première Iper de sous-marin nucléaire
sous la direction de DCN. Pendant ce grand carénage, la Marine nationale met
à la disposition de DCN une équipe d'exploitation qui sera chargée de la conduite
des installations.
- 6 août
2002 : Poursuite à Brest des travaux de grand carénage.
Le sous-marin est transféré au bassin n°8. Ce nouveau chantier
entièrement rénové accueille désormais les SNLE-NG
afin d'y effectuer les opérations d'entretien majeur. Les innovations
apportés au bassin 8 sont importantes. Elles concernent particulièrement
le berceau flottant couvert, receptacle spécialement adapté
à ce type de sous-marin, et la mise en place d'un atelier mobile d'intervention
(AMI) et d'un atelier nucléaire relais (ANR) pour réaliser les
interventions sur la chaufferie nucléaire. Au bilan, ce grand carénage
représente 2 millions d'heures de travail, pour un montant total d'environ
150 ME.
Autre nouveauté, cette IPER est réalisée sans équipage
Marine nationale et sous responsabilité pleine et entière de
DCN. Un contrôle de la bonne exécution des travaux est tout de
même exercé par une équipe réduite de marins de
l'antenne locale du Service Soutien de la Flotte (SSF) de Brest.
- Décembre
2002 : Le "Nouvel Economiste" rapporte que les deux premiers
sous-marins nucléaires français de nouvelle génération, Le Triomphant
et Le Téméraire rencontrent, à l'instar de leurs homologues britanniques,
de sérieuses déconvenues avec leurs sonars de coque, qui tombent souvent en
panne. Selon le périodique, ces équipements assurent la sécurité active et
passive des bâtiments.
- Fin mars 2003
: Le retrait de la ligne d'arbres du sous-marin a été
effectué. Cette dépose permettra un contrôle d'usage sur
les éléments satellites externes et internes.
- Août 2004 : Sous le titre : « Pas si Triomphant que ça », l’Humanité
s’interroge : « le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle
génération (SNLE-NG) aurait-il la poisse ? ». Le quotidien indique en
effet que le Triomphant,
construit à Cherbourg et mis en service en 1997 « s’était déjà signalé
à la fin de cette même année par les fuites radioactives émanant des têtes
nucléaires de ses missiles balistiques. Cette fois-ci, c’est la chaufferie
qui fait parler d’elle ». Le quotidien indique que le sous-marin était
en IPER (indisponibilité pour entretien et réparations) depuis avril 2002
et devait reprendre
la mer le 19/07, mais « cela n’a pas été possible » à cause de ce problème
de chaufferie. « Conséquence : le Triomphant est cloué, au minimum, pour
quelques semaines supplémentaires au bassin 10 de Brest », précisant qu’une
IPER coûte 150 millions d’euros. L’Humanité note par ailleurs qu’à la FOST
(Force océanique stratégique), « on dédramatise ‘l’incident’ et l’on évoque
la simple défaillance d’une pièce ‘mécanique’ sans dégagement de radioactivité,
puisque le réacteur nucléaire ne fonctionnait pas quand l’incident a été relevé
».
- Février
2005 : Un essai en vol d'un missile
mer-sol balistique stratégique M45 d'exercice a été réalisé le 1er février
en Atlantique depuis la pointe sud Bretagne. Cet essai, qui s'est déroulé
de manière nominale, s'inscrit dans le cadre du programme des essais du Triomphant
qui sort de carénage. L'essai réalisé par la Délégation générale pour l'armement
(DGA) et la marine nationale a impliqué en outre pour sa préparation et sa
réalisation EADS Space Transportation, maître d'oeuvre du missile, la Direction
des constructions navales (DCN), maître d'oeuvre du SNLE, et le commissariat
à l'énergie atomique, maître d'ouvrage délégué des têtes nucléaires. Le missile
a été suivi tout au long de sa phase de vol par les moyens du centre d'essais
des Landes de la DGA et du bâtiment d'essais et de mesures Monge.
(Source: Plaquette
d'information DCN Cherbourg, Flottes de Combat, Cols Bleus, Emergence, Cap DCN,
Site officiel MN, Site officiel DGA, MCO.COMM, Le Télégramme)