Mis
en chantier le 4 mars 1976 sous le nom de Provence, ce
Sous-marin Nucléaire d'Attaque (SNA) est lançé
le 3 juillet 1979. Il
est rebaptisé Rubis le 18 décembre 1980. Premier
bâtiment de la série, sa
mise au point fut particulièrement longue et nécessite plus de
1000 heures d'essais en plongée. Arrivé à Toulon le 17
janvier 1983, il est admis au service actif le 23 février 1983.
En 1985, le Rubis a accompli une circumnavigation avec escales à Nouméa et Papeete. C'est le premier sous-marin nucléaire français à naviguer dans le Pacifique.
Sa première grande mission est la participation à la guerre du Golfe, en janvier 1991. De septembre 1992 à juillet 1993, il a subi un grand carénage de manière à augmenter ses capacités au niveau de l'Améthyste. Au sortir de cette refonte, le 17 juillet 1993 au large de Toulon, une collision,sans blessé grave , a eu lieu entre le Rubis et le pétrolier Lyria, lors de la remontée en surface du sous-marin.
Le Rubis
s'est distingué en 1999 en mer Adriatique, en effectuant le soutien du
groupe aéronaval, partie intégrante au dispositif de frappe aérienne
sur des objectifs militaires en République Fédérale de Yougoslavie (opération
Trident). C'est l'un des sous-marins qui, à proximité des côtes
yougoslaves, a interdit la sortie des navires serbes des bouches de Kotor, privant
Milosevic de l'emploi de ses forces navales. Il a également constitué
une excellente source de renseignement pour
l'ensemble des forces.
En 2002,
le Rubis a effectué une mission de protection de la Task Force
473 en océan Indien lors de l'opération Héraclès
de lutte contre les réseaux terroristes en Afghanistan.
Le 30 mars 2007, le Rubis, en plongée au sud de la côte varoise, a heurté le fond de la mer. La zone avant et particulièrement le dôme et l'antenne sonar sont abimés. La durée d’indisponibilité du sous-marin devrait être de l’ordre de quelques mois.
Ce sous-marin a pour ville marraine Nuits-Saint-Georges depuis le 18 mai 1991. Le 18 juin 1996, la fourragère de la Libération a été remis au sous-marin et à son équipage, en hommage au sous-marin mouilleur de mine, première unité de la France Libre à avoir été décoré de la croix de Libération pendant la seconde guerre mondial.
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