SNA Rubis : Caractéristiques principales

Données générales :
Dimensions : 73,6 x 7,6 x 6,4 mètres
Déplacement : - 2 400 tonnes en surface
- 2 660 tonnes en plongée
Immersion maximale :

> 300 mètres

Autonomie : 60 jours (vivres)
Equipage : 10 officiers + 52 officiers mariniers + 8 quartier-maîtres et matelots.
Energie-propulsion : - Un réacteur nucléaire type K48 à eau pressurisée (48 MW) ;
- 2 turbo-alternateurs ;
- 1 moteur électrique (9500 ch ; 7000 kW) ;
- 1 hélice.
Propulsion auxiliaire : - Un groupe diesel-générateur SEMT Pielstick 8 PA 4V 185 SM
- Un moteur électrique auxiliaire de 500 kW
Vitesse en plongée : 25 noeuds
Coque résistante en acier 80 HLES à haute limite élastique.
Dôme sonar et massif en matériaux composite.

Sous-marin nucléaire d'attaque type Rubis version origine (1983) :
Sous-marin nucléaire d'attaque type Rubis version Améthyste (1992)

Armes-équipements :
Armement
4 tubes lance-torpilles de 533 à rechargement rapide
Missiles Exocet SM39 (14 missiles maximum)
Torpilles F17 mod2
Mines (éventuellement)
Guerre électronique
1 détecteur ARUR 13
Système de combat / Communications
TITAC (+ liaison 14)
SEAO/OPSMER
Syracuse II
Radar
1 DRUA-33
Sonars
1 DMUX-20 multifonction
1 antenne remorquée ETBF (Ecoute Très Basse Fréquence) DSUV-62C

1 groupement microphonique DSUV-22


Système de combat informatisé centralisant la détection sous-marine, le traitement des informations (TITAC + liaison 14) et le lancement des armes (direction de lancement : DLA). Le navire est équipé de 2 centrales inertielles de navigation SAGEM Minicin (à l'origine), puis Sigma 40XP, qui offrent une précision de navigation, en « inertie pure », de 1 mille nautique par 24 heures.

La propulsion nucléaire : Comment ça marche ?

Le coeur du réacteur fournit de la chaleur. Celle-ci est produite par l'envoi de neutrons sur des noyaux d'uranium (le combustible nucléaire) qui se cassent en libérant de la chaleur, et de nouveaux neutrons. Ces derniers vont à leur tour percuter un autre noyau d'uranium entraînant une réaction en chaîne.

Un circuit d'eau primaire transmet la chaleur libérée, après passage dans un échangeur, à un circuit d'eau secondaire. Dans un souci de discrétion acoustique, le circuit de vapeur primaire est en circulation naturelle.

L'eau du circuit secondaire se transforme en vapeur, libére son énergie dans les turbo-alternateurs qui produisent de l'électricité, puis passe dans un condenseur où elle est refroidie (revenant ainsi à l'état liquide) avant d'être réinjectée dans l'échangeur et vaporisée à nouveau.

L'électricité alimente les équipements de l'ensemble du bâtiment et des moteurs de propulsion qui font tourner l'hélice. L'eau du circuit secondaire n'est jamais en contact avec les produits radioactifs.

Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2010. Sources : Flottes de combat, Au dela des océans Ed. ADDIM, site SAGEM, DCN, marine nationale. Iconographie © DCN/INFO-COM. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.


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