Histoire et actualités du SNA Rubis

Novembre 2007 : Le TUUM version « chat »
Des essais de communication en plongée entre deux sous-marins se sont déroulés en Méditerranée du 5 au 9 novembre 2007. Pour la première fois, deux commandants de sous-marins ont pu dialoguer par « chat ». Le but de l'expérimentation de ce TUUM numérique est de valider la communication acoustique en mode numérique entre deux sous-marins. Les communications entre sous-marins en plongée par téléphones acoustiques, se limitaient pour l'instant à des messages vocaux de qualité médiocre. Thales Safare (sous-traitance Sercel) est l’industriel en charge de mener cette évolution technique pour le compte du GESMA (lutte sous-marine), centre DGA de Brest.


Le Rubis entre au bassin après avoir heurté le fond de la mer le 30 mars (04/2007 - photo © MN)
Août 2007 : Au bassin à Brest
Le Rubis entre au bassin n°8, à Brest, le 23 août. Ce passage en cale sèche durera jusqu'à l'été 2008 et permettra au bâtiment de recouvrer toutes ses capacités. Outre les opérations de maintenance et d'entretien prévues, DCNS assurera la réparation de la partie avant du sous-marin. Le dôme sonar avait, en effet, été endommagé lorsque le Rubis avait touché le fond, au large de Toulon, en mars dernier. En août, le TCD Foudre a transféré de Toulon à Brest le nouveau dôme qui sera installé sur le SNA.

Mars 2007 : Le Rubis heurte le fond
Le 30 mars en début de matinée, le SNA Rubis, en plongée au sud de la côte varoise, heurte le fond de la mer. Le sous-marin regagne Toulon par ses propres moyens en milieu de journée. L'événement n'a pas de conséquence sur l'étanchéité de la coque ni sur le système de propulsion nucléaire du bâtiment. Le Rubis entre au bassin le 5 avril pour expertise. La zone avant et particulièrement le dôme et l'antenne sonar sont abimés. La durée d’indisponibilité du sous-marin devrait être de l’ordre de quelques mois.

Janvier 2007 : Escale à Dakar
Aux deux tiers d'un cycle opérationnel partagé entre la zone Méditerranée et la zone Atlantique, le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Rubis a fait une escale réparatrice à Dakar pour le jour de l'an. Débuté en octobre dernier, le cycle opérationnel du Rubis a commencé par une période en Méditerranée bien remplie, entre qualification opérationnelle et participation à l’exercice PEAN 06. La participation du Rubis à PEAN 06 a également été l'occasion de concourir à l'entraînement à la lutte anti-sous-marine des forces de surface qui assuraient la protection du porte avions Charles de Gaulle. (Brèves MN)


Juillet 2006 : Incident à quai à Toulon
Alors que l’équipage du sous-marin nucléaire Rubis venait d’achever à quai à Toulon le mardi 11 juillet en soirée des opérations de réchauffage du réacteur de propulsion, une alarme « Incendie compartiment chaufferie » s’est déclenchée. Une équipe d’investigation s’est immédiatement rendue sur place et a constaté la présence d’une fumée blanche. Elle provenait d’un récipient en plastique destiné à recueillir l’eau d’égouttement qui s’était détaché de son support et avait partiellement fondu au contact d’un tuyau à haute température. Etant donné sa faible gravité, cet incident n’a pas été classé sur l’échelle INES (international nuclear event scale). Le délégué à la sécurité nucléaire de défense (DSND) a été informé. Un des investigateurs, exposé aux fumées, a été victime d’un léger malaise. Il a repris son service ce matin.


Juin-Juillet 2005 : Mission en Atlantique et Manche
Le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval, accompagnés d'une frégate britannique, appareille le 4 mai de Toulon pour une mission de deux mois en Atlantique et en Manche, qui les conduira jusqu'aux Etats-Unis et au Canada.
Au cours de ce déploiement, trois groupes aéronavals franco-américains participe à l'exercice MNME-05 (Multi National Maritime Exercise) qui se déroule au large de Norfolk du 23 au 27 mai. Les bâtiments déployés sont trois porte-avions (le Charles de Gaulle et les porte-avions américains Eisenhower et Roosevelt), 12 bâtiments de combat de 1er rang (les frégates françaises Jean Bart et Tourville, les frégates américaines San Jacinto, Donald Cook, Oscar Austin et Stoot, la frégate britannique Nottingham, la frégate espagnole Alvaro de Bazan, les frégates canadiennes Athabaskan, Ville de Québec, St Johns et Halifax), 2 sous-marins nucléaires d'attaque (le Rubis et l'USS Norfolk) et enfin le pétrolier ravitailleur Meuse.
Le Rubis et le Charles de Gaulle a également pu faire relâche dans l’immense base navale américaine. Les autres bâtiments du groupes aéronaval français ont fait escale à New-York 27 mai au 2 juin.
En conclusion de l’exercice CANFREX (Canada – France Exercice) qui s’est déroulé au large des côtes canadiennes, les bâtiments de la Task Force 473 ont fait escale à Halifax du 8 au 13 juin 2005. Le porte-avions était au mouillage tandis que les frégates Jean Bart, Tourville et Nottingham en compagnie de la Meuse et du Rubis étaient à quai dans le port militaire.
Après un passage à Cherbourg les 23 et 24 juin, le groupe aéronaval participe à l'"International Fleet Review" à partir du 25 juin à Portsmouth. A l'issue de ces festivités, le porte-avions s'arrête à Brest du 30 juin au 2 juillet.


Mai 2004 : Dans la paix des profondeurs
«Mon désir est de rejoindre mon commandant, l’amiral Cabanier, ma famille étant d’accord, mes amis sous-mariniers me l’ont promis.» Ces lignes sont de Gaston Sanz, ancien cuisinier et torpilleur, et dernier survivant aux 28 missions du sous-marin mouilleur de mines Rubis, ce Rubis dont le général de Gaulle a dit : «Bâtiment qui, pas une seule heure, ne cessa de servir la France.» Mardi 6 avril, lors d’une cérémonie sobre et digne au poste 503 de la darse Missiessy, l’urne contenant les cendres de Gaston Sanz a été remise par Mme Anne Sanz et sa fille Elizabeth au CF François Savy, commandant le Rubis en présence de l’équipage et du père Vidal, aumônier de l’ESNA. Les cendres ont été immergées solennellement au large de Cap Camarat, le 1er mai. à la verticale de l’épave du Rubis. (Brèves MN)


Novembre 2003 : Lutte contre le transfert d'armes de destruction massive
L’exercice Basilic 03 est la première contribution de la France en tant qu’organisateur d'exercice, à la mise en œuvre de "l’initiative de sécurité contre la prolifération" qui vise à faire cesser les transferts d’armes de destruction massive, de leurs vecteurs et des matériels qui s'y rapportent. Cette initiative réunit à ce jour 11 pays (Allemagne, Australie, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Royaume-Uni) et se déroule du 25 au 27 novembre en Méditerranée. Les moyens mis en œuvre par la France sont : l’Aconit, le Rubis, le Francis Garnier, l’Arago, des ATL 2, F 50 M, Super Frelon, une équipe NBC et un navire-citerne. (Brèves MN)


Juillet 2003 : Des problèmes de rechanges affectent les SNA
Dans son édition du 9 juillet 2003, le quotidien régional "Le Télégramme de Brest" rapporte que faute de pièces de rechange, la Marine nationale a dû se contenter, six mois durant, d'un seul sous-marin nucléaire d'attaque à la mer sur les six que compte son escadrille de Méditerranée. Pour faire face aux pannes, la Marine a été contrainte de se servir en pièces de rechanges sur d'autres matériels. Cette situation difficile commence tout juste à être corrigée. Les équipages des SNA vivent difficilement cette situation, cela atteint le moral, c'est inévitable.


Juin 2003 : 20 années de service - hommage à la France Libre
Le 18 juin, une cérémonie se déroulait à l'ESNA pour fêter les 20 ans du Rubis. A cette occasion, M. Gaston Sanz, ancien membre d'équipage du sous-marin mouilleur de mines Rubis pendant la seconde guerre mondiale, a lu l'appel du général de Gaulle, non sans une certaine émotion, devant l'équipage du SNA Rubis. Solennellement, il a alors offert une copie du "Joly Roger" du Rubis, où sont représentés les 31 "victimes" de ce mouilleur de mines. Un pavillon de tradition qui flottera désormais sur le SNA toulonnais. (Cols Bleus)


M. Gaston Sanz,
ancien membre d'équipage du sous-marin mouilleur de mines Rubis pendant la seconde guerre mondiale, a offert une copie du "Joly Roger" du Rubis, qui flottera désormais sur le SNA toulonnais (photo MN).

Mai 2003 : La star des rencontres Nation Défense
Les premières rencontres Nation-Défense qui se sont tenues les 8, 9 et 10 mai, à travers toute la France, ont connu un franc succès. Pendant ces trois jours, à Paris, la maquette d'un SNA immergé dans le bassin du Trocadéro a incontestablement été l'attraction phare de cette manifestation.


Mars 2003 : Manœuvre en Atlantique
L'exercice Spontex 3 a pour thème la lutte anti-sous-marine dans une zone côtière. Près de 2000 hommes participent à l'exercice sur mer et dans les airs. Six navires de surface (Tourville, Latouche-Tréville, Commandant Bouan, Premier-Maître L'Her, Lieutenant de Vaisseau Lavallée) et le sous-marin nucléaire français Rubis, deux sous-marins à propulsion classique (Marsopa espagnol et U-15 allemand), trois frégates (Argyll britannique, Tjerk Hiddes néerlandaise et Asturias espagnole), trois hélicoptères français, quatre aéronefs de la 23F (Atlantique 2 de Lann-Bihoué), quatre avions alliés (P3C Orion américain, italien, allemand et canadien) se partagent entre les « Bleus » et les ennemis « Orange », dans le nord du golfe de Gascogne, jusqu'au 28 mars. L'objectif est de permettre à La Loire, bâtiment de soutien logistique engagé du côté des Bleus, de déposer des troupes, pour récupérer à terre des ressortissants civils en déjouant les attaques d'un éventuel sous-marin. (Ouest France, Le Télégramme, Cols Bleus)



A bord du Rubis
(01/2002 - photo © MN)

Février 2002 : Deux SNA se croisent dans le Golfe
Parti le 23 janvier 2002 de Toulon, le Saphir a traversé la mer Méditerranée. Le bâtiment de soutien Gazelle, la frégate furtive Surcouf et le bâtiment de transport léger Francis Garnier l'ont accompagné lors du franchissement du canal de Suez. Il a ensuite descendu la mer Rouge, où l'équipage a souffert de la chaleur, puis franchi le détroit de Bab-el-Mandeb (la Porte des larmes). De son coté, depuis décembre 2001, le Rubis a participé à la prévention des exfiltrations par voie maritime de terroristes d'Al Qaida et assuré la protection globale de la TF 473. Relevé aujourd'hui sur zone par son cadet après 2 mois de patrouille, le Rubis a relâché quelques jours à Djibouti avant de rejoindre Toulon. (Brèves site MN)


Janvier 2002 : La Marine nationale se retrouve à Dubaï
Djibouti étant trop éloigné du théâtre des opérations militaires, c'est à Dubaï que s'est organisé le soutien logistique du groupe aéronaval. Ainsi, à la mi-janvier, le sous-marin nucléaire d'attaque Rubis, la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, le pétrolier ravitailleur Meuse, les chasseurs de mines Persée et Pégase, accompagnés de leur bâtiment de soutien Loire, étaient à quai les uns derrière les autres. Quant au bâtiment de commandement ravitailleur Var et au bâtiment de renseignements Bougainville, tous deux sont actuellement en cale sèche pour une période d'entretien prévue de longue date.



A bord du Rubis (01/2002 - photo © MN)

Janvier 2002 : Bientôt la relève !
La frégate De Grasse et l'aviso Second Maître Le Bihan ont appareillé le 7 janvier de Brest à destination de l'océan Indien. La frégate rejoindra pour 5 mois le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle, au large des côtes pakistanaises. Quand à l'aviso, il s'arrêtera à Djibouti. En fait, à l'aller, il escortera le sous-marin nucléaire d'attaque Saphir, qui doit relever le Rubis, celui-ci étant raccompagné par le Le Bihan sur le trajet retour vers Toulon. Retour du Le Bihan, à Brest, prévu fin février. (Brèves site MN)


Décembre 2001 : Nom de code Héraclès


En route vers la mer d'Oman

La task force 473 (2900 hommes), placée sous commandement du contre-amiral François Cluzel, et composée du porte-avions Charles de Gaulle, des frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne, Jean Bart, du sous-marin nucléaire d'attaque Rubis, du pétrolier ravitailleur Meuse et de l'aviso Commandant Ducuing a quitté Toulon le 1er décembre 2001. Sur le plan aérien, le porte-avions embarque 16 Super Etendard des flottilles 11F et 17F, un des deux Hawkeye de la 4F, deux Rafale dont le nombre pourrait être revu à la hausse en cours de mission, ainsi que des hélicoptères pour assurer la logistique.


Le CDG a appareillé le 1er décembre.
(photo © MN)

Le rôle du groupe aéronaval français, positionné au sud-ouest de la ville pakistanaise de Karachi, sera d'accompagner la deuxième phase de lutte contre les réseaux terroristes, le Charles de Gaulle et son escorte vont participer au contrôle de mers par lesquelles transitent tous les trafics. Il s'agit en particulier d'éviter que des membres d'Al-Qaeda utilisent des bateaux pour se rendre en Somalie, au Yémen ou ailleurs, à partir du Pakistan.
A son arrivée dans l'océan Indien, le groupe aéronaval français rejoindra une force internationale d'une cinquantaine de bâtiments américains, japonais, australiens, canadiens, anglais, allemands, italiens, hollandais et espagnols. Le commandement interallié basé à Bahreïn permettra d'intégrer la TF473 dans le dispositif.

Plutôt habitué, à l'image des autres SNA, aux missions en solitaire, le Rubis a du embarquer en urgence un matériel très sophistiqué qui lui permettra de communiquer avec les autres bâtiments du groupe aéronaval constitué autour du Charles de Gaulle. « Une opération rondement menée par DCN Toulon qui a fait preuve une nouvelle fois d'une réactivité exemplaire » a commenté l'amiral Jean Moulin.


Octobre 2000 : Euronaval
En marge du salon de l'armement Euronaval 2000, le 23 octobre des délégations étrangères ont été invitées à découvrir à Toulon le CMT Persée, les avisos Cdt Birot et Cdt Ducuing, le SNA Rubis, les frégates Jean Bart, La Fayette et La Motte-Picquet, le PR Meuse, le TCD Foudre et le porte-avions Charles de Gaulle. (Cols Bleus n°2547 du 21 octobre 2000)



Un mat-radar rétractable pour SNA.

1996 : Des yeux pour les sous-marins
La collision en août 1993 entre le SNA Rubis et un pétrolier l'avait rnalheureusernent rappelé : faire surface constitue une manoeuvre délicate pour un sous-marin. Pour doter les SNA d'un regard plus perçant, le Service Industriel de la DCN a conçu un nouveau système surveillance. Composé d'un mât caréné, ce système intégré au massif des sous-marins existants permet de hisser rapidement un radar. Plusieurs établissements du Service Industriel participent au développement de ce projet.
DCN lngéniérie est concepteur et maître d'oeuvre d'ensemble. DCN Cherbourg s'est vu contrer le développement du système de hissage. Spécialiste en usinage des corps longs, les équipes de DCN Ruelle réalisent le mât caréné, le vérin pour les mouvements radar et le système ue guidage avec patins. Enfin, DCN Toulon devra installer ce nouvel équipement à bord des SNA. Par ailleurs, deux industriels extérieurs travaillent en sous-traitance : le britannique Kelvin Hugues qui livre le radar, et la société SAGEM qui réalise le coffret étanche qui comprend l'électronique de traitement. Les premiers SNA seront équipés au début de l'année 1996, les suivants à la mi-98. (Emergences n°26 6/95 - shéma DCN)



Un Super Guppy d'Airbus Sealink a transporté le nouveau nez du Rubis.

Décembre 1993 : Le nouveau nez du Rubis s'offre un voyage dans les airs
Le Rubis est en réparation à DCN Toulon à la suite de sa collision survenue en 1993. Toute la DCN s'est mobilisée pour réparer au plus vite l'avant du sous-marin endommagé. Une opération originale a été le transfert de la charpente avant, fabriquée par l'atelier coque de DCN Cherbourg, vers DCN Toulon. Le choix du moyen de transport de cette structure de grande taille intervenait directement sur le calendrier de réparation. DCN Cherbourg s'est tournée vers un moyen de transport inhabituel, un Super Guppy d'Airbus Sealink, utilisé pour le transport d'élérnents d'Airbus entre les différentes usines du consortium européen. Terminée le vendredi, la charpente est véhiculée jusqu'à l'aéroport de Maupertus le lundi. Elle décolle en fin de matinée et se pose à l'aéroport de Hyères en début d'après midi, pour être dès le lendemain en phase d'installation à DCN Toulon. Un transport par voie routière ou maritime aurait demandé 10 jours. (Emergences n°18 01/1993 - photo DCN Toulon)


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