Histoire et actualités du SNA Rubis
![]() Le Rubis entre au bassin après avoir heurté le fond de la mer le 30 mars (04/2007 - photo © MN) |
Janvier
2007 : Escale à Dakar
Aux deux tiers d'un cycle opérationnel partagé
entre la zone Méditerranée et la zone Atlantique, le sous-marin nucléaire
d'attaque (SNA) Rubis
a fait une escale réparatrice à Dakar pour le jour de l'an. Débuté en
octobre dernier, le cycle opérationnel du Rubis
a commencé par une période en Méditerranée bien remplie, entre qualification
opérationnelle et participation à l’exercice PEAN 06. La participation
du Rubis
à PEAN 06 a également été l'occasion de concourir à l'entraînement à la
lutte anti-sous-marine des forces de surface qui assuraient la protection
du porte avions Charles de
Gaulle. (Brèves MN)
Juillet
2006 : Incident à quai à Toulon
Alors que l’équipage du sous-marin nucléaire
Rubis venait d’achever
à quai à Toulon le mardi 11 juillet en soirée des
opérations de réchauffage du réacteur de propulsion,
une alarme « Incendie compartiment chaufferie » s’est
déclenchée. Une équipe d’investigation s’est
immédiatement rendue sur place et a constaté la présence
d’une fumée blanche. Elle provenait d’un récipient
en plastique destiné à recueillir l’eau d’égouttement
qui s’était détaché de son support et avait
partiellement fondu au contact d’un tuyau à haute température.
Etant donné sa faible gravité, cet incident n’a pas
été classé sur l’échelle INES (international
nuclear event scale). Le délégué à la sécurité
nucléaire de défense (DSND) a été informé.
Un des investigateurs, exposé aux fumées, a été
victime d’un léger malaise. Il a repris son service ce matin.
Juin-Juillet
2005 : Mission en Atlantique et Manche
Le
porte-avions Charles de Gaulle
et son groupe aéronaval, accompagnés d'une frégate britannique, appareille
le 4 mai de Toulon pour une mission de deux mois en Atlantique et en Manche,
qui les conduira jusqu'aux Etats-Unis et au Canada.
Au cours
de ce déploiement, trois groupes aéronavals franco-américains participe
à l'exercice MNME-05 (Multi National Maritime Exercise) qui se déroule
au large de Norfolk du 23 au 27 mai. Les
bâtiments déployés sont trois porte-avions (le Charles
de Gaulle et les porte-avions américains Eisenhower et Roosevelt),
12 bâtiments de combat de 1er rang (les frégates françaises
Jean Bart et Tourville,
les frégates américaines San Jacinto, Donald Cook, Oscar
Austin et Stoot, la frégate britannique Nottingham, la
frégate espagnole Alvaro de Bazan, les frégates canadiennes Athabaskan,
Ville de Québec, St Johns et Halifax), 2 sous-marins
nucléaires d'attaque (le Rubis
et l'USS Norfolk) et enfin le pétrolier ravitailleur Meuse.
Le Rubis et le Charles
de Gaulle a également pu faire relâche dans l’immense base navale
américaine. Les autres bâtiments du groupes aéronaval français ont fait
escale à New-York 27 mai au 2 juin.
En conclusion de l’exercice CANFREX (Canada – France Exercice) qui s’est
déroulé au large des côtes canadiennes, les bâtiments de la Task Force 473
ont fait escale à Halifax du 8 au 13 juin 2005. Le porte-avions était
au mouillage tandis que les frégates Jean
Bart, Tourville
et Nottingham en compagnie de la Meuse
et du Rubis étaient à
quai dans le port militaire.
Après un passage à Cherbourg les 23 et 24 juin, le groupe aéronaval
participe à l'"International Fleet Review" à partir du 25 juin à Portsmouth.
A l'issue de ces festivités, le porte-avions s'arrête à Brest du 30 juin
au 2 juillet.
Mai
2004 : Dans la paix des profondeurs
«Mon désir est de rejoindre mon commandant, l’amiral Cabanier,
ma famille étant d’accord, mes amis sous-mariniers me l’ont promis.»
Ces lignes sont de Gaston Sanz, ancien cuisinier et torpilleur, et dernier
survivant aux 28 missions du sous-marin mouilleur de mines Rubis, ce Rubis
dont le général de Gaulle a dit : «Bâtiment qui, pas une seule heure, ne
cessa de servir la France.» Mardi 6 avril, lors d’une cérémonie sobre et
digne au poste 503 de la darse Missiessy, l’urne contenant les cendres de
Gaston Sanz a été remise par Mme Anne Sanz et sa fille Elizabeth au CF François
Savy, commandant le Rubis en présence de l’équipage et du père Vidal, aumônier
de l’ESNA. Les cendres ont été immergées solennellement au large de Cap
Camarat, le 1er mai. à la verticale de l’épave du Rubis. (Brèves
MN)
Novembre
2003 : Lutte contre le transfert d'armes de destruction massive
L’exercice Basilic 03 est la première contribution de la France
en tant qu’organisateur d'exercice, à la mise en œuvre de "l’initiative de
sécurité contre la prolifération" qui vise à faire cesser les transferts d’armes
de destruction massive, de leurs vecteurs et des matériels qui s'y rapportent.
Cette initiative réunit à ce jour 11 pays (Allemagne, Australie, Espagne,
États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Royaume-Uni)
et se déroule du 25 au 27 novembre en Méditerranée. Les moyens mis en œuvre
par la France sont : l’Aconit,
le Rubis, le Francis
Garnier, l’Arago,
des ATL 2,
F 50 M, Super
Frelon, une équipe NBC et un navire-citerne. (Brèves MN)
Juillet
2003 : Des problèmes de rechanges affectent les SNA
Dans son édition du 9 juillet 2003, le quotidien
régional "Le Télégramme de Brest" rapporte que
faute
de pièces de rechange, la Marine nationale a dû se contenter, six mois durant,
d'un seul sous-marin nucléaire d'attaque à la mer sur les six que compte
son escadrille de Méditerranée. Pour faire face aux pannes, la Marine a été
contrainte de se servir en pièces de rechanges sur d'autres matériels. Cette
situation difficile commence tout juste à être corrigée. Les équipages des SNA
vivent difficilement cette situation, cela atteint le moral, c'est inévitable.
Juin
2003 : 20 années de service - hommage à la France Libre
Le 18 juin, une cérémonie se déroulait
à l'ESNA pour fêter les 20 ans du Rubis. A cette occasion,
M. Gaston Sanz, ancien membre d'équipage du sous-marin mouilleur de mines
Rubis pendant la seconde guerre mondiale, a lu l'appel du général
de Gaulle, non sans une certaine émotion, devant l'équipage du
SNA Rubis.
Solennellement, il a alors offert une copie du "Joly Roger" du Rubis,
où sont représentés les 31 "victimes" de ce mouilleur
de mines. Un pavillon de tradition qui flottera désormais sur le SNA
toulonnais. (Cols Bleus)
![]() M. Gaston Sanz, ancien membre d'équipage du sous-marin mouilleur de mines Rubis pendant la seconde guerre mondiale, a offert une copie du "Joly Roger" du Rubis, qui flottera désormais sur le SNA toulonnais (photo MN). |
Mai
2003 : La star des rencontres Nation Défense
Les premières rencontres Nation-Défense
qui se sont tenues les 8, 9 et 10 mai, à travers toute la France, ont
connu un franc succès. Pendant ces trois jours, à Paris, la maquette
d'un SNA immergé dans le bassin du
Trocadéro a incontestablement été l'attraction phare de
cette manifestation.
Mars
2003 : Manuvre en Atlantique
L'exercice Spontex 3 a pour thème la lutte
anti-sous-marine dans une zone côtière. Près de 2000 hommes participent à
l'exercice sur mer et dans les airs. Six navires de surface (Tourville,
Latouche-Tréville, Commandant
Bouan, Premier-Maître L'Her,
Lieutenant de Vaisseau Lavallée)
et le sous-marin nucléaire français Rubis,
deux sous-marins à propulsion classique (Marsopa espagnol et U-15
allemand), trois frégates (Argyll britannique, Tjerk Hiddes néerlandaise
et Asturias espagnole), trois hélicoptères français, quatre aéronefs
de la 23F (Atlantique
2 de Lann-Bihoué), quatre avions alliés (P3C Orion américain,
italien, allemand et canadien) se partagent entre les « Bleus » et les ennemis
« Orange », dans le nord du golfe de Gascogne, jusqu'au 28 mars. L'objectif
est de permettre à La Loire,
bâtiment de soutien logistique engagé du côté des Bleus, de déposer des troupes,
pour récupérer à terre des ressortissants civils en déjouant les attaques d'un
éventuel sous-marin. (Ouest France, Le Télégramme, Cols
Bleus)
![]() A bord du Rubis (01/2002 - photo © MN) |
Février
2002 : Deux SNA se croisent dans le Golfe
Parti le 23 janvier 2002 de Toulon, le Saphir
a traversé la mer Méditerranée. Le bâtiment de soutien Gazelle,
la frégate furtive Surcouf
et le bâtiment de transport léger Francis
Garnier l'ont accompagné lors du franchissement du canal de Suez. Il
a ensuite descendu la mer Rouge, où l'équipage a souffert de la chaleur, puis
franchi le détroit de Bab-el-Mandeb (la Porte des larmes). De son coté,
depuis décembre 2001, le Rubis
a participé à la prévention des exfiltrations par voie maritime de terroristes
d'Al Qaida et assuré la protection globale de la TF 473. Relevé aujourd'hui
sur zone par son cadet après 2 mois de patrouille, le Rubis
a relâché quelques jours à Djibouti avant de rejoindre Toulon.
(Brèves site MN)
Janvier
2002 : La Marine nationale se retrouve à Dubaï
Djibouti étant trop éloigné du théâtre des opérations militaires,
c'est à Dubaï que s'est organisé le soutien logistique du
groupe aéronaval. Ainsi, à la mi-janvier, le sous-marin nucléaire d'attaque
Rubis, la frégate anti-sous-marine
La Motte-Picquet, le pétrolier
ravitailleur Meuse, les chasseurs
de mines Persée et Pégase,
accompagnés de leur bâtiment de soutien Loire,
étaient à quai les uns derrière les autres. Quant au bâtiment de commandement
ravitailleur Var et au bâtiment
de renseignements Bougainville,
tous deux sont actuellement en cale sèche pour une période d'entretien prévue
de longue date.
![]() A bord du Rubis (01/2002 - photo © MN) |
Janvier
2002 : Bientôt la relève !
La frégate De
Grasse et l'aviso Second
Maître Le Bihan ont appareillé le 7 janvier de Brest à destination
de l'océan Indien. La frégate rejoindra pour 5 mois le groupe aéronaval
constitué autour du porte-avions Charles
de Gaulle, au large des côtes pakistanaises. Quand à l'aviso,
il s'arrêtera à Djibouti. En fait, à l'aller, il escortera le sous-marin nucléaire
d'attaque Saphir, qui doit
relever le Rubis, celui-ci
étant raccompagné par le Le Bihan
sur le trajet retour vers Toulon. Retour du Le
Bihan, à Brest, prévu fin février. (Brèves site MN)
Décembre
2001 : Nom de code Héraclès
![]() En route vers la mer d'Oman |
La task force 473
(2900 hommes), placée sous commandement du contre-amiral François Cluzel, et
composée du porte-avions Charles
de Gaulle, des frégates La
Motte-Picquet, Jean de
Vienne, Jean Bart,
du sous-marin nucléaire d'attaque Rubis,
du pétrolier ravitailleur Meuse
et de l'aviso Commandant Ducuing
a quitté Toulon le 1er décembre 2001. Sur le plan aérien, le porte-avions
embarque 16 Super Etendard
des flottilles 11F et 17F,
un des deux Hawkeye
de la 4F, deux Rafale
dont le nombre pourrait être revu à la hausse en cours de mission, ainsi que
des hélicoptères pour assurer la logistique.
![]() Le CDG a appareillé le 1er décembre. (photo © MN) |
Le rôle du groupe
aéronaval français, positionné au sud-ouest de la ville pakistanaise de Karachi,
sera d'accompagner la deuxième phase de lutte contre les réseaux terroristes,
le Charles de Gaulle et son
escorte vont participer au contrôle de mers par lesquelles transitent tous les
trafics. Il s'agit en particulier d'éviter que des membres d'Al-Qaeda utilisent
des bateaux pour se rendre en Somalie, au Yémen ou ailleurs, à partir du Pakistan.
A son arrivée dans l'océan Indien, le groupe aéronaval français rejoindra une
force internationale d'une cinquantaine de bâtiments américains, japonais, australiens,
canadiens, anglais, allemands, italiens, hollandais et espagnols. Le commandement
interallié basé à Bahreïn permettra d'intégrer la TF473 dans le dispositif.
Plutôt habitué, à l'image des autres SNA, aux missions en solitaire, le Rubis a du embarquer en urgence un matériel très sophistiqué qui lui permettra de communiquer avec les autres bâtiments du groupe aéronaval constitué autour du Charles de Gaulle. « Une opération rondement menée par DCN Toulon qui a fait preuve une nouvelle fois d'une réactivité exemplaire » a commenté l'amiral Jean Moulin.
Octobre
2000 : Euronaval
En marge du salon de l'armement Euronaval 2000, le 23 octobre
des délégations étrangères ont été
invitées à découvrir à Toulon le CMT Persée,
les avisos Cdt Birot et
Cdt Ducuing, le SNA Rubis,
les frégates Jean Bart,
La Fayette et La
Motte-Picquet, le PR Meuse,
le TCD Foudre et le porte-avions
Charles de Gaulle. (Cols
Bleus n°2547 du 21 octobre 2000)
![]() Un mat-radar rétractable pour SNA. |
1996 : Des yeux pour les sous-marins
La collision en août 1993 entre le SNA Rubis et un pétrolier
l'avait rnalheureusernent rappelé : faire surface constitue une manoeuvre délicate
pour un sous-marin. Pour doter les SNA d'un regard plus perçant, le Service
Industriel de la DCN a conçu un nouveau système surveillance. Composé d'un mât
caréné, ce système intégré au massif des sous-marins existants permet de hisser
rapidement un radar. Plusieurs établissements du Service Industriel participent
au développement de ce projet.
DCN lngéniérie est concepteur et maître d'oeuvre d'ensemble. DCN Cherbourg s'est
vu contrer le développement du système de hissage. Spécialiste en usinage des
corps longs, les équipes de DCN Ruelle réalisent le mât caréné, le vérin pour
les mouvements radar et le système ue guidage avec patins. Enfin, DCN
Toulon devra installer ce nouvel équipement à bord des SNA. Par ailleurs, deux
industriels extérieurs travaillent en sous-traitance : le britannique Kelvin
Hugues qui livre le radar, et la société SAGEM qui réalise le coffret étanche
qui comprend l'électronique de traitement. Les premiers SNA seront équipés au
début de l'année 1996, les suivants à la mi-98. (Emergences n°26 6/95
- shéma DCN)
![]() Un Super Guppy d'Airbus Sealink a transporté le nouveau nez du Rubis. |
Décembre
1993 : Le nouveau nez du Rubis s'offre un voyage dans les airs
Le Rubis est en réparation à DCN Toulon à la suite de sa collision
survenue en 1993. Toute la DCN s'est mobilisée pour réparer au plus vite l'avant
du sous-marin endommagé. Une opération originale a été le transfert de la charpente
avant, fabriquée par l'atelier coque de DCN Cherbourg, vers DCN Toulon. Le choix
du moyen de transport de cette structure de grande taille intervenait directement
sur le calendrier de réparation. DCN Cherbourg s'est tournée vers un moyen de
transport inhabituel, un Super Guppy d'Airbus Sealink, utilisé pour le transport
d'élérnents d'Airbus entre les différentes usines du consortium européen. Terminée
le vendredi, la charpente est véhiculée jusqu'à l'aéroport de Maupertus le lundi.
Elle décolle en fin de matinée et se pose à l'aéroport de Hyères en début d'après
midi, pour être dès le lendemain en phase d'installation à DCN Toulon. Un transport
par voie routière ou maritime aurait demandé 10 jours. (Emergences n°18
01/1993 - photo DCN Toulon)