Novembre
2007 : Le TUUM version « chat »
Des
essais de communication en plongée entre deux sous-marins se sont déroulés
en Méditerranée du 5 au 9 novembre 2007.
Pour la première fois, deux commandants de sous-marins ont pu dialoguer par
« chat ». Le but de l'expérimentation de ce TUUM numérique est de valider la
communication acoustique en mode numérique entre deux sous-marins. Les communications
entre sous-marins en plongée par téléphones
acoustiques, se limitaient pour l'instant
à des messages vocaux de qualité médiocre. Thales Safare (sous-traitance
Sercel) est l’industriel en charge de mener cette évolution technique pour le
compte du GESMA
(lutte sous-marine), centre DGA de Brest.
Mars
2005 : Escale à Diego Suarez
Le 20 mars, le porte-hélicoptères Jeanne
d’Arc, la frégate anti-sous marine Georges
Leygues, le sous-marin nucléaire d’attaque Emeraude
et la frégate
de surveillance Nivôse,
sont arrivés à Diego Suarez pour une escale de quelques
jours. Si les deux premiers sont en escale officielle dans le cadre du programme
de formation des 108 élèves officiers du Groupe Ecole d’Application des officiers
de marines (GEAOM), le sous-marin effectue une escale de routine pour la première
fois dans la capitale du Nord de Madagascar. Quant au Nivôse,
son retour fut imprévu après son dernier passage en septembre dernier, il transporte
du matériel de l’Emeraude
venant de l’île de la Réunion.
Juillet
2003 : Des problèmes de rechanges affectent les SNA
Dans son édition du 9 juillet 2003, le quotidien
régional "Le Télégramme de Brest" rapporte que
faute
de pièces de rechange, la Marine nationale a dû se contenter, six mois durant,
d'un seul sous-marin nucléaire d'attaque à la mer sur les six que compte
son escadrille de Méditerranée. Pour faire face aux pannes, la Marine a été
contrainte de se servir en pièces de rechanges sur d'autres matériels. Cette
situation difficile commence tout juste à être corrigée. Les équipages des SNA
vivent difficilement cette situation, cela atteint le moral, c'est inévitable.
Mai
2003 : La star des rencontres Nation Défense
Les premières rencontres Nation-Défense
qui se sont tenues les 8, 9 et 10 mai, à travers toute la France, ont
connu un franc succès. Pendant ces trois jours, à Paris, la maquette
d'un SNA immergé dans le bassin du
Trocadéro a incontestablement été l'attraction phare de
cette manifestation.
Juin
2001 : Exercice d'accident nucléaire
La base navale de Toulon a été le théâtre d'une grande
fiction. Au programme : un exercice d'accident nucléaire de type Montségur.
À 9h, l'alerte retentit à travers la base navale, un incendie s'est déclaré
dans la chaufferie du SNA Emeraude
: deux personnes sont brûlées par les vapeurs s'échappant du circuit et elles
sont très certainement contaminées. La mise en œuvre des centres de décontamination
est immédiate. S'ajoute alors une série de complications visant à compliquer
la tâche des différents acteurs : rupture du circuit primaire de refroidissement,
pompes à eau qui se grippent... Autant d'aléas orchestrés de main de maître
par le CF Alain Marrast, conseiller en sécurité nucléaire à l'amirauté. L'objectif
est d'entraîner et de vérifier le bon fonctionnement de toute la chaîne des
différentes cellules à activer dans le cas d'un tel événement. L'accident simulé
se limite au périmètre de la base navale, mais la préfecture du Var est venue
participer en imaginant une aggravation de la situation qui occasionnerait le
déclenchement du plan particulier d'intervention (PPI) relatif aux mesures communes
à prendre dans le cas d'un tel accident. Une bonne occasion de travailler ensemble
et de vérifier le bon fonctionnement des différentes chaînes mise en place :
experts, services médicaux, communication et logistique. (Brève MN
- 07/02)
Mars
2001 : Exercice Spontex - Un espagnol à bord de l'Emeraude
Organisé par la France, l'exercice Spontex a réuni
du 20 au 29 mars une quinzaine de bâtiments de surface parmi lesquels
ceux de la Force Navale Franco-Allemande (FNFA - Bremen, Augsburg,
Lubeck, Rhön, De
Grasse, SM Le Bihan,
Commandant Blaison, Marne),
et Primauguet, Principe
de Asturias, Argyll, Kaszub, LV
Lavallée, 3 sous-marins (Emeraude,
Triumph, Zeeleeuw) et une douzaine d'avions de patrouille maritime
(Atlantique,
Nord 262, Aurora,
P3C, Nimrod) pour un entraînement à la lutte anti-sous-marine
contre des sous-marins classiques en zone littorale, notamment par petits
fonds. Le CC Naranjo Lopez, de la Marine royale espagnole a embarqué
sur l'Emeraude à l'occasion de l'exercice Spontex et du passage du détroit
de Gibraltar. Il a pu ainsi découvrir la tradition du baptême des
300 m... (Cols bleus
n°2572 du 12 mai 2001)
Novembre
2000 : Exercice Sarment 2000
La frégate Dupleix
a appareillé de Toulon le 6 novembre pour participer à l'exercice
Sarment 2000. Ont également participé à cet exercice
avec le Task Group 473.03, force européenne constituée
pour l'occasion et regroupant 7 frégates, un détachement Lynx
de la flottille 31F à
bord de la frégate britannique Northumberland et le SNA Emeraude.
(Cols Bleus n°2553
du 9 décembre 2000)
Janvier 2000 : Opération Myrhe - Exercice Quick Draw 2000 - Premiers bilans pour l'Emeraude
Après
une première partie de cycle en Atlantique au profit du GEAOM, au cours
de laquelle 30 midships de la promotion EN/EMF/97 auront été embarqués
, l'Emeraude a rejoint le 15 janvier 2000 la TF473 pour la mission Myrrhe
2000. Pendant un mois le SNA a pris part à de nombreux passex avec
des unités étrangères et a pu également être
présenté au CEMM émirien, embarqué à la
mer pour la circonstance. Après une ultime confrontation amicale
avec des unités américaines présentes en mer d'Arabie,
dans le cadre de l'exercice Quick Draw 2000, l'Emeraude a fait
route vers Toulon. Ce déploiement clôt un cycle de 22 semaines
et 23000 nautiques. (Cols
Bleus n°2521 du 11 mars 2000)
Février 2000 : Exercice franco-émirien Golfe 2000 - escale à Abu Dhabi
Le
Golfe a été le théâtre, du 31 janvier au 10 février 2000, d'un exercice franco-émirien
rassemblant une douzaine de bâtiments des deux marines sous les ordres d'un
commandement binational. Le scénario de l'exercice décrivait une crise qui conduit
les Émirats Arabes Unis (EAU) à faire appel à la France. Un adversaire conduit
plusieurs agressions sur des installations industrielles des Emirats
et prend position sur une île au large d'Abu Dhabi. Les forces coalisées
mènent alors des opérations afin de rétablir la souveraineté
des EAU.
Sur les 5500 militaires français engagés, 3600 marins étaient répartis
à bord du Foch, du Duquesne,
de la Meuse, du Tourville,
du Jean de Vienne, de
l'aviso Commandant Blaison,
de la Foudre, de l'Emeraude
et d'un Atlantique 2.
De son côté, avec 900 hommes engagés, la marine émirienne a mis en oeuvre
les frégates Abu Dhabi et Al Emirat, la corvette Murageb,
3 patrouilleurs et 3 chalands de débarquement, deux Super Puma
ASM et deux sections de fusiliers commandos. La partie lutte sous la mer a eu
lieu du 6 au 8 février en mer d'Oman. Golfe 2000 s'est terminé
le 9 février à bord du Foch
à Abu Dhabi par une cérémonie militaire en présence
de nombreuses autorités des deux pays. (Cols
Bleus n°2520 du 4 mars 2000)
Janvier
2000 : Opération Myrhe pour la Task Force 473
Le Groupe aéronaval formé autour du porte-avions Foch
et composé de la frégate Duquesne,
du PR Meuse et du BAP Jules
Verne sera en opérations en Méditerranée, en océan Indien et en Atlantique
du 15 janvier au 30 avril 2000. La frégate Tourville
et le SNA Emeraude prendront part à la première
partie de la mission jusqu'à la fin février. Des avions de patrouille maritime
devraient apporter leur soutien à la TF 473 en Grèce et dans la zone nord de
l'océan Indien. La présence sur le Foch
d'un détachement Puma Resco de l'armée de l'Air concrétisera le rapprochement
interarmées dans le domaine du Sar (Search & rescue) de combat. Au total, ce
sont près de 3 000 marins, 6 bâtiments et 29 aéronefs français qui seront engagés
dans cette mission de longue durée. (brèves site MN - janv 2000)
Août
1999 : Escale à Bergen
Mercredi 18 août 1999, au terme d'une plongée de
4 semaines dans les eaux glaciales du Grand Nord qui lui sont désormais
familières, l'Emeraude fait surface au large des côtes norvégiennes
pour une escale très attendue. Le long chenalage au travers des fjords
successifs sous un timide soleil de fin d'été scandinave dévoile
anfin Haakonsvern, port militaire de Bergen.
L'escale à aussi été mise à profit pour soutenir
la promotion auprès de la Marine norvégienne des matériels
navals développés par la France. Le SNA a été
visité par une délégation conduite par le CA Jaeger, chef
du commandement du matériel de la Marine norvégienne, en présence
de l'IGA Philippe Roger, directeur des relations internationales de la DGA et
du commandant des forces sous-marines, le VA Bernard Capart. (Cols
Bleus n°2498 du 11 septembre 1999)
Mars 1999 : Cinq ans déjà...
Le 28 mars 1999, dans l'enceinte de la chapelle de l'arsenal de Toulon, une
émouvante cérémonie réunissait des délégations des équipages des sous-marins
du site et des associations des anciens des sous-marins pour commémorer le souvenir
des dix victimes du sous-marin Émeraude en présence de leurs familles
et amis réunis pour la circonstance.
A l'issue de la universelle dite par le père Vidal, le CV Jean-Louis Barbier,
commandant l'escadrille des sous-marins de la Méditerranée, évoquait devant
le mémorial de la chapelle les circonstances du drame qui devait coûter la vie
à dix sous-mariniers...
Après cette poignante allocution, de nombreuses gerbes et bouquets de fleurs
étaient déposés sur la plaque gravée du mémorial de la chapelle, cependant qu'un
représentant des sous-mariniers citait les noms des victimes, rappelant à tous
l'attachement de la communauté des sous-mariniers à leurs camarades disparus.
(Cols Bleus n°2484
du 1er mai 1999 - photo Marine nationale/SM Jonqueres)
In Memoriam
Capitaine
de corvette Jean-Luc Alvar, commandant
Lieutenant de vaisseau Olivier Antois, officier adjoint énergie
Premier maître Franck Jeannin
Premier maître Alain Valloire
Premier maître Christian Cessac
Premier maître Christophe Tixier
Maître Laurent Thomine
Maître Jean-Pierre Belfio
Maître Philippe Schweitzer
Second maître Yves Brevalle
Février
à juin 1999 : Quatorze semaines d'activités pour l'Emeraude rouge
Parti fin février de Toulon, (... ...) la patrouille avait
normalement débuté par une période d'essais après
entretien qui a validé la disponibilité du matériel. La
qualification opérationnelle a ensuite été obtenue après
une période de mise en condition partagée entre Méditerranée
et Atlantique. Les exercices de sécurité, de lutte anti-navire
avec la participation de la frégate Latouche
Tréville et de l'aviso SM
Le Bihan, puis de lutte anti-sous-marine avec la participation du sous-marin
Ouessant, ont permis de retrouver
les bons réflexes face à des adversaires aussi brillants que motivés.
(... ...) Mais la tâche principale de l'Emeraude en Atlantique
et la raison de son déploiement loin de son port d'attache était
d'abord une mission de sûreté dans le théâtre. En
participant au dispositif de surveillance et de présence des forces françaises
le long de nos approches, ainsi qu'à la mise en condition et aux essais
des SNLE, l'Emeraude a apporté son concours à la dissuasion
nucléaire.
Enfin dernier volet d'une patrouille bien remplie, l'Emeraude a été
désignée pour prendre la suite de l'Améthyste
au sein de la mission Trident. (... ...) Les procédures de
transfert d'informations et de contrôle opérationnel par le porte-avions
ont permis au sous-marin de s'intégrer rapidement dans les dispositifs
nationaux et alliés en Adriatique et de participer activement aux opérations
de la TF470.
C'est donc à l'issue d'une patrouille riche en activités variées
que l'Emeraude est rentrée à Brest, après 70 jours
de navigation et 3 passages de Gibraltar en plongée. (Cols
Bleus n°2495 - 7 et 14 août 1999)