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La Zone Maritime Océan Indien
UNE
POSITION CENTRALE UN
OCEAN MARQUE PAR DES PHENOMENES METEOROLOGIQUES UN ROLE
HISTORIQUE L'Atlantique et le Pacifique ont commencé à être parcourus il y a de cela à peine cinq siècles, alors que depuis au moins 3000 ans av JC, l'océan Indien prolonge naturellement les routes commerciales des vallées de l'Indus et de l'Euphrate. UNE
ZONE CONSTRATEE LES RAISONS DE LA PRESENCE FRANCAISE - UN INTERET RENOUVELE
Depuis les années soixante-dix, la crise pétrolière concentre l'attention des grandes puissances sur le Golfe. Le 4 juin 1975, la marine nationale quitte Diego-Suarez. De nouvelles structures sont alors mises en place à La Réunion et à Djibouti. Un nombre croissant de bâtiments est déployé dans la zone. La même année, le canal de Suez, fermé depuis 1967, est rouvert : Toulon est de nouveau à six jours de la mer Rouge. En 1977, l'indépendance de la République de Djibouti est confortée par la présence militaire française et la marine utilise largement les facilités offertes par le port du nouvel État. La politique
de défense de la France dans la zone est gouvernée par deux principes
de base : l'indépendance nationale et la solidarité avec ses alliés
pour le respect du droit international (liberté de navigation).Puissance
riveraine à part entière de l'océan Indien, la France défend les territoires
et les zones maritimes placés sous sa souveraineté ou sa juridiction,
protège ses intérêts économiques et commerciaux et remplit les obligations
d'acteur international majeur que lui confère son siège de membre permanent
au Conseil de Sécurité de l'ONU. La présence ancienne de la France dans la région lui a permis d'y tisser des liens historiques, culturels et de défense. Elle est actuellement liée par des accords de défense ou de coopération militaire avec une douzaine d'Etats riverains. 20 ANS AU SERVICE DE LA PAIX ET DE LA STABILITE Les forces navales françaises ont accompli de multiples missions en océan Indien pendant ces vingt dernières années. Au début des années quatre-vingts, des bâtiments français ont été déployés dans le Golfe pour dissuader toute action de l'Iran ou de l'Irak sur le trafic pétrolier (opération PROMETHEE). A plusieurs reprises, des chasseurs de mines français ont assuré la sécurité des rails de navigation commerciale et des détroits. Certaines de ces opérations ont été menées en coopération avec nos alliés européens, notamment en mer Rouge en 1987 et 1988. La marine nationale a participé en 1990-1991 à la guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par l'Irak puis a pris part aux opérations de contrôle de l'embargo et au déminage des eaux du Koweït.Les forces navales françaises ont procédé à deux reprises à l'évacuation des ressortissants étrangers d'Aden en 1987 et 1994. Elles ont été engagées dans les opérations ONUSOM I et II, destinées à soulager la population somalienne menacée par la guerre civile. De juin 1996 à décembre 1998, les forces navales françaises ont participé à l'opération CONDOR de surveillance des îles Hanish dans le cadre de la médiation entre le Yémen et l'Erythrée qui a été confiée à la France par l'ONU. De décembre 1998 à mars 2001, des moyens navals et aériens ont été mis en œuvre pour assurer la protection des atterrages de Djibouti en raison du conflit qui opposait l'Erythrée à l'Ethiopie. C'est l'opération KHOR ANGAR. Depuis octobre 2001, la France est engagé aux côtés des américains dans la lutte contre le terrorisme suite aux attentats du 11 septembre dans le cadre de l'opération HERACLES. (Texte LV Yann Bizien - octobre 2004)
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