Equipé d'avions de combat Rafale, Super-Etendard, et d'avions de guet Hawkeye, il est à même d'intervenir dans des situations de crise majeure avec des capacités offensives inégalées jusque là. Entre le début de sa construction, le 24 novembre 1987 et sa mise au service actif le 18 mai 2001, il s'est écoulé 14 ans, une durée qui s'explique par la complexité d'un projet gigantesque, mais surtout par l'étalement des crédits dû à des restrictions budgétaires.
Ses débuts ont été marqués par diverses polémiques, souvent injustes, et liées à des défauts de construction, le moment le plus tragique restant la cassure franche d'un morceau d'une pale de l'hélice bâbord, le 10 novembre 2000, entre la Martinique et Norfolk. Mais le Charles de Gaulle a depuis montré tout l'intérêt de cet outil stratégique et diplomatique sans égal, qui reste l'appanage des seules grandes puissances dans le monde. Ainsi, après les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, il a effectué, dans le cadre de la riposte alliée en Afghanistan, la mission Héraclès (décembre 2001 - juillet 2002), une opération majeure de lutte contre le terrorisme international. Depuis la mer d'Oman, il a participé au contrôle des mers, et pris part à des frappes aériennes dans la région aux côtés de nos alliés. Il est retourné en océan Indien plusieurs fois en 2004, 2006 et 2007, 2009 et 2010. Ses Rafale et Super-Etendard ont à nouveau effectué des missions de combat en soutien aux troupes françaises et étrangères de la coalition engagée en Afghanistan. Le Charles de Gaulle est aussi une « ville flottante » haute de 75 mètres (soit un immeuble de 25 étages), où peuvent cohabiter 2000 hommes et femmes. Ce porte-avions a pour ville marraine Paris depuis le 9 octobre 2001.
Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2012. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||