Charles
de Gaulle
Décrire
en quelques lignes, la vie de celui qui reste le plus célèbre
des français, peut sembler difficile. Voici la biographie officielle
que vous pouvez trouver également sur le site du premier ministre :
A sa sortie de Saint-Cyr, il est affecté dans le régiment du colonel Pétain. Ses thèses en faveur de l'usage de véhicules blindés et de la guerre de mouvement trouvent peu d'écho, mais il se lie avec les adversaires du fascisme et des accords de Munich comme Léo Lagrange et Paul Reynaud dans le gouvernement duquel il occupe le poste de sous secrétaire d'État à la Guerre en juin 1940.
Il
part à Londres au moment de la débâcle et, le 18 juin, sur la BBC, appelle
les Français à continuer le combat. En 1944, appuyé sur un mouvement de
Résistance, il dirige un gouvernement provisoire où il préside à l'épuration
et à une série de nationalisations. Irrité par le poids des partis, il démissionne
le 20 janvier 1946 mais son mouvement, le Rassemblement du Peuple Français,
obtient des succès électoraux jusqu'au retrait de son chef, en 1953. 
Il revient à la politique en tant que président du Conseil le 1er juin 1958 pour juguler l'insurrection algérienne. Il fonde alors une nouvelle République, dont la Constitution est approuvée par le peuple le 28 septembre. Charles de Gaulle est élu président de la Vème République et travaille en priorité à résoudre le conflit algérien.
Dans la période de forte expansion des années 60, il se pose en champion de l'indépendance nationale face aux Etats-Unis (lancement de la force de dissuasion nucléaire, retrait de l'OTAN, ...) et se rallie à l'idée de l'intégration européenne. Un vaste mouvement de contestation sociale ébranle son pouvoir en mai 1968, et l'oblige à dissoudre l'Assemblée nationale. Les élections sont un triomphe pour le parti au pouvoir, mais l'année suivante, lors d'un réferendum portant sur la décentralisation et la limitation des pouvoirs du Sénat, le non l'emporte, ce qui amène le général de Gaulle à démissionner (28 avril 1969). Il se retire à Colombey-les-deux-Eglises et commence à rédiger ses mémoires, qu'il poursuivra jusqu'à sa mort, le 9 novembre 1970.
Appel du Général de GAULLE prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940
Les
chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises,
ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées,
s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons
été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne,
de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions,
la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions,
la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener
là où ils en sont aujourd'hui.
Mais
le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître? La défaite
est-elle définitive? 
Non! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.
Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
| Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. |
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