Histoire et actualités de la frégate Ventôse
Octobre
2008 : Aide humanitaire en Haïti
Le Ventôse
se dirige vers Haïti pour participer aux secours après
les passages successifs des ouragans Gustav et Hanna. La
frégate a appareillé dans la nuit du 4 au 5 septembre de Saint-Domingue
et se dirige vers Port-au-Prince, a indiqué un communiqué
du Quai d'Orsay.
Mars
2008 : Exercice Caraïbe
Du 3 au 14 mars, la frégate Ventôse
, le batral Francis Garnier,
le patrouilleur de gendarmerie maritime Violette, le patrouilleur
La Fougueuse
et le remorqueur côtier Maïto
participent à l'exercice interallié Caraïbe 2008. 15 nations sont
représentées dont la Colombie, les Pays Bas, le Mexique... Les États-Unis
et le Royaume-Uni y participent pour la première fois.
Février
2008 : Saisie de drogue sur un Go-fast
Le 9 février, le Ventôse,
en opération de surveillance maritime conjointe avec les garde-côtes américains
détecte à l’Est de la Grenade une embarcation de type Go-fast. L’hélicoptère
Panther
et une embarcation du Ventôse
avec des tireurs d’élite embarqués et un détachement de commandos,
se portent à sa rencontre. Le Go-fast refuse d’obéir aux instructions et
aux sommations. Il rejette à la mer des ballots suspects. Après une course
poursuite rythmée par des tirs d’avertissement, l’embarcation est interceptée
de force par les commandos
marine. Près de 400 kilogrammes de marijuana sont récupérés et 10 trafiquants
arrêtés. La cargaison du Go-fast et son équipage sont remis à l’OCRTIS à
Fort-de-France le 11 février. Le 14 février, le procureur déclarait que
les 10 individus interpellés avaient reconnus avoir réalisés 35 voyages
de ce type, entre 2004 et 2007, pour transporter un total de 1,5 tonnes
de cannabis et 600 kilogrammes de cocaïne, à destination des îles caraïbes.
Septembre
2007 : Exercice Panamax
Le Ventôse,
avec à son bord un groupe de commandos marine, participe pour la
première fois à l'exercice Panamax (Fuerzas Aliadas 07) du
29 août au 7 septembre 2007. Cet exercice organisé par les Etats-Unis
et le Panama, vise à entraîner les forces pour la sécurité du canal de Panama
contre des attaques terroristes. Il réunit plus de 30 navires de 20 nations,
une douzaines d'aéronefs et 7000 personnes. Une équipe de marins français
a testé ses compétences d’abordage et de visite d’un navire en descendant
en rappel depuis un hélicoptère SH-60 Seahawk de l’US Navy, sur
le pont d’envol du navire amphibie USS Wasp.
![]() Le bâtiment colombien Valle del Cauca participe à l'exercice « Deux Tricolores 07 » pour la première fois (mars 2007 - Photo Yvon Perchoc). |
Mars
2007 : Exercice « Deux Tricolores 07 »
L'exercice
amphibie majeur bilatéral franco-néerlandais « Deux Tricolores 07 »
se déroule du 5 au 16 mars en région Caraïbes. Il réunit un effectif de
900 militaires sur les îles de Saint-Martin, Marie-Galante et les Saintes.
Le Vénézuéla et la Colombie y participent pour la première fois. L’objectif
de cet exercice qui met en œuvre pour la France la frégate Ventôse,
le patrouilleur La
Fougueuse,
le batral Francis Garnier,
le remorqueur Maïto
et la vedette de gendarmerie maritime Violette, est de simuler
une situation de crise représentant une menace d’instabilité pour la région.
Décembre
2006 : Exercice avec une corvette mexicaine
La
corvette Oaxaca était en escale à Fort-de-France du 21 au 22 décembre.
Ce bâtiment mexicain très moderne et a été admis au service actif en 2004.
Il mène des missions de lutte contre le narco-trafic dans le Golfe du Mexique.
Il est en mesure d'embarquer un hélicoptère de type Panther
et un détachement de commandos. Son escale à Fort-de-France clôture un entraînement
en mer réalisé avec la frégate Ventôse
le 20 décembre dernier qui a permis d'échanger sur les savoir-faire respectifs
des deux Marines en matière de lutte contre le trafic de stupéfiant.
(Brèves MN)
![]() Le Ventôse escorte le Ciudad de Oviedo à Fort-de-France après y avoir saisi plus de 4 tonnes de cocaïne (24 novembre 2006 - Photo MN). |
Octobre
2005 : Nouvelle saisie de cocaïne
Le
10 octobre, une embarcation rapide transportant des stupéfiants est interceptée
entre
la Barbade et Saint Vincent par un dispositif
aéromaritime composé de la frégate
Ventôse,
du patrouilleur La Fougueuse,
du remorqueur-ravitailleur Rari
et d'un avion de surveillance basé à la Barbade. Ayant refusé de stopper,
puis jeté des ballots par-dessus bord, l’embarcation a été stoppée
par un tir de neutralisation depuis l’hélicoptère
Panther/36F
du Ventôse.
Huit ballots, contenant environ 160 kg d’herbe de cannabis, sont récupérés
dans l’eau. L’équipage, originaire du sud de la Caraïbe, a été ramené à Fort-de-France.
Mai
2005 : Coup double contre le trafic de drogue
Les 3 et 4 mai au cours d'une opération
de surveillance du trafic au large du Nicaragua avec la frégate USS
Doyle,
le Ventôse a effectué
l'arraisonnement d'un navire de pêche, le Dos Continentes, battant
pavillon du Panama.
A l'approche du Ventôse,
les marins du Dos Continentes ont mis le feu à leur bateau, puis se
sont jetés à l'eau. Quatre d'entre eux ont été récupérés en mer, alors qu'un
autre s'est noyé. L'incendie ayant été maîtrisé, les équipes de visite ont
récupéré 170 ballots d'un kilo de cocaïne. Le reste est parti en fumée.
Le 6 mai, une seconde intervention a été plus mouvementée.
Une embarcation de type go-fast a été interceptée au
large des côtes de la Colombie. Refusant toute injonction de s'arrêter,
l'embarcation, a dû être stoppée par les tirs de semonce d'un tireur d'élite
des Commandos Marine depuis
le Panther/36F,
puis par un tir d'arrêt dans ses moteurs sans faire de blessé. Les trafiquants
ont tenté de larguer la cargaison à la mer mais la rapidité
d'intervention des marins du Ventôse
a permis d'en récupérer la quasi-totalité, soit environ
1,4 tonne de cocaïne. (Communiqué MN)
Octobre
2004 : Saisie de drogue au large de la Colombie
Dans la nuit du 20 au
21 octobre, le
Ventôse,
aidé
d'une équipe de commandos embarqués à bord (ndrl : quelle
unité ?) et de son Panther
de la 36F, participe
à opération
multinationale de lutte contre le narcotrafic
au large des côtes colombiennes. Après
détection par un avion de patrouille maritime britannique, une embarcation
rapide est interceptée par les garde-côtes américains, à
120km des
côtes colombiennes. 400kg
de cocaïne ont ainsi pu être récupérés et quatre trafiquants appréhendés.
(Communiqué
MN/AP)
Mars
2004 : Emeutes en Haïti - Opération Carbet
Suite aux émeutes qui ont été
déclenchées pour demander le départ du président
Aristide en Haïti, la France déclenche l'opération Carbet
dont le but est principalement d'assurer la sécurité des ressortissants français
et européens dans l'île. Dès le début de l'opération,
le Batral Champlain assure
le transport de troupes entre Port au Prince et Cap haïtien. La frégate Ventôse
est également sur zône. Viennent en renfort la Jeanne
d'Arc et le Georges
Leygues qui se positionnent au large de la zone nord, et l'Orage
qui appareille de Toulon le 18
mars.
Le
9 mars, en transit vers Port-au-Prince pour l’opération Carbet, le Champlain
a détecté puis croisé une embarcation à voile en détresse hors des eaux territoriales
haïtiennes. 29 personnes, dont 5 femmes et 5 enfants, étaient à bord, totalement
désemparées, la tempête annoncée risquant de faire chavirer leur esquif. Acceptant
la proposition du Champlain
de les ramener en Haïti, les naufragés ont été transférés en dinghy sur le
batral. A bord, ils ont été réconfortés et soignés par le médecin du Ventôse
transféré en renfort par l’hélicoptère de la frégate. Leur embarcation s’est
brisée alors que l’équipage du Champlain
essayait de la récupérer. (CSFM- Brèves MN)
Décembre
2003 : Sauvetage
dans le canal de la Dominique
Le 17 décembre, à 21h10, le Cross Antilles-Guyane reçoit un mayday
et demande assistance au profit du Captain Winston. Il s’agit d’un
bâtiment de pêche de 20m, battant pavillon de Saint-Vincent, avec 4 personnes
à bord. Victime d’une voie d’eau à l’ouvert du canal de la Dominique, le
palangrier est désemparé, par mer 3, vent d’est de force 20 à 25 nœuds.
Plusieurs navires ont répondu à l’alerte et se portent à la rescousse. Mais,
c’est le Ventôse
qui est le mieux à même d’apporter les premiers secours. La forte houle rend
les opérations difficiles. Cependant, la frégate parvient à hisser à bord
du Captain Winston une motopompe. Une équipe du bord tente alors d’épuiser
la voie d’eau, de relancer les moteurs, et semble y parvenir puisque, vers
1h00, liberté de manœuvre est donnée aux autres navires sauveteurs après un
essai de propulsion réussi. Le Ventôse
se prépare, après avoir récupéré son équipe d’investigation, à faire route
sur Fort-de-France, escortant le pêcheur toujours en action de pompage. Vers
4h30 une fusée rouge relance l’action : le Captain Winston a perdu l’éclairage
et la radio qui fonctionnaient encore jusque-là. L’échec des opérations de
pompage impose un remorquage. Le remorqueur côtier Maïto appareille
en urgence du fort Saint-Louis à 6h30. Préparée par le Ventôse,
la prise en remorque débute vers 8h00 et le Maïto arrive au port de commerce
trois heures plus tard, confiant le Captain Winston à un pousseur qui
l’accoste sans dommage quai de la batellerie. (Brèves
site MN)
Avril
2003 : Pêche illicite en Guyane
Pour la première fois en Guyane, deux ligneurs vénézuéliens,
l'Elemary et le Maila II, surpris en pêche dans la ZEE française
sans licence de pêche, ont été arraisonnés puis déroutés au port du Larivot
dans la rivière de Cayenne. La détection des ligneurs contrevenants a été
effectuée par le Falcon
50 détaché dans la zone Guyane vers 9 h, samedi 12 avril. Les contrevenants
n'ont pas répondu aux appels de l'appareil qui a débuté la poursuite après
avoir dressé les procès-verbaux d'infraction. Le Ventôse,
présent en Guyane pour une série d'opérations de police des pêches, se trouvait
alors à une soixantaine de nautiques. La frégate a intercepté les deux ligneurs
qui avaient pris une route de fuite, vers 11 h 20. Vers 13 h 00, ils ont mis
le cap vers le Larivot, après en avoir reçu l'ordre des équipes de visite
du Ventôse qui
ont établi les procès-verbaux d'appréhension. Environ une tonne de poissons
a été découverte dans les cales de chacun des deux navires. Les deux ligneurs
ont rejoint le port du Larivot vers 14 h, dimanche 13 avril. Ils ont été pris
en charge par les affaires maritimes de Guyane. (Brèves
site MN)
Novembre
2002 : Sauvetage d'un voilier
Mercredi 27 novembre 2002, à la demande du CROSS Antilles-Guyane,
la frégate Ventôse
a porté assistance à un voilier dans le canal de Sainte-Lucie. Le voilier
de 14 m, avec un génois déchiré, un moteur cassé et une avarie de barre, était
en difficulté avec trois personnes à son bord. Le Ventôse
a d'abord envoyé sur le voilier deux manœuvriers, son médecin, un mécanicien
et un skipper afin de venir en aide à l'équipage éprouvé, et inspecter l'état
du moteur et de la barre. La barre a pu être remise en état, mais le moteur
n'étant pas réparable en mer, la décision a été prise de procéder au remorquage
du voilier vers Fort-de-France, où il est arrivé en fin d'après-midi. (Madikéra)
![]() Le Ciclon, faisait l'objet depuis quelques jours déjà d'une surveillance des services français et américains spécialisés dans la lutte contre le narco-trafic. |
Octobre
2002 : Importante saisie de drogue aux Antilles
Au cours de la nuit du 14 au 15 octobre, le Ventôse
a intercepté dans le sud-est de l'arc antillais un navire de pêche vénézuélien
à bord duquel ont été trouvés 1200 kg de cocaïne.Ce navire, le Ciclon,
faisait l'objet depuis quelques jours déjà d'une surveillance des services
français et américains spécialisés dans la lutte contre le narco-trafic. Les
renseignements concernant ce navire et sa cargaison ont été partagés entre
d'une part l'Office central de répression des trafics illicites de stupéfiants
(OCRTIS) et la Direction des recherches et enquêtes douanières (DNRED) et
d'autre part l'organisme américain chargé de cette lutte dans la Caraïbe,
le Joint interagency Task Force East (JIATF/E), basé à Key West (Floride).
L'interception en haute mer a été rendue possible grâce à l'accord express
donné par le gouvernement du Venezuela, en application de la Convention des
Nations Unis contre le trafic illicite de stupéfiants. (Convention de Vienne,
1988). Enfin, l'opération a mobilisé outre la frégate Ventôse
et un avion de patrouille maritime, les services de la Police (OCRTIS), de
la Douane et de la Gendarmerie. Un douanier et un gendarme se trouvaient
d'ailleurs à bord du Ventôse.La
cocaïne était conditionnée en 48 sacs de 25 kg, dissimulés dans des caches
aménagées spécialement dans les cloisons et les planchers du navire. Conformément
au terme de l'accord entre la France et le Venezuela, le navire et les 7 membres
d'équipage seront remis aux autorités de ce pays pour y être jugés. (News
Press 15/10/2002)
Juillet
2001 : Marin en herbe sur le Ventôse
Un jeu concours avait été organisé en décembre 2000 dans le cadre
d'un partenariat entre la Marine et l'association Amerami pour fêter le trois
millionième visiteur du sous-marin Argonaute exposé à la cité des Sciences
de La Villette. Le premier prix était la visite d'un bâtiment de la Marine,
au choix du gagnant. Le lauréat a finalement été Xavier Yerro, un jeune Martiniquais
de onze ans, qui a jeté son dévolu sur le Ventôse.
Il s'est donc rendu sur le bâtiment, pour sa plus grande joie car c'est un
passionné de la Marine. En guise de porte-bonheur, le commandant lui a donné
une paire de galons, tandis que l'équipage lui souhaitait bon vent, en attendant
de pouvoir lui souhaiter plus tard bonne mer. (Cols
bleus N°2581 28.7.2001)
![]() Le Carolina transportait 2 tonnes de cocaïne (photo MN). |
Juillet
2001 : Deux tonnes de cocaïne saisies au large de la Guyane
Le Carolina, un navire de pêche vénézuélien de 14 mètres
est repéré début juillet, à environ 500 kilomètres au nord-est de Cayenne,
dans les eaux internationales, par un Gardian
français, sur renseignement du Joint Interagency Task Force East de Miami.
Mercredi 25 juillet, début de l'opération balisier, la
frégate Ventôse
et le patrouilleur La Gracieuse
s'en approchent. Les marins du Carolina mettent alors mis leurs filets
à l'eau et expliquent par radio aux français qu'ils n'ont encore rien pêché
mais qu'ils comptent le faire dans les douze prochains jours. Le manque de
cohérence des explications données, et le fait que le navire ne disposait
d'aucun moyen de conservation pour une éventuelle pêche ne font que renforcer
les soupçons des marins français. Le 28 juillet, deux gendarmes et deux douaniers
montent à bord. Après 5 heures de fouille, une trappe cachée
derrière des panneaux soudés révèle 60 ballots
étanches contenant 1.8 tonnes de cocaïne, d'une valeur d'un milliard
et demi d'euros ! Le
navire, son équipage et sa cargaison vont être remis aux autorités vénézuéliennes
en application des règles internationales. (Brèves site MN)
Février
2001 - Début de mission Corymbe 57
Le Ventôse
a quitté Fort-de-France le 8 février 2001 pour rejoindre Dakar, après
8 jours de navigation, et relever le La
Motte-Picquet déjà sur zone. (Cols
bleus n°2565 du 10 mars 2001)
...
2000 : Exercice de lutte contre le narcotraffic
Le Ventôse
a participé à une opération internationale de surveillance,
en mer des Caraïbes. Ce déploiement avait pour objectif, d'une
part le contrôle des bâtiments naviguant dans la zone afin de
détecter d'éventuels narcotrafiquants, d'autre part réaliser
des exercices et entraînements mutuels avec nos alliés. Pendant
10 jours, le SAG (Search and Action Group) composé de la frégate
Ventôse,
de la frégate néerlandaise Van Galen et de l'US Coast-Guard
Thetis s'est déployé en zone Caraïbes. Le destroyer
HMS Cardiff et le pétrolier ravitailleur Black Rover,
se sont joint au SAG de façon plus ponctuelle. Une escale commune de
4 jours à Fort-de-France a conclu ces 2 semaines d'exercices. (Cols
Bleus n°2556 du 6 janvier 2000)
Août
2000 : Escale à Frederiksted
Le Ventôse a passé
4 jours à Frederiksted, sur l'île de Sainte-Croix, aux îles
Vierges américaines, avant d'entamer une période de 10 jours
de coopération avec la frégate néerlandaise Van Galen
et les Coast-Guards américains, où il assumera la fonction d'OTC
du dispositif. (Cols
bleus n°2545 du 7 octobre 2000)
Janvier
2000 : Escale à Santo-Domingo
Un peu plus d'un an après l'opération humanitaire
menée à Barahona au profit des populations sinistrées
par le passage du cyclone Georges, la frégate de surveillance Ventôse
est revenue en République dominicaine pour une escale de 4 jours
à Santo-Domingo. (... ...) Le Ventôse
a repris la mer le 1er février pour une mission de surveillance maritime
en mer des Caraïbes et divers exercices avec le Van Speijk, frégate
néerlandaise. (Cols
bleus n°2519 du 26 février 2000)
????
1999 : Périlleux sauvetage aux Caraïbes
Alors qu'il se
porte au secours des îles de Saint Barthélémy et Saint Martin
touchées par le cyclone José, le Ventôse
intercepte un appel de détresse d'un bateau de pêche à
la dérive qui s'est retrouvé pris dans la tourmente à la
suitre d'une panne de moteur. A bord 61 migrants chinois, entassés
dans une cale insalubre menacent de se muntiner et exigent de quitter au
plus vite cet enfer. Une forte houle enfle les flots et balaie tout sur sa route,
empêchant toute embarcation de procéder à une évacuation,
ou notre hélicoptère Panther
de décoller. Le chalutier dérive vers un îlot entouré
de récifs. Tous nos efforts pour faire passer un câble de remorquage
se révèlent vains. Cependant, le chalutier a, par un hasard extraordinaire,
réussit à eviter les récifs. Le lendemain, les éléments
semblent s'être relativement apaisés, l'évacuation des rescapés
par zodiac est effectuée. Le calvaire des naufragés prendra fin
à l'arrivée à Saint Martin.
(Cols bleus n°2508
du 27 novembre 1999 / Aspirant de Phily)
Novembre
1999 : Cyclone Lenny
Le cyclone Lenny provoque des dégats importants sur les îles
de Saint Martin et de la Guadeloupe. Le 19 novembre, un C135 a décollé
d'Orly avec 50 memebres de la sécurité civile et 5 tonnes de matériel
direction la Martinique. Des moyens aériens participent à l'acheminement
des secours : 2 C160 et un C130 de l'armée de l'air, un Puma de
l'armée de Terre et un Panther
de la Marine nationale (ndrl : du Ventôse
?). Le Ventôse
croise au large de la Martinique pendant que le Francis
Garnier assure le transport de fret d'urgence vers Saint Barthélémy
et Saint Martin. (Cols
bleus n°2508 du 27 novembre 1999)
Juillet
1999 : Escale à Lomé - Coopération franco-togolaise
L'escale du Ventôse
à Lomé, du 1er au 6 juillet, a montré que la coopération
maritime franco-togolaise revêt de nombreux aspect. La nuit précédant
l'arrivée fut consacrée à un exercice de convoyage par
le patrouilleur Mono, chargé d'escorter le Ventôse
transformé pour l'occasion en navire marchand et de la protéger
contre une menace pirate, incarnée elle par le patrouilleur Kara.
De nombreuses séances d'instructions (sécurité, timonerie,...)eurent
lieu pendant ces 5 jours d'escale. Pour donner le change, les Forces Armées
Togolaises ont invité plusieurs membres de l'équipage à
survoler la région de Lomé en Puma et en Alouette II. (Cols
bleus n°2498 du 11 septembre 1999)
Février
1999 : Exercice Caraïbe 99.
Présent à Fort-de-France la première semaine du mois de février,
le Ventôse
a participé à l'exercice Caraïbes 99. Il s'agissait d'évacuer des ressortissants
français d'un pays imaginaire, incarné par l'île de Marie Galante, caractérisé
par une instabilité politique croissante et la multiplication des signes d'hostilité
voire de violence à l'égard de la population française.
Les Forces armées aux Antilles (FAA), renforcées de détachements de métropole,
de Guyane, du Nicaragua et de Saint-Domingue représentaient un dispositif projetable
qui comptait trois bâtiments de la Marine nationale, quatre C160, cinq hélicoptères
et mille trois cents personnes. Après avoir débarqué de nuit deux commandos
du 33ème Rima et du 41ème Bima, le Ventôse
a accueilli à son bord deux cents personnes (ressortissants et rebelles
repentis) en quatre embarquements, par voie nautique et aérienne.
Janvier
1999 : Escale à Fortaleza
A l'issue d'une mission de police des pêches dans la ZEE guyanaise, le
Ventôse
a abordé, le 15 janvier 1999, Fortaleza capitale de l'Etat du ceare au nord-est
du Brésil. L'équipage a pu se détendre sur les nombreuses plages du littoral
où étaient proposées diverses activités comme le ski sur sable, des tours en
buggys dans les dunes ou des sorties en mer sur des jangadas (barques de pêche
traditionnelles se résumant à un coque effilée montée d'une grande voile triangulaire).
A un mois du Carnaval, chaque soir est une fête. Le coquetèle sur le Ventôse
a permis de nombreuses rencontres, Français expatriés et Brésiliens francophiles.
Le soir suivant, sur le pont d'envol, ils nous offrirent en retour un ballet
endiablé de folklore cearais. Mais la présence des nombreux touristes paulistes
et des cariocas en vacances ne suffit pas à masquer la réalité : Fortaleza est
la région la plus pauvre du Brésil.
Décembre
1998 : arraisonnement musclé d'un crevettier sud-coréen
Un crevettier sud-coréen, le Sechong 29, a été
arraisonné par la frégate de surveillance Ventôse,
lundi 14 décembre au matin alors qu'il pêchait illégalement
dans la zone économique exclusive (ZEE), à environ 220 km au large
de la Guyane. Le Ventôse
a d'abord détecté 3 crevettiers en situation de pêche illégale.
Après de vaines tentatives d'interrogation radio, la frégate a
procédé à des tirs de semonce devant le Sechong 29, pour
le forcer à s'arrêter.
Finalement, un commando a réussi à aborder le crevettier qui a
été dérouté vers le port du Larivot. Les autres
crevettiers ont réussi à regagner les eaux surinamaises. (Cols
bleus n°2467 déc 1998)
Octobre
1998 : Intervention à Saint-Domingue
Après s'être miraculeusement affaibli aux approches des Antilles françaises, le cyclone Georges avait repris de la puissance dans la mer chaude des Caraïbes, puis était allé ravager la Répubique dominicaine. Barahona, le 8 octobre 1998. L'arrivée du Francis Garnier avait été soigneusement préparée par les équipes du Ventôse, au mouillage dans la baie depuis la veille. Le mandat octroyé n'a laisse que peu de temps pour décharger et distribuer les 300 t de fret: 4 jours en tout et pour tout. Le fret a été distribué en priorité aux villages qui disposaient de capacités de stockage : Tamayo, Bataye, Cabral, Neiba et San juan. 324 personnes ont été examinées par les médecins du Ventôse et du Francis Garnier. Les installations de pompage d'eau potable du village de Tamayo ont été réparées et nettoyées. Le 12 octobre, terme de rigueur, les deux bâtiments ont quitté Barahona avec l'impression de ne pas en avoir fait assez : comment pouvait-il en être autrement en quatre jours ? Cette opération aura permis d'attirer l'attention des médias sur une région traditionnellement délaissée et de redonner confiance à une population que les autorités locales et les religieux cherchent avant tout à remettre au travail. (Cols bleus n°2465 déc. 1998 Yannick Barrey)
|
C'était le 28 juillet 1998. Sur le Ventôse, le capitaine de frégate Canova succèdait au capitaine de vaisseau Alain Nocq. Sur La Fougueuse, le lieutenant de vaisseau Henri de Pradier d'Agrain prenait le commandement, succédant au lieutenant de vaisseau... |
![]() Cols Bleus n°2323 du 21 oct 1995 |
Le lundi 4 septembre,
le Francis Garnier, La
Fougueuse et le Ventôse,
appareillent pour s'éloigner le plus rapidement possible de la zone dangeureuse
de Luis, un ouragan tropical de classe quatre. Le cyclone Luis dévaste
Saint Martin et Saint Barthélémy (4 au 11 septembre),
il sera suivi par le cyclone Marylin.. Les trois bâtiments
se porteront au secours des îles dévastées au cours d'une
mission humanitaire (13 au 22 septembre).Les dégats sont énormes
comme en témoignent les premières images prises par l'Alouette
III du Ventôse.
Pendant que le Francis Garnier finit de charger
du matériel à Pointe-à-Pitre, La
Fougueuse embarque des équipes du Secours catholique et de France
Télécom avec du matériel et des vivres de première
urgence puis se dirige vers Saint Martin, qui semble l'île la plus touchée.
Elle y accoste le 7 septembre au matin, rejoint dans la soirée par le
Francis Garnier, avec à son bord une cinquantaine
de militaires du 41ème RIMA, du 2ème RSMA et plusieurs tonnes
de matériel. Le débarquement du matériel, qui commence
de nuit est terminé le lendemain.
De son coté, La Fougueuse
charge de l'eau et des rations de combat pour Saint-Barthélémy...
En effet, si sur Saint-Martin l'espoir commence à renaître, les
autorités s'inquiètent de savoir comment secourir au mieux l'île
voisine de Saint-Barthélémy, moins sévèrement touchés,
mais encore coupée du monde.
Le Francis Garnier et le Ventôse
rejoindront La Fougueuse
à Saint-Barthélémy. Le 10, La
Fougueuse et le Francis Garnier quitte
l'île pour regagner Fort-de-France, tandis que le Ventôse
reste sur zone une journée supplémentaire pour délivrer
de l'eau et achever le ravitaillement des aéronefs de l'armée
de l'Air.
22 octobre 1993 : Blocus d'Haïti - Opération Ventis
A peine revenue
de mission, le Ventôse n'aura que 30 heures
pour appareiller de nouveau en direction d'Haïti. Quelques heures plus
tôt, le conseil de sécurité des nations unies venait de
décider un embargo sur les produits pétroliers et les armes à
destination d'Haïti. Le Ventôse a
alors rejoint la force navale US déja sur place. Une première
rencontre entre le commandant du Ventôse
et l'amiral Gehman sur l'USS Nassau permettait de préciser les modalités
d'action sur zone.
Au cours de sa mission, le Ventôse a procédé
à plus de cent interrogations et deux visites de cargos, menées
par le bord et un détachement du commando Trepel.
28 juillet 1993 : Arrivée du Ventôse en Martinique
Le 22 juillet 1993, le commandant de la Marine aux Antilles leur adressait un message de bienvenue rédigé en ces termes "En franchissant les "quarantièmes ouest" nul ne songe à rugir sinon pour vous exprimer avec toute la chaleur et la générosité des Caraïbes : "Nou ka souhaité zot bienven Matinik".