Histoire et actualités de la frégate Vendémiaire

Avril 2009 : Escale au Japon, en Russie, en Chine
Depuis 1972, aucun bâtiment français n’avait pas fait escale à Nagasaki. L’équipage du Vendémiaire , bien que familier des escales japonaises, est impatient et curieux en ce matin du 30 mars 2009. Après une traversée agitée, c’est un soleil franc qui accueille la frégate, les collines enserrant la baie offrent un décor vert et rose: les cerisiers sont en fleurs. Après 10 nautiques de remontée de l’étroite baie, le Vendémiaire vient se mettre à couple de la frégate japonaise Tone, son bâtiment hôte. L’accueil de la Marine japonaise est chaleureux, les contacts sont déjà noués car trois marins japonais sont à bord depuis la précédente escale d’Okinawa. (FS Vendémiaire 04/04/09)

Le Vendémiaire effectue une escale du 6 au 9 avril à Vladivostok, principale base de la Flotte russe du Pacifique. Depuis 1992, c’est la 11è visite de marins français à Vladivostok et la 5è de ce bâtiment. Un exercice de communication et de manœuvres communes aura aussi lieu. Le navire anti-sous-marin Marshal Shaposhnikov, commandé par le capitaine de vaisseau Andrey Kuznetsov, sera le bâtiment hôte.

Le Vendémiaire participe du 20 au 24 avril à une revue navale au large de Qingdao dans la province de Shandong (Chine). Cette revue navale commémore le 60è anniversaire de la fondation de la marine de l’Armée Populaire de Libération.


Janvier 2009 : Mission scientifique aux îles Matthew et Hunter
Le Vendémiaire a assuré, du 19 au 23 janvier 2009, une mission de souveraineté sur les îlots Matthew et Hunter et dans la zone économique exclusive des 200 milles de la Nouvelle-Calédonie. Ce déplacement a été mis à profi
t pour mener sur ces îlots isolés une équipe de scientifiques et des météorologues. Des militaires de l'armée de terre et de l'armée de l'air, un gendarme, deux scientifiques, deux météorologues et un professeur d'histoire se trouvaient à bord. Les météorologues ont réparé la station automatique de Matthew (en panne depuis six mois). Matthew et Hunter sont accores et ne disposent pas de zones de mouillage. Tout débarquement y est donc impossible sans prendre des risques importants. La meilleure solution est celle du débarquement par un hélicoptère Puma. L'ornithologue a pu mener ses travaux qui portent sur trois aspects : la détermination des espèces présentes, le recensement des populations et l'observation du déroulement de la nidification en fonction de la période de l'année. Un deuxième volet a porté sur l?observation des rats qui ont été introduits par l'homme il y a une centaine d'années et ont pu déséquilibrer l'écosystème (ils mangent notamment les œufs). Les observations ont notamment confirmé la nidification de deux nouvelles espèces d'oiseaux. Le scientifique chargé de la vulcanologie a effectué pour sa part de nombreux prélèvements de gaz dans les fumerolles. Les échantillons seront étudiés en laboratoire, à Nouméa. Ils permettront de mieux comprendre l'activité volcanique de Matthew et de Hunter.


Novembre 2008 : Recherche de naufragés
Le Vendémiaire participe à une opération multinationale de recherche de grande ampleur pour retrouver 29 pêcheurs taïwanais dans l’océan Pacifique. Leur bateau calciné a été retrouvé à la dérive au nord des îles Fidji. Les pêcheurs ont disparu depuis le 28 octobre.


Octobre 2008 : Escale à Nuku’alofa
Le Vendémiaire fait escale, le 31 octobre à Nuku’alofa, la capitale du royaume des îles Tonga, au cours d’une mission de surveillance maritime dans les eaux du Pacifique Sud. Cette mission dans le Pacifique Sud donc, longue d’un mois, emmène le Vendémiaire à Tuvalu, Tonga, Niué, Nauru, Wallis et Futuna, et Samoa. La frégate a appareillé le 3 novembre, de Tonga, pour mettre le cap sur Niué.


Juin-septembre 2008 : Mission en Asie
Le Vendémiaire appareille de Nouméa le 9 juin, pour une navigation qui l’emmène jusqu’en Extrême Orient. Du 12 au 16 juin, il est en escale à Honiara, capitale des Iles Salomon (île de Guadalcanal).
Il y est attendu pour une mission bien particulière : apporter des cartons de vêtements et de fournitures scolaires aux enfants de ces îles de la part du conseil municipal junior de Nouméa. L’archevêque d’Honiara, Monseigneur Adrian Smith, se rend en personne à bord pour récupérer ces dons collectés par les classes de Nouméa. Il les distribuera ensuite dans des écoles et des villages de montagne.


La frégate de surveillance se dirige ensuite vers le Timor, petit pays très dynamique aux richesses pétrolières importantes et co-exploitées avec l’Australie.

L’archipel indonésien continue ensuite de s’offrir au Vendémiaire: deux escales sur l’île de Bornéo à Balikpapan (Indonésie) et Kota Kinabalu (Malaisie) et une halte à Surabaya (Indonésie, île de Java). À Balikpapan, les marins français rencontrent d’autres Français de l’entreprise Total, certains ont même pu visiter une plate-forme pétrolière. Surabaya et ses quatre millions d’habitants génèrent un tumulte incessant qui résonnera encore longtemps aux oreilles de nos marins, alors que Kota Kinabalu offre le calme d’une station balnéaire située au pied du point culminant de la région: le Mont Kinabalu et ses 4 000 mètres d’altitude.

Après avoir aperçu les lumières de Macao et remonté la rivière des Perles, le Vendémiaire accoste à Canton le 22 juillet dernier. La marine chinoise accueille les marins français dès le premier soir autour d’un dîner et d’un petit spectacle. L’ambassadeur de France en Chine, Monsieur Ladsous, qui a fait le déplacement, donne une conférence de presse à bord aux côtés du commandant.

La base navale de Sasebo (Japon) accueille le Vendémiaire le 1er août pour une escale longue de onze jours. Dès le premier jour, les nouveaux embarqués commencent à arriver, en provenance de Brest ou Toulon. Ces arrivées s’étalent sur toute la durée de l’escale. Les passations de suite débutent. Le 4 août, le capitaine de frégate Arnoult fait reconnaître le capitaine de frégate Frédéric Benon comme commandant du Vendémiaire. Les deux hommes se connaissent bien, tous deux de spécialité plongeur-démineur, ils ont suivi leur cours de plongeur d’armes ensemble.

Le 11 août, le Vendémiaire quittent le Japon en direction de la Russie. Si l’exercice prévu avec les marines américaine, britannique, russe et française (FRUKUS) est annulé, le Vendémiaire conduit cependant des manoeuvres avec la frégate russe Maréchal Shaposhnikov avant de s’arrêter à Vladivostok. Plus qu’une escale à Palau et le Vendémiaire retrouvera son port base avec la satisfaction d’une mission bien menée.


Décembre 2007 : Retour de mission
Le 22 décembre, la frégate Vendémiaire rentre à la base Chaleix de Nouméa, au terme d’une mission de représentation de quatre mois dans le Pacifique Ouest, qui l'a conduit dans les mers de Chine jusqu'en Sibérie et au Japon.


Octobre 2007 : Escale à Yokosuka, hommage à Lapérouse
La frégate Vendémiaire effectue le 1er octobre une escale dans le port d’Apra sur la base navale de Guam pour embarquer du carburant et des approvisionnements avant de continuer son trajet vers l’Asie.
Elle arrive ensuite le 15 octobre dans la base navale de Yokosuka au Japon, en préparation de l’exercice “Pacific Shield 07”.

Le 20 octobre, les marins du Vendémiaire célébrent à bord le 40e anniversaire du jumelage entre Rennes et Sendaï au Japon. En effet, depuis 1967, Rennes qui est aussi la ville marraine du La Motte-Piquet, entretient une coopération renforcée avec la ville de Sendaï. Ces commémorations marquaient aussi la première escale d’un bâtiment français à Sendaï. Cette escale n’est que la continuité de la série japonaise entamée par le Vendémiaire.

L’inscription suivante a été gravée en français et en japonais sur le monument dédié à La Pérouse :
« En 1785, Louis XVI, roi de France, ordonne de procéder à un voyage de découverte scientifique autour du monde. À la tête de deux frégates, le chef d’escadre Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, conduit l’expédition.
En 1787, il explore la mer du Japon, puis reconnaît l’existence d’un bras de mer qui unit la mer du Japon et la mer d’Okhotsk. Le 11 août 1787, avec ses deux navires, il franchit ce détroit important au large du cap Soya. Il est donc le premier Européen empruntant une telle route afin de rejoindre l’océan Pacifique. En 1789, porté disparu après avoir quitté l’Australie, ce héros valeureux devait ne jamais revoir la France, sa terre natale. Afin d’honorer le navigateur et de commémorer son exploit de découverte, le monde maritime a donné à ce passage le nom, détroit de La Pérouse
. »
Après Yokosuka au début du mois d’octobre, le Vendémiaire fait escale à Wakkanaï sur les bords du détroit de La Pérouse afin d’inaugurer une stèle en l’honneur du grand marin passé par là il y a maintenant 220 ans. Pour perpétuer le souvenir des découvertes de La Pérouse, l'association La Pérouse Albi France a entrepris de baliser du détroit de la mer du Japon, portant le nom du célèbre explorateur, grâce à l'édification de deux monuments, sur chacune des deux rives. Le premier fut inauguré en mai 2006 coté russe sur la côte sud-ouest de Sakhaline. Le second s'élève désormais dans Hokkaido. Il est situé près de Wakkanai, sur le Cap Soya, endroit pittoresque et mythique car constituant l'extrémité septentrionale de l'archipel japonais. L'inauguration se déroule le 27 octobre 2007, en présence de l'ambassadeur de France au Japon, ainsi qu'une délégation de l'équipage de la frégate Vendémiaire.

Arrivée à Shanghai (11/2007 - Photo ACN)

L’équipage de la frégate Vendémiaire participe à un exercice international PSI (Proliferation Security Initiative) à Yokosuka, au Japon. L’équipe de visite du Vendémiaire a arraisonné le bâtiment japonais Uruga par mer forte.

La frégate fait ensuite une halte dans le port russe de Vladivostok à partir du 7 novembre. C’est la neuvième visite de marins français à Vladivostok, et la troisième d’un navire de guerre français depuis 1992. Le Vendémiaire y était déjà venu en 2000 et 2004. Le Vendémiaire quitte Vladivostok le 12 novembre, clôturant le programme de rencontres internationales de la flotte russe du Pacifique. Les marins français ont rendu hommage aux français enterrés dans le cimetière marin et ont déposé une couronne de fleurs devant le mémorial à la gloire de la Flotte du Pacifique.

La frégate arrive à Shanghai (28 novembre au 1er décembre). C'est la deuxième fois que la frégate Vendémiaire visite Shanghai, la première visite ayant eu lieu en novembre 1997. La frégate a également visité Guangzhou, chef-lieu de la province du Guangdong (sud) en 2001, 2005 et 2006.

Une dernière escale a lieu à Darwin (Australie) avec des officiers de la marine Philippine à bord.


Avril 2007 : Arrêt technique à Singapour
La frégate Vendémiaire arrive à Singapour le 19 avril, pour effectuer un arrêt technique majeur de plus de deux mois dans le cadre de sa maintenance planifiée. Le bâtiment est mis en cale sèche, dès le 26 avril, afin d’entammer les travaux de coque, de safrans et de lignes d’arbres. L’équipage, qui est maintenant installé à terre, s’est organisé pour assurer le meilleur suivi des travaux. Le navire est ainsi l’objet de nombreuses interventions menées par différents corps de métier. C’est ainsi qu’il est attendu jusqu’à près de trois cents ouvriers travaillant en même temps à bord du navire pour mener à bien cet arrêt technique. Cette frégate est visitée sur son dock, le 11 juin par M. Pierre Buhler, ambassadeur de France, qui a pu, ainsi, se rendre compte de la tâche accomplie par le chantier et l’équipage du navire. Après la période des essais au large de Singapour du 19 au 21 juin, le Vendémiaire quitte Sembawang Shipyard et retrouver ainsi une disponibilité de plusieurs années.


Janvier 2007 : Changement de tourelle 100 mm
L'échange standard de la tourelle 100mm du Vendémiaire a commencé au grand quai du port autonome de Nouméa le 14 janvier, par une spectaculaire opération de manutention avec le levage de la tourelle alors en place. La tourelle débarquée avait servi auparavant sur le porte-avions Clemenceau. En service depuis l'origine à bord du Vendémiaire, elle va partir en carénage avant d’entrer dans un nouveau cycle d’exploitation. Tel est le cas de la nouvelle tourelle qui va prendre sa place à l’avant de la frégate en service à Nouméa. Celle-ci a été livrée en Calédonie par l’Eclipse, un cargo affrété par l’armée pour livrer le matériel des unités éloignées de la Métropole. Elle a précédemment servi sur l’aviso Commandant Birot.


Septembre - décembre 2006 : Mission Asie-Pacifique
Parti le 25 septembre de Nouméa, le Vendémiaire a fait une première escale de quatre jours à Honiara, capitale de l’archipel des Salomon située sur l’île de Guadalcanal. À l’appareillage, un officier de la police des pêches du FFA a embarqué une demi-journée sur le Vendémiaire dans le cadre du renforcement de la coopération entre la France et les Salomon. Une partie de l’équipage a par ailleurs eu la chance de plonger sur une des 28 épaves immergées au large de l’île de Guadalcanal, le célèbre Iron bottom Sound (Détroit au fond en acier) où gisent encore de nombreuses épaves d’avions et de bateaux, souvenirs des quelques mois pendant lesquels Américains et Japonais se sont affrontés avec une rare violence. Il s’agit de la première étape d’un périple qui l'a mené en Papouasie Nouvelle-Guinée, aux Philippines, en Chine, à Guam, dans les Etats fédérés de Micronésie, aux îles Marshall, au Kiribati et à Fidji avant de rentrer à son port base le 12 décembre. A Canton, le Vendémiaire a participé à un exercice avec la marine chinoise.


Février-Mars 2006 : Mission dans le Pacifique
Le Vendémiaire a effectué une mission de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) de Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis de Palau (Pacifique Nord-Ouest) où il a ensuite fait escale. Il poursuit sa tournée océanienne par les États Fédérés de Microné
sie.


Décembre 2005 : Participation au " Langkawi International Maritime and Aerospace fair 2005 "
Le Vendémiaire a mouillé debut décembre dans la baie de Langkawi en Malaisie à l'occasion du salon naval et aérien LIMA 05 ou « Langkawi International Maritime and Aerospace fair 2005 ». L’Alouette III de la 22 S a pris place dans le défilé aérien qui a lieu le deuxième jour, et l’équipage du Vendémiaire s’est mis au poste de bande pour saluer de sept « Hourra ! » traditionnels la revue navale effectuée par le Premier ministre malais.


Novembre 2005 : Escale en Chine
Le Vendémiaire est arrivé, le 15 novembre à Guangdong, en Chine du sud, pour y effectuer une visite de courtoisie. Le contre-amiral Patrick Giaume, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, y a rencontré Gu Wengen, le "commandant de la Flotte de la mer de Chine méridionale des forces navales de l'Armée populaire de Libération de Chine", ainsi que le vice-maire de Guangzhou, Su Zequn. Le Vendémiaire est attendu le 31 décembre à la base Chaleix de Nouméa.


Novembre 2005 : Escale au Vietnam
Le Vendémiaire a mouillé au port de Da Nang pour effectuer du 21 au 25 novembre une visite dans la province du même nom (centre Vietnam). C'est la première fois qu'un navire de la Marine française visite le port de Da Nang. Durant son séjour, le capitaine et les hommes d'équipage du Vendémiaire ont rencontré le Comité populaire de la ville de Da Nang, le commandement de la 5e zone militaire, l'amirauté N°3 et les bureaux concernés. Le "vaisseau" Vendémiaire est qualifié de croiseur de 2.800 tonnes dans une dépêche de l'agence de presse vietnamienne !


Mars 2005 : Mission humanitaire aux îles Cook
Après l'envoi d'une équipe de treize militaires durant une dizaine de jours à Rarotonga (île Cook), suite au passage du cyclone Percy, la frégate Vendémiaire a quitté le 12 mars Suva aux îles Fidji, où elle effectuait une escale, pour porter assistance à la population des îles Cook. L'Alouette 3 de la 35F, embarquée à bord devrait faciliter les déplacements alors que certaines voies de communication restent encore coupées. La frégate est sur zone à partir du 15 mars.


Janvier 2005 : PEI à Nouméa
Prochain bâtiment à entrer en période d’entretien, la frégate Vendémiaire, durant tout le mois de janvier prochain. Les travaux seront réalisés par l’équipage, l’atelier de la base et des entreprises. Une plus longue immobilisation est prévue de mai à début septembre 2005 pour moderniser son réseau de transmissions et changer une partie de son armement. Cette partie du chantier sera réalisée à Nouméa par des sociétés métropolitaines spécialisées, agréées pour des raisons de confidentialité. Les systèmes d’armes sont suivis directement par la DCN de Brest.


Octobre 2004 : Manoeuvre anti-prolifération en Asie
Les premières manoeuvres navales multinationales anti-p
rolifération en Asie, sont organisées à partir du 26 octobre au large de la préfecture de Kanagawa, 50 km au sud-ouest de Tokyo (Japon). Vingt-deux nations y participent dont les USA, l'Australie, le Japon, la France (frégate Vendémiaire), Grande-Bretagne, le Canada, la Russie, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande, les Philippines ou encore le Cambodge.
En revanche, la Chine et la Corée du Sud ont refusé l'invitation du Japon, en raison de la vive opposition de la Corée du Nord dénonçant les manoeuvres PSI organisées par son voisin japonais. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a démenti dimanche toute intention de nuire à la Corée du Nord. "Ces manoeuvres ne sont en aucune façon hostiles à toutes les nations qui se conduisent correctement", a insisté M. Powell au cours d'une conférence de presse conjointe tenue à Tokyo avec le ministre japonais des Affaires étrangères Nobutaka Machimura. "La seule chose qui devrait inquiéter les Nord-Coréens consiste à savoir s'ils se feront prendre ou non dans ce genre de trafic illégal", a ajouté M. Powell, lors d'une brève escale au Japon dans le cadre de sa tournée asiatique.


Septembre 2004 : Sur les traces de Lapérouse
La Marine nationale et l’association Lapérouse-Albi-France rendent hommage au célèbre navigateur Lapérouse, qui avait quitté Brest en août 1785 à la demande de Louis XVI, pour la plus grande expédition française du 18ème siècle. A l’occasion de son déploiement en Asie, entre le 28 septembre et le 10 octobre, le Vendémiaire suivra la route empruntée par Lapérouse en 1787. A cette époque, le navigateur avait exploré, sur les frégates L’Astrolabe et La Boussole, le golfe de Tartarie délimité par l’île de Sakhaline et l’île Hokkaido. Il avait alors découvert un passage, permettant de relier la mer du Japon à la Mer d’Okhost, qui prendra le nom de détroit de Lapérouse. En 1788, les deux frégates disparurent au large de la Nouvelle-Calédonie. Lors des escales du Vendémiaire à Wakkanai le 28 septembre, à Sakhaline le 3 octobre et à Petropavlovsk le 7 octobre, des cérémonies officielles seront organisées en la mémoire de Lapérouse. (Communiqué de presse Sirpa)


Mars 2004 : Escale forcée pour le Vendémiaire
Le Vendémiaire, après
avoir patrouillé dans les eaux des Kiribati, des Tonga et des Fidji, a dû rentrer à Nouméa le 5 mars pour raisons techniques. En cause : Deux des trois diesels alternateurs sont en avarie (Nouvelles Calédoniennes)


... 2002-2003 : Mission en océan Indien
Le Vendémiaire quitte le 3 février Papeete pour regagner la Nouvelle-Calédonie après une mission de plusieurs semaines dans le Pacifique. Le navire est resté plus de cinq mois à Papeete pour une période d'entretien majeur. Après les tests concluants effectués lors des premières sorties en mer à la fin de l’année dernière, le stage d’entraînement, qui a mené la frégate de Bora Bora à Taravao, a permis à l’équipage d’acquérir sa qualification opérationnelle en janvier. (Tahiti pre
sse, Brève MN).


... 2002-2003 : Mission en océan Indien
Le Vendémiaire a participé à une mission de cinq mois en océan Indien, dont trois mois dans le golfe Arabo-persique dans le cadre de la lutte anti-terroriste contre le réseau Al-Quaïda. A l'issue, le navire a fait escale à Singapour. Une escale qui s'est prolongé du 1er au 31 mars suite à un problème technique sur les diesel-alternateurs. Cette escale a néanmoins été perturbée par l'épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) qui a commencé dès la deuxième semaine du séjour. Les escales suivantes en Thaïlande et au Cambodge ont été annulées. Le navire est rentré fin avril à Nouméa. Pendant une année, le Vendémiaire n'aura connu comme escale que Djibouti, Oman et Singapour.


Février 2001 : Exercice Ocean Protector
La Jeanne d’Arc, le Georges Leygues et le Vendémiaire ont participé à Ocean Protector, le plus important exercice maritime organisé dans les eaux australiennes en 2001. Outre les navires français, six bâtiments australiens (frégates Melbourne, Brisbane, Arunta, Anzac, pétrolier-ravitailleur Success) ainsi que la frégate néo-zélandaise Te-Kaha et de nombreux chasseurs (Skyhawk, F18) étaient déployés. (Cols Bleus n°2568 du 31 mars 2001)



Aux cotés de SE Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Japon, le CV Jean-Luc Favaro, attaché de défense et le CF Olivier Beauchesne, cdt la frégate Vendémiaire.

Décembre 2000 : Mouillage à Okinawa -Hommage à deux marins français

En décembre, fait extraordinaire, la frégate Vendémiaire mouillait devant la ville de Nago, sur l'île d'Okinawa (Japon), rompant ainsi avec une tradition qui voulait que depuis 1945 aucun navire militaire, même japonais, n'y avait fait escale.
En 1846, une flotte française menait des négociations ave le royaume des Ryukyu lorsqu'elle perdit deux de ses marins, emportés par la maladie. Au moment de repartir, l'amiral Cecille, commandant la flotte, promit qu'il reviendrait honorer les deux hommes.
Une délégation du Vendémiaire, conduite par l'ambassadeur de France au Japon, se rendit devant les deux tombes. Les marins français furent particulièrement touchés par l'accueil que leur réserva une population japonaise enthousiaste, brandissant des centaines de drapeaux français, brandissant des centaines de drapeaux français. (Cols Bleus n°2561 du 10 février 2001 - photo MN)



Les VA Amaury du Chéné et les commandants des frégates goutant au saké du DD Hatsuki.

Novembre 2000 : Escale à Tokyo
Les frégates Prairial et Vendémiaire se sont rejointes à Tokyo du 25 au 30 novembre, le temps d'une escale de courtoisie, en présence du vice-amiral Amaury du Chéné, commandant la zone maritime du Pacifique (Alpaci). L'accueil des marins français, par l'amiral Kosei Fujita, CEMM japonais, fut d'une qualité remarquable.
L'escale a été suivie d'un exercice commun de manoeuvres à la mer préparé par la marine japonaise auquel ont pris part la frégate Hatsuyuki, et des aéronefs de l'aéronavale nipponne. (Cols Bleus2554 du 16 décembre 2000, n°2562 du 17 février 2001 - photo Marine Nationale)


Septembre à décembre 2000 : Une mission à travers l'Asie
Le bâtiment, qui a quitté Nouméa le 28 septembre a fait une première escale à Cairns (Australie - 2 au 6 octobre) avant d'arriver à Kutching (Bornéo - 16 au 21 octobre) après avoir remonté la rivière Sarawak sur quelques encablures. La destination suivante, Singapour (23 au 28 octobre) a été marquée par une importante activité aéronautique dont des vols avec des pilotes singapouriens aux commandes.
Puis le périple du bâtiment l'a mené à Hong-Kong (2 au 6 novembre), puis Inchon (Corée du Sud - 10 au 14 novembre) où une émouvante cérémonie a eu lieu à Suwon à la mémoire des combattants français tombés il y a 50 ans. L'escale suivante, Vladivostok (Russie - 17 au 21 novembre), était très attendue. Les échanges avec le bâtiment hôte, le destroyer anti-sous-marin Marchal Chapochnikov laissent des souvenirs inoubliables. Puis les frégates Prairial et Vendémiaire se sont rejointes à Tokyo (25 au 30 novembre), en présence du vice-amiral Amaury du Chéné, commandant la zone maritime du Pacifique (Alpaci). Une escale qui sera suivie d'un exercice commun à la mer préparé par la marine japonaise auquel ont pris part la frégate Hatsuyuki, et des aéronefs de l'aéronavale nipponne. Le retour vers Nouméa (19 décembre) se fera via Okinawa (4 décembre) et Guam (8 au 11 décembre). (Cols Bleus n°551 du 25 novembre 2000, n°2554 du 16 décembre 2000, n°2559 du 27 janvier 2001)



Arrivée du Sutherland à Papeete (photo APP).
Septembre 2000 : Fin d'IPER - Escale du Sutherland et du Bayleaf à Papeete
Le 22 septembre, la frégate regagnait Nouméa, après plus de 9 mois d'absence. En effet, le bâtiment aura effectué un IPER (Indisponibilité pour Entretien et Réparation) de 6 mois à Papeete (avril au 13 septembre) qui aura permis, entre autre, l'installation de nouveaux équipements. Le changement le plus significatif aura été l'arrivée d'un hélicoptère Panther.
Après une courte période à quai, le bâtiment est reparti le 28 septembre pour mission de longue durée en Asie. Mais il a également profité d'une escale des bâtiments britannique HMS Sutherland et Bayleaf à Papeete, pour effectuer une navigation commune, et une série d'exercice au large de Tahiti, dont un ravitaillement à la mer avec le pétrolier ravitailleur Bayleaf. (Cols Bleus n°2547 du 21 octobre - Les Nouvelles de Tahiti)

Octobre 1999 : Opération Santal
Le 16 octobre à l'aube, le TCD Siroco et la frégate Vendémiaire sont arrivés au mouillage en baie de Dili au Timor oriental, où se trouvaient déjà le pétrolier-ravitailleur HMS Success et 2 cargos civils affrétés par les ONG humanitaires. A 10 heures précisément, sous un soleil de plomb, le CDIC Hallebarde débarquait les deux premiers véhicules sur le sol timorais. 35 véhicules et 60 tonnes de matériel, tant français qu'australien, étaient ainsi débarqués sur la plage amménagée à l'extrémité ouest du port de Dili.
Le soir même, le Vendémiaire appareillait pour une mission de surveillance, le Siroco restant 48 heures supplémentaires pour soutenir les militaires français établis à terre. (Cols bleus n°2504 du 23 octobre 1999)

Septembre 1999 : Dans la zone du Timor orientale
La frégate Vendémiaire, sous le commandement opérationnel d'Alpaci, a appareillé de Nouméa le 10 septembre dans la soirée pour rejoindre les approches du Timor oriental. Il s'agit d'une mesure de précaution compte tenu de la situation qui sévit dans cette région. Le Timor oriental se trouve à 4500 kilomètres de Nouméa, ce qui représente 6 jours de route. (Cols bleus n°2499 du 18 septembre 1999)


Avril 1999 : Escale à Bangkok
Poursuivant son déploiement en Asie du sud-est, la frégate de surveillance Vendémiaire est arrivée dans le port de Bangkok pour une escale de cinq jours du 8 au 13 avril 1999.(... ...) Cette escale a été également l'occasion de renforcer nos liens avec la Royal Thai Navy dont l'accueil a été fort chaleureux, malgré la barrière de la langue. Après ces cinq journées denses, les marins du Vendémiaire ont repris la mer en direction de la péninsule malaise, vers Kuantan.(Cols bleus n°2485 des 8 et 15 mai 1999)


Janvier 1999 : Ravitaillement à la mer avec le Captain Martin

La tenue d'un stage de remise en condition opérationnelle en Polynésie aura été l'occasion, fort précieuse, d'organiser un ravitaillement à la mer (Ram) pour certains des grands bâtiments basés dans l'océan Pacifique.
Point d'orgue du lourd programme d'activité du Task Group 624.1 qui ne comprend pas moins de huit bâtiments de six types différents, les frégates de surveillance Prairial et
Vendémiaire, le batral Dumont d'Urville, les P 400 La Railleuse et La Tapageuse, le RR 4000 Révi, le bâtiment océanographique Arago et le patrouilleur de gendarmerie Jasmin, le Ram est d'importance pour les trois premiers.
Conditionnant leur qualification opérationnelle, ce Ram doit permettre de passer outre le manque d'expérience - ainsi, le Dumont d'Urville n'a pas ravitaille à la mer depuis longtemps et les particularités présentées par le bâtiment-ravitailleur civil le Captain Martin.
Navire-citerne récent, armé par la société Total Transport Ltd en 1988, Captain Martin assure une partie du ravitaillement en hydrocarbures de la Polynésie française, par le biais des navettes régulières entre l'Australie et Papeete. C'est pourquoi une convention de 1990 prévoit la mise à disposition occasionnelle de ce bâtiment à la Marine nationale pour le ravitaillement à la mer des bâtiments présents dans le sud de l'océan Pacifique, le matériel et les gréements ad hoc lui ayant été fournis.
Préparée à terre de longue date, d'autant que la navire de Total n'a pas ravitaillé depuis 1994, cette opération a été également précédée par de nombreuses «mécanisations» sur tous les bâtiments participants. Le plan d'eau des îles Sous-le-Vent, assez abrité des vents dominants, est le cadre de ces répétitions, présentations pour ravitaillement de jour et de nuit.
Mais c'est plus à l'ouest, pour ne pas dévier le navire de Total de sa route commerciale, qu'a lieu le véritable ravitaillement, en présence du VA Moulin, Alpaci, et de M. Coutret, directeur de Total/Polynésie. Sous un ciel typiquement polynésien et par mer belle, ce sont tour à tour le Prairial, le Vendémiaire et le Dumont d'Urville qui se présentent : les étraves se rapprochent, la ligne de distance et les gréements sont passés, les manches serrées, le «gazole marine» coinmence à être pompé. Pour tous, ravitailleurs et ravitaillés, l'opération se déroule comme prévu. Les soutes pleines, il est alors temps d'enchaîner sur les «visitex» (exercice d'enquête à bord du bâtiment), «tracou» (exercice de transfert de courrier entre deux bâtiments) et «resevac» (exercice d'évacuation de ressortissants) prévus par les entraîneurs d'Atfan. (Cols bleus n°2474 du 20 février 1999 - Photo Marine nationale)


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