Objets de tradition de la frégate Montcalm
Mais d'où vient ce dragon ?
L'emblème du Montcalm reprend les armoiries du marquis de Montcalm. L'illustration de l'ancienne famille dont est issue Louis-Joseph de Saint-Véran Montcalm, lui vient de l'un de ses ancêtres, le chevalier de Rhodes.
Au début
du 14ème siècle apparut tout à coup sur l'île de
Rhodes un monstre venu on ne sait d'où. Il fit d'épouvantable
ravages parmi les troupeaux, mais aussi parmi les habitants de l'île.
Et parmi les chevaliers de Saint Jean, qui occupaient alors l'île et s'offrirent
pour combattre le monstre, plus d'un y laissa la vie. Le grand maître
leur interdit alors la lutte, sous peine d'exclusion de l'Ordre, et le dragon
continua ses ravages.
Cependant le chevalier Gozon résolut en cachette de combattre le dragon.
Il fabriqua un monstre en carton aussi ressemblant que possible au dragon. Puis
il dressa deux molosses, qu'il accoutuma d'abord à voir sans s'effrayer
la représentation du monstre, puis à l'attaquer en le prenant
à la gorge. Après quoi, Gozon attira l'animal loin de sa caverne
et lâcha contre lui ses deux dogues. Une fois le monstre tenu à
la gorge par les molosses, Gozon put s'approcher sans trop de péril,
et plonger sa lance dans les flancs du dragon. Une fois l'animal mort, Gozon
chargea le cadavre sur un chariot et le ramena vers la ville, où il fut
acclamé.
Il reçut pourtant de sévère reproches de la part du grand
maître, à qui il avait désobéi. Mais il fut libéré
de prison après quelques jours, et même élu comme successeur
du grand maître à la mort de celui-ci.
A sa mort, on grava comme épitaphe sur sa pierre tumulaire ces deux mots
: "Dragonis extinctor".
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Le
Fanion
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| Description du fanion : Fanion de sinople frangé d'or à un écu aux armes de Montcalm (écartelé, aux 1er et 4ème d'azur à 3 colombes d'argent becquées et membrées de gueules, aux 2ème et 3ème de sable à la tour d'argent surmontée de 3 tourelles du même, sur le tout de gueules à la bande d'azur bordée d'argent et à la bordure crénelée du même), l'écu supporté à senestre par un griffon, d'or soutenu en pointe et à senestre par une ancre du même, le tout surmontée d'une couronne de marquis aussi d'or. | |
Les marins du Montcalm
ont l'honneur de revêtir la fourragère de la Croix de Guerrre 1939/1945
qui fut décernée au croiseur de 1936. Donc au mât de beaupré, la flamme correspondante
est hissée à la place du pavillon national. Cette fourragère leur rappelle ainsi
jour après jour, le passé guerrier de nos anciens et la finalité de leur
métier.
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La
cloche
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La
tape de bouche
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| Description de l'insigne : Insigne en forme d'écu chargé d'un écusson aux armes de Montcalm (écartelé aux 1er et 4ème à 3 colombes, aux 2ème et 3ème à une tour surmontée de 3 tourelles, sur le tout un écusson à une bande et à une bordure crénelée), l'écusson supporté par 2 griffons et timbré d'une couronne de marquis surmontée d'un cimier figurant un griffon à mi-corps, le tout accompagné en chef, sur une banderolle, de la devise MON INNOCENCE EST MA FORTERESSE, en pointe de l'inscription MONTCALM, en lettres capitales. (observations de M. Mathieu, conservateur en chef à la direction des archives nationales transmis par note du 21/01/1981 EMM/CAB) | |
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Le
bonnet
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La
plaque de baptème du canon de 100mm
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Les
plaques de baptème de la plate-forme double de tir Exocet
MM40
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La
plaque de baptème du Crotale
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La
cloche du croiseur
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D'autre part l'artillerie de la frégate Montcalm conserve la cloche du croiseur Montcalm de 1936. Et la frégate Montcalm possède aussi un service à punch offert au président Emile Loubet par le Tsar de Russie Nicolas II lorsque le président de la république lui à rendu visite à St Pétersbourg à bord du Montcalm....
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Le
service a punch offert par le tsar de Russie au président Emile
Loubet
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Le 14 mai 1902, le président de la République Emile Loubet monta à bord du croiseur cuirassé Montcalm pour effectuer une visite de quatre jours en Russie. Au terme d'un périple de 6 jours, l'escadre, commandé par l'amiral Roustan, arriva en vue de Cronstadt, port militaire défendant la capitale Saint-Pétersbourg. Cette deuxième visite d'un président français après celle de Félix Faure en 1897 était destinée à conforter l'alliance franco-russe de 1893. Accueilli
avec faste et grandeur, le président eut droit à un dîner de gala au palais
impérial de Tsarkoé-Sélo, le 21 mai, où l'on affirma avec force la sincère
amitié et la pleine confiance entre les deux pays. Le lendemain, une revue
militaire à Krasnoé-Sélo fut organisée, afin de marquer la fraternité
d'armes entre les armées russe et française. Le 23 mai
1902, jour du départ, un déjeuner officiel fut organisé à bord du Montcalm.
Quelques aménagements furent nécessaires à bord pour accueillir dignement
l'empereur Nicolas II et l'impératrice Marie. Le pont supérieur avait
été débarrassé de ses embarcations pour abriter à bâbord des salons de
repos pour l'impératrice et les grandes duchesses, à tribord une salle
à manger de quatre vingt couverts aux parois tendues de soies vieil or,
illuminée de lourds flambeaux. |
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