Histoire et actualités de la frégate Latouche-Tréville

Mars 2008 : Visite à Portsmouth
Le 26 mars, la frégate Latouche-Tréville arrive à la base navale de Portsmouth dans le cadre de la visite à Londres du président français. Le commandant, Vincent Liot de Nortbecourt, rend visite au bureau du Lord Mayor à Portsmouth’s Guildhall, une tradition pour les marins faisant escale dans un port étranger. Le lendemain, une délégation de l'équipage se rend à Carlton Gardens, près de Whitehall, où M. Sarkozy et sa nouvelle épouse Carla Bruni, dépose une gerbe et observe une minute de silence devant la statue du Général Charles de Gaulle.


Mars 2008 : Exercice Morskoul
Du 11 au 21 mars, au large des côtes bretonnes et normandes, se déroule l’exercice Morskoul, dédié à l’entraînement mutuel des unités de la Force d’action navale basées à Brest. Les bâtiments suivant y participent : Tourville, Latouche-Tréville, LV Le Hénaff, Cdt L’Herminier, Loire, Thétis, Éridan, Persée, Sagittaire, Céphée et Pégase.


Mai 2007 : Naufrage du chalutier Gavroche
Le 7 mai, le chalutier Gavroche (19 mètres immatriculé au Guilvinec, 5 membres d'équipage), constate une voie d'eau importante dans son compartiment machine, alors qu'il se trouve à environ 70 kilomètres à l'ouest du Conquet. Un autre chalutier, le Christda II se rend immédiatement sur zone, et évacue les quatre membres d'équipage, alors que le patron du chalutier Gavroche reste à bord pour tenter de maîtriser la voie d'eau. Dans le même temps, le Latouche-Tréville est déroutée, et met alors en oeuvre son hélicoptère Lynx avec à son bord un plongeur et une moto-pompe. Face à l'impossibilité d'étaler la voie d'eau, le patron du chalutier est évacué, avec le concours du plongeur de l'hélicoptère, sur le Christda II resté à proximité. Peu avant 21 h00, le chalutier Gavroche sombre par 100 mètres de fonds.


Mars 2007 : Escale en Belgique
La frégate Latouche-Tréville a rejoint, le 9 mars, Zeebruge en Belgique afin de participer à la journée « EU MC Away » en remplacement de la frégate Primauguet. En effet, lors de son transit vers Zeebruge, le Primauguet a essuyé une forte tempête dans la nuit de 5 au 6 mars pendant laquelle sa coupée de mer bâbord s’est arrachée, endommageant plusieurs pales de l’hélice bâbord. Ce dommage n’a pu être détecté que le lendemain à l’occasion d’une vérification de la coque du bâtiment réalisée par les plongeurs du bord à Cherbourg. Le Primauguet est revenu à quai à Brest pour y subir des réparations au bassin dès que possible.


Février 2007 : Dispersion des cendres de Jean-François Deniau
Les cendres de Jean-François Deniau sont dispersées le 1er février, au large de Brest lors d'une
cérémonie qui a lieu depuis la frégate Latouche-Tréville. Ecrivain, ministre et académicien, Jean-François Deniau est décédé, le 24 janvier, à l'âge de 78 ans.


Novembre 2006 : Personnes à la mer
Ce jour, à 03h52,le M.R.C.C. de Douvres signale au C.R.O.S.S. Gris Nez l’absence de deux passagers à bord du ferry Pride of Kent de la compagnie maritime P&O European Ferries à son arrivée à Calais à 02h00. Le Pride of Kent effectuait la ligne Douvres-Calais. Les moyens aériens et maritimes suivants ont été engagés : la frégate Latouche-Tréville et son hélicoptère, l’hélicoptère Dauphin de service public de la marine nationale basé au Touquet, l’hélicoptère belge de la base de Coxyde, le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Anglian Monarch co-affrété par la France et la Grande-Bretagne, la vedette des douanes françaises Vent d’aval, la vedette S.N.S.M. Notre-dame de Risban de Calais et la vedette S.N.S.M. Président Jacques Huret de Boulogne-sur-Mer, un canot de la R.N.L.I. de Douvres et un avion Nimrod de la patrouille maritime britannique. En l’absence d’éléments nouveaux, l’opération de recherche et de sauvetage conduite par la France et la Grande Bretagne dans le détroit international du Pas de Calais a pris fin à 14h00. Les deux personnes recherchées se sont finalement signalées à leur arrivée en Belgique. Elles sont saines et sauves.


Août 2006 : Départ du VAE Laurent Mérer - Prise de commandement du VAE Xavier Rolin
La cérémonie de départ du vice-amiral d’escadre Laurent Mérer a eu lieu le 31 août 2006 à Brest en présence du chef d’état-major de la Marine et du Secrétaire Général à la Mer. L’amiral Oudot de Dainville et Monsieur Xavier de La Gorge ont co-présidé la cérémonie, qui fut suivie par celle de la prise de fonctions du vice-amiral Rolin. L’amiral Mérer est monté à bord de l’Abeille Bourbon après une revue navale et les 17 coups de canon protocolaires tirés à bord de la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville. Il quitte officiellement ses fonctions de commandant en chef de la zone maritime Atlantique (CECLANT), de commandant de l’arrondissement maritime (COMAR) de Brest et de préfet maritime de l’Atlantique le 31 août à minuit. Le vice-amiral d’escadre Xavier Rolin, élevé à la distinction de vice-amiral d’escadre, prend ses fonctions le 1er septembre.


Novembre 2005 - Avril 2006 : IPER du Latouche-Tréville
Entré en IPER en novembre 2005, le Latouche-Tréville en sortira début mai 2006. La frégate a passé trois mois au bassin 4. Le système de stabilisation, et le mécanisme du sonar remorqué ont été réparés. D'autres travaux importants ont été liés à la refonte des systèmes d’information et de communication.
Au cours des essais à la mer, une bâche de protection ayant obturé l’arrivée d’air frais des moteurs diesel. La dépression induite a endommagé le turbo tribord arrière, dans lequel le gazole et l’huile se sont enflammés. Cet incendie limité a été rapidement maîtrisé. La frégate a rallié Brest par ses propres moyens, et le turbo a été changé.


Avril 2006 : Saumur reçoit les Ecrivains de marine et l’équipage de la frégate Latouche-Tréville
Les Ecrivains de Marine sont les invités d’honneur des journées nationales du livre et du vin de Saumur les 22 et 23 avril 2006. Parmi eux, le capitaine de vaisseau Loïc Finaz, commandant la frégate Latouche-Tréville, accompagné d’une partie de son équipage. L’édition 2006 de ces journées est consacrée à Guy de Maupassant qui travailla au ministère de la Marine. Outre les marins du Latouche-Tréville dont Saumur est la ville marraine, le public a ainsi rencontré Jean-François Deniau, Pierre Schoendoerffer, Bernard Giraudeau, Yann Queffelec, Didier Decoin… dans un espace reproduisant le bureau de Maupassant rue Royale à Paris.


Novembre 2004 : Une journaliste pas comme les autres
La participation de la frégate Latouche-Tréville à la MECO de la Jeanne d'Arc a été l'occasion d'embarquer à bord, du 15 au 19 Novembre 2004, la journaliste Nicole Capoulade. L'objectif de cette professionnelle était de réaliser un reportage sur l'organisation de la restauration. Il s'agissait donc pour elle de participer à l'approvisionnement en vivres d'une frégate et d'observer les règles d'application de la méthode de contrôle des règles d'hygiène HACCP. Pour cela, elle fut prise en charge par le maître Peltier, chef de cuisine, qui sut la guider à travers les installations et l'intégrer au service commissariat. Elle put ainsi adopter le rythme du " personnel de restauration " et prendre part à la vie des différents carrés. Cette sortie à la mer a ensuite fait l'objet d'une publication dans le mensuel Cuisines collectives, magazine spécialisé.
Outre ce reportage spécifique, Nicole Capoulade a profité de l'activité intense du bâtiment pour parfaire sa connaissance du bord. Réaction à l'assaut de Super Etendard Modernisé, lutte sous la mer appuyée par un Lynx de la 34F et la patrouille maritime, tirs d'artillerie 100 mm et ravitaillement avec la
Jeanne d'Arc furent les principaux exercices, au cours desquels elle put prendre des photos aériennes. La présence à bord du Latouche-Tréville de cette photographe a été perçue par l'équipage comme une reconnaissance de son métier et de son dévouement. (EV1 Jacquet)


Octobre 2004 : Nantes - Saumur : échanges croisés, parrainage renforcé.
De retour d'une série d'exercices au Centre d'Essai des Landes, le Latouche-Tréville fait une pause les 15 et 16 octobre à Nantes. L'objectif de cette escale est très clair : aller à la rencontre des Saumurois. Après une réunion de travail qui renforce l'orientation du parrainage vers la jeunesse et un coquetèle donné à bord, une délégation de vingt marins part à la découverte de Saumur. Les marins découvrent avec intérêt les différentes facettes de la ville et des ses environs : la toute proche centrale nucléaire de Chinon côtoie le prestigieux " Cadre Noir " ainsi que l'incontournable musée des blindés. Le palais est également à l'honneur durant le déjeuner avec les élus et lors de la visite - dégustation des fameux " Saumur méthode champenoise " de la cave Veuve Amiot. Le lendemain le Latouche-Tréville rend l'invitation et trente-quatre personnes dont vingt adolescents et des élus embarquent pour une journée de navigation entre Nantes et Quiberon. La journée passe vite pour les saumurois entre la contemplation de la descente de la Loire, la visite de l'ensemble des points " stratégiques " du bord et les discussions avec les marins qui les ont pris en charge à propos de leur métier et surtout de la vie embarquée.
(Bord)



Marquage serré de l'Esperanza (octobre 2004 - Photo FO Corman).

Octobre 2004 : Opération Neptune

Début octobre 2004, une opération, du nom de Neptune, est montée de manière à escorter 140 kg de plutonium militaire américain, en transit vers La Hague, pour retraitement. Le plutonium doit être débarqué à Cherbourg à partir de navires civils spécialement conçus pour ce type de transport. Les écologistes de Greenpeace entendent perturber le bon déroulement de cette opération. Une flottille de navire de Greenpeace se positionne à proximité de la rade, avec à leur tête l'Esperanza.

Plusieurs unités de la Marine sont dépêchés sur place, dont la frégate Latouche-Tréville, et un Super-Frelon de la 32F. Le 3 octobre 2004, un voilier appartenant à la flottille de Greenpeace, et skippé par le célèbre navigateur Eugène Riguidel, est intercepté les hommes du Commando Jaubert. Il venait d'entrer dans la zone de la rade de Cherbourg interdite à la navigation.


Août 2004 : Navy Days

En août 1588, Sir Francis Drake appareille à la tête de la flotte britannique et quitte la rade de Plymouth pour aller vaincre " l'invincible armada ". Plus de quatre siècles plus tard, c'est une tout autre flotte qui est amarrée aux quais de la base navale de Devonport, à Plymouth.


Ouverture au public à l'occasion des Navy Days (août 2004)

En effet, durant trois jours, la Royal Navy ouvre les portes de ses bâtiments au public. Une importante délégation étrangère vient renforcer les " rangs " britanniques, dont le Latouche-Tréville et le Premier Maître L'Her qui ont le privilège de représenter la France. Arrivé dès le 25 août, le Latouche-Tréville a pu procéder aux ultimes préparatifs pour accueillir des visiteurs pressentis nombreux et permettre à l'équipage de découvrir la campagne et les petits ports du Devon. Le coup d'envoi des Navy Days est donné le 28 août et dès 09h00 les visiteurs se pressent à la coupée des bâtiments. A bord du Latouche-Tréville ils ont pu découvrir nombreux (près de 2400 par jour) toutes les facettes et les activités d'une frégate anti-sous-marine tout au long d'un parcours illustré par des panneaux explicatifs. Cette visite a également permis au public de bénéficier d'un emplacement de choix, en la plate-forme hélicoptère, pour admirer les démonstrations des forces aériennes et amphibies britanniques. Rythmées par l'accueil des visiteurs, ces journées ont également été l'occasion pour les marins du Latouche-Tréville de découvrir les bâtiments de leurs homologues européens prélude. (CR2 Aizier)


Août 2004 : Premier tir d'une torpille MU90

Après cinq mois de mission qui l’ont amené aux confins de l’Asie, le Latouche-Tréville a effectué un dernier arrêt technique à Toulon pour préparer la dernière traversée et surtout opérer au tir (réussi) de la première torpille MU 90 par un bâtiment de surface. L’objectif est de tester et d’analyser le comportement de cette torpille vis-à-vis d’une cible qui se dérobe, en présence de contre-mesures acoustiques. (Brèves MN)



Les plumiers d'or et leurs accompagnateurs.

Juillet 2004 : Les lauréats des Plumiers d'Or
Le " plumier d'or " est un concours de français (regroupant grammaire, conjugaison et rédaction) ouvert aux élèves des classes de quatrième scolarisés dans un collège français, où qu'il se situe dans le monde. Dans le cadre d'un partenariat de la marine nationale avec l'association de défense de la langue française, les " plumier d'or " récompensaient cette année les dix premiers lauréats par un embarquement sur la frégate anti-sous-marine
Latouche-Tréville. Les plumiers d'or nous racontent leur découverte de la marine embarquée :

" Vendredi 30 juillet, base navale de Brest, nous embarquons sur la frégate Latouche-Tréville pour une semaine d'immersion dans l'univers marin. Après un mot d'accueil par le commandant en second, nous sommes rapidement répartis par binômes et pris en charge à tour de rôle au sein des différents services afin de découvrir toutes les facettes du bâtiment. Ainsi, lors de la visite du service " Armes ", deux d'entre nous ont eu la chance de participer à la mise en œuvre de la tourelle de 100 mm : nous n'avions pas l'habitude de manœuvrer 22 tonnes d'acier à l'aide d'un simple joystick ! D'autres ont pu embarquer sur l'EDO (Embarcation de Drôme Opérationnelle) et tester des vitesses dignes des " cigarettes " de Méditerranée. La visite du service " Pont " nous a permis à tous d'apprendre à barrer, à respecter le protocole de changement de cap et, grâce à l'aide des boscos, à réaliser une pomme de touline. C'est certainement le service qui nous a le plus marqué par sa dimension " maritime " sans pour autant que les autres aspects du bâtiment nous désintéressent, notamment les impressionnantes salles des machines. Les premiers jours, l'adaptation à ces nouveaux cadres et rythmes fut quelque peu difficile mais, alors que nous arrivions enfin à rejoindre nos postes par un chemin direct, l'heure du départ a malheureusement sonné et nous avons quitté le " Latouche-Tréville " avec un petit pincement au cœur mais heureux d'avoir découvert ce milieu si particulier et riches des contacts noués avec les marins "


Juin 2004 : En hommage à Latouche-Tréville
Le 28 mai, une cérémonie au cimetière fran
co-italien de Saint-Mandrier, présidée par le VAE Jean-Marie Van Huffel, Cecmed, a eu lieu en l’honneur de Louis-René Levassor de Latouche-Tréville, amiral de la flotte impériale, commandant en chef de l’escadre de la Méditerranée, mort à bord du Bucentaure deux siècles plus tôt.
Assistaient à la cérémonie, le CV Alain Christienne, commandant la frégate Latouche-Tréville, en escale à Toulon à l’issue d’un déploiement de cinq mois, accompagné d’une délégation de l’équipage, ainsi que de nombreuses personnalités dont le premier adjoint au maire de Saint-Mandrier, Alain Ballester et le CA (2S) Gérard Gachot, représentant le maire de Toulon. Le VAE Van Huffel a retracé la vie de ce marin hors pair, plusieurs fois vainqueur de Nelson, puis a déposé une gerbe au pied du mausolée. Ce monument, une pyramide de plus de sept mètres de hauteur a été financé par les dons des équipages toulonnais ayant servi sous les ordres de l’illustre amiral. (Brèves MN - CF Philippe Belzon)


Avril 2004 : Escale en Australie
Le groupe de surface (Latouche-Tréville et Commandant Birot) retrouve le 1er avril la frégate australienne Warramunga pour un visitex, puis le
HMAS Tobruk pour un transfert de personnel, avant de faire escale à Freemantle.


Janvier 2004 : Départ pour une mission Asie-Pacifique
La frégate Latouche-Tréville a appareillé le 9 janvier pour une mission de 5 mois en Océan indien et Pacifique aux côtés du Charles-de-Gaulle. Au programme : Inde, Malaisie, Japon, Corée du Sud, Chine, Singapour, Australie. Retour prévu le 6 juin.


Juillet 2003 : Manoeuvre franco-russe et escale à Severomorsk
La frégate Latouche-Tréville, le sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca et deux unités de la marine russe (flotte du Nord) ont effectué des manœuvres navales, du 7 au 10 juillet 2003, en mer de Norvège. Ces manœuvres se déroulent dans le cadre d'un plan de coopération adopté en 2002 par les deux pays. «Il s'agissait essentiellement d'apprendre à naviguer ensemble», explique-t-on dans la Marine.
Les deux bâtiments ont ensuite fait escale début juillet à Severomorsk, dans le grand nord de la Russie. C'est la première fois qu'un sous-marin français fait escale dans ce port stratégique russe. Située dans la péninsule de Kola, cette base navale a beaucoup fait fantasmer les marins occidentaux à l'époque de la guerre froide. Ce vaste complexe dans la région de Mourmansk abrite toujours la flotte du Nord. Mais, à l'époque soviétique, Severomorsk était le centre nerveux des sous-marins nucléaires que les Occidentaux traquaient sans relâche. C'est de Severomorsk que le sous-marin Octobre rouge part... dans le film du même nom. (Brèves site MN - Libération - JD Merchet)


Mars 2003 : Manoeuvre en Atlantique
L'exercice Spontex 3 a pour thème la lutte anti-sous-marine dans une zone côtière. Près de 2000 hommes participent à l'exercice sur mer et dans les airs. Six navires de surface (Tourville, Latouche-Tréville, Commandant Bouan, Premier-Maître L'Her, Lieutenant de Vaisseau Lavallée) et le sous-marin nucléaire français Rubis, deux sous-marins à propulsion classique (Marsopa espagnol et U-15 allemand), trois frégates (Argyll britannique, Tjerk Hiddes néerlandaise et Asturias espagnole), trois hélicoptères français, quatre aéronefs de la 23F (Atlantique 2 de Lann-Bihoué), quatre avions alliés (P3C Orion américain, italien, allemand et canadien) se partagent entre les « Bleus » et les ennemis « Orange », dans le nord du golfe de Gascogne, jusqu'au 28 mars. L'objectif est de permettre à La Loire, bâtiment de soutien logistique engagé du côté des Bleus, de déposer des troupes, pour récupérer à terre des ressortissants civils en déjouant les attaques d'un éventuel sous-marin. (Ouest France, Le Télégramme, Cols Bleus)


Janvier 2003 : Fin d'IE - reprise de l'entraînement
Après deux jours de vents forts, le temps a retrouvé sa clémence. Un ciel bleu, de bon augure pour le Latouche-Tréville qui appareille après plusieurs mois de travaux. Le détachement Lynx/34F et son chef, le lieutenant de vaisseau Henri Berling, ont rejoint le navire en mer d'Iroise. (Le Télégramme - janvier 2003)



A Brest, les travaux ont commencés en avril 2002 pour le Primauguet, puis en mai pour le Georges Leygues, et se sont achevés fin août. Les deux bâtiments sont traités en parallèle dans le même bassin. (photo © Yannick Le Bris)

Mai 2002 : Soins intensifs pour les frégates type F70
Depuis le 5 avril, le Primauguet est entré en indisponibilité d'entretien (IE) pour 5 mois et demi. Une IE exceptionnelle pour des travaux destinés à améliorer sa stabilité et à renforçer ses structures. 210 tonnes de béton sont coulées dans les fonds du bâtiment pour faire descendre son centre de gravité. Certaines soutes à gazole sont transformées en water-ballast, d'autres sont équipées d'un système de noyage. L'autonomie du bâtiment devrait être réduite d'un cinquième. Des travaux de renforcement des locaux zone milieu ont été entrepris. La taille des renforts soutenant le pont principal a été doublée. Les encastrés de pont à la descente des roofs ont été refaits afin d'améliorer leur tenue. Deux bulge latéraux d'une longueur de 60 mètres ont été posés sur la coque, à ras du pont. Ce bulge comporte aussi, tous les 1,50 m, une cloison interne, transversale, face aux couples du navire, qui renforce la rigidité de l'ensemble.
Ces travaux lourds sont réalisés par les établissements DCN de Brest et de Toulon, en 2002 pour les 3 frégates brestoises, en 2003 pour les 4 frégates toulonnaises. Les travaux ont commencés en avril 2002 pour le Primauguet, puis en mai pour le Georges Leygues. Ils se sont achevés fin août. Le Latouche-Tréville prend leur suite du 2 septembre au 29 novembre. (Cols Bleus n°2629 du 14 septembre 2002)



Une avarie sur le bouilleur... Compte tenu de sa taille, l'arbre ne peut être réparé par les moyens du bord, et il n'y a pas de rechange à bord ; il faut dire que la pièce incriminée pèse près de 900 kilos ! .

Juin-juillet 2002 : Mission Héraclès
Poursuivant sa participation à la mission Héraclès, la frégate a fait escale à Dubaï, dans les Émirats Arabes Unis, du 6 au 10 juin 2002. En marge de ces moments de détente, cette escale à permis une remise à niveau logistique du bâtiment par l’approvisionnement de gazole, de pièces de rechange et vivres et la réalisation de travaux par les chantiers locaux. Ainsi, après avoir croisé la Somme au sortir du port, le Latouche-Tréville à repris la mer le 10 juin afin de rejoindre le groupe aéronaval et d’assurer de nouvelles activités opérationnelles au sein de la TF 473.
Le bâtiment effectue le 15 juin au matin, un ravitaillement avec la Somme, un des ravitailleurs français présents en océan Indien. Il en effectuera un autre avec l'espagnol Patino.
Le 23 juin, le bouilleur, qui assure produit quotidiennement 24 tonnes d’eau douce, tombe en avarie. Les investigations des mécaniciens révèlent rapidement que la rupture de l’axe d’un l’arbre est à l’origine de la panne. Compte tenu de sa taille, cet arbre ne peut être réparé par les moyens du bord, et il n'y a pas de rechange à bord ; il faut dire que la pièce incriminée pèse près de 900 kilos ! Une demande express de matériel est donc envoyée au service de soutien de la flotte en France, afin qu’elle soit expédiée à Héraklion (Crète) où nous devons faire escale quelques jours plus tard. Il n’est malheureusement pas possible de transporter ce volumineux rechange par avion en Crète et le transport par voie maritime est trop long….. Que faire ? Chypre est à proximité et l’aéroport de Larnaka (port chypriote) peut accueillir des avions gros porteur. La pièce est donc expédiée là-bas, récupérée par l’adjoint de l’attaché militaire près l’ambassade de France à Nicosie tandis que nous effectuons une demande d’escale technique à Larnaka. Trois jours plus tard, le Latouche-Tréville se présente au petit matin devant le port. Sur le quai : l’attaché miliaire adjoint... et la précieuse pièce. La mission principale du Lynx dans le cadre de l’opération Héraclès est la recherche de navires liés au terrorisme. L’aéronef est donc équipé, lors de ces vols, d’un fusil-mitrailleur ANF1 (calibre 7,62). Le bâtiment fait escale à Héraklion, du 30 juin au 2 juillet. ( Brèves site MN)



Les forcats de la machine...

Avril-Mai 2002 : Le Latouche-Tréville prend la suite du De Grasse
Le 16 avril au matin, le Latouche-Tréville appareille sous le regard attentif des familles restées sur le quai, en vue de la mission qui lui a été confiée dans le cadre de l'opération Héraclès, menée en coopération avec les bâtiments alliés de l'opération Enduring Freedom. Le passage de Gibraltar marque la première étape de ce long transit vers la mission qui l'attend en Océan Indien.
Après 23 jours de transit, ou d’opérations en Atlantique, la frégate arrive enfin sur le lieu de sa mission : la mer d'Oman. Mascate, capitale du sultanat d'Oman, constitue la dernière halte, du 9 au 13 mai 2002. Le 13 mai , la frégate Latouche-Tréville remplace le De Grasse. Chacun des bateaux garde son propre détachement aérien mais l'hélicoptère de renfort et son équipe ont changé de bord pour rester sur zone. Le temps de la relève viendra aussi pour eux, mais plus tard. Le De Grasse, qui avait quitté Brest le 7 janvier, fait donc à nouveau route vers son port d'attache, au rythme des exercices qu'il effectue avec les flottes étrangères qu'ils croisent. Le Latouche-Tréville poursuit les opérations assignées à son prédécesseur. (Le Télégramme - 16 mai 2002)



L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin.

Avril 2002 : Les frégates F70 ont un problème de fissures au centre de leur structure
L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin. Ainsi, les 7 frégates F70 devront subir un entretien d'environ 5 mois en bassin pour remédier à un problème de microfissures situées entre le premier pont et la partie haute du navire. Les frégates seront réparées à Brest et à Toulon dans leurs ports d'attache respectifs, quatre dès cette année, les suivantes en 2003. La première intervention aura lieu à Brest au profit du Primauguet. Longues de quelques centimètres, les fissures sont apparues dans le métal à la jonction entre le premier pont et les superstructures au milieu du bâtiment. Elles traduisent une fatigue du métal sous l'effet des mouvements de torsion et de flexion que subit un bâtiment dans la houle. En attendant les travaux destinés à rendre à ces unités toutes leurs qualités nautiques, des règles de conduite particulières ont été adoptées pour ménager leur structure et préserver la sécurité des bâtiments et des marins.
Les frégates F70 antiaériennes Cassard et Jean Bart, respectivement mises en service en 1988 et 1991, ont déjà, il y a quelques années été traitées pour le même problème. Ce fut également le cas pour la série F67, concernant les frégates anti-sous-marines Tourville, De Grasse, et Duguay-Trouin. (Le Télégramme 19/04/02, Brèves site MN)


Avril 2002 : Le Latouche-Tréville met cap au sud
La frégate Latouche-Tréville a pris le 16 avril 2002 pour une mission en mer d'Oman qui devrait durer plus de quatre mois. Pour les 220 marins à bord du bâtiment armé, les côtes bretonnes ne devraient réapparaître à l'horizon que vers la mi-août. La frégate anti sous-marine va prendre la relève du De Grasse qui fait actuellement partie du groupe aéronaval (TF 473) français, engagé dans la mission Héraclès.


Mars 2002 : Visite du secrétaire d'État à la Défense
M. Jacques Floch, secrétaire d'État à la Défense, chargé des Anciens Combattants, s'est rendu à Brest le jeudi 14 et le vendredi 15 mars 2002, consacrant la deuxième journée de son séjour à la Marine nationale. Après un entretien matinal avec le VAE Jacques Gheerbrant, commandant la région maritime Atlantique, puis un embarquement sur la frégate Latouche-Tréville, M. Floch s'est rendu au Centre d'instruction naval de Brest où il a été accueilli par le commandant du CIN, le CV Jacques Bresson. Après une présentation des différentes formations et plus particulièrement celles dispensées à l'École de maistrance et au cours des matelots, une brève visite des locaux a été proposée au secrétaire d'État qui a partagé ensuite un rafraîchissement avec les cadres et les élèves de l'École de maistrance, avant son départ pour l'aéroport de Guipavas. La veille, à la pointe Saint-Mathieu, M. Jacques Floch avait déposé une gerbe au monument national à la mémoire des marins morts pour la France puis rencontré un peu plus tard, à Brest, les représentants des principales associations du monde combattant du Finistère. (Brèves MN)


Février 2002 : Fin d'IPER
Voici que s'achève L'IPER de la frégate Latouche-Tréville après plus de six mois de travaux. Cette IPER préparée puis conduite selon les protocoles de la jeune DSSF Brest a été l'occasion de conduire classiquement la visite de nombreuses installations : moteurs de propulsion, diesel-alternateur, frigo air, lignes d'arbre, SPHECC, canon de 100mm, etc ...Et quelques travaux originaux ont été réalisés - la première tranche de travaux de la nouvelle installation de lancement de torpilles MU90 (sous maîtrise d'ouvrage SPN) - un renforcement local de la structure du navire rendu nécessaire par l'alourdissement dû aux modifications appliquées depuis son admission au service actif - échange standard de la tourelle Crotale. (MCO.com 2-2002)


Juin 2001 : Pierre Messmer sur le Latouche-Tréville
Après avoir participé au colloque André Malraux organisé par l'Université de Bretagne occidentale à Brest, l'ancien ministre des Armées (1960-1969) et Premier ministre (1972-1974) a été reçu à bord de la frégate Latouche-Tréville en présence du CA Jean-Marie Van Huffel, commandant l'École navale. Pierre Messmer vient de préfacer Les carnets de Tonkin le journal de bord tenu par le commandant Chauvin pendant la guerre d'Indochine. (Brèves MN - 7/2001)


Février - Avril 2001 : Déploiement en Amérique du Sud
L'aviso Commandant Bouan a et la frégate Latouche-Tréville a quitté Brest, son port d'attache, le 31 janvier 2001 pour un déploiement de trois mois dans les océans Atlantique et Pacifique, en compagnie de l'aviso Commandant Bouan, qui a appareillé de Toulon le 22 janvier et l'a rejoint lors de son escale à Fort-de-France. Du 1er au 11 février, le Latouche-Tréville s'est intégré dans une escadre européenne, un groupe de 11 bâtiments allemands, hollandais et belges qui participe aux déploiements Desex 2001 (Desex pour destroyer exercise) et "Caribbean Triangle".
Le bâtiment apporte son concours à une mission scientifique à l'île de la Passion (ou atoll de Clipperton) du 25 au 27 février 2001. Sur cette terre, au statut particulier de domaine public d'Etat, ont lieu la cérémonie des couleurs puis une remise de décorations.
Une escale était tant attendue après 15 jours de navigation dans le Pacifique : Acapulco. Après avoir quitté Acapulco, le Latouche-Tréville et le Commandant Bouan ont pris part à des exercices avec les frégates Allende et Galeana de la Marine mexicaine. Afin de garantir la réussite d'une telle opération, deux briefings ont eu lieu à bord du Latouche-Tréville, les 2 et 3 mars et des échanges d'officiers ont été mis en place à bord des différents bâtiments pour aider à la bonne compréhension des exercices envisagés. Ainsi, la journée du 5 mars, s'est déclinée en exercices d'évolutions tactiques, séances de posé du Lynx sur la plate-forme hélicoptère de l'Allende suivies d'exercices de ravitaillement à la mer, exercices de communication par signaux lumineux (scott) et enfin mise à l'eau de zodiacs pour récupération du personnel d'échange.
Le Latouche-Tréville et le Commandant Bouan ont ensuite fait escale au port de Callao (Pérou) , situé à quelques kilomètres à peine du centre de Lima, la capitale du Pérou. Ces quelques jours de dépaysement ont été clôturés par un exercice bilatéral Nazca avec la marine péruvienne le jour de l'appareillage. Pour cette occasion, celle-ci a déployé les frégates Mariategui et Montero, la corvette Sanchez-Carrion, 3 sous-marins et un commando.
En route vers les côtes chiliennes, une fuite d'eau sur un moteur de propulsion du Latouche-Tréville, entre la culasse et le bâti a été découverte. Les mécaniciens batailleront plus de 21 heures pour remettre le moteur en état. Le bâtiment fait ensuite escale à Valparaiso (dates inconnues). Après plus d'un mois passé dans le Pacifique, le Latouche-Tréville et le Commandant Bouan retrouvent après l'océan Atlantique. Une escale de 2 jours à Rodman offre aux marins l'occasion de découvrir Panama.
Le Latouche-Tréville et le Commandant Bouan ont été invités cette année à participer à la phase caraïbe d'un grand exercice multinational, Unitas, qui s'est déroulée du 4 au 17 avril. Les moyens mis en oeuvre sont conséquents, puisque les Colombiens envoient deux frégates porte-hélicoptères et un bâtiment de soutien ; les Américains sont représentés par un destroyer, une frégate, un sous-marin nucléaire et des aéronefs ; un pétrolier-ravitailleur chilien complète le tableau, à côté des garde-côtes américains et colombiens présents. Les marins du Latouche-Tréville ont fait escale du 14 au 18 avril dans la belle cité de la Mer des Caraïbes dont le nom fleure bon l'époque de la colonisation espagnole, Carthagène des Indes.
Adieu donc, mer des Caraïbes, océan Pacifique, Amérique du Sud, ... Le TG 450.10 a définitivement quitté le samedi 21 avril ces lieux merveilleux dont la seule évocation fait rêver à plus d'un titre. C'est sous la pluie qu'il a laissé derrière lui Puerto Rico. Après un passage trop rapide aux Açores pour le Latouche-Tréville, avant de mettre le cap sur Brest. Le Commandant Bouan y restera 36 heures de plus avant de rentrer sur Toulon. Le TG 450.10 a cessé d'être le 28 avril ! (Site MN - Cols Bleus n°2569 du 7 avril 2001)



L'équipe du tournage et l'équipage du La Touche-Tréville. (photo MN)

Décembre 2000 : Silence, on tourne...

Au début du mois de décembre, le cinéaste Jacques Perrin, accompagné d'une équipe de tournage, a embarqué à bord du Latouche-Tréville à l'occasion d'une traversée de 3 jours entre La Pallice et Brest.
Le hangar hélicoptère a été le lieu insolite d'une basse cour de 32 oies sauvages, héroïnes du Peuple Migrateur, une splendide ode à la nature, et un pari fou et insensé de faire un film sans dialogues avec seulement de la musiques et des images. Sous un ciel menacant, les oies ont été lachées depuis la plate-forme hélicoptère pour splendide ballet aérien devant les caméras. (Cols Bleus n°2561 du 10 février 2001 - photo MN)


Novembre 2000 : Echanges et découverte
Une première délégation du bâtiment s'est rendue à Saumur, pour assister au grand gala du Cadre Noir. M. Jean-Paul Hugot, sénateur-maire de Saumur a accueilli la délégation menée par le CF Rebour, commandant en second du Latouche-Tréville. Les bases de futurs projets ont été posées, comme le parrainage de classes scolaires de la ville par le bâtiment.
Une autre délégation a participé à 2 journées de formation professionelle à l'EMM Paris, puis à l'Assemblée Nationale. Accueillie par M. Raymond Forni, président de l'Assemblée, la délégation a visité l'hôtel de Lassay et déjeuner en compagnie de plusieurs députés, puis a rencontré M. Paul Quilès, président de la commission de la Défense. (Cols Bleus n°2554 du 16 décembre 2000 - photo DR - M. Hugot accueille le CF Rebour et l'équipage du LTT)


Juillet 2000 : Participation à Brest 2000
Partenaire fondateur de Brest 92 et Brest 96, la Marine nationale s'est résolument engagée dans l'organisation de la fête internationale de la mer et des marins, Brest 2000, du 13 au 17 juillet 2000. Quatorze stands, répartis le long de la Penfeld, ont permis au public de découvrir la Marine nationale sous toutes ses facettes : Lutte sous la mer, plongée, simulateur Rafale, secours en mer... sont autant de thêmes qui auront été présentés sur près de 10000 m2.
Etaient présents : La frégate Latouche-Tréville, le chasseur de mine Pégase, le bâtiment hydrographique Laplace, le bâtiment océanographique D'Entrecasteaux, le patrouilleur de service public Cormoran, le sous-marin Ouessant, le bâtiment d'essais Thétis, le bâtiment école Tigre, les goélettes Belle-Poule et Etoile, le cotre Mutin et la Grande Hermine. Le 14 juillet, le Charles de Gaulle a dominé la rade de son imposante silhouette. (Cols Bleus n°2537 - 15 et 22 juillet 2000)


Juin 2000 : Escale à Saint Pétersbourg (Russie)
Après 2 mois de navigation au sein de la force navale franco-allemande, le Latouche-Tréville a fait relâche à Saint-Pétersbourg du 23 au 27 juin. Notre venue enthousiasme les esprits : plus de 3000 visiteurs en 3 jours, au cours desquels les marins en uniforme sont arrêtés dans la rue pour poser pour la photo ou pour signer des autographes. (Cols Bleus n°2538 des 29 et 5 août 2000)


Juin 2000 : Exercice Baltops, escale à Kiel (Allemagne)
C'est au terme de Baltops 2000 que le Tourville, le Latouche-Tréville et le SM Le Bihan, encore intégrés à la FNFA ont fait relâche à Kiel du 16 au 23 juin. Cet exercice, qui voyait la participation de plus de 50 bâtiments de 11 nations différentes, avait pour thème le maintien de la paix entre 2 nations fictives et le contrôle d'un embargo. Le canal de Kiel, voie maritime privilégiée entre mer Baltique et mer du Nord aura permis au SM Le Bihan d'éviter un long détour par les détroits du Danemark. Le 19 juin, le CV Rollin prononçait la désactivation de la FNFA. (Cols Bleus n°2538 des 29 et 5 août 2000)


Mai 2000 : Exercice Linked Sea

Du 10 avril au 15 mai 2000, l'exercice OTAN Linked Sea, rassemblait en majorité des forces européennes dans une zone allant de l'ouvert de la Manche à l'archipel de Madère. L'objectif était de manoeuvrer une force comprenant des composantes maritimes, aériennes, amphibies et terrestres déployées dans une zone de crise pour des opérations de maintien de la paix, d'évacuation de civils et d'aide au victimes d'un désastre. Les frégates Primauguet et Latouche-Tréville, ainsi que l'ensemble de la FNFA, ont été engagées dans cet exercice du 2 au 16 mai. Plus de 80 aéronefs ont été mis en oeuvre à partir de 17 bases différentes dont les porte-avions Principe des Asturias et HMS Illustrious. (Cols Bleus n°2531 du 27 mai 2000 - photo Marine nationale/SM Lejoncour)


Avril 2000 : Activation de le Force Navale Franco-allemande
Le 25 avril 2000 à Brest, la Force navale franco-allemande (FNFA), dont le CV Marc Rolin (commandant le Primauguet) a pris le commandement tactique, a été réactivée.
Créée en 1992, la FNFA est cette année composée de deux frégates allemandes (Schleswig-Holstein et Bremen), de deux frégates françaises (Primauguet et Latouche-Tréville), de six patrouilleurs rapides allemands, d’un pétrolier ravitailleur et d’un bateau de soutien. Elle participera à deux exercices OTAN : Linked Seas (du 2 au 16 mai) en Atlantique avec plus 90 bâtiments dont deux porte-avions, des sous-marins et des aéronefs et Baltops (du 6 au 16 juin) en mer Baltique. La force de 1.500 marins effectuera une première escale à Lisbonne, puis reviendra sur Brest pour des exercices à quai avant de se rendre à Stockholm et d’être désactivée le 19 juin à Kiel. ( Le Télégramme - Joël Picart - 26 avril 2000)


Mars 2000 : Visite d'une délégation à Saumur
Monsieur Paul Hugot, sénateur-maire de Saumur, a accueilli une délégation du Latouche-Tréville conduite par son commandant, le capitaine de vaisseau Jacques Launay. Cette escale nationale représente pour quelques heureux élus le retour à la terre et à la culture. Une cérémonie sobre et digne a présidé au baptême de la rue Eric Tabarly. La journée avait également commencé par une présentation du Cadre noir de Saumur, sous le direction du colonel de La Porte du Theil, un superbe spectacle où chevaux et cavaliers sont exceptionnels. La délégation a pu se rendre également aux désormais traditionnelles journées nationales du livre et du vin, où l'équipage a pu cotoyer en toute simplicité les écrivains, les vignerons et les personnalités du spectacle. (Cols Bleus n°2533 du 10 juin 2000 / Photo Virginie Danès)


Janvier 2000 : Escale à Cadix, exercice avec le groupe aéronaval britannique
Le Latouche-Tréville et le Commandant de Pimodan ont participé, du 20 au 24 janvier, à une sortie d'entraînement mutuel avec le groupe aéronaval britannique composé du porte-aéronefs Illustrious, des frégates Monmouth et Gloucester et du ravitailleur Fort George. Parti de Falmouth, le Latouche-Tréville s'est joint au groupe britannique afin d'affronter l'aviso assisté d'un Atlantique. Le SNA Perle a également participé à l'exercice. Les bâtiments ont, à l'issue, fait relâche à Cadix jusqu'au 27 janvier. (Cols bleus n°2517 du 12 février 2000)


Septembre 1999 : Salon DSEI 99 - Escale à Londres

Partie de Brest deux jours auparavant, la frégate Latouche-Tréville et le CMT Capricorne ont participé à Londres du 13 au 18 septembre au salon DSEI 1999 (Defense Systems and Equipement International). Les bâtiments français ont accosté à West India Docks au sein du quartier d'affaires londonien en construction de Canary Wharf, parmi les autres navires étrangers invités pour l'événement. Le Latouche-Tréville se trouvait à couple de la frégate allemande Brandeburg.
Il s'agissait de la première participation de bâtiments français à ce salon bisannuel. Dans le cadre de ce salon, le chef d'état-major de la Royal Navy, le First Sea Lord, a honoré de sa présence les bâtiments de visite, dont le Latouche-Tréville et le Capricorne.
Après cette halte studieuse, tandis que le Capricorne faisait route vers la baie de Seine pour poursuivre ses opérations de chasse aux mines, le Latouche-Tréville repartait le 18 septembre au matin afin de rallier l'exercice OTAN Northern Light. (Cols bleus - octobre 1999)


Septembre 1999 : Prise de commandement
Le CA Cot a reconnu le CV Jacques Launay comme nouveau commandant de la frégate Latouche-Tréville en remplacement du CV Dubessey de Conteson. En 1980, le CV Launay prend le commandement du dragueur Pivoine. Il est ensuite affecté sur le Tourville. Promu CC en 86, il est affecté sur le Cassard. En 88, il prend le commandement du Cdt L'Herminier jusqu'en 90. En 98, il rejoint l'état-major de l'ALFAN et participe, en 99, en Adriatique à l'opération "Allied Force-Trident" pour le Kosovo à bord du PA Foch. (Le Télégramme - 2 septembre 1999)


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