L'histoire
de la frégate La Motte-Picquet (1991-...)

Le capitaine de vaisseau Bernard Durand, commandant le
La Motte-Picquet (1991). |
1991
Poursuivant la
mission Bérénice, la frégate héberge à bord,
du 5 au 13 janvier, les ambassadeurs de France et de Djibouti près la
Somalie, après leur évacuation de Mogadiscio. Deux dernières
escales à Djibouti (13 au 16 janvier), puis Djeddah (16
au 18 février) marque la fin de la mission Artimon (1er mars).
Le 4 mars a lieu
la prise de commandement du
capitaine
de vaisseau Bernard Durand.
Les premiers mois
centrés sur des activités en Atlantique : Période d'Entretien
Intermédiaire (5 au 26 avril), visite du CEMM de Singapour (17 avril),
mission Ceclant (9 au 14 mai), escale à Dinard (31 mai
au 3 juin) avec réception à bord dans le cadre du congrès
national de la FAMMAC, mission Ceclant (7 au 20 juin). En septembre,
pendant la mini-transat, le bâtiment porte assistance au voilier Solo,
victime d'une voie d'eau, et à demi-imergé après une collision
avec un objet flottant.
Après deux
autres missions Ceclant (23 au 25 septembre et 8 au 10 octobre), une
sortie Amadeus avec l'Escadre de l'Atlantique (14 octobre au 22 novembre)
est ponctuée par des escales à Lisbonne (21 au 25 octobre),
Madère (4 au 5 novembre), El Ferrol (12 au 15 novembre),
et un tir de missile Crotale
(21 novembre) sur cible Banshee au Centre d'Essai des Landes.
Temps fort de cette
année, le 9 décembre le La
Motte Picquet quitte Brest pour une mission Hannibal en Zone Maritime
Antilles Guyane (ZMAG). La frégate relâche à Fort-de-France (19 au 23 décembre), Les Saintes (24 au 25 décembre),
Roosevelt Roads (Porto-Rico - 26 au 27 décembre) et Willemstad
(Curaçao - 30 décembre au 2 janvier 1992). Le 23 décembre,
le La Motte-Picquet porte assistance au chalutier After All en avarie
complète de propulsion.
1992
Poursuivant sa
mission Hannibal, le bâtiment fait halte à Nassau (Bahamas
- 9 au 13 janvier), Hamilton (Bermudes - 17 au 21 janvier), Punta
Delgada (Açores - 27 janvier). Il est de retour au port base le 31
janvier.
L'IPER n°2
(Indisponibilité Pour Entretien et Réparations) commence le 17
février. Un passage au bassin a lieu du 2 mars au 17 avril. Le 1er juin,
la frégate La Motte-Picquet est affecté au Groupe
d'Action Sous-Marine. L'IPER se termine le 19 juin.
Reprenant la mer
pour des essais, puis une sortie à la mer au profit des anciens marins
des Forces Navales d'Extrême Orient (8 juillet), une réception
à bord d'une délégation de personnalités de la ville
de Rennes conduite par Monsieur Edmond Hervé, député-maire,
a lieu le 2 septembre, peu avant une Période d'Entretien Intermédiaire
(18 août au 2 septembre).
Début
septembre, le La Motte Picquet
rejoint son nouveau nouveau port base, Toulon.
Peu après a lieu la prise de commandement du
capitaine
de vaisseau Josse (12 septembre).

Le capitaine de vaisseau Josse, commandant le La Motte-Picquet
(1992). |
Le bâtiment
est alors déployé en Région Maritime Méditerranée.
Un stage de remise en condition (14 septembre au 9 octobre) après IPER
précède une sortie Hamilcar avec la Force
d'Action Navale du 5 au 27 novembre, avec escales à Tunis
(9 au 12 novembre) et Naples (16 au 20 novembre). Le
Le 12 décembre,
la frégate rejoint officiellement la Force
d'Action Navale.
1993
Ce
début d'année est marqué par un passage au bassin (11 au
19 janvier), suivi de la mission Balbuzard (28 janvier au 15 février)
avec escales à Ancône (10 au 13 février) et Brindisi
(15 au 16 février), puis par l'opération Sharp Fence (15
février au 19 mars) et escales à Brindisi (26 février
au 4 mars) et Venise (12 au 16 mars).
De retour à
Toulon pour une Période d'Entretien Intermédiaire (25 mars au
16 avril), suivi du tir d'un missile Crotale
le 22 avril, le bâtiment repart en opération Sharp Fence
(13 mai au 19 juin) au cours de laquelle, il fait plusieurs escales à
Brindisi (16 au 21 mai et 29 mai au 3 juin).
Le 26 juillet marque
le début du déploiement en ZMOI (Zone Maritime Océan
Indien). Le La Motte Picquet
est présent dans le golfe arabo- persique et au large de la Somalie.
Il fait escale à Djibouti (6 au 9 août), Bahrein
(15 au 21 août), Abu Dhabi (E.A.U. - 26 au 30 août), Karachi
(Pakistan - 15 au 20 septembre), Abu Dhabi (E.A.U. - 25 au 30 septembre).
En septembre, le contre-amiral Danton, commandant le groupe aéronaval
Abraham Lincoln est accueilli à bord. Après une pause pour
une Période d'Entretien Intermédiaire à Dubaï
(E.A.U. - 9 au 29 octobre), il poursuit sa mission et relâche à
Doha (6 au 10 novembre), Mascate (24 novembre au 29 novembre)
et une dernière fois Djibouti (19 au 20 décembre), avant
d'être de retour à Toulon le 28 décembre.
1994
Du 18 mars au 29
avril, le La Motte Picquet
est à nouveau en opération Sharp Guard, de contrôle de
l'embargo contre la Serbie et le Monténégro, avec escales à Venise
(2 au 6 avril), Corfou (17 au 20 avril) et Brindisi (25 au 27
avril). Le 9 mai a lieu la prise de commandement du
capitaine
de vaisseau du Puy-Montbrun. Le lendemain le bâtiment prend la
mer pour une courte escale à Marseille.

Le capitaine de vaisseau du Puy-Montbrun, commandant le
La Motte-Picquet (1994). |
Du 20 juin au 8
novembre, la frégate est en IPER (Indisponibilité Pour
Entretien et Réparations) avec passage au bassin du 12 juillet au 28
septembre. Dans le cadre des activités de relation publique, le 27 octobre,
un déjeuner à bord rassemble 16 marins du croiseur
La Motte-Picquet. Au sortir de l'IPER, un stage de remise en condition
(6 au 11 décembre) précède la visite du ministre de la
Défense M. François Léotard le 19 décembre.
1995
A la mer, à
l'issue d'une Période d'Entretien Intermédiaire (9 janvier au
3 février), le bâtiment effectue un stage de remise en condition
(6 février au 2 mars) et relâche à La Spezia (Italie)
du 24 au 27 février.
Le 4 mars, le La
Motte Picquet quitte Toulon pour être déployé
en ZMOI (Zone Maritime Océan Indien). Cette mission est marquée
par des escales à Djibouti (13 mars), Abu Dhabi (E.A.U.
- 19 au 23 mars) à l'occasion du salon IDEX, Doha (Qatar - 26
au 31 mars), un exercice Pearl Gathering II avec la Marine du
Qatar (30 mars au 5 avril), une Période d'Entretien Intermédiaire
à Dubaï avec le soutien du BSM
Garonne (11 avril au 8 mai), une escale à Al Manama (Bahrein
- 20 au 24 mai), un exercice Gulfex avec les Marines américaines
et britanique (25 au 28 mai), des escales à Mascate (Oman - 3
au 8 juin), Djibouti (12 au 15 juin). Le La
Motte Picquet est de retour à Toulon le 23 juin, et entre en
PEI (31 juillet au 8 septembre).
Reprenant le cours
de ses activités en Méditerranée, du 13 au 22 septembre,
un entraînement avec la Force
d'Action Navale est entrecoupé par une escale à Propriano
(16 au 17 septembre). Du 31 octobre au 28 décembre, le bâtiment
est en opération Sharp Guard avec escales à Héraklion
(10 au 14 novembre), Venise (25 au 30 novembre) et Naples (3 au
9 décembre). Le 20 décembre, une cérémonie à
la mémoire de l'équipage du sous-marin Protée est
présidée par l'amiral Lefebvre, chef d'état-major de la
Marine.
1996
Entre
deux Période d'Entretien Intermédiaire (29 janvier au 23 février
et 11 mars au 1er avril), le La
Motte Picquet retourne en oppération Sharp Guard (24 février
au 28 mars).
Quittant Toulon
le 2 avril, la frégate met le cap vers l'océan Indien. Elle relâche
à Djibouti (12 avril), Mascate (18 au 19 avril), Dubaï
(27 au 30 avril), Abu Dhabi (E.A.U. - 30 avril au 4 mai), puis effectue
un exercice Big Fox 2 avec la Marine des Emirats Arabes Unis (4 au 9
mai), une Période d'Entretien Intermédiaire à Dubaï
avec le soutien du BAP Jules Verne
(11 au 23 mai), un exercice Al Morjan avec la Marine du Sultanat d'Oman
(25 au 29 mai) et deux escales à Wudam (Oman - 25 au 29 mai) et
Mascate (Oman - 30 mai au 4 juin). Elle est de retour à le 8 juin
à Dubaï pour une nouvelle Période d'Entretien Intermédiaire
toujours au bon soin du Jules Verne.

Le capitaine de vaisseau Bertrand Lepeu, commandant le
La Motte-Picquet (1996). |
Le 11 juin a lieu
la prise de commandement du
capitaine
de vaisseau Bertrand Lepeu à Dubaï. Puis, quittant
Dubaï le 15 juin, le La Motte
Picquet effectue une mission de surveillance des Iles Hanish (mission
Condor - 15 juin au 12 juillet) avec escales à Abu Dhabi
(E.A.U. - 17 au 18 juin), Ash Shuwak (Koweit - 22 au 24 juin) et Djibouti
(3 juillet). Le bâtiment est de retour à Toulon le 12 juillet.
La fin d'année
est marquée par le mise en condition du sous-marin Psyché
(19 au 23 juillet), une Période d'Entretien Intermédiaire (9 septembre
au 11 octobre), un exercice Kroumerie avec la Marine Tunisienne (25 octobre
au 4 novembre) entrecoupé par deux escale à Bizerte (25
au 27 octobre et 30 octobre au 3 novembre) , un exercice Mare Nuevo avec
la Marine Italienne (5 au 21 novembre) avec escale à Cagliari
(8 au 10 novembre) et Naples (15 au 17 novembre).
1997
Moins intense que
l'année précédente, l'année 1997 commence par un
exercice Aswex en Atlantique (18 au 25 janvier). Le 27 janvier, le bâtiment
entre en IPER à Toulon. Il y reste jusqu'au 1er septembre. L'IPER comprend
un passage au bassin du 12 mars au 26 mai. Cette longue période à
quai est mise à profit par une délégation de 41 membres
d'équipage pour visiter la ville marraine, Rennes du 11 au 15 juillet
(déjeuner à la résidence, réception à l'hotel
de ville, défilé du 14 juillet).
Au sortir de l'IPER
et après un stage de remise en condition (13 octobre au 7 novembre),
le La Motte Picquet effectue
mission de surveillance en Adriatique du 24 novembre au 13 décembre,
avec escales à Venise (28 novembre au 2 décembre), Koper
(Slovénie - 5 au 8 décembre) et Corfou (Grèce -
10 au 12 décembre).
1998
Le 9 janvier
marque le début de la mission Thétis en Zone Maritime Océan
Indien. Le bâtiment fait escale à Djibouti (16 janvier), Doha
(Qatar - 22 au 28 janvier), Abu Dhabi (E.A.U. - 2 au 5 février),
Dubaï où il est en PEI (15 février au 3 mars). Toujours
en océan Indien, le La Motte
Picquet effectue l'exercice Pearl Gathering III (4 au 21 mars)
avec la Marine du Qatar. Une coopération marquée par une escale
à Doha (4 au 22 mars), puis à l'issue de l'exercice Djibouti
(27 au 30 mars). La frégate rentre de sa mission le 6 avril 1998. Du 9 avril au
29 mai, elle est en période d'entretien intermédiaire à Toulon
avec le soutien du BAP Jules Verne.

Le capitaine de vaisseau Benoit Claval, commandant le
La Motte-Picquet (1998). |
Le 2 juillet, a lieu
la prise de commandement du
capitaine
de vaisseau Benoit Claval. L'entraînement reprend après les
permissions d'été avec la mise en condition du sous-marin Rubis
(28 au 31 août). Une sortie des familles est organisée le 12 septembre.
Quittant Toulon
le lendemain, le La Motte Picquet
rejoint le Cassard et la Marne,
pour participer à l'exercice franco-égyptien Cléopâtre
auquel était conviée la Marine italienne. L'exercice est entrecoupé
par deux escales au port égyptien d'Alexandrie (17 au 21 septembre
et 23 au 27 septembre). Puis le La
Motte Picquet enchaîne sur l'exercice Pean (28 septembre
au 22 octobre) avec escale à Lattaquieh (Syrie - 1er au 5 octobre),
Le Pirée (12 au 16 octobre).
De retour à
Toulon, un nouveaux pavillon de tradition est adopté par l'équipage
le 5 novembre. Reprenant la mer début novembre, le La
Motte Picquet participe du 16 au 25 novembre, à l'exercice Mare
Nuevo 98, à l'invitation de la Marine italienne, avec les frégates
italiennes Durand de la Penne, Audace, Zeffiro, Maestrale,
Euro, deux sous-marins de type Da Vinci, une frégate de
type Soldati, quatre corvettes de type Minerva et trois hydroptères
de type Sparviero. La mission consistait à ramener à la
raison un pays refusant d'appliquer les résolutions des Nations Unies
et aidé par des entités nationales émergentes. L'exercice
est aussi marqué par des escales à Cagliari (13 au 16 novembre)
et Naples (20 au 24 novembre).
Le 26 novembre
marque le début de l'action Popeye. A l'instar de l'action des
"grands frères" en région parisienne, les marins du
La Motte Picquet apportent
leur soutien aux adolescents du quartier toulonnais de l'Escaillon et du Collège
de la Marquisanne.
1999
L'année
débute par la remise en condition des sous-marins
Saphir et Rubis (3 au 9 janvier),
une Période d'Entretien Intermédiaire (11 janvier au 12 février),
un exercice au profit du cours de commandement de sous-marins (17 au 24 février).
Du 5 mars au 19 avril, le La
Motte Picquet devient la composante française de l'escadre de l'Euromarfor,
rejoignant ainsi le NRP Alvares Cabral (embarquant le CTG portugais),
PITS Libeccio et le SPS Extremadura. Transitant vers la mer
Égée, le groupe Euromarfor rencontre le GEAOM (Jeanne
d'Arc et Duguay-Trouin).
De nombreuses escales marqueront cette période : Lisbonne (2
au 8 mars), Ajaccio (19 au 20 mars), Catane (22 au 24 mars),
Le Pirée (26 au 30 mars), Izmir (31 mars au 3 avril) et Tarente
(6 au 9 avril).
De
retour le 30 avril au port base, pour une période de permissions/gardiennage
jusqu'au 10 mai, le bâtiment participe à l'issue, à la
remise en condition du BCR Marne (17
au 22 mai), puis à un exercice devant Toulon avec le Var
et la frégate égyptienne Moubarak (22 mai).
Mais
le temps fort de cette année 1999, sera la participation du bâtiment,
en mer Adriatique, à la mission Trident (libération du Kosovo),
en escorte du sous-marin Casabianca,
du 1er au 23 juin. A l'issue de la mission, sur décision du commandant,
la flamme de guerre sera rallongée de 23 cm.
Plus
calme, le début du deuxième semestre est marqué par une
sortie des familles (8 juillet), une escale à Koper (13 au 17
juillet), une période de permissions/gardiennage (30 juillet au 3 septembre),
un entraînement mutuel avec les frégates Aconit
et La Fayette (9 au 11 septembre),
un exercice franco-tunisien Pangolin (12 au 24 septembre) entrecoupé
par deux escales tunisienne à Bizerte (13 au 15 septembre) et
Tunis (17 au 20 septembre), et suivi d'un entraînement avec le
Cassard, la Somme,
l'Aconit et le La
Fayette.

27 décembre 1999 : Décollage d'un des deux Lynx
du détachement de la flottille 31F. |
Le
29 novembre, le La Motte Picquet
quitte Toulon, pour une mission Khor Angar, de
surveillance du conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée et de protection
de la République de Djibouti. La frégate passe le canal de Suez
le 3 décembre et arrive à Djibouti, qui lui servira de point
d'appui tout au long de cette mission. Alors que le bâtiment est à
quai à Djibouti, nombreux seront à bord à célébrer
le passage à l'an 2000 dans des cadres aussi atypique que le désert
ou l'île de Musha.
2000
De
retour au port base le 23 janvier, le bâtiment est contraint de passer
au bassin du 31 janvier au 3 mars pour changement des douelles de la ligne
d'arbres bâbord, qui étaient fortement usées. Il reprend
la mer du 12 au 25 mars, dans le cadre d'un exercice de lutte anti-sousmarine
Shark Hunt, en compagnie de l'Améthyste,
des frégates américaines Mahan, Anzio et du sous-marin
espagnol Narval. L'exercice est conclu par une escale de routine à
Palma de Majorque (20 au 24 mars).

Le capitaine de vaisseau Benoit Claval, commandant la
frégate La Motte-Picquet , quitte le bord (4 juillet 2000). |
Du
27 au 30 mai, une autre escale à Alger est beaucoup moins traditionnelle.
En effet, la frégate La Motte-Picquet
est le premier bâtiment de le Marine depuis onze ans, à faire
escale en Algérie. A cette occasion, le bâtiment arbore la
marque du vice-amiral d'escadre Paul Habert, commandant la zone maritime Méditerranée.
L'amiral rencontrera le général de corps d'armée Mohamed
Lamari, chef d'état-major de l'armée nationale populaire ainsi
que plusieurs personnalités militaires.
Le
commandement du CV Claval touche à sa fin. Une dernière escale
à Livourne (9 au 13 juin), précède un exercice
Eole avec les marines espagnoles, italiennes (15 au 28 juin), puis
une escale à Alicante (15 au 17 juin). Le 4 juillet a lieu la
prise de commandement du
capitaine
de vaisseau Benoit Chomel de Jarnieu

Le capitaine de vaisseau Benoit Chomel de Jarnieu, commandant
le La Motte-Picquet (2000). |
En
septembre, le Suffren, le La
Motte-Picquet et la Marne,
ainsi que les frégates italiennes Audace et allemande Augsburg,
se retrouvent à Alexandrie (18 au 23 septembre) pour participer
à l'exercice franco-égyptien Cléopâtre.
L'escale est largement consacrée aux conférences. Trois jours
d'exercices en mer se succèdent à l'issue. Sur le chemin du
retour le La Motte Picquet
relâche à, début octobre à Héraklion
(Crète).
Le
23 octobre, en marge du salon de l'armement Euronaval 2000, des délégations
étrangères ont été invitées à découvrir
à Toulon le CMT Persée,
les avisos Cdt Birot
et Cdt Ducuing, le SNA
Rubis, les frégates
Jean Bart,
La Fayette et La
Motte-Picquet, le PR Meuse,
le TCD Foudre et le porte-avions
Charles de Gaulle. Retour
au bassin bassin du 9 au 20 novembre, pour changement des douelles de la ligne
d'arbres tribord. Le passage au bassin, initialement prévu jusqu'à
la mi-décembre, est écourté en raison de l'entrée
au bassin du Charles de Gaulle
suite à son avarie d'hélice (qui fera couler tant d'encre).
L'opération de remontage des coussinets est réalisée
à flot par la DCN Toulon. Cette opération, réalisée
avec succès, est une première sur une frégate type F70.

Une délégation de l'équipage, participe à un coquetèle
offert par le ministère de la Défense camerounais à Limbé (19 janvier 2001) |
Pas de Nouvel-an,
cette année encore, pour les marins du La
Motte Picquet, car le bâtiment appareille le 27 décembre
pour la 56ème mission Corymbe au large
de l'Afrique Occidentale. Le contexte est particulièrement tendu (coup
d'état en Côte d'Ivoire, assassinat du président Kabila au
Congo,...).
2001
La première
escale le conduit à Dakar (2 au 8 janvier). Puis, le La
Motte-Picquet assure la protection maritime du sommet franco-africain,
lors d'un mouillage à Limbé (Cameroun - 16 au 20 janvier)
où son hélicoptère Lynx
prend l'alerte à 6 heures. Il relâche ensuite à Port-Gentil
(Gabon - 22 au 25 janvier).

La brigade de protection, lors d'un exercice de prise
de plage à proximité de Port-Gentil (23 janvier 2001). |
Le bâtiment
passe la "ligne" le 28 janvier, pour la deuxième fois de sa carrière
avant de faire escale à Lomé (Togo - 29 janvier au 2 février).
Du 5 au 7 février, le bâtiment effectue un passex avec l'HMS Iron
Duke avant de retourner une dernière fois à Dakar où
il arrive le le 9 février. Le Ventôse
prendra le relais de la mission Corymbe le 16 février, date à
laquelle la frégate La Motte-Picquet
quitte l'Afrique pour rejoindre Toulon où elle arrive le 22 février.
Le bâtiment
quitte Toulon le 13 mars, pour un entraînement avec la frégate
Aconit et la participation à
la Mise en Condition Opérationnelle (MECO)du BCR Somme.
De retour à quai, le 15 mars, il repart le lendemain pour une mission
de lutte contre l'immigration clandestine. Du 21 mars au 5 avril, il participe
avec la frégate Montcalm,
à l'exercice franco-italien Mare Aperto, avec escales à Cagliari
(24 au 26 mars) et Malte (30 mars au 3 avril).

En route vers la mer d'Oman |
Après les
attentats du World Trade Center (11 septembre), les américains préparent
une risposte sous la forme d'un engagement militaire en Afghanistan (opération
Liberté immuable) pour rechercher les auteurs désignés
des attentats et leur chef, Oussama Ben Laden. Pour la France, qui se joint
au dispositif allié, ce sera l'opération Héraclès.
La task force 473
(2900 hommes), placée sous commandement du contre-amiral François Cluzel, et
composée du porte-avions Charles
de Gaulle, des frégates La
Motte-Picquet, Jean de
Vienne, Jean Bart,
du sous-marin nucléaire d'attaque Rubis,
du pétrolier ravitailleur Meuse
et de l'aviso Commandant Ducuing
quitte Toulon le 1er décembre 2001.
Le 14 décembre
2001, le La Motte-Picquet
relève en mer le Courbet, qui
quitte le théâtre en direction de son port base de Toulon.

Le CDG appareille le 1er décembre.
(photo © MN) |
Le rôle du groupe
aéronaval français, positionné au sud-ouest de la ville pakistanaise de Karachi,
est d'accompagner la deuxième phase de lutte contre les réseaux terroristes,
le La Motte Picquet participe
au contrôle des mers par lesquelles transitent tous les trafics. Il s'agit en
particulier d'éviter que des membres d'Al-Qaeda utilisent des bateaux pour se
rendre en Somalie, au Yémen ou ailleurs, à partir du Pakistan.
2002
Djibouti étant
trop éloigné du théâtre des opérations militaires, c'est à Dubaï
que s'est organisé le soutien logistique du groupe aéronaval. Ainsi,
à la mi-janvier, le sous-marin nucléaire d'attaque Rubis,
la frégate anti-sous-marine La
Motte-Picquet, le pétrolier ravitailleur Meuse,
les chasseurs de mines Persée
et Pégase, accompagnés de leur
bâtiment de soutien Loire,
étaient à quai les uns derrière les autres. Quant au bâtiment de commandement
ravitailleur Var et au bâtiment
de renseignements Bougainville,
tous deux sont actuellement en cale sèche pour une période d'entretien prévue
de longue date.
La frégate Surcouf,
arrive sur le théâtre d'opérations le 5 février et
relève le 28 février le La
Motte-Picquet au sein du groupe aéronaval déployé en océan Indien pour
l'opération Héraclès.

L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours
de plus en plus fréquents en bassin. |
L'entretien des navires
vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin. Ainsi,
les 7 frégates F70 devront subir un entretien d'environ 5 mois en bassin pour
remédier à un problème de microfissures situées entre le premier pont et la partie
haute du navire.
Longues de quelques centimètres, les fissures sont apparues dans le métal à la
jonction entre le premier pont et les superstructures au milieu du bâtiment. Elles
traduisent une fatigue du métal sous l'effet des mouvements de torsion et de flexion
que subit un bâtiment dans la houle.
Quittant Toulon
le 4 septembre, le La Motte Picquet
reprend la mer pour deux exercice interralliés : Canale au large de Malte
et Cleopatra en Méditerranée occidentale. Canale a pour but le
SAR et le contrôle de l'immigration clandestine. Après une escale
à Malte, et au large du détroit de Messine, le Courbet
rejoint le La Motte Picquet
en route vers l'Egypte pour l'exercice Cleopatra (15 au 24 septembre). Depuis
1988, l'exercice Cléopâtre a lieu tous les deux ans, en
alternance avec l'exercice Bright Star. Ils réunit pour une dizaine
de jours les marines égyptiennes et françaises auxquelles se sont
jointes des nations invitées : les Italiens depuis 1998, les Allemands
en 2000. Les Egyptiens étaient présents avec 3 frégates
et 2 patrouilleurs tandis que les Italiens et les Allemands avaient chacun déployé
une frégate. De retour à Malte, le Lynx
du La Motte Picquet et
le Panther du
Courbet participent au Malta
Air Show.

La frégate La Motte-Picquet,
en Penfeld à Brest, peu avant son entrée au bassin. Pour des
raisons de surcharge de travail à l'arsenal de Toulon, les travaux sont
réalisés par DCN Brest (10 septembre 2003). |
2003
Le Charles
de Gaulle quitte Toulon, le 4 février, pour trois semaines d'exercices
dans le bassin oriental de la Méditerranée. Le porte-avions est accompagné
par le Cassard, le La
Motte-Piquet, le Guépratte
et le Saphir. Baptisé
Péan 03, cet exercice au large de la Crète, comprend un entraînement
avec le porte-avions américain USS Harry Truman.
Le La
Motte-Piquet est la sixième frégate F70 à subir les réparations
de renforcement de ses structures après l'apparition de microfissures. Pour
des raisons de surcharge de travail à l'arsenal de Toulon, les travaux sont
réalisés par DCN Brest. La seconde tranche de travaux vise à moderniser le système
d'armes en remplaçant les torpilles L5 d'origine par des MU90. En principe,
les travaux sont entièrement réalisés en cale sèche mais actuellement, comme
aucun bassin n'est disponible, l'intervention sur le La
Motte-Piquet se fait à flot grâce à un système d'échafaudage suspendu.
Une entrée au bassin a lieu toutefois le 10 septembre.
La frégate
est sorti de son IPER avec une semaine d'avance sur le planning.
2004
...

L'équipage au poste de bande pour la revue navale. |
Le 60ème anniversaire
du débarquement de Provence, est marqué par une importante revue
navale, le 15 août 2004 à Toulon. Vingt et un bâtiments français et huit bâtiments
étrangers (trois algériens, deux britanniques, un américain, un marocain, un tunisien)
participent à ces célébrations.
La revue navale
est également accompagnée d'un défilé aérien avec des avions de l'Armée de l'Air,
4 Rafale Marine,
9 Super-Etendard
de la Marine.
....
Escortée depuis
les limites des eaux territoriales algériennes par les Raïs Hamidou et
Raïs Corso, le La Motte-Piquet
est accueilli à Alger le 27 novembre pour une escale de quelques
jours.
2005

Flamme Trident d'Or (Dessin Joël Moreau) |
Le La
Motte-Piquet participe au mois d'avril à l'’exercice Trident
d’Or, le menant jusqu’au large de la Corse. Cet exercice majeur organisé
en Méditerranée par la France et l’Italie, auquel participent sept autres pays
(Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Grèce et Turquie),
permet à la France de rejoindre le club restreint des pays (Grande-Bretagne,
Italie et Espagne) aptes à commander la composante navale de la force de réaction
rapide de l’OTAN, la NRF (NATO Response Force).
Douze "certificateurs"
de l’OTAN, commandé par l’amiral britannique Stevens, ont rejoint le Charles
de Gaulle. Pendant quatre jours, ils ont procédé à un audit de
l’état-major multinational de 111 personnes que dirige le vice-amiral français
Jacques Mazars.
En avril, trois
voiliers participant à une course autour de la Corse et de la Sardaigne ont
dû être secourus par la Marine nationale, via le Cross-Med, au cours des dernières
24 heures, en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la zone.
Au total, notent les quotidiens, six concurrents ont été hélitreuillés à bord
d’un hélicoptère Lynx
ou Dauphin, et
la frégate anti sous-marine La
Motte-Piquet a été déroutée à plusieurs reprises. Tous ont été ramenés
sains et saufs à Bonifacio ou à Hyères.
2006
Le
6 mars 2006, plusieurs bâtiments effectuent un exercice d'évacuation de
ressortissants devant les plages de Fréjus (centre d'instruction nautique
du 21 ème RIMA - Estuaire de l'Argens). Dirigé à partir de la frégate La
Fayette, l'exercice a pour but d'entraîner les équipages à travailler
en interarmées dans un contexte d'opération de crise. Les frégates La
Fayette, Surcouf et La
Motte-Picquet aidées de leurs hélicoptères (Panther
et Lynx) évacuent
une cinquantaine de personnes. Le 21e RIMA apporte son concours, des marsouins
sont intégrés aux équipes des bâtiments, d'autres membres de ce régiment
fournissent une simulation de force armée d'opposition afin de contrarier
le bon déroulement de l'opération.
Le
25 avril, le La Motte-Piquet
quitte Toulon, pour participer dans un premier temps, à des opérations conjointes
avec l’Otan au large des côtes portugaises. Après une escale à Lisbonne,
le bâtiment retourne en Méditerranée où il participe avec
les forces alliées, et notamment turques, à des missions de surveillance
et de contrôle. Le La Motte-Piquet
relâche ensuite à Beyrouth, où il participe à
des exercices avec la marine libanaise. Après
une dernière escale à Haïfa (Israël) du 15 au 19 juin, le
bâtiment est de retour au port base le 22 juin.
Le
La Motte-Piquet est
devenue, le 25 septembre, le décor du prochain épisode de la série policière
Élodie Bradford diffusée sur M6. " La jeune commissaire de
police, appelée à venir constater un accident mortel, embarque à bord d’une
frégate de la Marine nationale au large de Sumatra, en plein océan Indien.
Sur le bâtiment commandé par le capitaine de vaisseau Marie-France Delort
se trame une sordide histoire de jalousie mêlée à un trafic de stupéfiant… ".
Le reste est à découvrir en février 2007 sur M6.
L’équipage du La Motte-Piquet
apporte son concours au tournage de l’épisode. De nombreux marins ont accepté
de jouer des rôles dans ce scénario, avec la participation de quelques marins
du groupement des fusiliers marins (GFM) de Toulon et le concours des infrastructures
du centre de formation pratique et d’entraînement à la sécurité (CFPES)
pour certaines scènes. Cette aventureuse collaboration entre la Marine nationale
et la production de la série Élodie Bradford aura duré 4 semaines, dont
une à la mer et 3 sur la base navale de Toulon.
2007
- Brest, nouveau port base
Patrouillant
entre les côtes libyennes et Malte, le La
Motte-Piquet découvre, le 1er juin, dix huit corps sans vie a la
dérive. Après avoir été embarqués, les corps sont ramenés à
Toulon afin de leur donner une sépulture digne et humaine. Il s'agit vraisemblablement
d'immigrés clandestins africains ayant fait naufrage avec leur embarcation
en tentant de gagner l'Europe. L'équipage du La
Motte-Piquet, profondément marqué par ce qu'il a vécu, a
été confronte de près a l'horreur que véhiculent ces trafics inhumains d'êtres
humains. Faisant preuve d'une grande dignité et d'une réaction appropriée
face a ce drame, il a cependant effectué son devoir en honorant l'obligation
d'assistance à laquelle aucun marin civilisé ne peut et ne
doit se soustraire.
Quittant
Toulon le 5 août, le La
Motte-Piquet rallie
l'océan Indien pour participer à l'opération Enduring
Freedom de
lutte contre le terrorisme,
au sein de la TF 150. Le La
Motte-Piquet est accompagné d'un aviso brestois, le Commandant
Blaison. Le
22 août 2007 le Commandant
Blaison porte assistance au cargo danois Danica White
en protégeant sa sortie des eaux territoriales somaliennes où il était retenu
depuis plus de deux mois dans un camp
de pirates.
Le Danica White avait été piraté le 2 juin 2007 alors qu’il effectuait
un transit entre Dubaï et Mombasa. La
frégate La Motte-Picquet
prend la relève du Commandant
Blaison pour l'accompagnement du cargo, et le convoi arrive le
28 août au mouillage à Djibouti.
Le
15 septembre, le La Motte-Picquet,
le Commandant Blaison
et les bâtiments de l’Indian navy Beas, Rajput et Jyoti
quittent Djibouti pour rejoindre leur zone commune d’exercice. C’est
le véritable coup d’envoi de l’exercice Varuna
07, mené conjointement du 15 au 17 septembre 2007 dans le
Golfe d’Aden. Celui-ci vise à renforcer l’interopérabilité
entre les moyens militaires français et indiens. Il se concrétise
aussi par un échange de personnel pendant toute la durée de
l’exercice.
Alors
qu'elle est encore en opération Enduring Freedom en océan
Indien, le 14 septembre 2007, la frégate La
Motte-Picquet quitte "administrativement" son port d’attache
toulonnais. Après 15 ans de bons et loyaux services en mer Méditerranée,
elle va retrouver l’océan Atlantique et son nouveau port d’attache : Brest.
Le
17 novembre à 23h06, un incendie se déclare dans le compartiment
machine, alors que le bâtiment est en transit vers le canal de
Suez. L’équipage maîtrise le sinistre en moins d’une demi-heure. Un intervenant
est légèrement blessé. Le La
Motte-Picquet reprend sa route, et le moteur endommagé est réparé
en quelques jours.
Après
4 mois de mission au sein de la TF 150, plusieurs exercices de coopération
(avec notamment l'Inde et le Qatar) et plusieurs milliers de nautiques parcourus,
le La Motte-Picquet
effectue un
ultime passage à Toulon le 30 novembre, avant de rejoindre son nouveau
port d'attache de Brest, le 7 décembre.
2008
Le
5 mars un coup de téléphone anonyme, fait état de la présence d’un engin
explosif à bord du La
Motte-Picquet, en période d’indisponibilité à l’arsenal de Brest.
Une alerte à la bombe qui s’est révélé être un canular de mauvais goût.
On se souvient que ce genre de plaisanterie en 2006 à bord du Charles
de Gaulle avait conduit son auteur à écoper de six mois
de prison dont deux fermes.
Le
6 juin 2008, le La Motte-Picquet
a filé les amarres sur les quais de Nantes pour participer
aux célébrations marquant les 20 ans de présence de l’escorteur d’escadre
« Maillé-Brézé » dans l’ancienne capitale bretonne. De nombreux visiteurs
ont été guidés tout au long du week-end dans les coursives du « La Motte-Picquet
». En tout, deux mille personnes se sont déplacées pour découvrir la frégate
anti sous-marine, qui fêtait également son vingtième anniversaire au service
actif.
Le
27 juin, le La Motte-Picquet
termine, après de deux semaines au large du Portugal, sa
participation à l'exercice Loyal Mariner, destiné à préparer
les forces maritimes alliées devant prendre leur tour d'alerte le mois prochain
dans le cadre de la Nato Response Force (NRF 11). Cette force de réaction
rapide peut être activée à tout moment par l'OTAN, si cette dernière décide
de déployer une force navale dans le cadre d'une opération. Le La
Motte-Picquet, les chasseurs de mines Pégase
et Sagittaire, un avion
de patrouille maritime Atlantique
et un bâtiment hydrographiqueparticiperont à la NRF 11.
2009
Quittant
Brest le 19 janvier, le La
Motte-Picquet arrive à Saint-Pierre et Miquelon
le 27 janvier pour une courte escale de quelques heures. Une pose bien méritée
après une traversée de l'Atlantique difficile, où le bâtiment a affronté
des vents de force 9 à 10 et une température de -16°C à
l'arrivée, ce qui l'a couvert de glace. Le La
Motte-Picquet fait une escale technique à Fort-de-France
du 26 au 30 mars.
Puis
le cap a été mis sur Norfolk, la plus grande base navale
au monde, située sur la côte Est des États-Unis. Là, le La
Motte-Picquet a participé, avec le Tonnerre,
pendant 22 jours à l’exercice « C2X » qui avait pour but d’entraîner
et de qualifier un groupe de combat de la flotte américaine, articulé autour
d’un porte hélicoptère d’assaut. Depuis la fin du mois de février, la frégate
sillonne la mer des Caraïbes, alternant périodes d’entraînement et participation
à la lutte contre le narcotrafic dans la zone.
...
(Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2007. Copie et usage : cf. droits
d'utilisation. Sources : Communiqué de presse DCN,
DGA, MN, Ouest France, Le Télégramme, Libération, Mer
& Marine)