L'histoire de la frégate La Motte-Picquet (1991-...)


Le capitaine de vaisseau Bernard Durand, commandant le La Motte-Picquet (1991).

1991

Poursuivant la mission Bérénice, la frégate héberge à bord, du 5 au 13 janvier, les ambassadeurs de France et de Djibouti près la Somalie, après leur évacuation de Mogadiscio. Deux dernières escales à Djibouti (13 au 16 janvier), puis Djeddah (16 au 18 février) marque la fin de la mission Artimon (1er mars).

Le 4 mars a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau Bernard Durand.

Les premiers mois centrés sur des activités en Atlantique : Période d'Entretien Intermédiaire (5 au 26 avril), visite du CEMM de Singapour (17 avril), mission Ceclant (9 au 14 mai), escale à Dinard (31 mai au 3 juin) avec réception à bord dans le cadre du congrès national de la FAMMAC, mission Ceclant (7 au 20 juin). En septembre, pendant la mini-transat, le bâtiment porte assistance au voilier Solo, victime d'une voie d'eau, et à demi-imergé après une collision avec un objet flottant.

Après deux autres missions Ceclant (23 au 25 septembre et 8 au 10 octobre), une sortie Amadeus avec l'Escadre de l'Atlantique (14 octobre au 22 novembre) est ponctuée par des escales à Lisbonne (21 au 25 octobre), Madère (4 au 5 novembre), El Ferrol (12 au 15 novembre), et un tir de missile Crotale (21 novembre) sur cible Banshee au Centre d'Essai des Landes.

Temps fort de cette année, le 9 décembre le La Motte Picquet quitte Brest pour une mission Hannibal en Zone Maritime Antilles Guyane (ZMAG). La frégate relâche à Fort-de-France (19 au 23 décembre), Les Saintes (24 au 25 décembre), Roosevelt Roads (Porto-Rico - 26 au 27 décembre) et Willemstad (Curaçao - 30 décembre au 2 janvier 1992). Le 23 décembre, le La Motte-Picquet porte assistance au chalutier After All en avarie complète de propulsion.

1992

Poursuivant sa mission Hannibal, le bâtiment fait halte à Nassau (Bahamas - 9 au 13 janvier), Hamilton (Bermudes - 17 au 21 janvier), Punta Delgada (Açores - 27 janvier). Il est de retour au port base le 31 janvier.

L'IPER n°2 (Indisponibilité Pour Entretien et Réparations) commence le 17 février. Un passage au bassin a lieu du 2 mars au 17 avril. Le 1er juin, la frégate La Motte-Picquet est affecté au Groupe d'Action Sous-Marine. L'IPER se termine le 19 juin.

Reprenant la mer pour des essais, puis une sortie à la mer au profit des anciens marins des Forces Navales d'Extrême Orient (8 juillet), une réception à bord d'une délégation de personnalités de la ville de Rennes conduite par Monsieur Edmond Hervé, député-maire, a lieu le 2 septembre, peu avant une Période d'Entretien Intermédiaire (18 août au 2 septembre).

Début septembre, le La Motte Picquet rejoint son nouveau nouveau port base, Toulon. Peu après a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau Josse (12 septembre).


Le capitaine de vaisseau Josse, commandant le La Motte-Picquet (1992).

Le bâtiment est alors déployé en Région Maritime Méditerranée. Un stage de remise en condition (14 septembre au 9 octobre) après IPER précède une sortie Hamilcar avec la Force d'Action Navale du 5 au 27 novembre, avec escales à Tunis (9 au 12 novembre) et Naples (16 au 20 novembre). Le

Le 12 décembre, la frégate rejoint officiellement la Force d'Action Navale.

1993

Ce début d'année est marqué par un passage au bassin (11 au 19 janvier), suivi de la mission Balbuzard (28 janvier au 15 février) avec escales à Ancône (10 au 13 février) et Brindisi (15 au 16 février), puis par l'opération Sharp Fence (15 février au 19 mars) et escales à Brindisi (26 février au 4 mars) et Venise (12 au 16 mars).

De retour à Toulon pour une Période d'Entretien Intermédiaire (25 mars au 16 avril), suivi du tir d'un missile Crotale le 22 avril, le bâtiment repart en opération Sharp Fence (13 mai au 19 juin) au cours de laquelle, il fait plusieurs escales à Brindisi (16 au 21 mai et 29 mai au 3 juin).

Le 26 juillet marque le début du déploiement en ZMOI (Zone Maritime Océan Indien). Le La Motte Picquet est présent dans le golfe arabo- persique et au large de la Somalie. Il fait escale à Djibouti (6 au 9 août), Bahrein (15 au 21 août), Abu Dhabi (E.A.U. - 26 au 30 août), Karachi (Pakistan - 15 au 20 septembre), Abu Dhabi (E.A.U. - 25 au 30 septembre). En septembre, le contre-amiral Danton, commandant le groupe aéronaval Abraham Lincoln est accueilli à bord. Après une pause pour une Période d'Entretien Intermédiaire à Dubaï (E.A.U. - 9 au 29 octobre), il poursuit sa mission et relâche à Doha (6 au 10 novembre), Mascate (24 novembre au 29 novembre) et une dernière fois Djibouti (19 au 20 décembre), avant d'être de retour à Toulon le 28 décembre.

1994

Du 18 mars au 29 avril, le La Motte Picquet est à nouveau en opération Sharp Guard, de contrôle de l'embargo contre la Serbie et le Monténégro, avec escales à Venise (2 au 6 avril), Corfou (17 au 20 avril) et Brindisi (25 au 27 avril). Le 9 mai a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau du Puy-Montbrun. Le lendemain le bâtiment prend la mer pour une courte escale à Marseille.


Le capitaine de vaisseau du Puy-Montbrun, commandant le La Motte-Picquet (1994).

Du 20 juin au 8 novembre, la frégate est en IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparations) avec passage au bassin du 12 juillet au 28 septembre. Dans le cadre des activités de relation publique, le 27 octobre, un déjeuner à bord rassemble 16 marins du croiseur La Motte-Picquet. Au sortir de l'IPER, un stage de remise en condition (6 au 11 décembre) précède la visite du ministre de la Défense M. François Léotard le 19 décembre.

1995

A la mer, à l'issue d'une Période d'Entretien Intermédiaire (9 janvier au 3 février), le bâtiment effectue un stage de remise en condition (6 février au 2 mars) et relâche à La Spezia (Italie) du 24 au 27 février.

Le 4 mars, le La Motte Picquet quitte Toulon pour être déployé en ZMOI (Zone Maritime Océan Indien). Cette mission est marquée par des escales à Djibouti (13 mars), Abu Dhabi (E.A.U. - 19 au 23 mars) à l'occasion du salon IDEX, Doha (Qatar - 26 au 31 mars), un exercice Pearl Gathering II avec la Marine du Qatar (30 mars au 5 avril), une Période d'Entretien Intermédiaire à Dubaï avec le soutien du BSM Garonne (11 avril au 8 mai), une escale à Al Manama (Bahrein - 20 au 24 mai), un exercice Gulfex avec les Marines américaines et britanique (25 au 28 mai), des escales à Mascate (Oman - 3 au 8 juin), Djibouti (12 au 15 juin). Le La Motte Picquet est de retour à Toulon le 23 juin, et entre en PEI (31 juillet au 8 septembre).

Reprenant le cours de ses activités en Méditerranée, du 13 au 22 septembre, un entraînement avec la Force d'Action Navale est entrecoupé par une escale à Propriano (16 au 17 septembre). Du 31 octobre au 28 décembre, le bâtiment est en opération Sharp Guard avec escales à Héraklion (10 au 14 novembre), Venise (25 au 30 novembre) et Naples (3 au 9 décembre). Le 20 décembre, une cérémonie à la mémoire de l'équipage du sous-marin Protée est présidée par l'amiral Lefebvre, chef d'état-major de la Marine.

1996

Entre deux Période d'Entretien Intermédiaire (29 janvier au 23 février et 11 mars au 1er avril), le La Motte Picquet retourne en oppération Sharp Guard (24 février au 28 mars).

Quittant Toulon le 2 avril, la frégate met le cap vers l'océan Indien. Elle relâche à Djibouti (12 avril), Mascate (18 au 19 avril), Dubaï (27 au 30 avril), Abu Dhabi (E.A.U. - 30 avril au 4 mai), puis effectue un exercice Big Fox 2 avec la Marine des Emirats Arabes Unis (4 au 9 mai), une Période d'Entretien Intermédiaire à Dubaï avec le soutien du BAP Jules Verne (11 au 23 mai), un exercice Al Morjan avec la Marine du Sultanat d'Oman (25 au 29 mai) et deux escales à Wudam (Oman - 25 au 29 mai) et Mascate (Oman - 30 mai au 4 juin). Elle est de retour à le 8 juin à Dubaï pour une nouvelle Période d'Entretien Intermédiaire toujours au bon soin du Jules Verne.


Le capitaine de vaisseau Bertrand Lepeu, commandant le La Motte-Picquet (1996).

Le 11 juin a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau Bertrand Lepeu à Dubaï. Puis, quittant Dubaï le 15 juin, le La Motte Picquet effectue une mission de surveillance des Iles Hanish (mission Condor - 15 juin au 12 juillet) avec escales à Abu Dhabi (E.A.U. - 17 au 18 juin), Ash Shuwak (Koweit - 22 au 24 juin) et Djibouti (3 juillet). Le bâtiment est de retour à Toulon le 12 juillet.

La fin d'année est marquée par le mise en condition du sous-marin Psyché (19 au 23 juillet), une Période d'Entretien Intermédiaire (9 septembre au 11 octobre), un exercice Kroumerie avec la Marine Tunisienne (25 octobre au 4 novembre) entrecoupé par deux escale à Bizerte (25 au 27 octobre et 30 octobre au 3 novembre) , un exercice Mare Nuevo avec la Marine Italienne (5 au 21 novembre) avec escale à Cagliari (8 au 10 novembre) et Naples (15 au 17 novembre).

1997

Moins intense que l'année précédente, l'année 1997 commence par un exercice Aswex en Atlantique (18 au 25 janvier). Le 27 janvier, le bâtiment entre en IPER à Toulon. Il y reste jusqu'au 1er septembre. L'IPER comprend un passage au bassin du 12 mars au 26 mai. Cette longue période à quai est mise à profit par une délégation de 41 membres d'équipage pour visiter la ville marraine, Rennes du 11 au 15 juillet (déjeuner à la résidence, réception à l'hotel de ville, défilé du 14 juillet).

Au sortir de l'IPER et après un stage de remise en condition (13 octobre au 7 novembre), le La Motte Picquet effectue mission de surveillance en Adriatique du 24 novembre au 13 décembre, avec escales à Venise (28 novembre au 2 décembre), Koper (Slovénie - 5 au 8 décembre) et Corfou (Grèce - 10 au 12 décembre).

1998

Le 9 janvier marque le début de la mission Thétis en Zone Maritime Océan Indien. Le bâtiment fait escale à Djibouti (16 janvier), Doha (Qatar - 22 au 28 janvier), Abu Dhabi (E.A.U. - 2 au 5 février), Dubaï où il est en PEI (15 février au 3 mars). Toujours en océan Indien, le La Motte Picquet effectue l'exercice Pearl Gathering III (4 au 21 mars) avec la Marine du Qatar. Une coopération marquée par une escale à Doha (4 au 22 mars), puis à l'issue de l'exercice Djibouti (27 au 30 mars). La frégate rentre de sa mission le 6 avril 1998. Du 9 avril au 29 mai, elle est en période d'entretien intermédiaire à Toulon avec le soutien du BAP Jules Verne.

Le capitaine de vaisseau Benoit Claval, commandant le La Motte-Picquet (1998).
Le 2 juillet, a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau Benoit Claval. L'entraînement reprend après les permissions d'été avec la mise en condition du sous-marin Rubis (28 au 31 août). Une sortie des familles est organisée le 12 septembre.

Quittant Toulon le lendemain, le La Motte Picquet rejoint le Cassard et la Marne, pour participer à l'exercice franco-égyptien Cléopâtre auquel était conviée la Marine italienne. L'exercice est entrecoupé par deux escales au port égyptien d'Alexandrie (17 au 21 septembre et 23 au 27 septembre). Puis le La Motte Picquet enchaîne sur l'exercice Pean (28 septembre au 22 octobre) avec escale à Lattaquieh (Syrie - 1er au 5 octobre), Le Pirée (12 au 16 octobre).

De retour à Toulon, un nouveaux pavillon de tradition est adopté par l'équipage le 5 novembre. Reprenant la mer début novembre, le La Motte Picquet participe du 16 au 25 novembre, à l'exercice Mare Nuevo 98, à l'invitation de la Marine italienne, avec les frégates italiennes Durand de la Penne, Audace, Zeffiro, Maestrale, Euro, deux sous-marins de type Da Vinci, une frégate de type Soldati, quatre corvettes de type Minerva et trois hydroptères de type Sparviero. La mission consistait à ramener à la raison un pays refusant d'appliquer les résolutions des Nations Unies et aidé par des entités nationales émergentes. L'exercice est aussi marqué par des escales à Cagliari (13 au 16 novembre) et Naples (20 au 24 novembre).

Le 26 novembre marque le début de l'action Popeye. A l'instar de l'action des "grands frères" en région parisienne, les marins du La Motte Picquet apportent leur soutien aux adolescents du quartier toulonnais de l'Escaillon et du Collège de la Marquisanne.

1999

L'année débute par la remise en condition des sous-marins Saphir et Rubis (3 au 9 janvier), une Période d'Entretien Intermédiaire (11 janvier au 12 février), un exercice au profit du cours de commandement de sous-marins (17 au 24 février). Du 5 mars au 19 avril, le La Motte Picquet devient la composante française de l'escadre de l'Euromarfor, rejoignant ainsi le NRP Alvares Cabral (embarquant le CTG portugais), PITS Libeccio et le SPS Extremadura. Transitant vers la mer Égée, le groupe Euromarfor rencontre le GEAOM (Jeanne d'Arc et Duguay-Trouin). De nombreuses escales marqueront cette période : Lisbonne (2 au 8 mars), Ajaccio (19 au 20 mars), Catane (22 au 24 mars), Le Pirée (26 au 30 mars), Izmir (31 mars au 3 avril) et Tarente (6 au 9 avril).

De retour le 30 avril au port base, pour une période de permissions/gardiennage jusqu'au 10 mai, le bâtiment participe à l'issue, à la remise en condition du BCR Marne (17 au 22 mai), puis à un exercice devant Toulon avec le Var et la frégate égyptienne Moubarak (22 mai).

Mais le temps fort de cette année 1999, sera la participation du bâtiment, en mer Adriatique, à la mission Trident (libération du Kosovo), en escorte du sous-marin Casabianca, du 1er au 23 juin. A l'issue de la mission, sur décision du commandant, la flamme de guerre sera rallongée de 23 cm.

Plus calme, le début du deuxième semestre est marqué par une sortie des familles (8 juillet), une escale à Koper (13 au 17 juillet), une période de permissions/gardiennage (30 juillet au 3 septembre), un entraînement mutuel avec les frégates Aconit et La Fayette (9 au 11 septembre), un exercice franco-tunisien Pangolin (12 au 24 septembre) entrecoupé par deux escales tunisienne à Bizerte (13 au 15 septembre) et Tunis (17 au 20 septembre), et suivi d'un entraînement avec le Cassard, la Somme, l'Aconit et le La Fayette.


27 décembre 1999 : Décollage d'un des deux Lynx du détachement de la flottille 31F.

Le 29 novembre, le La Motte Picquet quitte Toulon, pour une mission Khor Angar, de surveillance du conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée et de protection de la République de Djibouti. La frégate passe le canal de Suez le 3 décembre et arrive à Djibouti, qui lui servira de point d'appui tout au long de cette mission. Alors que le bâtiment est à quai à Djibouti, nombreux seront à bord à célébrer le passage à l'an 2000 dans des cadres aussi atypique que le désert ou l'île de Musha.

2000

De retour au port base le 23 janvier, le bâtiment est contraint de passer au bassin du 31 janvier au 3 mars pour changement des douelles de la ligne d'arbres bâbord, qui étaient fortement usées. Il reprend la mer du 12 au 25 mars, dans le cadre d'un exercice de lutte anti-sousmarine Shark Hunt, en compagnie de l'Améthyste, des frégates américaines Mahan, Anzio et du sous-marin espagnol Narval. L'exercice est conclu par une escale de routine à Palma de Majorque (20 au 24 mars).


Le capitaine de vaisseau Benoit Claval, commandant la frégate La Motte-Picquet , quitte le bord (4 juillet 2000).

Du 27 au 30 mai, une autre escale à Alger est beaucoup moins traditionnelle. En effet, la frégate La Motte-Picquet est le premier bâtiment de le Marine depuis onze ans, à faire escale en Algérie. A cette occasion, le bâtiment arbore la marque du vice-amiral d'escadre Paul Habert, commandant la zone maritime Méditerranée. L'amiral rencontrera le général de corps d'armée Mohamed Lamari, chef d'état-major de l'armée nationale populaire ainsi que plusieurs personnalités militaires.

Le commandement du CV Claval touche à sa fin. Une dernière escale à Livourne (9 au 13 juin), précède un exercice Eole avec les marines espagnoles, italiennes (15 au 28 juin), puis une escale à Alicante (15 au 17 juin). Le 4 juillet a lieu la prise de commandement ducapitaine de vaisseau Benoit Chomel de Jarnieu


Le capitaine de vaisseau Benoit Chomel de Jarnieu, commandant le La Motte-Picquet (2000).

En septembre, le Suffren, le La Motte-Picquet et la Marne, ainsi que les frégates italiennes Audace et allemande Augsburg, se retrouvent à Alexandrie (18 au 23 septembre) pour participer à l'exercice franco-égyptien Cléopâtre. L'escale est largement consacrée aux conférences. Trois jours d'exercices en mer se succèdent à l'issue. Sur le chemin du retour le La Motte Picquet relâche à, début octobre à Héraklion (Crète).

Le 23 octobre, en marge du salon de l'armement Euronaval 2000, des délégations étrangères ont été invitées à découvrir à Toulon le CMT Persée, les avisos Cdt Birot et Cdt Ducuing, le SNA Rubis, les frégates Jean Bart, La Fayette et La Motte-Picquet, le PR Meuse, le TCD Foudre et le porte-avions Charles de Gaulle. Retour au bassin bassin du 9 au 20 novembre, pour changement des douelles de la ligne d'arbres tribord. Le passage au bassin, initialement prévu jusqu'à la mi-décembre, est écourté en raison de l'entrée au bassin du Charles de Gaulle suite à son avarie d'hélice (qui fera couler tant d'encre). L'opération de remontage des coussinets est réalisée à flot par la DCN Toulon. Cette opération, réalisée avec succès, est une première sur une frégate type F70.


Une délégation de l'équipage, participe à un coquetèle offert par le ministère de la Défense camerounais à Limbé (19 janvier 2001)
Pas de Nouvel-an, cette année encore, pour les marins du La Motte Picquet, car le bâtiment appareille le 27 décembre pour la 56ème mission Corymbe au large de l'Afrique Occidentale. Le contexte est particulièrement tendu (coup d'état en Côte d'Ivoire, assassinat du président Kabila au Congo,...).

2001

La première escale le conduit à Dakar (2 au 8 janvier). Puis, le La Motte-Picquet assure la protection maritime du sommet franco-africain, lors d'un mouillage à Limbé (Cameroun - 16 au 20 janvier) où son hélicoptère Lynx prend l'alerte à 6 heures. Il relâche ensuite à Port-Gentil (Gabon - 22 au 25 janvier).

La brigade de protection, lors d'un exercice de prise de plage à proximité de Port-Gentil (23 janvier 2001).
Le bâtiment passe la "ligne" le 28 janvier, pour la deuxième fois de sa carrière avant de faire escale à Lomé (Togo - 29 janvier au 2 février). Du 5 au 7 février, le bâtiment effectue un passex avec l'HMS Iron Duke avant de retourner une dernière fois à Dakar où il arrive le le 9 février. Le Ventôse prendra le relais de la mission Corymbe le 16 février, date à laquelle la frégate La Motte-Picquet quitte l'Afrique pour rejoindre Toulon où elle arrive le 22 février.

Le bâtiment quitte Toulon le 13 mars, pour un entraînement avec la frégate Aconit et la participation à la Mise en Condition Opérationnelle (MECO)du BCR Somme. De retour à quai, le 15 mars, il repart le lendemain pour une mission de lutte contre l'immigration clandestine. Du 21 mars au 5 avril, il participe avec la frégate Montcalm, à l'exercice franco-italien Mare Aperto, avec escales à Cagliari (24 au 26 mars) et Malte (30 mars au 3 avril).


En route vers la mer d'Oman

Après les attentats du World Trade Center (11 septembre), les américains préparent une risposte sous la forme d'un engagement militaire en Afghanistan (opération Liberté immuable) pour rechercher les auteurs désignés des attentats et leur chef, Oussama Ben Laden. Pour la France, qui se joint au dispositif allié, ce sera l'opération Héraclès.

La task force 473 (2900 hommes), placée sous commandement du contre-amiral François Cluzel, et composée du porte-avions Charles de Gaulle, des frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne, Jean Bart, du sous-marin nucléaire d'attaque Rubis, du pétrolier ravitailleur Meuse et de l'aviso Commandant Ducuing quitte Toulon le 1er décembre 2001.

Le 14 décembre 2001, le La Motte-Picquet relève en mer le Courbet, qui quitte le théâtre en direction de son port base de Toulon.


Le CDG appareille le 1er décembre.
(photo © MN)

Le rôle du groupe aéronaval français, positionné au sud-ouest de la ville pakistanaise de Karachi, est d'accompagner la deuxième phase de lutte contre les réseaux terroristes, le La Motte Picquet participe au contrôle des mers par lesquelles transitent tous les trafics. Il s'agit en particulier d'éviter que des membres d'Al-Qaeda utilisent des bateaux pour se rendre en Somalie, au Yémen ou ailleurs, à partir du Pakistan.

2002

Djibouti étant trop éloigné du théâtre des opérations militaires, c'est à Dubaï que s'est organisé le soutien logistique du groupe aéronaval. Ainsi, à la mi-janvier, le sous-marin nucléaire d'attaque Rubis, la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, le pétrolier ravitailleur Meuse, les chasseurs de mines Persée et Pégase, accompagnés de leur bâtiment de soutien Loire, étaient à quai les uns derrière les autres. Quant au bâtiment de commandement ravitailleur Var et au bâtiment de renseignements Bougainville, tous deux sont actuellement en cale sèche pour une période d'entretien prévue de longue date.

La frégate Surcouf, arrive sur le théâtre d'opérations le 5 février et relève le 28 février le La Motte-Picquet au sein du groupe aéronaval déployé en océan Indien pour l'opération Héraclès.


L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin.
L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin. Ainsi, les 7 frégates F70 devront subir un entretien d'environ 5 mois en bassin pour remédier à un problème de microfissures situées entre le premier pont et la partie haute du navire.
Longues de quelques centimètres, les fissures sont apparues dans le métal à la jonction entre le premier pont et les superstructures au milieu du bâtiment. Elles traduisent une fatigue du métal sous l'effet des mouvements de torsion et de flexion que subit un bâtiment dans la houle.

Quittant Toulon le 4 septembre, le La Motte Picquet reprend la mer pour deux exercice interralliés : Canale au large de Malte et Cleopatra en Méditerranée occidentale. Canale a pour but le SAR et le contrôle de l'immigration clandestine. Après une escale à Malte, et au large du détroit de Messine, le Courbet rejoint le La Motte Picquet en route vers l'Egypte pour l'exercice Cleopatra (15 au 24 septembre). Depuis 1988, l'exercice Cléopâtre a lieu tous les deux ans, en alternance avec l'exercice Bright Star. Ils réunit pour une dizaine de jours les marines égyptiennes et françaises auxquelles se sont jointes des nations invitées : les Italiens depuis 1998, les Allemands en 2000. Les Egyptiens étaient présents avec 3 frégates et 2 patrouilleurs tandis que les Italiens et les Allemands avaient chacun déployé une frégate. De retour à Malte, le Lynx du La Motte Picquet et le Panther du Courbet participent au Malta Air Show.


La frégate La Motte-Picquet, en Penfeld à Brest, peu avant son entrée au bassin. Pour des raisons de surcharge de travail à l'arsenal de Toulon, les travaux sont réalisés par DCN Brest (10 septembre 2003).

2003

Le Charles de Gaulle quitte Toulon, le 4 février, pour trois semaines d'exercices dans le bassin oriental de la Méditerranée. Le porte-avions est accompagné par le Cassard, le La Motte-Piquet, le Guépratte et le Saphir. Baptisé Péan 03, cet exercice au large de la Crète, comprend un entraînement avec le porte-avions américain USS Harry Truman.

Le La Motte-Piquet est la sixième frégate F70 à subir les réparations de renforcement de ses structures après l'apparition de microfissures. Pour des raisons de surcharge de travail à l'arsenal de Toulon, les travaux sont réalisés par DCN Brest. La seconde tranche de travaux vise à moderniser le système d'armes en remplaçant les torpilles L5 d'origine par des MU90. En principe, les travaux sont entièrement réalisés en cale sèche mais actuellement, comme aucun bassin n'est disponible, l'intervention sur le La Motte-Piquet se fait à flot grâce à un système d'échafaudage suspendu. Une entrée au bassin a lieu toutefois le 10 septembre.

La frégate est sorti de son IPER avec une semaine d'avance sur le planning.

2004

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L'équipage au poste de bande pour la revue navale.
Le 60ème anniversaire du débarquement de Provence, est marqué par une importante revue navale, le 15 août 2004 à Toulon. Vingt et un bâtiments français et huit bâtiments étrangers (trois algériens, deux britanniques, un américain, un marocain, un tunisien) participent à ces célébrations.

La revue navale est également accompagnée d'un défilé aérien avec des avions de l'Armée de l'Air, 4 Rafale Marine, 9 Super-Etendard de la Marine.

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Escortée depuis les limites des eaux territoriales algériennes par les Raïs Hamidou et Raïs Corso, le La Motte-Piquet est accueilli à Alger le 27 novembre pour une escale de quelques jours.

2005


Flamme Trident d'Or (Dessin Joël Moreau)

Le La Motte-Piquet participe au mois d'avril à l'’exercice Trident d’Or, le menant jusqu’au large de la Corse. Cet exercice majeur organisé en Méditerranée par la France et l’Italie, auquel participent sept autres pays (Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Grèce et Turquie), permet à la France de rejoindre le club restreint des pays (Grande-Bretagne, Italie et Espagne) aptes à commander la composante navale de la force de réaction rapide de l’OTAN, la NRF (NATO Response Force).

Douze "certificateurs" de l’OTAN, commandé par l’amiral britannique Stevens, ont rejoint le Charles de Gaulle. Pendant quatre jours, ils ont procédé à un audit de l’état-major multinational de 111 personnes que dirige le vice-amiral français Jacques Mazars.

En avril, trois voiliers participant à une course autour de la Corse et de la Sardaigne ont dû être secourus par la Marine nationale, via le Cross-Med, au cours des dernières 24 heures, en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la zone. Au total, notent les quotidiens, six concurrents ont été hélitreuillés à bord d’un hélicoptère Lynx ou Dauphin, et la frégate anti sous-marine La Motte-Piquet a été déroutée à plusieurs reprises. Tous ont été ramenés sains et saufs à Bonifacio ou à Hyères.

2006

Le 6 mars 2006, plusieurs bâtiments effectuent un exercice d'évacuation de ressortissants devant les plages de Fréjus (centre d'instruction nautique du 21 ème RIMA - Estuaire de l'Argens). Dirigé à partir de la frégate La Fayette, l'exercice a pour but d'entraîner les équipages à travailler en interarmées dans un contexte d'opération de crise. Les frégates La Fayette, Surcouf et La Motte-Picquet aidées de leurs hélicoptères (Panther et Lynx) évacuent une cinquantaine de personnes. Le 21e RIMA apporte son concours, des marsouins sont intégrés aux équipes des bâtiments, d'autres membres de ce régiment fournissent une simulation de force armée d'opposition afin de contrarier le bon déroulement de l'opération.

Le 25 avril, le La Motte-Piquet quitte Toulon, pour participer dans un premier temps, à des opérations conjointes avec l’Otan au large des côtes portugaises. Après une escale à Lisbonne, le bâtiment retourne en Méditerranée où il participe avec les forces alliées, et notamment turques, à des missions de surveillance et de contrôle. Le La Motte-Piquet relâche ensuite à Beyrouth, où il participe à des exercices avec la marine libanaise. Après une dernière escale à Haïfa (Israël) du 15 au 19 juin, le bâtiment est de retour au port base le 22 juin.

Le La Motte-Piquet est devenue, le 25 septembre, le décor du prochain épisode de la série policière Élodie Bradford diffusée sur M6. " La jeune commissaire de police, appelée à venir constater un accident mortel, embarque à bord d’une frégate de la Marine nationale au large de Sumatra, en plein océan Indien. Sur le bâtiment commandé par le capitaine de vaisseau Marie-France Delort se trame une sordide histoire de jalousie mêlée à un trafic de stupéfiant… ". Le reste est à découvrir en février 2007 sur M6.
L’équipage du La Motte-Piquet apporte son concours au tournage de l’épisode. De nombreux marins ont accepté de jouer des rôles dans ce scénario, avec la participation de quelques marins du groupement des fusiliers marins (GFM) de Toulon et le concours des infrastructures du centre de formation pratique et d’entraînement à la sécurité (CFPES) pour certaines scènes. Cette aventureuse collaboration entre la Marine nationale et la production de la série Élodie Bradford aura duré 4 semaines, dont une à la mer et 3 sur la base navale de Toulon.

2007 - Brest, nouveau port base

Patrouillant entre les côtes libyennes et Malte, le La Motte-Piquet découvre, le 1er juin, dix huit corps sans vie a la dérive. Après avoir été embarqués, les corps sont ramenés à Toulon afin de leur donner une sépulture digne et humaine. Il s'agit vraisemblablement d'immigrés clandestins africains ayant fait naufrage avec leur embarcation en tentant de gagner l'Europe. L'équipage du La Motte-Piquet, profondément marqué par ce qu'il a vécu, a été confronte de près a l'horreur que véhiculent ces trafics inhumains d'êtres humains. Faisant preuve d'une grande dignité et d'une réaction appropriée face a ce drame, il a cependant effectué son devoir en honorant l'obligation d'assistance à laquelle aucun marin civilisé ne peut et ne doit se soustraire.

Quittant Toulon le 5 août, le La Motte-Piquet rallie l'océan Indien pour participer à l'opération Enduring Freedom de lutte contre le terrorisme, au sein de la TF 150. Le La Motte-Piquet est accompagné d'un aviso brestois, le Commandant Blaison. Le 22 août 2007 le Commandant Blaison porte assistance au cargo danois Danica White en protégeant sa sortie des eaux territoriales somaliennes où il était retenu depuis plus de deux mois dans un camp de pirates. Le Danica White avait été piraté le 2 juin 2007 alors qu’il effectuait un transit entre Dubaï et Mombasa. La frégate La Motte-Picquet prend la relève du Commandant Blaison pour l'accompagnement du cargo, et le convoi arrive le 28 août au mouillage à Djibouti.

Le 15 septembre, le La Motte-Picquet, le Commandant Blaison et les bâtiments de l’Indian navy Beas, Rajput et Jyoti quittent Djibouti pour rejoindre leur zone commune d’exercice. C’est le véritable coup d’envoi de l’exercice Varuna 07, mené conjointement du 15 au 17 septembre 2007 dans le Golfe d’Aden. Celui-ci vise à renforcer l’interopérabilité entre les moyens militaires français et indiens. Il se concrétise aussi par un échange de personnel pendant toute la durée de l’exercice.

Alors qu'elle est encore en opération Enduring Freedom en océan Indien, le 14 septembre 2007, la frégate La Motte-Picquet quitte "administrativement" son port d’attache toulonnais. Après 15 ans de bons et loyaux services en mer Méditerranée, elle va retrouver l’océan Atlantique et son nouveau port d’attache : Brest.

Le 17 novembre à 23h06, un incendie se déclare dans le compartiment machine, alors que le bâtiment est en transit vers le canal de Suez. L’équipage maîtrise le sinistre en moins d’une demi-heure. Un intervenant est légèrement blessé. Le La Motte-Picquet reprend sa route, et le moteur endommagé est réparé en quelques jours.

Après 4 mois de mission au sein de la TF 150, plusieurs exercices de coopération (avec notamment l'Inde et le Qatar) et plusieurs milliers de nautiques parcourus, le La Motte-Picquet effectue un ultime passage à Toulon le 30 novembre, avant de rejoindre son nouveau port d'attache de Brest, le 7 décembre.

2008

Le 5 mars un coup de téléphone anonyme, fait état de la présence d’un engin explosif à bord du La Motte-Picquet, en période d’indisponibilité à l’arsenal de Brest. Une alerte à la bombe qui s’est révélé être un canular de mauvais goût. On se souvient que ce genre de plaisanterie en 2006 à bord du Charles de Gaulle avait conduit son auteur à écoper de six mois de prison dont deux fermes.

Le 6 juin 2008, le La Motte-Picquet a filé les amarres sur les quais de Nantes pour participer aux célébrations marquant les 20 ans de présence de l’escorteur d’escadre « Maillé-Brézé » dans l’ancienne capitale bretonne. De nombreux visiteurs ont été guidés tout au long du week-end dans les coursives du « La Motte-Picquet ». En tout, deux mille personnes se sont déplacées pour découvrir la frégate anti sous-marine, qui fêtait également son vingtième anniversaire au service actif.

Le 27 juin, le La Motte-Picquet termine, après de deux semaines au large du Portugal, sa participation à l'exercice Loyal Mariner, destiné à préparer les forces maritimes alliées devant prendre leur tour d'alerte le mois prochain dans le cadre de la Nato Response Force (NRF 11). Cette force de réaction rapide peut être activée à tout moment par l'OTAN, si cette dernière décide de déployer une force navale dans le cadre d'une opération. Le La Motte-Picquet, les chasseurs de mines Pégase et Sagittaire, un avion de patrouille maritime Atlantique et un bâtiment hydrographiqueparticiperont à la NRF 11.

2009

Quittant Brest le 19 janvier, le La Motte-Picquet arrive à Saint-Pierre et Miquelon le 27 janvier pour une courte escale de quelques heures. Une pose bien méritée après une traversée de l'Atlantique difficile, où le bâtiment a affronté des vents de force 9 à 10 et une température de -16°C à l'arrivée, ce qui l'a couvert de glace. Le La Motte-Picquet fait une escale technique à Fort-de-France du 26 au 30 mars.

Puis le cap a été mis sur Norfolk, la plus grande base navale au monde, située sur la côte Est des États-Unis. Là, le La Motte-Picquet a participé, avec le Tonnerre, pendant 22 jours à l’exercice « C2X » qui avait pour but d’entraîner et de qualifier un groupe de combat de la flotte américaine, articulé autour d’un porte hélicoptère d’assaut. Depuis la fin du mois de février, la frégate sillonne la mer des Caraïbes, alternant périodes d’entraînement et participation à la lutte contre le narcotrafic dans la zone.

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(Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2007. Copie et usage : cf. droits d'utilisation. Sources : Communiqué de presse DCN, DGA, MN, Ouest France, Le Télégramme, Libération, Mer & Marine)