Histoire et actualités de la frégate Jean de Vienne
Juillet
2007 : Sauvetage de naufragés sur un voilier
Alors en mission Baliste, le 3 juillet, le Jean
de Vienne répond à un appel de détresse lancé par un voilier israélien,
Ecoho. A bord du navire, deux blessés attendent du secours. Le Jean
de Vienne fait décoller son Lynx
/ 31F avec le médecin du bord.
Les blessés sont treuillés puis évacués vers l’aéroport de Larnaka (Chypre).
Mai
2007 : Départ pour le Liban en mission
Baliste
La frégate Jean
de Vienne appareille le 3 mai de Toulon pour relever la frégate Guépratte,
déployée en Méditerranée orientale dans le cadre de l’opération Baliste. Un
retour sur zone fort en émotion, puisque le Jean de Vienne avait été le premier
navire militaire à rejoindre Beyrouth en juillet 2006 et à effectuer l’accompagnement
de plus de 500 ressortissants hors du Liban en guerre. La relève entre les deux
frégates sera réalisée le 7 mai au large de Chypre, et tandis que le Guépratte
rentrera à son port-base pour une relâche méritée, le Jean
de Vienne prendra le flambeau pour les mois à venir au large du Liban.
Le jour du départ de Toulon, vers 10h20, le centre régional opérationnel
de surveillance et de sauvetage (CROSS) La Garde relaye un appel de détresse
de deux hommes embarqués à bord d’une vedette de 9 mètres en train de couler
à proximité de la presqu’île de Giens. Les frégates Jean
de Vienne et La Fayette,
qui sont à proximité, effectuent des recherches avec leur hélicoptère
Lynx et Panther.
Mais c'est l’aviso Commandant Birot,
qui le premier repère deux brassières de sauvetage rouges à la surface
de l’eau. Les deux naufragés sont accrochés à un morceau de bois. L’aviso met
son zodiac à l’eau pour les récupérer. Souffrant d’une légère hypothermie, après
une demi-heure passée dans une eau à 18 degrés, les deux hommes sont évacués
vers l’hôpital Sainte-Anne dès leur arrivée à Toulon.
Juillet
2006 : Crise au Liban - Opération Baliste
Le 12 juillet, à la suite de l'enlèvement par les chiites libanais du
Hezbollah de deux soldats israéliens et de la mort de trois autres dans
la même attaque, Israël lance une offensive aérienne et maritime au Liban
d'une ampleur sans précédent depuis 1996. Un blocus général est opéré.
Comme en
1982, une noria va s'établir entre Larnaka (Chypre) et Beyrouth
pour évacuer les ressortissants.
La Marine met en place des moyens maritimes : Le Jean
de Vienne est le premier bâtiment français à partir.
Alors en escale à Sête, il appareille en urgence le 15 juillet,
et arrive le 19 juillet en Méditerranée orientale avec à son bord deux hélicoptères
Lynx de la 31F.
Les français ne sont pas seuls, puisqu'au total une quarantaine de bâtiments
de diverses nationalités se retrouvent sur zone. Il arrive le 19 juillet
en Méditerranée orientale avec à son bord deux hélicoptères
Lynx de la 31F, et y mène l’évacuation de 320 personnes
entre Beyrouth et Larnaca. Le 28 juillet, le Jean de Vienne accueille à
son bord 200 ressortissants dont 110 Français qu’il débarque
le 29 au matin. Le 31 juillet, il achemine 1,1 tonnes de médicaments
à Beyrouth. Une nouvelle rotation est effectuée le 6 août.
Relevée le jeudi 10 août 2006 par la frégate anti-sous-marine Montcalm,
la frégate Jean de Vienne
est de retour à Toulon, son port base, le mardi 15 août 2006 dans la matinée.
Juillet
2006 : Interception de trafiquants de drogue
Les 20 et 24 juin dernier au large des Balérares,
deux gofast sont interceptés. Repérés
par les avions de surveillance des douanes les aéronefs de patrouille maritime
Atlantique (21F)
et Nord 262 (28F),
pris en chasse par l'hélicoptère Lynx
(31F) de la frégate Jean
de Vienne et interpellés par une ETRACO des commandos-marine, les passeurs,
d'origine marocaine, sont néanmoins parvenus à jeter par-dessus bord la quasi-totalité
de leur cargaison de 4 tonnes cannabis.
Juin
2006 : Exercice Chébec
Jusqu’au 16 juin, la Marine nationale et les forces armées marocaines
participent à l’exercice Chébec, qui vise préparer en commun la gestion
d'une situation de crise (assistance lors d'une catastrophe à terre). Le 1er
juin, le Jean de Vienne
avec à son bord un hélicoptère Lynx,
la frégate marocaine Hassan II et son hélicoptère Panther,
un hélicoptère Super Frelon
de la 32F et une Alouette
III de la 35F basés
à Hyères ainsi que des moyens spécialisés du Bataillon de Marins-Pompiers de
Marseille, effectuent un premier exercice d'entraînement à l'assistance aux
victimes d'un tremblement de terre, sur différents sites de l'agglomération
marseillaise. Le 10 juin, les navires et hélicoptères embarqués, ainsi que les
Marins Pompiers de Marseille portent secours à la population d'Al Hoceima touchée
fictivement
par un tremblement de terre, aux côtés du TCD Siroco,
de l'EDIC Sabre, d'une seconde
frégate marocaine, de deux patrouilleurs marocains, et d'équipes de secours
marocaines.
Février
2006 : Mission en Méditerranée
La frégate Jean de
Vienne a appareillé de Toulon le lundi 13 février 2006 pour une mission
en Méditerranée centrale et orientale. Celle-ci devrait la tenir éloignée de
son port-base jusqu’à début avril. Depuis son retour d’Amérique du sud au mois
d’août 2005, le Jean de Vienne
s’est refait une santé à l’automne avec le soutien de la direction des constructions
navales (DCN) puis a navigué en novembre, décembre et début février dans nos
approches littorales en Méditerranée. (Site JDV)
Juin
2005 : Mission en Amérique du Sud - Avarie de ligne d'arbres et réparations
au Chili
Quelques soucis mécaniques sur une ligne d’arbres ont nécessité
un passage au bassin de deux jours pour réparer une fuite d’huile sur la commande
de pas d’hélice. Suite à l'exercice franco-chilien Team Work South 05
(30 mai au 21 juin 2005), il a été décidé de conduire l'intervention à Talcahuano,
arsenal principal de la Marine chilienne situé à 400 kilomètres au sud de Valparaiso.
Le soutien de l’Armada chilienne, la compétence du chantier ASMAR et le dévouement
du personnel du bord et des contrôleurs de DCN, ont permis, malgré la pluie
battante qui a prévalu pendant tout ce séjour à Talcahuano, d’effectuer cette
intervention en un temps record.
Après trois mois de mission, le Jean de Vienne a entamé ce 02 juillet sa route
retour vers la métropole. Celle-ci ne s’effectuera pas par la mer des Caraïbes,
les dates prévues de franchissement pour Panama ne pouvant plus être honorées,
mais par les chenaux de Patagonie et le détroit de Magellan. Ce transit sera
marqué, sur le plan officiel, par une escale de trois jours à Rio de Janeiro,
à l’occasion du 14 juillet et de l’année du Brésil en France. A l’issue, le
Jean de Vienne devrait naviguer vers la Méditerranée où son arrivée à Toulon
est prévue aux alentours du 1er août. (Site JDV)
Décembre
2002 : Mission Amarante en Méditerranée orientale
Depuis le mois de décembre, le Jean
de Vienne a quitté Toulon pour rejoindre la Méditerranée
orientale, dans le cadre de la mission Amarante de lutte contre les réseaux
liés à l'immigration clandestine et au terrorisme. Un détachement
commandos venus de Lorient est à bord. Le
Nouvel an est sobrement fété dans le port de La Sude. (Cols
Bleus)
![]() L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus en plus fréquents en bassin. |
Avril
2002 : Les frégates F70 ont un problème de fissures au centre de leur structure
L'entretien des navires vieillissants entraîne des séjours de plus
en plus fréquents en bassin. Ainsi, les 7 frégates F70 devront subir un entretien
d'environ 5 mois en bassin pour remédier à un problème de microfissures situées
entre le premier pont et la partie haute du navire. Les frégates seront réparées
à Brest et à Toulon dans leurs ports d'attache respectifs, quatre dès cette
année, les suivantes en 2003. La première intervention aura lieu à Brest au
profit du Primauguet. Longues de quelques
centimètres, les fissures sont apparues dans le métal à la jonction entre le
premier pont et les superstructures au milieu du bâtiment. Elles traduisent
une fatigue du métal sous l'effet des mouvements de torsion et de flexion que
subit un bâtiment dans la houle. En attendant les travaux destinés à rendre
à ces unités toutes leurs qualités nautiques, des règles de conduite particulières
ont été adoptées pour ménager leur structure et préserver la sécurité des bâtiments
et des marins.
Les frégates F70 antiaériennes Cassard
et Jean Bart, respectivement mises
en service en 1988 et 1991, ont déjà, il y a quelques années été traitées pour
le même problème. Ce fut également le cas pour la série F67, concernant les
frégates anti-sous-marines Tourville,
De Grasse, et Duguay-Trouin.
(Le
Télégramme 19/04/02, Brèves site MN)
Février
2002 : Retour émouvant pour le Jean de Vienne
Parti de Toulon le 1er décembre dernier afin de participer à l'opération
Héraclès en mer d'Arabie la frégate anti sous-marine Jean
de Vienne a retrouvé son port d'attache le 11 février. C'est
le premier bâtiment français engagé dans l'opération
Héracles à rentrer en Métropole. L'émotion était grande
hier en fin de matinée sur les quais du port militaire où de nombreuses familles
de marins s'étaient déplacées afin d'assister au retour, après deux longs mois
et demi d'absence, du bâtiment. En 73 jours de mission, dont 68 jours
de mer et 5 d'escale à Mascate (Sultanat d'Oman), le Jean
de Vienne aura parcouru 20 100 milles nautiques (l'équivalent d'un tour
du monde) et effectué 360 enquêtes de pavillon sur des navires de commerce
jugés suspects. (Var
Matin - 12 Fevrier 2002)
Janvier
2002 : Relève du Jean de Vienne par le De Grasse
La frégate De
Grasse relève le 28 janvier en mer la frégate Jean
de Vienne, qui quitte le théâtre en direction de son port base de Toulon.
Décembre
2001 : Nom de code Héraclès
![]() En route vers la mer d'Oman |
La task force 473
(2900 hommes), placée sous commandement du contre-amiral François Cluzel, et
composée du porte-avions Charles
de Gaulle, des frégates La
Motte-Picquet, Jean de
Vienne, Jean Bart,
du sous-marin nucléaire d'attaque Rubis,
du pétrolier ravitailleur Meuse
et de l'aviso Commandant Ducuing
a quitté Toulon le 1er décembre 2001. Sur le plan aérien, le porte-avions
embarque 16 Super Etendard
des flottilles 11F et 17F,
un des deux Hawkeye
de la 4F, deux Rafale
dont le nombre pourrait être revu à la hausse en cours de mission, ainsi que
des hélicoptères pour assurer la logistique.
![]() Traversée du canal de Suez. (photo © MN) |
Le rôle du groupe
aéronaval français, positionné au sud-ouest de la ville pakistanaise de Karachi,
sera d'accompagner la deuxième phase de lutte contre les réseaux terroristes,
le Charles de Gaulle et son
escorte vont participer au contrôle de mers par lesquelles transitent tous les
trafics. Il s'agit en particulier d'éviter que des membres d'Al-Qaeda utilisent
des bateaux pour se rendre en Somalie, au Yémen ou ailleurs, à partir du Pakistan.
A son arrivée dans l'océan Indien, le groupe aéronaval français rejoindra une
force internationale d'une cinquantaine de bâtiments américains, japonais, australiens,
canadiens, anglais, allemands, italiens, hollandais et espagnols. Le commandement
interallié basé à Bahreïn permettra d'intégrer la TF473 dans le dispositif.
Février
2001 : Premier ravitaillement pour le BCR Somme
Après une longue IPER de 14 mois, le BCR Somme
a effectuée ses premiers ravitaillements à la mer depuis novembre 1999. Ceux-ci
ce sont déroulés dans d'excellentes conditions au large de Perpignan. La frégate
Jean de Vienne, engagée dans l'exercice Catamaran
a été le premier bénéficiaire des largesses de la louve, le lundi 5 février.
(Cols Bleus n°2563
du 24 février 2001)
Janvier 2001 : Exercice Catamaran 2001
Le 26 janvier à Toulon, 360 véhicules dont 100 blindés,
une vingtaine d'hélicoptères et 1400 hommes du groupement interarmées
embarqué (GIE) embarquent à bord des TCD Siroco,
Foudre, Orage
et Ouragan. Aux cotés
de la composante de force amphibie sont déployés les frégates
Suffren, Jean
de Vienne et Surcouf,
les commandos Marine, un groupe de plongeurs démineurs, deux CMT, des
appareils de l'Aviation navale et de l'armée de l'Air, ainsi qu'un détachement
de 250 hommes du commandement des opérations spéciales (Cos).
L'exercice Catamaran a pour but de valider le concept national des opérations
amphibies avec des répétitions de débarquement en Corse-du
Sud précédant la mise à terre de l'ensemble de la force
sur la plage de Racou (Pyrénées-Orientales) à partir du
2 février. (Cols
Bleus n°2561 du 10 février 2001)
Janvier
2001 : Escale à Palma
La reprise des activités en janvier a vu le bâtiment
faire route vers les Baléares pour un Surfex avec le patrouilleur espagnol
Deva, avec le concours du Grèbe
et d'un Atlantique.
Le Jean de Vienne a fait 4 jours d'escale à Palma à l'issue,
à l'occasion de la Santsebastia, fête du saint patron de la ville.
(Cols Bleus n°2560 du 3
février 2001)
...
2000 : Jumelage à trois
Besançon, ville marraine du Jean de Vienne est également
la marraine de l'escadron de Franche-Comté installé à
Orléans. Pour la première fois, les aviateurs de l'escadron, des
élus bisontins et les marins du Jean de Vienne se sont rencontrés
à bord à l'occasion d'une sortie à la mer puis d'un transfert
en Hercule C130. (Cols
Bleus n°2558 - 20 janvier 2001)
Octobre
2000 : Exercice JMC - Escales à Glasgow, Lisbonne
Le Jean de Vienne a fait relâche à Glasgow puis
Lisbonne après avoir participé à l'exercice JMC 003.
Cet exercice a rassemblé, pendant 2 semaines, dans la zone des îles
Hébrides, de nombreux bâtiments des pays de l'OTAN et un sous-marin
suédois. (Cols Bleus
n°551 du 25 novembre 2000, 2554 du 16 décembre 2000)
Septembre
2000 : Escale à Cadix
Fin septembre, à l'issue de l'exercice Tapon, organisé
par la Marine espagnole, les frégates La
Fayette et Jean de Vienne ont fait escale quelques jours à
Cadix, en compagnie de la frégate itélienne Maestrale et
de l'aviso portuguais Hermenegildo Capelo. Le Jean de Vienne devrait
ensuite faire route vers Brest avant de participer à un exercice interrallié
JMC en Ecosse. Le La Fayette,
quant à lui, a quitté Cadix un peu plus tôt pour saluer
le Charles de Gaulle en route vers Toulon, son nouveau port d'attache. (Cols
Bleus n°2548 - 28 octobre et 4 novembre 2000)
Mars
2000 : Escale à Bahreïn - exercice Neon Falcon
L'archipel de Bahreïn a accueilli le Jean de Vienne du 2 au
13 mars à l'occasion de l'exercice multinational Neon Falcon, qui regroupait
des bâtiments bahreïniens, américains, britanniques et un
Atlantique de
la 23F. Troisième exercice majeur dans le Golfe auquel participait le
Jean de Vienne, Neon Falcon a débuté par une phase d'entraînement
de 6 jours à quai. La phase maritime, du 8 au 11 mars, permit d'affirmer
la vocation anti-sous-marine du Jean de Vienne malgré une mer
peu clémente. Le Jean de Vienne retrouvera Toulon après 2 mois
et demi de mission. (Cols
Bleus n°2526 du 15 avril 2000)
Février
2000 : Escale à Mascatte
Mascate a accueilli les marins du Jean de Vienne en cette
fin de février 2000. 4 jours de véritable découverte de
la terre omanaise et de ses habitants, pendant lesquels les manifestations francophiles
ont été nombreuses. Le cours de français dispensé
à bord le deuxième jour de l'escale au profit d'une vingtaine
d'officiers omanais avait d'ailleurs par sa convivialité, laisser augurer
cette excellente entente. La journée passée ensemble à
la mer a vu un exercice de tir contre terre effectué aux îles Daymaniyat.
(... ...) Pour leur part, excursionnistes et autres loueurs de 4x4 eurent tôt
fait pour prendre le chemin des pistes et jouer aux apprentis aventuriers. (Cols
Bleus n°2522 du 18 mars 2000)
Février 2000 : Exercice franco-émirien Golfe 2000 - escale à Abu Dhabi
Le
Golfe a été le théâtre, du 31 janvier au 10 février 2000, d'un exercice franco-émirien
rassemblant une douzaine de bâtiments des deux marines sous les ordres d'un
commandement binational. Le scénario de l'exercice décrivait une crise qui conduit
les Émirats Arabes Unis (EAU) à faire appel à la France. Un adversaire conduit
plusieurs agressions sur des installations industrielles des Emirats
et prend position sur une île au large d'Abu Dhabi. Les forces coalisées
mènent alors des opérations afin de rétablir la souveraineté
des EAU.
Sur les 5500 militaires français engagés, 3600 marins étaient répartis
à bord du Foch, du Duquesne,
de la Meuse, du Tourville,
du Jean de Vienne, de
l'aviso Commandant Blaison,
de la Foudre, de l'Emeraude
et d'un Atlantique 2.
De son côté, avec 900 hommes engagés, la marine émirienne a mis en oeuvre
les frégates Abu Dhabi et Al Emirat, la corvette Murageb,
3 patrouilleurs et 3 chalands de débarquement, deux Super Puma
ASM et deux sections de fusiliers commandos. La partie lutte sous la mer a eu
lieu du 6 au 8 février en mer d'Oman. Golfe 2000 s'est terminé
le 9 février à bord du Foch
à Abu Dhabi par une cérémonie militaire en présence
de nombreuses autorités des deux pays. (Cols
Bleus n°2520 du 4 mars 2000)
Fin
août, le Jean de Vienne appareille de Toulon pour rejoindre
Leith, le port d'Edimbourg où se déroule la phase de préparation
à quai de l'exercice Northern Light 99. Ce transit en compagnie
de la Marne, via Casablanca
est l'occasion d'effectuer un passex avec la Marine marocaine.
L'exercice Northern Light rassemble 12 pays membres de l'OTAN, quelques
70 bateaux, 8 sous-marins et plus de 100 aéronefs. L'objectif est de
tester la capacité d'organisation et d'interventiond'un état-major
européen lors d'une crise sur le vieux continent. Intégré
dans un Task Group allemand, le Jean de Vienne navigue de concert avec
les frégates Bayern, Lütjens, Emden, Mecklenburg-Vorpommern
et les ravitailleurs Spessart et Glücksburg, le Primauguet,
le Commandant L'Herminier
et la Marne. A l'issue d'une phase
d'entraînement supérieur, les bâtiments transitent sous menace
anti-sous-marine, vers le zonex breton où, les forces de guerre des mines
effectuent le blanchiment de l'AOA (Amphibious Opération Area). Le Jean
de Vienne fait relâche à Brest, avant de repartir vers
Alexandrie pour l'exercice Argonaut 99. Le Casabianca
prête son concours pour conduire des exercice de lutte anti-sous-marine
avant d'effectuer une escale commune à Rota. Puis le Jean de
Vienne rejoint le groupe formé par les frégates britannique
Cumberland et Edimburg, les ravitailleurs Fort George et
Olna, la frégate allemande Emden, les frégates italiennes
Mimbelli et Espero ainsi que le La
Fayette pour le transit vers Alexandrie. Un Lynx
du Jean de Vienne et son équipe technique embarque sur le Cumberland
pendant 5 jours. L'escale d'Alexandrie annonce la fin d'Argonaut et le
début de Bright Star 99. L'exercice Bright Star qui réunit
44 pays, 69000 hommes, 55 bâtiments et 250 aéronefs est le plus
important au monde. La Marine y participe avec les frégates Jean de
Vienne et La Fayette. Le
retour à Toulon se fait le 6 novembre. (Cols
bleus n°2510 du 11 décembre 1999 / EV Olivier David de Drezigué
/ photo Marine nationale)