Histoire de la frégate Floréal (2001-...)

2001

Vendredi 12 janvier, une foule inhabituelle est rassemblée pour assister à 2 évènements majeurs de la vie sportive émiratte, les 10 kilomètres et le marathon de Dubaï. Un groupe de 73 marins, la plus importante délégation étrangère, du Jules Verne, du Var et du Floréal y participe. On note la performance du PM Lefebvre, 53ème à l'arrivée du marathon et 3ème français après 3 heures et 22 minutes d'effort sous un soleil de plomb ! Après 2 mois et demi de soutien à quai dans le port de Dubaï, le Jules Verne et le Floréal reprennent la mer dans la matinée du 15 février. Le Var, qui avait lui aussi bénéficié du soutien du Jules Verne depuis le 9 décembre, suit ses deux compagnons dès le lendemain.


Rencontre amicale de football avec une équipe locale à Salalah (février 2001).
Repartant pour une mission de présence en mer Rouge, du 15 février au 12 avril, le Floréal fait escale à Salalah (Sultanat d'Oman) du 18 au 22 février, puis un passex franco-omanais avec le patrouilleur Mussandam le 22 février, un entraînement avec le Var et les FFDJ (Forces Françaises de Djibouti) les 24 et 25 février. A l'issue, la frégate rallie Djibouti le 25 février, puis, appareillant le 2 mars, rejoint en mer le Var et le LV Le Hénaff. Les trois bâtiments, formant le Task Group 623.02 font escale à Hodeidah (Yémen) du 4 au 7 mars, puis atteignent le port israélien d'Eilat (Israël) le 11 mars.

Le 14 mars, le groupe rejoint, en à peine une heure, la rive opposé du golfe d'Aqaba pour accoster en la cité balnéaire jordanienne. Au terme de 4 agréables journées, le TG 623.02 appareille au matin du 18 mars pour définitivement se séparer au large du détroit de Tiran. Le Floréal se dirige vers Port Safaga (Egypte) où il fait escale du 19 au 24 mars, escale au cours de laquelle est réalisée une démonstration du Panther avec le concours du personnel d'Eurocopter.


L'équipage du Floréal (2001).

Prenant quelques jours de repos à Djibouti du 27 mars au 7 avril, le Floréal appareille néanmoins, le 5 avril, pour porter assistance au voilier français Payanke qui se sentait harcelé par des pirates au nord de Ras Asir. Relocalisé par le Transall C160 des Forces Françaises à Djibouti, en début d'après midi, le voilier signale ne plus avoir besoin d'aide, et le Floréal revient à quai en début de soirée.

Cap au sud, le Floréal reprend la route de La Réunion. Après avoir relâché à Port Victoria (Seychelles) du 12 au 17 avril, il franchit les passes de la gigantesque baie de Diego-Suarez, dans la matinée du 19 avril, pour venir s'accoster au port d'Antsiranana. C'est avec nostalgie que l'équipage quitte Madagascar le 26 avril pour rejoindre en mer le patrouilleur La Boudeuse avant de retrouver son port base, qu'il n'a pas revu depuis maintenant plus de 5 mois.

Une 10ème patrouille TAAF a lieu du 26 avril au 28 mai. Celle-ci commence par une "mise en jambe" avec La Boudeuse les 27 et 28 avril, puis un mois de mer éprouvant et un mouillage à Port Alfred (Crozet) du 19 au 21 mai. Le 31 mai, le Panther participe à l'évacuation sanitaire d'un blessé à partir du bâtiment de pêche La Curieuse. Mais la grande affaire est l'arraisonnement du palangrier Castor qui est largement commenté dans la presse régionale.

La frégate Floréal, le BSM Garonne et le patrouilleur La Rieuse, participent, au sein des forces armées de la zone sud de l'Océan Indien, aux manoeuvres interarmées Ylang Ylang du 7 au 14 juin, qui se déroulent dans la région de Mayotte où le Floréal stationne du 13 au 17 juin. Ces manoeuvres, qui réunissent 1200 hommes, ont pour but de simuler la libération de Petite-Terre et Grande-Terre, occupées par les forces ennemies d'un Etat revendiquant ces territoires.

Enchaînant par une mission de surveillance maritime dans le canal du Mozambique du 17 au 30 juin, le Floréal fait escale à Maputo (Mozambique) du 22 au 27 juin et Mombasa (Kenya) du 4 au 9 juillet. Un exercice Cateau Noir avec les forces seychelloises le 12 juillet est suivi par une escale à Port Victoria (Seychelles) du 12 au 15 juillet.


Une escale franco-britannique à Port Louis (juillet 2000).
Le 23 juillet a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Jean-François Pinget. Un commandement qui commence sous le signe de la coopération franco-britannique. Un rendez-vous important avec le destroyer britannique HMS Gloucester le 24 juillet à la mer, devant Port Louis se prolonge par une escale dans la capitale mauricienne, du 25 au 29 juillet.

Le périple du Floréal (2001-2002).

Cette escale commune est la première du genre depuis la bataille du Vieux-Grand-Port de 1810. Diverses manifestations sont organisées, notamment un festival de film franco-britannique, des commémorations historiques, des rencontres sportives entre les deux équipages et la force policière mauricienne. Le public est également invité à visiter les deux navires, amarrés à couple.

Une période d'entretien à La Réunion du 6 août au 4 septembre est suivie, dans le cadre d'une mission de service public, par la mise en place le 5 septembre d'une balise Argos sur le Buff Bay, épave d'un cimentier à la dérive. Du 10 au 14 septembre, un passage au bassin inopiné, à Diego Suarez, a lieu pour effectuer le changement d'un joint de pale de l'hélice bâbord suite à une fuite d'huile.

La fin de l'année est marquée par un stage de mise en condition du 17 au 27 septembre, un passex avec le bâtiment sud-africain Outeniqua les 26 septembre et 2 octobre, une 11ème patrouille TAAF du 2 octobre au 6 novembre, une escale à Tamatave (Madagascar) du 7 au 11 novembre, l'assistance par Panther du cargo roulier Grand Mark le 13 novembre et une 12ème patrouille TAAF, du 30 novembre au 9 janvier au cours de laquelle le préfet de La Réunion passe la première journée du 30 à bord.


L'équipage du Princess Sarah est pris en otage par une poignée de brigands (janvier 20
02).
2002

Une année qui commence sous le signe des pirates... Début janvier le vraquier libanais Princess Sarah qui faisait route de Mombassa vers Aden, était tombé en avarie de machine à 500 nq de Mogadiscio, et avait dû mouiller en catastrophe à 6 nq des côtes somaliennes. Le 16 janvier, l'équipage est pris en otage par une poignée de brigands.

Le Floréal arrive à proximité du navire, mais ne pouvant intervenir sans l'autorisation des autorités somaliennes, ronge son frein. Les pirates, qui laissent au capitaine du cargo l'occasion de s'exprimer par VHF, prévoient de quitter le navire le 27 janvier.


Entraînement des commandos de l'équipe de visite (20
02).

L'autorisation tant attendue est enfin arrivée, et le Floréal, au poste de combat, se dirige vers le Princess Sarah. Une équipe de visite envoyée à bord pour évaluer la possibilité de remorquage, alors que le Floréal, toutes armes battantes, tient à distance les embarcations rapides des pirates. La tentative de remorquage du cargo échoue, puis peu de temps après, les pirates contre-attaquent en investissant le cargo par la ligne de mouillage. C'est l'hélicoptère Panther qui décolle, et les contraint sous la menace à regagner leurs embarcations. L'équipage du Princess Sarah, plein de reconnaissance, est transféré à bord du Floréal par Hurricane. L'équipage du Floréal, quand à lui, sera resté pendant près de 72 heures au poste de combat !

Lors d'une période d'entretien à Djibouti du 1er février au 1er mars, le vice-amiral d'escadre Jean Moulin fait une brève visite de courtoisie (7 février). Le Floréal quittant Djibouti retrouve en mer l'aviso Cdt Ducuing le 2 mars, puis le Var et le Siroco les 9 et 10 mars, avant de jetter l'ancre dans le lagon de Mayotte du 12 mars au 1er avril. Le bâtiment n'est pas seul loin de là, puisque le Var, la Garonne, le Françis Garnier et La Rieuse l'accompagne. S’y ajoute la présence du Siroco à la Pointe-des-Galets. Une telle concentration navale inhabituelle est justifiée officiellement par des réparations auprès de la Garonne. Officieusement, c’est bien la situation à Madagascar qui conduit à ce rassemblement. A quai, au mouillage ou en mer, ces bâtiments ne sont évidemment pas là par hasard, surtout au moment où Madagascar s’enfonce dans le chaos. La perspective d'une prochaine rencontre entre Didier Ratsiraka (président autoproclamé) et Marc Ravalomanana (président) relance l'espoir d'une sortie de la crise politique qui secoue Madagascar depuis plus de trois mois.


Tous les bâtiments français basés à La Réunion rassemblés pour une photo de famille exceptionnelle (août 2002).
N'oubliant pas pour autant sa mission de service public, la frégate porte assistance par Panther au thonier Huon de Kermadec le 31 mars, puis poursuivant une mission de surveillance maritime dans le canal du Mozambique du 2 au 24 avril, mouille à la grande Glorieuses du 3 au 5 avril, fait escale à Mombasa (Kenya) du 10 au 14 avril, Juan de Nova le 20 avril, Mayotte du 25 au 28 avril, porte assistance au palangrier Cap Diane le 27 avril, puis au vraquier Evdoxia le 12 mai.

Du 17 mai au 6 juin, il effectue une 13ème patrouille TAAF, qui se prolonge par une escale à Maputo (Mozambique) du 8 au 11 juin. Madame l'ambassadeur de France, Bernadette Lefort, embarquera pour un transit jusqu'à Durban (Afrique du Sud), où la frégate relâche du 13 au 16 juin.
Alors que la situation à Madagascar semble se normaliser avec l'investiture du président Marc Ravalomanana, le Floréal croisant au large dans le canal du Mozambique du 17 juin au 3 juillet, porte assistance au voilier sud-africain Amoya au large de Madagascar le 20 juin en lui fournissant 50 litres de gazole. Une dernière escale à Mayotte a lieu du 26 juin au 1er juillet.


Un périple de plus de 15000 km.

Du 10 au 14 juillet, le Floréal effectue une mission d'accompagnement, jusqu'à Port-des-Galets, du palangrier contrevenant, l'Eternal, que l'Albatros venait d'arraisonner lors de sa 50ème patrouille dans les TAAF.

Le 18 juillet a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Pascal Piat alors que le bâtiment est en PEI au port base du 14 juillet au 2 septembre.

Quittant La Réunion le 2 septembre, il fait escale à Port Louis (Maurice) du 6 au 11 septembre, puis Antsiranana (Madagascar), l'ancienne base française Diego-Suarez, du 16 au 21.
De retour pour une brève période à quai, il participe à l'issue à un stage de mise en condition avec la Garonne, La Rieuse, le Batral La Grandière, et le concours de la division entraînement de l'état-major de la Force d'Action Navale.

Le Floréal quitte alors La Réunion le 3 octobre. C'est le début d'un périple de plus de 15000 km qui va le conduire jusqu'à Tahiti. Un périple qui se fera sans hélicoptère, car le détachement 36F/ Panther est dissous quelques jours avant le départ pour Tahiti. Ses marins sont répartis certains sur des bâtiments outre-mer, d'autres moins chanceux retournent à la BAN de Saint-Mandrier. Tous ont le coeur gros.


Au mouillage dans le lagon de Bora-Bora (novembre 2002).
Cap au sud pour une 14ème patrouille TAAF qui l'emmène jusqu'à Saint Paul. Une patrouille sous le soleil et une mer presque calme, chose inhabituelle pour la zone des "quarantième rugissants", et qui tranche avec la météo exécrable qu'avait connu le bâtiment lors de ses dernières patrouilles.

Remontant plus au nord, avant d'atterrir au pays des kangourous, une rencontre à la mer est organisée avec le Nivôse au large de Perth, afin de transférer par voie maritime et aérienne, hommes, matériels et informations nécessaires à leur prochaine mission Taaf.

Deux haltes en Australie viennent rompre la monotonie du voyage. La première journée à Adelaïde (22 au 26 octobre) est consacrée, lors d'une cérémonie de remise de l'Ordre National du Mérite par l'ambassadeur de France, à la reconnaissance de la France envers les vétérans australiens et francais établis en Australie. La deuxième escale à Melbourne du 28 octobre au 1er novembre est marquée par une ambiance toujours très australienne.


Accueil traditionnel à l'arrivée à Papeete (novembre 2002).

Le Floréal retrouve un autre de ses sisterships, le Vendémiaire à Nouméa le 6 novembre, puis participe à l'exercice Croix du Sud à partir du 11 novembre au large de la Nouvelle Calédonie. Cet exercice interalliés, auquel se joignent des bâtiments des marines australienne et néo-zélandaise (HMNZS Canterbury), est principalement orienté sur l'action amphibie.

Atteignant pour la première fois de son histoire les eaux de la Polynésie, le Floréal mouille dans le lagon de Bora-Bora le 23 novembre. Le lendemain une équipe de personnels de DCN et du SSF (Service Soutien de la Flotte) de Papeete, embarque pour effectuer sur la route de Tahiti des essais, principalement de propulsion, avant l'entrée en IPER.

Ioarana, Maeva Floréal ! Arrivé le 25 novembre à Papeete, c'est un accueil traditionnel polynésien qui attend la frégate à la base navale de Fare Ute. Au son du yukulele et au rythme du tamouré, un groupe de danseurs et danseuses envahissent une plate-forme plus habituée aux turbulences de l'hélicoptère.


Arrivée du Floréal. à Papeete : Le capitaine de frégate Pascal Piat répond aux questions des journalistes de la presse locale.
Le 30 novembre, un yacht de croisière, voilier quatre mats Wind Song, prend feu au large de Tahaa, à plus de 200 km de Tahiti. La Railleuse et le Révi sont dépêchés sur place pour intervenir. A leur bord, sept marins du Floréal, dont certains vont lutter jour et nuit jusqu'au 4 décembre, pour circonscrire le sinistre. Une fois l'incendie maîtrisé, le Wind Song est ramené à quai à la base navale de Papeete. Les pompiers du Floréal auront droit à des lettres de félicitations du Commandant la Marine en Polynésie, ainsi que du Haut Commissaire de la République.

La deuxième IPER du Floréal commence le 11 décembre, aux bons soins de la DCN Papeete, dont la présence à Tahiti est encore importante. Les travaux entrepris concernent plus particulièrement les moteurs de propulsion, diesels-alternateurs et une visite de la tourelle de 100mm.


Le Floréal posé sur le dock DCN de Papeete (10 mars 2003).

2003

Un passage au dock DCN de la zone de répération navale a lieu du 27 janvier au 25 mars. Les travaux d'IPER se termine le 28 mai et les essais après IPER au lieu jusqu'au 11 juin.Un deuxième passage au bassin sera néanmoins nécessaire du 11 au 13 juin, pour reprise de fuite sur le stabilisateur Td. Le bâtiment reprend la mer du 17 au 22 juin pour un stage de remise en condition avec le concours d'une équipe d'entraîneurs de la FAN/Brest.

Quittant définitivement Papeete, au son de la cornemuse du LV Canté, le bâtiment reprend la mer en direction d'Apia (Samoas occidentales) pour y embarquer, le 28 juin, l'ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande ainsi que le Haut-Commissaire de Nouvelle-Zélande aux Samoas. Le lendemain, les représentants diplomatiques ainsi qu'une équipe du bord sont débarqués sur l'atoll d'Atafu (Tokelau) pour y signer un accord de délimitation de la ZEE entre Tokelau et Wallis. Le Floréal est de retour à Apia le 1er juillet et y passe la nuit avant de repartir le lendemain direction Nouméa.

Le Vendémiaire, qui vient de prendre la suite du Floréal, pour un IPER à Papeete, a laissé son hélicoptère Panther et le détachement 36F, en Nouvelle-Calédonie. Le Floréal le récupére à son arrivée à Nouméa (Nouvelle-Calédonie - 7 au 12 juillet).


Passation de commandement entre le CF Piat et le CF Labaeye à Darwin, en présence de l'attaché de défense (21 juillet 2003).
Reprenant la route de l'Australie, la frégate fait deux escales à Darwin (20 au 23 juillet et 1er au 3 août), à l'occasion de l'exercice Kakadu VI. Cet exercice réunit la frégate française, de nombreux bâtiments autraliens dont le ravitailleur Success et le sous-marin Waller, des patrouilleurs singapouriens (fortement armées !) et papous. Le commandant Piat quitte le bord peu avant, laissant la place, le 21 juillet, à son successeur lecapitaine de frégate Patrice Labaeye.

Début octobre, les frégates Nivôse et Floréal, le patrouilleur austral Albatros, le Batral La Grandière, les patrouilleurs La Boudeuse et La Rieuse, et le patrouilleur de gendarmerie Jonquille effectuent leur stage Méco sous la tutelle de la division "Entraînement" de la Fan et des 26 entraîneurs détachés à La Réunion pour la circonstance. Au cours de ce stage de deux semaines, la coque de l’ex bâtiment de soutien mobile Garonne est coulée. Le bâtiment avait été au préalable désarmé à la Réunion après transfert de ses ateliers à la base navale de Port-des-Galets. Le 9 octobre, après avoir été remorquée au large par le remorqueur-ravitailleur Rari, la Garonne est touchée par des tirs de missiles MM38, et des tirs d’artillerie. Trop endommagée, la coque est achevée par le GPD (Groupe des Plongeurs Démineurs) de Cherbourg.

Le 30 novembre 2003, le Floréal appareille de la Réunion, et fait route vers le nord de l'Océan Indien et le golfe d'Aden, pour rejoindre la Task Force 150 afin de prendre part à la mission Enduring Freedom. La tâche assignée au Floréal est simple : surveiller le trafic maritime en identifiant le maximum de bâtiments, lutter contre toutes formes de trafics liés de près ou de loin au terrorisme, et escorter les bâtiments d'intérêts en transit sur zone.

Le 13 décembre, il effectue la visite en mer du Dorat Jeddah (navire battant pavillon saoudien), puis le 6 janvier, il réalise une investigation à bord du Levante (navire d'intérêt militaire). Le 7 janvier, il participe au sauvetage de l'équipage d'un yacht italien, le Katharina M. Au total, en un mois et demi de présence dans les eaux de la corne d'Afrique, le Floréal aura procédé à 439 interrogations de navires et effectué 9 visites dont deux sur des bâtiments d'intérêt militaire.


Le Floréal à la mer (2005).

2004

Quittant Djibouti au terme de la mission, le Floréal reprend la mer mi-janvier, direction le port de Salalah en terre omanaise en compagnie de l'EDIC Dague. Capitale de la province méridionale du Dhofar, qui possède des frontières communes avec le Yemen, la ville de Salalah est d'une rude beauté.

Au gré de leurs pérégrinations, les deux équipages peuvent apprécier l'ambiance particulière de ces lieux, mêlant austérité du désert et beauté des paysages de montagne, et goûtent avec plaisir à l'hospitalité de la population locale dont la tradition d'accueil des étrangers n'est plus à vanter. Puis le Floréal et la Dague reprennent leur route vers les rives du Golfe, prochaine étape de leur programme, en vue de subir tous deux une petite cure de rajeunissement.

Le Floréal effectue une escale technique à Dubai en février 2004, puis il enchaîne les escales de courtoisie à Cochin (Inde), Pénang (Malaisie), Phuket (Thailande), Port-Louis (Ile Maurice) et Diego Garcia (iles Chagos). En mai, il effectue une mission de surveillance des pêches dans les Terres australes et antarctiques françaises.

Le 13 juillet, lecapitaine de frégate Marc Pouly prend le commandement du bâtiment. A l'issue d'une période d'entretien au port-base, le bâtiment reprend la mer en novembre, pour mener une deuxième campagne dans les TAAF.

... (activité inconnue)


Au mouillage dans les TAAF (2005).
2005

Le 10 janvier 2005, se déroule à bord la première journée AEM-Justice 2005 dans l'océan Indien. Les principaux magistrats de l'île sont conviés à une démonstration concrète de l'AEM (action de l'Etat en mer) à bord du Floréal. Les invités assistent à un exercice simulé de visite (inspection de la documentation du bord et examen de la cargaison), auquel collabore le patrouilleur Jonquille. Après les tirs de semonce réglementaires, 4 commandos sont déposés sur le suspect par le Panther. Les magistrats suivent enfin une visite simulée en passerelle de la frégate.

Puis le Floréal appareille pour une nouvelle patrouille de surveillance dans les TAAF. A la différence de la dernière patrouille, qui reposait sur la dissuassion ostensible, la tactique adoptée pour cette mission se fonde davantage sur une action discrète propre à intercepter les navires de pêche illicites.

Le Floréal entame en février un long déploiement en océan Indien. Ses premières escales sont Mombasa (Kenya) et Mayotte.


Le capitaine de frégate Jérôme Michelet

Le 24 février, le CROSS La Réunion retransmet au Floréal un message de détresse. Le Mouhadani, vedette de l'école de plongée d'Anjouan, est en avarie moteur. Localisé par le Panther, son équipage est secouru par le Floréal, et le Mouhadani est remorqué vers Mayotte.

Après une courte escale à Mayotte en compagnie de la Jeanne d'Arc et du Georges Leygues, le Floréal poursuit ses missions de surveillance maritime et de représentation à Vishakapatnam, Chittagong, Singapour, Ban Sattahip, Djakarta, Dili, Darwin, Surabaya, Balikpapan, Lumut et Diego Garcia.


L'hélicoptère Panther/36F de la frégate Floréal, lors du remorquage du pêcheur mauricien Nathali en avarie (16 octobre 2005).
De retour à La Réunion début juillet, le Floréal reste à quai durant l'été pour une période d'entretien.

Le 19 juillet, lecapitaine de frégate Jérôme Michelet prend le commandement du bâtiment.

Le 17 août, le Panther est appelé en urgence pour une opération de sauvetage. Un marin français embarqué pour une campagne de pêche à bord de l'Austral a été blessé, frappé en plein visage par un retour de manille. Il est pris en charge par le médecin, et évacué par l'hélicoptère au CHD de Bellepierre (La Réunion).

En septembre, le Floréal obtient la reconduction de sa qualification opérationnelle à l'issue d'un stage MECO particulièrement éprouvant pour l'équipage.

Après une escale à Mombasa (Kenya), le Floréal est dérouté le 16 octobre pour porter assistance à un pêcheur mauricien en détresse, le Nathali. Ce dernier est à la dérive depuis une semaine, à 120 nautiques de son port d'attache. Localisé par le Panther, son équipage sain et sauf, le Nathali est remorqué jusqu'à Maurice.

De novembre à décembre, le Floréal mène une mission de surveillance des pêches dans les Terres australes et antarctiques françaises. Cette patrouille n'a donné lieu à aucune interpellation, preuve de l'effet dissuasif de sa présence dans cette zone éloignée de tout. En revanche, elle illustre une nouvelle orientation de la Marine vers un approfondissement de notre collaboration avec l'Australie dans la lutte contre la pêche illicite.


A la mer dans les TAAF (2005).

2006

Après avoir pu passer les fêtes de fin d'année 2005 en métropole, l'équipage rejoint le Floréal à la Réunion pour se préparer à accueillir le chef d'état-major de la marine.

Puis la frégate de surveillance appareille de Port-des-Galets pour une nouvelle mission en océan Indien. Le Floréal entame son programme d'escale avec Kota-Kinabalu (Malaisie), Brunei, Port-Kelang avec la Marne (5 au 10 avril), et Singapour.

Le 17 juillet, lecapitaine de frégate Marc Pennamen prend le commandement du bâtiment.

Après une première période d’entretien majeur de deux mois à la Réunion, le Floréal appareille fin septembre pour rallier Port-Louis (Maurice). L’équipage, totalement renouvelé durant l’été, a mis à profit cette courte traversée pour prendre le bâtiment en main après une longue période à quai. L’escale technique à, capitale de l’Ile Maurice, a permis de se préparer à la prochaine mission que le bâtiment en océan Indien.

Le Floréal a ensuite rallié Dubaï à la mi-octobre, pour y conduire la suite de son arrêt technique. Le contrat d'IPER a été attribué à Thales Naval France et V-Ships, allié à Arrena, un consortium constitué d'entreprises réunionnaise spécialisées dans la maintenance. En tout, le Floréal ne sera resté que cinq semaines au chantier naval Dubaï Dry Docks. Le passage au dock flottant a permis de nettoyer, traiter et repeindre la totalité de la coque de la frégate. L'appareil propulsif a, par ailleurs, fait l'objet d'une visite complète, alors qu'une grande partie des superstructures et le pont d'envol ont été décapés et repeints. Après deux jours d'essais à la mer, les 20 et 21 novembre, le Floréal est reparti vers la Réunion.

Le Floréal ne sera resté que cinq semaines au chantier naval Dubaï Dry Docks. Le passage au dock flottant a permis de nettoyer, traiter et repeindre la totalité de la coque de la frégate (octobre 2006).

Après un entraînement intensif conjoint avec l'Albatros et La Boudeuse, conduit sous le contrôle de la division entraînement d'Alfan, le Floréal a obtenu sa qualification opérationnelle le 12 décembre 2006. Après trois jours à quai à la Réunion pour effectuer les ultimes préparatifs avant d'appareiller pour une mission de 50 jours, le Floréal a donc entamé le 15 décembre 2006, son transit pour rallier Capetown, sur la côte ouest de l'Afrique du sud.

Le 26 décembre, il a quitté Capetown pour accomplir une nouvelle mission de surveillance des pêches dans les Terres australes et antarctiques françaises. Au cours de cette mission de 45 jours, le Floréal a mouillé successivement à Crozet, Kerguelen, puis Saint-Paul et enfin Amsterdam.


La brigade de protection à Port Jeanne d'Arc

En croisant le Marion Dufresne

Le peintre officiel de la marine Jean Lemonnier a profité de son séjour à bord pour observer la faune très riche des TAAF.
Elle a également permis de conforter la coopération internationale en matière de lutte contre la pêche illicite puisque deux contrôleurs des douanes et des affaires maritimes australiennes ont été embarqués de manière à pouvoir patrouiller dans la zone économique exclusive australienne.

Cette période a permis un entraînement intensif de la brigade de protection du bord sous le contrôle de membres du commando Jaubert : techniques de fouille, débarquements, progression sous menace, hélitreuillage et mise à terre en hélicoptère, la formation a été complète.

Le peintre officiel de la marine Jean Lemonnier a pu profiter de son séjour à bord pour observer la faune très riche des TAAF qui inspirera ses prochaines oeuvres.

2007 : Assistance

Le 2 février 2007, le Floréal a appareillé en urgence pour faire route vers le patrouilleur australien Oceanic Viking afin d'y hélitreuiller un chirurgien, un anesthésiste et deux infirmiers. Ce dispositif a permis d'évacuer une scientifique australienne en mission aux Kerguelen, Sarah Quine, dont l'état de santé exigeait une intervention chirurgicale urgente et vitale.
Encore une fois, le Panther a constitué un outil indispensable : la jeune patiente a été hélitreuillée à bord du Floréal puis dirigée vers l'hôpital de Saint Denis dès que la frégate est arrivée à portée d'hélicoptère de l'île de la Réunion. Opérée immédiatement par un chirurgien abdominal, elle a survécu et se porte bien.

Evacuation sanitaire d'une scientifique australienne en mission à bord du patrouilleur Oceanic Viking (février 2007 - Photos J-M Bigourdan).

Inspection par le VAE Philippe Sautter.

Le 20 février 2007, l'amiral commandant la force d'action navale, Philippe Sautter, a inspecté le Floréal : après avoir passé en revue la garde d'honneur et le personnel, ALFAN s'est fait présenter les grandes lignes de l'activité du bâtiment lors du conseil de gestion. Il a ensuite rencontré le personnel et visité le bâtiment de fond en comble.

Le 22 février, le Floréal a appareillé pour éviter le passage du cyclone Gamède qui a produit de sérieux dégâts à la Réunion.

Le bâtiment a rallié le large de Madagascar le 27 février pour porter assistance au navire à passagers Spirit of Adventure en avarie de gouvernail depuis le 26 février. Les mauvaises conditions météorologiques empêchait le Spirit of Adventure de mettre en œuvre son propulseur d’étrave. Quelques jours après, le navire avec 250 passagers à son bord a réparé son avarie de gouvernail, et repris sa route. Le Floréal a continué de naviguer à proximité.

Dans le cadre de son déploiement en Asie du sud-est, le Floréal effectue une escale à Jakarta du 15 au 20 avril. Les relations avec la marine indonésienne ont été ponctuées par une présentation statique puis en vol du Panther au profit du major général de la Marine indonésienne, puis un entraînement mutuel conduit avec la corvette Silas Papare.

Les relations avec la marine indonésienne ont été ponctuées par une présentation statique puis en vol du Panther au profit du major général de la Marine indonésienne, puis un entraînement mutuel conduit avec la corvette Silas Papare (Photo MN).

Le capitaine de frégate Johann de Villars.
Le 1er mai, le Floréal arrive dans le port de Muara (Brunéi Darussalam) pour une visite de 4 jours. En raison de circonstances imprévues un exercice avec les forces du Brunei a été annulé (probablement à cause de la préparation du prochain mariage royal).

Le Floréal et le Var participent du 15 au 18 mai 2007 à l’exposition navale internationale IMDEX 2007 qui se tient à Singapour.

Poursuivant son déploiement, le Floréal rallie Darwin le 30 mai pour y relâcher 6 jours. Cette escale, point le plus à l'est du déploiement, a été marquée par l’accueil du Panther et du détachement 36F sur la base de Robertson Barracks, au sud de Darwin, pour y effectuer 6 jours d'entraînements aériens avec les futurs pilotes des hélicoptères Tigre de l'armée de terre australienne. Le Panther du Floréal était le premier hélicoptère étranger à se poser sur cette nouvelle base.

Le 20 juillet 2007, lecapitaine de frégate Johann de Villars prend le commandement du bâtiment.

Du 3 au 17 septembre, la frégate Floréal, le Batral La Grandière, le P400 La Rieuse et la vedette de gendarmerie maritime Jonquille participent avec le concours de La Boudeuse et de l’équipage de l’Albatros à un stage de mise en condition opérationnelle (MECO).

A l’occasion des fêtes de Noël, l’équipage du Floréal accueille à son bord une trentaine d’enfants, dont 10 déficients auditifs de l’association « 1000 sourires ». Les enfants assistent à de nombreux spectacles et animations : démonstrations de sauvetage par l’hélicoptère Panther, visite du bateau, participations aux actions de la brigade de protection. Le clou de la journée est l’arrivée du Père Noël en hélicoptère. Les enfants ont pu applaudir son hélitreuillage sur la vedette SNSM de Sainte-Marie.


Le capitaine de frégate Gérald Menut (07/2008).

2008 : Surveillance des pêches

Après avoir participé à la surveillance de la pêche illégale dans les eaux françaises et australiennes de l’océan Antarctique, la frégate Floréal effectue une escale officielle dans le port d’Adelaïde (Australie) du 12 au 17 mars. Elle fait ensuite escale à Davao (Philippine) du 4 au 8 avril, puis appareille pour Bangkok (Thaïlande) avec un officier de la marine philippine à bord.

Le 11 juillet 2008, lecapitaine de frégate Gérald Menut prend le commandement du bâtiment.

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Le 26 septembre, les deux P400, La Boudeuse et La Rieuse, ainsi que le Floréal s’entraînent avec la frégate sud-africaine Isandlwana, arrivé en provenance de Durban le 24 septembre dans l’enceinte de la base navale du Port Ouest.

Après le retour, à la mi décembre du Nivôse du Golfe d’Aden, c’est au tour du Floréal de prendre la mer, le 26 décembre, dans le cadre de la mission navale européenne Atalante de lutte contre la piraterie. L’équipage quitte donc l’île et la darse Foucques pour environ 4 mois.


Arrestation des pirates, par l'EPE (Elément de Protection Embarqué) à bord du Floréal (27/01/2009 - Photo MN)
2009 : Des pirates et des morts...

Depuis le 1er janvier le Floréal intégre le dispositif naval de l’opération de l’Union Européenne de lutte contre la piraterie « Atalante ». Sa mission est la protection des navires de commerce et notamment des navires transportant l‘aide humanitaire du Programme Alimentaire Mondial contre les pirates.

Le 27 janvier après-midi le Floréal patrouille à proximité du couloir de navigation conseillé pour les navires de commerce au milieu du golfe d’Aden. Il reçoit une alerte indiquant que l’African Rubis, un bâtiment de commerce sous pavillon maltais, est menacé par deux skiffs de pirates.
La frégate fait décoller son hélicoptère Panther, qui repère les deux skiffs dans lesquels des hommes armés disposent d’échelles qui permettent de prendre d’assaut les navires de commerce. Les deux skiffs sont stoppés par l’hélicoptère qui exécute un tir de semonce. Le Floréal rallie la zone et place en rétention les neuf pirates présumés. C’est la septième intervention d’unités militaires françaises contre des pirates depuis le 7 avril 2008 et la libération des otages du Ponant. Elles ont permis d’intercepter 57 pirates. Le 29 janvier 2009, à quelques nautiques au large de Bossaso, le Floréal a remis aux autorités somaliennes les pirates interceptés deux jours plus tôt dans le Golfe d’Aden, ainsi que les preuves réunies par la frégate française.

Début mars, le Floréal assure l'escorte du Victoria, navire du PAM (programme alimentaire mondial) battant pavillon jordanien, depuis Mombasa (Kenya) vers Mogadiscio (Somalie). Le Victoria a ensuite été pris en charge par l'AMISOM au large du port somalien. Plus de 4 000 tonnes d'aide alimentaire seront déchargées au profit des populations déplacées en Somalie. Le 13 mars 2009, le Floréal escorte le Buckingham, un remorqueur de servitude de 29 mètres battant pavillon français. Sa puissance est limitée, ses francs bords sont bas, ce qui en fait un navire vulnérable. Une équipe de protection embarquée assure la sécurité à bord du navire en complément de l'escorte par le Floréal dans le golfe d’Aden.

Le 17 mars 2009, le voilier de plaisance Tanit, avec à son bord 4 adultes et un enfant de 3 ans, croise la route du Floréal dans le golfe d’Aden. Le bâtiment de la Marine qui, dans le cadre de l’opération Atalante , faisait route vers Al Mukalla, accompagne pendant quelques heures la Tanit. Les autorités de la marine nationale lui déconseillent de prendre les routes de navigation vers le Kenya et rappele la vulnérabilité d’un voilier.


L'équipage de la Tanit sous la menace des pirates (mars 2009).

Le 19 mars, le Floréal porte secours à un bateau transportant 104 immigrants illégaux (somaliens et éthiopiens), trouvé à la dérive et avec une voie d'eau dans le golfe d'Aden, à environ 200 kilomètres d'Aden et 86 kilomètres des côtes du Yémen. La voie d'eau est colmatée, et le Floréal prend le bateau en remorque. Malheureusement, en arrivant à quai à Aden, les passagers apeurés se précipitent tous au même moment pour débarquer, et le bateau chavire. Les marins français et les gardes-côtes yéménites ont sauvé 85 passagers et quatre des passeurs, qui ont été arrêtés peu après. « au moins sept d'entre eux se sont noyés, lors du retournement de leur embarcation peu après son arrivée à quai dans le port d'Aden au Yémen. Cinq personnes, portées disparues, auraient trouvé la mort », a déclaré un porte-parole du HCR. Parmi les passagers, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital pour recevoir des soins médicaux, alors que 66 personnes ont été transférées dans les locaux d'une agence humanitaire locale.

Le 4 avril 2009, la Tanit est arraisonné par des pirates à 450 nautiques des côtes orientales de la Somalie. Le 6 avril, un Atlantique 2 localise le voilier à 280 nautiques des côtes somaliennes (Ras Hafun) et confirme la présence de pirates à son bord.

Une cellule de crise est armée au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) pour diriger les opérations. Sur zone, plusieurs unités sont mobilisées : le Floréal, le Commandant Ducuing et l'Aconit (TF 150). Le 8 avril, les 3 bâtiments, renforcés par un détachement de commandos marine (selon la Presse, des hommes du commando Hubert) sont à proximité de la Tanit. Un premier contact radio est pris avec les pirates et les otages. Les pirates disent vouloir rejoindre la côte somalienne, ils sont menaçants et apparaissent très déterminés. Des propositions sont faites aux pirates au cours de la négociation. Ils les rejettent. La Tanit, sous voile, se rapproche des côtes somaliennes.


Le capitaine de frégate Guillaume Arnoux (2009).
Pour donner encore du temps aux négociations, la décision est prise d’immobiliser la Tanit, les militaires français réalisent un tir de précision sur le mât du voilier et font tomber la voilure. La Tanit stoppée, dérive. Le 10 avril, les contacts avec les pirates se poursuivent. Les pirates continuent de refuser toute transaction. Le courant rapproche la Tanit des côtes somaliennes desquelles il sera bientôt à moins de 30 kilomètres ouvrant la possibilité pour les pirates de débarquer les otages, en bénéficiant éventuellement de renforts venus de terre. Suivant les instructions du président de la République, l’ordre est donné de reprendre la Tanit avant la nuit. Vers 15h30 (heure de Paris), l’opération de reprise est lancée. Elle combine l’action de tireurs d’élite et d’un groupe d’assaut. 4 otages sont libérés sains et saufs. Le skipper du Tanit est mortellement touché. 2 pirates sont tués, les 3 autres, dont 2 blessés sont capturés, ils seront remis à la justice française. Les plaisanciers libérés et l’enfant sont accueillis à bord de l'Aconit avant d’être transférés vers Djibouti, puis la France, où ils arrivent le 12 avril.

C'est aussi le 12 avril que le Nivôse relève le Floréal dans le cadre de l'opération Atalante.

Le 30 juin 2009, le Floréal appareille d’urgence de La Réunion, pour rejoindre le dispositif international de recherche des corps et des débris de l’A310 de Yemenia Airlines qui s’était abîmé en mer au large de Grande Comore le jour même.

Alors que le Floréal est encore en mission aux Comores, c'est au mouillage au large de l'île tanzanienne de Mafia Island, que Le 11 juillet 2009, lecapitaine de frégate Guillaume Arnoux prend le commandement du bâtiment.

Le Floréal est de retour à La Réunion le 21 juillet.

Suite au crash de l‘Airbus A310-300 de la compagnie Yemenia. La frégate Floréal a pris le relais du Nivôse dans les eaux des Comores, et a accueilli le Panther qui avait décollé du Nivôse de façon à poursuivre les recherches en mer.

Le 9 octobre 2009, le Lingsar 08, un palangrier de 25 m en pêche illicite, est repéré par le Panther à 10 milles nautiques à l‘intérieur de la zone économique exclusive réunionnaise. Surpris, la navire battant pavillon mauricien et armé par une société indonésienne, tente de s'échapper. Il est intercepté par la frégate Floréal, alors qu‘il se trouve à 2 nautiques de la limite des eaux internationales. 50 tonnes de thon sont saisis. Le palangrier est dérouté sur Port-Réunion. A noter que le dernier déroutement d'un navire de pêche en zone sud de l'océan Indien datait de 2004 !

Jean-Michel Roche pour Net-Marine 2009. Remerciements CR2 Laurent Thévenet, CR2 Charles Barbier, CR2 Alexis Bourgninaud ; Photo © DR/Floréal/Marine nationale - Copie et usage : Cf. droits d'utilisation


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