Histoire de la frégate Floréal (2001-2003)

2001

Vendredi 12 janvier, une foule inhabituelle est rassemblée pour assister à 2 évènements majeurs de la vie sportive émiratte, les 10 kilomètres et le marathon de Dubaï. Un groupe de 73 marins, la plus importante délégation étrangère, du Jules Verne, du Var et du Floréal y participe. On note la performance du PM Lefebvre, 53ème à l'arrivée du marathon et 3ème français après 3 heures et 22 minutes d'effort sous un soleil de plomb ! Après 2 mois et demi de soutien à quai dans le port de Dubaï, le Jules Verne et le Floréal reprennent la mer dans la matinée du 15 février. Le Var, qui avait lui aussi bénéficié du soutien du Jules Verne depuis le 9 décembre, suit ses deux compagnons dès le lendemain.


Rencontre amicale de football avec une équipe locale à Salalah (février 2001).
Repartant pour une mission de présence en mer Rouge, du 15 février au 12 avril, le Floréal fait escale à Salalah (Sultanat d'Oman) du 18 au 22 février, puis un passex franco-omanais avec le patrouilleur Mussandam le 22 février, un entraînement avec le Var et les FFDJ (Forces Françaises de Djibouti) les 24 et 25 février. A l'issue, la frégate rallie Djibouti le 25 février, puis, appareillant le 2 mars, rejoint en mer le Var et le LV Le Hénaff. Les trois bâtiments, formant le Task Group 623.02 font escale à Hodeidah (Yémen) du 4 au 7 mars, puis atteignent le port israélien d'Eilat (Israël) le 11 mars.

Le 14 mars, le groupe rejoint, en à peine une heure, la rive opposé du golfe d'Aqaba pour accoster en la cité balnéaire jordanienne. Au terme de 4 agréables journées, le TG 623.02 appareille au matin du 18 mars pour définitivement se séparer au large du détroit de Tiran. Le Floréal se dirige vers Port Safaga (Egypte) où il fait escale du 19 au 24 mars, escale au cours de laquelle est réalisée une démonstration du Panther avec le concours du personnel d'Eurocopter.


L'équipage du Floréal (2001).

Prenant quelques jours de repos à Djibouti du 27 mars au 7 avril, le Floréal appareille néanmoins, le 5 avril, pour porter assistance au voilier français Payanke qui se sentait harcelé par des pirates au nord de Ras Asir. Relocalisé par le Transall C160 des Forces Françaises à Djibouti, en début d'après midi, le voilier signale ne plus avoir besoin d'aide, et le Floréal revient à quai en début de soirée.

Cap au sud, le Floréal reprend la route de La Réunion. Après avoir relâché à Port Victoria (Seychelles) du 12 au 17 avril, il franchit les passes de la gigantesque baie de Diego-Suarez, dans la matinée du 19 avril, pour venir s'accoster au port d'Antsiranana. C'est avec nostalgie que l'équipage quitte Madagascar le 26 avril pour rejoindre en mer le patrouilleur La Boudeuse avant de retrouver son port base, qu'il n'a pas revu depuis maintenant plus de 5 mois.

Une 10ème patrouille TAAF a lieu du 26 avril au 28 mai. Celle-ci commence par une "mise en jambe" avec La Boudeuse les 27 et 28 avril, puis un mois de mer éprouvant et un mouillage à Port Alfred (Crozet) du 19 au 21 mai. Le 31 mai, le Panther participe à l'évacuation sanitaire d'un blessé à partir du bâtiment de pêche La Curieuse. Mais la grande affaire est l'arraisonnement du palangrier Castor qui est largement commenté dans la presse régionale.

La frégate Floréal, le BSM Garonne et le patrouilleur La Rieuse, participent, au sein des forces armées de la zone sud de l'Océan Indien, aux manoeuvres interarmées Ylang Ylang du 7 au 14 juin, qui se déroulent dans la région de Mayotte où le Floréal stationne du 13 au 17 juin. Ces manoeuvres, qui réunissent 1200 hommes, ont pour but de simuler la libération de Petite-Terre et Grande-Terre, occupées par les forces ennemies d'un Etat revendiquant ces territoires.

Enchaînant par une mission de surveillance maritime dans le canal du Mozambique du 17 au 30 juin, le Floréal fait escale à Maputo (Mozambique) du 22 au 27 juin et Mombasa (Kenya) du 4 au 9 juillet. Un exercice Cateau Noir avec les forces seychelloises le 12 juillet est suivi par une escale à Port Victoria (Seychelles) du 12 au 15 juillet.


Une escale franco-britannique à Port Louis (juillet 2000).
Le 23 juillet a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Jean-François Pinget. Un commandement qui commence sous le signe de la coopération franco-britannique. Un rendez-vous important avec le destroyer britannique HMS Gloucester le 24 juillet à la mer, devant Port Louis se prolonge par une escale dans la capitale mauricienne, du 25 au 29 juillet.

Le périple du Floréal (2001-2002).

Cette escale commune est la première du genre depuis la bataille du Vieux-Grand-Port de 1810. Diverses manifestations sont organisées, notamment un festival de film franco-britannique, des commémorations historiques, des rencontres sportives entre les deux équipages et la force policière mauricienne. Le public est également invité à visiter les deux navires, amarrés à couple.

Une période d'entretien à La Réunion du 6 août au 4 septembre est suivie, dans le cadre d'une mission de service public, par la mise en place le 5 septembre d'une balise Argos sur le Buff Bay, épave d'un cimentier à la dérive. Du 10 au 14 septembre, un passage au bassin inopiné, à Diego Suarez, a lieu pour effectuer le changement d'un joint de pale de l'hélice bâbord suite à une fuite d'huile.

La fin de l'année est marquée par un stage de mise en condition du 17 au 27 septembre, un passex avec le bâtiment sud-africain Outeniqua les 26 septembre et 2 octobre, une 11ème patrouille TAAF du 2 octobre au 6 novembre, une escale à Tamatave (Madagascar) du 7 au 11 novembre, l'assistance par Panther du cargo roulier Grand Mark le 13 novembre et une 12ème patrouille TAAF, du 30 novembre au 9 janvier au cours de laquelle le préfet de La Réunion passe la première journée du 30 à bord.


L'équipage du Princess Sarah est pris en otage par une poignée de brigands (janvier 20
02).
2002

Une année qui commence sous le signe des pirates... Début janvier le vraquier libanais Princess Sarah qui faisait route de Mombassa vers Aden, était tombé en avarie de machine à 500 nq de Mogadiscio, et avait dû mouiller en catastrophe à 6 nq des côtes somaliennes. Le 16 janvier, l'équipage est pris en otage par une poignée de brigands.

Le Floréal arrive à proximité du navire, mais ne pouvant intervenir sans l'autorisation des autorités somaliennes, ronge son frein. Les pirates, qui laissent au capitaine du cargo l'occasion de s'exprimer par VHF, prévoient de quitter le navire le 27 janvier.


Entraînement des commandos de l'équipe de visite (20
02).

L'autorisation tant attendue est enfin arrivée, et le Floréal, au poste de combat, se dirige vers le Princess Sarah. Une équipe de visite envoyée à bord pour évaluer la possibilité de remorquage, alors que le Floréal, toutes armes battantes, tient à distance les embarcations rapides des pirates. La tentative de remorquage du cargo échoue, puis peu de temps après, les pirates contre-attaquent en investissant le cargo par la ligne de mouillage. C'est l'hélicoptère Panther qui décolle, et les contraint sous la menace à regagner leurs embarcations. L'équipage du Princess Sarah, plein de reconnaissance, est transféré à bord du Floréal par Hurricane. L'équipage du Floréal, quand à lui, sera resté pendant près de 72 heures au poste de combat !

Lors d'une période d'entretien à Djibouti du 1er février au 1er mars, le vice-amiral d'escadre Jean Moulin fait une brève visite de courtoisie (7 février). Le Floréal quittant Djibouti retrouve en mer l'aviso Cdt Ducuing le 2 mars, puis le Var et le Siroco les 9 et 10 mars, avant de jetter l'ancre dans le lagon de Mayotte du 12 mars au 1er avril. Le bâtiment n'est pas seul loin de là, puisque le Var, la Garonne, le Françis Garnier et La Rieuse l'accompagne. S’y ajoute la présence du Siroco à la Pointe-des-Galets. Une telle concentration navale inhabituelle est justifiée officiellement par des réparations auprès de la Garonne. Officieusement, c’est bien la situation à Madagascar qui conduit à ce rassemblement. A quai, au mouillage ou en mer, ces bâtiments ne sont évidemment pas là par hasard, surtout au moment où Madagascar s’enfonce dans le chaos. La perspective d'une prochaine rencontre entre Didier Ratsiraka (président autoproclamé) et Marc Ravalomanana (président) relance l'espoir d'une sortie de la crise politique qui secoue Madagascar depuis plus de trois mois.


Tous les bâtiments français basés à La Réunion rassemblés pour une photo de famille exceptionnelle (août 2002).
N'oubliant pas pour autant sa mission de service public, la frégate porte assistance par Panther au thonier Huon de Kermadec le 31 mars, puis poursuivant une mission de surveillance maritime dans le canal du Mozambique du 2 au 24 avril, mouille à la grande Glorieuses du 3 au 5 avril, fait escale à Mombasa (Kenya) du 10 au 14 avril, Juan de Nova le 20 avril, Mayotte du 25 au 28 avril, porte assistance au palangrier Cap Diane le 27 avril, puis au vraquier Evdoxia le 12 mai.

Du 17 mai au 6 juin, il effectue une 13ème patrouille TAAF, qui se prolonge par une escale à Maputo (Mozambique) du 8 au 11 juin. Madame l'ambassadeur de France, Bernadette Lefort, embarquera pour un transit jusqu'à Durban (Afrique du Sud), où la frégate relâche du 13 au 16 juin.
Alors que la situation à Madagascar semble se normaliser avec l'investiture du président Marc Ravalomanana, le Floréal croisant au large dans le canal du Mozambique du 17 juin au 3 juillet, porte assistance au voilier sud-africain Amoya au large de Madagascar le 20 juin en lui fournissant 50 litres de gazole. Une dernière escale à Mayotte a lieu du 26 juin au 1er juillet.


Un périple de plus de 15000 km.

Du 10 au 14 juillet, le Floréal effectue une mission d'accompagnement, jusqu'à Port-des-Galets, du palangrier contrevenant, l'Eternal, que l'Albatros venait d'arraisonner lors de sa 50ème patrouille dans les TAAF.

Le 18 juillet a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Pascal Piat alors que le bâtiment est en PEI au port base du 14 juillet au 2 septembre.

Quittant La Réunion le 2 septembre, il fait escale à Port Louis (Maurice) du 6 au 11 septembre, puis Antsiranana (Madagascar), l'ancienne base française Diego-Suarez, du 16 au 21.
De retour pour une brève période à quai, il participe à l'issue à un stage de mise en condition avec la Garonne, La Rieuse, le Batral La Grandière, et le concours de la division entraînement de l'état-major de la Force d'Action Navale.

Le Floréal quitte alors La Réunion le 3 octobre. C'est le début d'un périple de plus de 15000 km qui va le conduire jusqu'à Tahiti. Un périple qui se fera sans hélicoptère, car le détachement 36F/ Panther est dissous quelques jours avant le départ pour Tahiti. Ses marins sont répartis certains sur des bâtiments outre-mer, d'autres moins chanceux retournent à la BAN de Saint-Mandrier. Tous ont le coeur gros.


Au mouillage dans le lagon de Bora-Bora (novembre 2002).
Cap au sud pour une 14ème patrouille TAAF qui l'emmène jusqu'à Saint Paul. Une patrouille sous le soleil et une mer presque calme, chose inhabituelle pour la zone des "quarantième rugissants", et qui tranche avec la météo exécrable qu'avait connu le bâtiment lors de ses dernières patrouilles.

Remontant plus au nord, avant d'atterrir au pays des kangourous, une rencontre à la mer est organisée avec le Nivôse au large de Perth, afin de transférer par voie maritime et aérienne, hommes, matériels et informations nécessaires à leur prochaine mission Taaf.

Deux haltes en Australie viennent rompre la monotonie du voyage. La première journée à Adelaïde (22 au 26 octobre) est consacrée, lors d'une cérémonie de remise de l'Ordre National du Mérite par l'ambassadeur de France, à la reconnaissance de la France envers les vétérans australiens et francais établis en Australie. La deuxième escale à Melbourne du 28 octobre au 1er novembre est marquée par une ambiance toujours très australienne.


Accueil traditionnel à l'arrivée à Papeete (novembre 2002).

Le Floréal retrouve un autre de ses sisterships, le Vendémiaire à Nouméa le 6 novembre, puis participe à l'exercice Croix du Sud à partir du 11 novembre au large de la Nouvelle Calédonie. Cet exercice interalliés, auquel se joignent des bâtiments des marines australienne et néo-zélandaise (HMNZS Canterbury), est principalement orienté sur l'action amphibie.

Atteignant pour la première fois de son histoire les eaux de la Polynésie, le Floréal mouille dans le lagon de Bora-Bora le 23 novembre. Le lendemain une équipe de personnels de DCN et du SSF (Service Soutien de la Flotte) de Papeete, embarque pour effectuer sur la route de Tahiti des essais, principalement de propulsion, avant l'entrée en IPER.

Ioarana, Maeva Floréal ! Arrivé le 25 novembre à Papeete, c'est un accueil traditionnel polynésien qui attend la frégate à la base navale de Fare Ute. Au son du yukulele et au rythme du tamouré, un groupe de danseurs et danseuses envahissent une plate-forme plus habituée aux turbulences de l'hélicoptère.


Arrivée du Floréal. à Papeete : Le capitaine de frégate Pascal Piat répond aux questions des journalistes de la presse locale.
Le 30 novembre, un yacht de croisière, voilier quatre mats Wind Song, prend feu au large de Tahaa, à plus de 200 km de Tahiti. La Railleuse et le Révi sont dépêchés sur place pour intervenir. A leur bord, sept marins du Floréal, dont certains vont lutter jour et nuit jusqu'au 4 décembre, pour circonscrire le sinistre. Une fois l'incendie maîtrisé, le Wind Song est ramené à quai à la base navale de Papeete. Les pompiers du Floréal auront droit à des lettres de félicitations du Commandant la Marine en Polynésie, ainsi que du Haut Commissaire de la République.

La deuxième IPER du Floréal commence le 11 décembre, aux bons soins de la DCN Papeete, dont la présence à Tahiti est encore importante. Les travaux entrepris concernent plus particulièrement les moteurs de propulsion, diesels-alternateurs et une visite de la tourelle de 100mm.


Le Floréal posé sur le dock DCN de Papeete (10 mars 2003).

2003

Un passage au dock DCN de la zone de répération navale a lieu du 27 janvier au 25 mars. Les travaux d'IPER se termine le 28 mai et les essais après IPER au lieu jusqu'au 11 juin.Un deuxième passage au bassin sera néanmoins nécessaire du 11 au 13 juin, pour reprise de fuite sur le stabilisateur Td. Le bâtiment reprend la mer du 17 au 22 juin pour un stage de remise en condition avec le concours d'une équipe d'entraîneurs de la FAN/Brest.

Quittant définitivement Papeete, au son de la cornemuse du LV Canté, le bâtiment reprend la mer en direction d'Apia (Samoas occidentales) pour y embarquer, le 28 juin, l'ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande ainsi que le Haut-Commissaire de Nouvelle-Zélande aux Samoas. Le lendemain, les représentants diplomatiques ainsi qu'une équipe du bord sont débarqués sur l'atoll d'Atafu (Tokelau) pour y signer un accord de délimitation de la ZEE entre Tokelau et Wallis. Le Floréal est de retour à Apia le 1er juillet et y passe la nuit avant de repartir le lendemain direction Nouméa.

Le Vendémiaire, qui vient de prendre la suite du Floréal, pour un IPER à Papeete, a laissé son hélicoptère Panther et le détachement 36F, en Nouvelle-Calédonie. Le Floréal le récupére à son arrivée à Nouméa (Nouvelle-Calédonie - 7 au 12 juillet).


Passation de commandement entre le CF Piat et le CF Labaeye à Darwin, en présence de l'attaché de défense (21 juillet 2003).
Reprenant la route de l'Australie, la frégate fait deux escales à Darwin (20 au 23 juillet et 1er au 3 août), à l'occasion de l'exercice Kakadu VI. Cet exercice réunit la frégate française, de nombreux bâtiments autraliens dont le ravitailleur Success et le sous-marin Waller, des patrouilleurs singapouriens (fortement armées !) et papous. Le commandant Piat quitte le bord peu avant, laissant la place, le 21 juillet, à son successeur lecapitaine de frégate Patrice Labaeye.

Début octobre, les frégates Nivôse et Floréal, le patrouilleur austral Albatros, le Batral La Grandière, les patrouilleurs La Boudeuse et La Rieuse, et le patrouilleur de gendarmerie Jonquille effectuent leur stage Méco sous la tutelle de la division "Entraînement" de la Fan et des 26 entraîneurs détachés à La Réunion pour la circonstance. Au cours de ce stage de deux semaines, la coque de l’ex bâtiment de soutien mobile Garonne est coulée. Le bâtiment avait été au préalable désarmé à la Réunion après transfert de ses ateliers à la base navale de Port-des-Galets. Le 9 octobre, après avoir été remorquée au large par le remorqueur-ravitailleur Rari, la Garonne est touchée par des tirs de missiles MM38, et des tirs d’artillerie. Trop endommagée, la coque est achevée par le GPD (Groupe des Plongeurs Démineurs) de Cherbourg.

Le 30 novembre 2003, le Floréal appareille de la Réunion, et fait route vers le nord de l'Océan Indien et le golfe d'Aden, pour rejoindre la Task Force 150 afin de prendre part à la mission Enduring Freedom. La tâche assignée au Floréal est simple : surveiller le trafic maritime en identifiant le maximum de bâtiments, lutter contre toutes formes de trafics liés de près ou de loin au terrorisme, et escorter les bâtiments d'intérêts en transit sur zone.

Le 13 décembre, il effectue la visite en mer du Dorat Jeddah (navire battant pavillon saoudien), puis le 6 janvier, il réalise une investigation à bord du Levante (navire d'intérêt militaire). Le 7 janvier, il participe au sauvetage de l'équipage d'un yacht italien, le Katharina M. Au total, en un mois et demi de présence dans les eaux de la corne d'Afrique, le Floréal aura procédé à 439 interrogations de navires et effectué 9 visites dont deux sur des bâtiments d'intérêt militaire.

Jean-Michel Roche pour Net-Marine 2010. Remerciements CR2 Laurent Thévenet, CR2 Charles Barbier, CR2 Alexis Bourgninaud ; Photo © DR/Floréal/Marine nationale - Copie et usage : Cf. droits d'utilisation


[Sommaire frégate Floréal] . [Sommaire Net-Marine]