Robert Surcouf


Statue de Robert Surcouf à Saint Malo.
(Photo Franck Dubey)
Robert Surcouf, cinquième du nom, est né en décembre 1773 dans une famille du Cotentin établie à Saint-Malo vers 1645. Son arrière-grand-père commanda en course le Comte de Toulouse en 1704-1705. Son grand-père, propriétaire de huit navires, était le plus important armateur malouin vers 1750.

Après des études agitées et écourtées, Robert Surcouf embarque en 1787 sur un caboteur, le Héron. Sa carrière maritime se déroule dans l’océan Indien en une douzaine d’années réparties en quatre périodes :

Ses démêlés avec le gouverneur Decaën ne ternissent pas sa réputation : en cinq années d’activité corsaire il avait capturé plus de quarante navires ennemis. Marié à Saint-Malo en 1801, il fait fructifier ses parts de prise : elles sont converties en marchandises exotiques, dont la revente en Europe assure le début de sa fortune. Il devient également armateur en course avec des succès (la croisière en Inde en 1804-1806 de la Caroline commandée par son frère Nicolas) et de graves échecs : tous ses corsaires expédiés en Manche sont pris par les Anglais à l’exception du Renard victorieux de l’Alphéa en 1813.

Fait chevalier de la légion d’honneur, il aurait refusé un grade important dans la marine impériale proposé par Napoléon en personne. En revanche contrairement à une légende tenace il n’a jamais reçu le titre de baron.

De 1815 à 1827, il accroît sa fortune dans deux directions : il arme au commerce et à la pêche à plus de 110 reprises et il multiplie les acquisitions immobilières.

A sa mort il possédait plus de 800 hectares de terres et de bâtiments répartis sur quinze communes situées dans trois départements. Après son décès le 8 juillet 1827 son héritage évalué à deux millions de francs est partagé entre sa veuve et leurs cinq enfants survivants.

Alain Roman pour Net-Marine © 2009. Copie et usage : cf. droits d'utilisation. D’après Robert Surcouf et ses frères, paru en 2007 aux éditions Cristel de Saint-Malo.


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