Les bâtiments ayant porté le nom de Monge
Le bâtiment d'essais et de mesures Monge est le sixième bâtiment à porter ce nom, rendant ainsi hommage au scientifique et ancien ministre de la Marine, Gaspard Monge (1746-1818), dont les cendres turent transférées au Panthéon en 1989.
![]() Dessin d'une frégate à roue type Gomer par L. Haffner. |
Une frégate
à roue type Gomer (1841 - 1865) mis en chantier à
Rochefort le 19 octobre 1840, elle est baptisée Monge le 3 mars
1841, mais ne porta ce nom que 10 jours durant ! En effet, une autre frégate
à roue en construction à Lorient et du nom d'Asmodée,
fut rebaptisée Vauban en 1841. Le ministre préféra
conserver le nom d'Asmodée, et par un jeu de dominos, notre
Monge se vit rebaptisé Asmodée le 13 mars 1841.
L'Asmodée est mise à flot le 20 octobre de la même
année. Le bâtiment était prévu pour servir comme
paquebot transatlantique mais cette idée fut rapidement abandonnée.
Sa carrière n'en fut pas moins active. En 1851, il part de Toulon pour
une campagne aux Antilles et à La Havane (CV Louis Chopart), puis participe
à la guerre de Crimée (1854-55), où armé en transport,
il effectue divers transports en Baltique et Méditerranée orientale
(CV P. de Lagarde-Chambonas). Il prend ainsi part à la campagne à
Kamiech, et à la prise de la forteresse de Kinburn (17 octobre 1855),
après avoir embarqué 1000 hommes à Alger, puis rentre en
demi-hôpital. Ses dernières années le verront en Syrie (1860-61),
puis pour une brève participation à l'expédition du Mexique.
L'Asmodée est retiré du service actif le 18 décembre
1865.
Caractéristiques : 2700 t ; 1800 cv ; En bois ; Machine Fawcett ;
266 h ; 20 canons.
![]() Le croiseur de 2e classe Monge (1882 - 1901) à Rochefort. |
Un aviso
à hélice (1859 - 1868) du type éponyme. Sa construction
débute à Brest en juillet 1857, et il est mis à flot le
19 mars 1859. Dès cette année, il est engagé dans la guerre
d'Italie en Adriatique. En 1860, il part en campagne dans le Pacifique. Le 12
avril 1861, il participe à la prise de la citadelle de Mytho, avec les
avisos Shamrock, Lily et sept canonnières, au cours
de laquelle le CF Bourdais est tué. Il visite de nombreux port d'Asie
: Hong-Kong, Shanghaï, Tchefou, Takou, Yokohama... avant de rentrer à
Brest en août 1864. Réarmé en juillet 1865, après
changement de chaudières, il repart pour l'Extrême-Orient peu après.
Hélas, le 4 novembre 1868, il fait naufrage en mer du Japon, probablement
dans un typhon, et il est perdu corps et biens.
Caractéristiques : 910 t ; 920 cv ; 66,6 x 10,2 x 5 m ; 1280tpc ;
3 mâts ; En bois ; Machine Mazeline ; 1 hélice avec puits ; 150
h ; 4 à 8 canons.
Un croiseur
de 2e classe (1882 - 1901), mis en chantier à Rochefort en janvier
1877, il est baptisé Monge l'année suivante, puis rebaptisé
Primauguet le 15 septembre 1882, quelques jours avant sa mise à
flot. Basé dans un premier temps à Toulon, il fait campagne à
partir de 1886 en Extrême-Orient, au sein de l'escadre de l'amiral
Courbet. De retour à Brest en 1889, il est mis en réserve
jusqu'en 1892. Il est ensuite affecté à la division navale de
l'océan Indien (1894-97), et visite Madagascar, les Comores, et la côte
des Somalis. Il rentre à Rochefort en 1897, et ne quittera désormais
plus ce port, où il est définitivement rayé des listes
le 13 février 1901. Sa coque est mise en vente, elle servira toutefois
quelques années encore de ponton d'amarrage.
Caractéristiques : 2300 t ; 2600 cv ; 80 x 11,4 x 5,5 m ; En bois
; 1000 m2 voiles ; Machine alternative ; 1 hélice ; 14,5 nds ; 264 h
; V.190 + IV.140.
![]() Le sous-marin Monge avant 1914. |
|
|
![]() Le sous-marin Monge (ART Photo). |
Jean-Michel Roche pour Net-Marine. Photos sous-marin de HM Monge, collection Christophe
Rochet © 2009. Copie et usage : cf. droits
d'utilisation.
Pour en savoir plus : Dictionnaire des
bâtiments de la flotte de guerre
de Colbert à nos jours.
Si
vous avez une photo de l'aviso à hélice Monge (1859 - 1868) pour illustrer cette
page, écrivez moi : ![]()