Histoire et actualités du BEGM Thétis
![]() Le bâtiment d'expérimentation de la guerre des mines (BEGM) Thétis en Seine (4 avril 2011). |
2009
: Expérimentation de l'UAV Daurade
Ces dernières années le submersible autonome (AUV)
expérimenté s‘appelle Daurade. Sa spécificité est le recueil
discret de données d‘environnement géophysique dans des zones mal connues,
données qui serviront à la préparation des opérations côtières (notamment pour
la guerre des mines, la lutte sous marine, les opérations amphibies) sur ces
zones.
Le Service Hydrographique de la Marine (SHOM), dont l‘une des missions est le recueil de ces informations au profit de la Défense, et le Groupe d‘Etude Sous Marin Atlantique (GESMA), expert de la Délégation Générale de l‘Armement en robotique navale, se sont associés pour la réalisation de ce projet qui durera encore 2 ans.
Le but est d'automatiser au maximum la programmation de mission. Le véhicule atteindra alors un niveau d‘intelligence embarquée qui lui permettra de programmer lui-même ses trajectoires et de garantir à l‘opérateur la qualité des données récoltées. Par ailleurs, les outils de traitement qui seront développés permettront d‘obtenir rapidement des produits exploitables par les opérationnels. C‘est grâce au soutien et à la participation du BEGM Thétis que ces expérimentations peuvent être réalisées en pleine mer, où les équipes peuvent se confronter aux réalités du terrain.
Les expérimentations se déroulent en grande partie dans la rade de Brest ou en baie de Douarnenez » explique le lieutenant de vaisseau Victor Morille commandant le BEGM Thétis. Dès que le bâtiment est suffisamment proche de la zone de travail, le zodiac est mis à l‘eau en premier par précaution. Puis vient le tour de la daurade. Elle est éloignée du bâtiment grâce à la télécommande et plonge pour commencer sa longue journée de travail. La passerelle positionne le bâtiment à 300 mètres sur l‘avant du sous-marin afin d‘établir la meilleure communication acoustique possible.
Ceci permet de surveiller l‘évolution du drone, en temps réel, sous l‘eau. Le zodiac veille en permanence autour de la Daurade pour éloigner les autres bâtiments et signaler sa présence lorsqu‘elle refait surface. A la fin de l‘expérimentation, le technicien du SHOM reprend le contrôle du submersible grâce à la télécommande et le ramène au plus près du bâtiment. Le plongeur accroche la daurade à la grue de la Thétis, afin d‘éviter les chocs contre le zodiac ou l‘arrière du bateau. Puis le bosco veille à la bonne récupération du véhicule et la dépose sur son berceau ou un dé-salage et une recharge de batterie l‘attendent. « C’est une étape délicate car le matériel n’est pas dédié à ce type d’AUV. Il faut donc rester attentif à ce que la daurade ne tape pas le bateau ou la grue ». Une fois le véhicule récupéré, le travail n‘est pas terminé pour les équipes du GESMA et du SHOM qui doivent s‘occuper de la récupération et de l‘analyse des données ainsi que de la préparation des missions du lendemain.
Au cours de la dernière mission en baie de seine la daurade a relocalisé une mine qui a ensuite été détruite par le CMT Persée. (BGM Thétis 24/07/09)
![]() Le bateau de pêche de Concarneau Hé Pourquoi Pas II à Saint Guénolé (janvier 2006 - Photo JM Roche) |
Juillet
2007 : Bateau de pêche drossé à la côte
Dans des conditions de mer particulièrement difficiles,
le bateau de pêche de Concarneau Hé Pourquoi Pas 2, a été drossé contre
les roches au pied d’une falaise du Cap Sizun (29) et disloqué par la
mer le 25 juillet.
Réfugiés pendant trois heures sur un éperon rocheux battu par les flots, les
six membres d’équipage ont finalement été hélitreuillés par un Super-Frelon
et conduits sains et saufs au Centre hospitalier de Douarnenez. Peu après,
la Thétis
se rendait sur zone pour évaluer les risques de pollution par carburant.
Juillet
2006 : Arrêt technique à Concarneau
Dans le cadre du contrat liant la FCRN à la
Marine nationale, la Thétis
est entrée le 18 juillet, au port de Concarneau, pour une visite d'entretien
de six semaines.
Juin
2006 : Le BEGM Thétis commémore l'opération Frankton
Après avoir récupéré un dispositif du commando
de Monfort devant Lorient, c'est au large de Belle-île que la Thétis
larguera ces passagers inhabituels qui entameront leur raid nautique
vers les plages morbihannaises.Mais
c'est à Bordeaux que le bâtiment fera escale pour participer à une commémoration
originale d'un des raids commando les plus audacieux de la 2ème guerre mondiale.
| L'OPERATION
FRANKTON DE 1942 LE CONTEXTE En 1942, la Grande Bretagne s'inquiète du nombre grandissant de navires allemands " Forceurs de blocus " qui utilisent le port de Bordeaux. La première idée fut de faire bombarder le port par les avions de la Royal Air Force, mais trop de vies humaines étaient en jeu. De là va naître une mission spéciale de commando qui va être baptisée : " Opération FRANKTON " aussi connue sous le nom " Opération Coque de Noix ". LA MISSION Dans la soirée du 7 décembre 1942, le sous-marin britannique " HMS TUNA " met cinq kayaks à l'eau (10 hommes), au large de Montavilet (Gironde). Ces derniers devaient remonter l'estuaire en se cachant le jour, poser des mines sur les navires qu'ils trouveraient et abandonnés leurs canots arrivés à Bordeaux. Une des cinq embarcations disparaît en passant les remous de l'embouchure, une seconde chavire peu après, abandonnant les deux membres de l'équipage à leur sort. Les trois autres kayaks sont portés par la marée près du Verdon et obligés de se glisser entre le môle et quatre navires ennemis à l'ancre. Peu après, l'un des trois kayaks disparaît. Les deux kayaks restants : le " Catfish " et le " Crayfish " ne peuvent naviguer que de nuit et avec une marée favorable. Il leur faut passer la journée cacher dans les broussailles de la berge. La nuit du 11 décembre 1942 vers 21h00, les deux kayaks se préparent à exécuter la dernière phase de leur mission. Le " Catfish " se dirige vers les quais de la rive gauche du port de Bordeaux et réussit à fixer des mines magnétiques sur trois grands navires amarrés à cet endroit. Le " Crayfish " reste sur le Bassens et pose ses mines sur deux navires amarrés dans la môle. La mission accomplie, les quatre hommes ont seulement quelques heure pour s'enfuir de la région. BILAN DE L'OPERATION Des dix hommes qui ont participés à la mission, seul le Major H.G " blondie " Hasler et le caporal William Sparks en ont échappé. Sur les huit autres 2 se sont noyés, 6 ont été capturés, torturés puis fusillés. |
Février
2006 : Une explosion de couleurs à bord de la Thétis
Amusé par " Coq'tail " et ensorcelé par la " fiancée
du pirate ", le commandant de la Thétis
invite Julien Schuster et ses toiles au carré. Les expositions de ce
jeune artiste se succèdent notamment à Honfleur, Toulouse et en octobre dernier,
à Brest où Laurent Descat a croisé son chemin. Le choix du commandant dans un
premier temps, étonne mais fait très vite l'unanimité. Les toiles du peintre,
passionné par le monde marin, sont selon ses termes de " véritables livres ouverts
que chacun pourra interpréter à sa guise ". Le patrimoine du bord s'enrichit
de fenêtres sur l'imaginaire à travers lesquelles l'artiste propose un univers
décalé où l'on devine ses goûts pour l'illustration. C'est à la mer, pendant
deux jours d'embarquement à bord du BEGM Thétis,
que l'artiste pourra découvrir un univers qui le fascine. Cette première rencontre
avec la marine inspire déjà l'artiste qui prépare très activement une prochaine
exposition à Brest pour le printemps 2006. La Thétis
y tiendra sans nul doute une place privilégiée… à suivre.
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![]() Des marins heureux du BEGM Thétis à l'issue d'une remise de décorations à Bayonne (janvier 2006) |
C'est à Bayonne que les marins du BEGM Thétis sont allés à la rencontre des élèves de la Préparation Militaire Marine dont ils sont les parrains, pour la remise du fanion de la promotion "Renaud Ellisagaray" et par la même occasion se rapprocher de la population en ce premier week-end de l'année 2006.
Après
quelques jours d'entraînement intense sous le contrôle rigoureux des entraîneurs
d'ALFAN BREST, le BEGM accoste au quai Edmond Foy, à quelques pas du centre
ville avec en arrière plan la cathédrale et le confluant entre la Nive et l'Adour.
Malgré la
météo peu clémente la population est venue à la rencontre de sa Marine, et c'est
plus de 700 personnes qui ont visité la THETIS , et sont venus découvrir les
marins, leur métier et leurs outils de travail.
Lors
de la cérémonie de parrainage présidé par le CA Straub (adjoint territorial
de CECLANT), le commandant de la Thétis,
le capitaine de corvette Laurent Descat a décerné quatre médailles de la défense
nationale à des marins de son équipage.
Mais c'est
déjà le dernier jour d'escale et les entraîneurs sont toujours là... Dans le
cadre de notre stage de mise en condition opérationnelle, un exercice de sécurité
a été effectué avec le soutien des sapeurs pompiers de Bayonne.
C'est à regret
qu'il faut larguer les amarres. Une semaine intense nous attend. (Texte :
Equipage de la Thétis).
![]() Des visiteurs découvrent le BEGM Thétis lors des rencontres "Nation-Défense" à Rouen (septembre 2005). |
Septembre
2005 : Rencontre Nation-Défense
C'est à Rouen que les marins du BEGM Thétis
sont allés à la rencontre des citoyens, à l'occasion des deuxièmes " Rencontres
Nation-Défense ". La marine se devait d'envoyer un bâtiment dans un des plus
grands ports de sa façade ouest, premier port européen pour le vrac. C'est la
Thétis qui a eu ce privilège.
A l'arrivée, la beauté du chenalage laissait déjà présager une escale inhabituelle. Méandre après méandre, le soleil effaçait une brume au caractère mystique pour découvrir châteaux, abbayes et demeures normandes qui ornent les berges. Le port se mérite. Après sept heures de navigation en eaux plus que resserrées, le BEGM accoste en plein centre ville, sous le pont Guillaume le Conquérant.
C'est avec une météo des plus clémentes que les marins de la Thétis
ont rencontré pendant le week-end quelques 600 rouennais venus découvrir ce
bâtiment de leur Marine. Les Rouennais savent recevoir les armadas et c'est
avec fierté que les marins aiment présenter leur outil. Alors le courant passe
, les questions fusent, les liens se créent .
C'est à regret qu'il faut déjà larguer les amarres, à 18h00, alors que la
population est toujours sur le quai et que le public tente encore de monter
à bord.
La ville est si belle ; c'est sûr nous retournerons à Rouen et si possible
du 5 au 14 juillet 2008 !!!! (Source Thétis)
Juin
2005 : Démonstration de nouveaux robots sous-marins
La DGA a organisé du 13 au 17 juin 2005, une opération de présentation
en mer de robots sous-marin à caratère militaire. La mise en oeuvre se faite
à partir de la Thétis
et du chasseur de mines allemand Weilhem. Les chasseurs de mines Lyre
et Andromède, l'Altaïr
et le GPD Atlantique étaient également mobilisés pour l'occasion. L'Argonaute,
quand à lui, a permis la mise en oeuvre d'un drone de surface des marins pompiers
de Brest. La Thétis
a déployé notamment le robot sous-marin Redermor.
Septembre
- décembre 2002 : La Thétis en IEI
La Thétis
est entrée en IEI (Indisponibilité pour entretien intermédiaire)
du 9 septembre au 6 décembre, avec un passage au bassin n°2 de l'arsenal
de Brest, du 12 septembre au 4 novembre. De nombreux équipements ont
été visités durant cette période d'entretien, principalement
: la carène, le grue Mape 3 tonnes, le treuil et la centrale hydraulique
DUBM42, la visite de 15000h du moteur principal Td, le réducteur, le
guindeau, la potence zodiac. (MCO.COMM)
Janvier
- juillet 2002 : Nouveaux matériels en essai
En étroite collaboration avec le groupe d'étude sous-marines
de l'Atlantique (GESMA), la Thétis
conduit les essais du sonar Klein (relevé de l'environnement guerre
des mines, océanographie et hydrographie) et du robot Redermor
(UUV : Unmaned Underwater Vehicule, investigation et classification de mines).
Un couplage des deux systèmes est prévu par le GESMA).
Décembre
2000 : Escale au Havre
La Thétis a fait une escale
de routine à Rouen du 14 au 17 décembre. En cette fin d'année, la Thétis
va, dans le cadre des missions de service public de la Marine nationale, participer
à la surveillance de la navigation et des pêches en Manche. Une nouvelle mission
pour ce navire polyvalent, commandé depuis janvier 2001 par Serge Hognon. (Cols
Bleus n°2537 - 15 et 22 juillet 2000)
Janvier
2000 : Nouvelles missions pour la Thétis
Le CV Convert, chef d'état-major d'ALFAN, a fait reconnaître,
le 12 janvier, le CC Serge Hognon comme nouveau commandant du BEGM Thétis
en remplacement du CC Philippe Boissinot. Le bâtiment se voit attribuer
de nouvelles missions, en remplacement de la frégate Germinal,
actuellement en carénage, pour la surveillance de la navigation commerciale
dans le Pas-de-Calais, Manche, Mer du Nord. (Source : Le
Télégramme - janvier 2000)
Novembre
2000 : Essais d'un nouveau sonar
La Thétis a fait une campagne
d'expérimentation pour le futur sonar de la guerre des mines, une nouvelle
génération de sonar, composé de matériel français
mais également américains issus du système Kluin. (Source
: Le
Télégramme - janvier 2000)
Juillet
2000 : Participation à Brest 2000
Partenaire fondateur de Brest 92 et Brest 96, la Marine nationale
s'est résolument engagée dans l'organisation de la fête
internationale de la mer et des marins, Brest 2000, du 13 au 17 juillet 2000.
Quatorze stands, répartis le long de la Penfeld, ont permis au public
de découvrir la Marine nationale sous toutes ses facettes : Lutte sous
la mer, plongée, simulateur Rafale, secours en mer... sont autant de
thêmes qui auront été présentés sur près
de 10000 m2.
Etaient présents : La frégate
Latouche-Tréville, le chasseur de mine
Pégase, le bâtiment hydrographique Laplace,
le bâtiment océanographique D'Entrecasteaux,
le patrouilleur de service public Cormoran,
le sous-marin Ouessant,
le bâtiment d'essais Thétis,
le bâtiment école Tigre, les goélettes Belle-Poule
et Etoile, le cotre Mutin
et la Grande Hermine. Le 14 juillet, le Charles
de Gaulle a dominé la rade de son imposante silhouette. (Cols
Bleus n°2537 - 15 et 22 juillet 2000)
Janvier
2000 : Premier exercice pour la Force de Guerre des Mines - découverte
du chalutier Cambronne
Les
chasseurs de mines Sagittaire et Pégase,
le bâtiment d'expérimentation de guerre des mines Thétis
et le bâtiment de soutien mobile Loire
ont fait escale dans le port militaire de Cherbourg les 2 et 3 février dernier
après dix jours d'entraînement en baie de Seine. Cet entraînement a permis aux
équipages de retrouver les mécanismes, en travaillant sur différents types de
fond. Le scénario de l'entraînement était de déminer les abords d'une plage
- Omaha Beach pour l'occasion - avant un débarquement. Au cours de cette mission,
4 mines historiques ont été repérées au large de
la pointe de Saire : 3 mines allemandes et une américaine de 500
livres.
Toutefois, l'événement le plus marquant aura été la découverte du coquillier
Cambronne, disparu le 21 janvier au large de Fécamp. À la demande
du préfet maritime, le CA Yves Lagane, trois chasseurs de mines, Éridan,
Céphée et Pégase,
se sont rendus sur la zone du naufrage le 27 janvier. C'est l'Éridan
qui l'a détecté après cinq heures de recherche. Les plongeurs
ont attendu l'arrivée d'un officier de police judiciaire du patrouilleur de
la Gendarmerie maritime Glaive puis ils ont confirmé qu'il s'agissait
bien du Cambronne. (Cols
Bleus n°2520 du 4 mars 2000)
19
au 22 octobre 1999 : Escale à Rouen
Durant cette escale de détente, l'équipage en a profité pour visiter
la ville historique. Ce fut aussi l'occasion pour le CC Boissinot, commandant
de la Thétis, de recevoir à son bord
trente jeunes handicapés des associations l'Envol Saint Jean de Bois Guillaume
et la Maison de l'Enfance de Déville, accompagnés du comité de coordination
des handicapés de Haute normandie.Ils firent le tour du navire, écoutant les
explications du commandant et de ses hommes sur la navigation et la vie à bord.
Cette visite fut trés réussie grâce à l'accueil que l'équipage
réserva à tout le groupe. A noter également la visite d'une délégation de
la FAMMAC de Seine Maritime le mercredi 20 octobre.
Février
1999 : Visite d'une délégation de Garches
Le maire honoraire, à l'origine du parrainage, l'actuel maire,
12 adolescents de Garches et le MP (ER) Francis Jamesse, guide éclairé
et initiateur du souvenir philatélique, prenaient la direction de Brest
le 6 février 1999. L'accueil à bord fut particulièrement
chaleureux. Le souvenir du 10ème anniversaire du parrainage a été
illustré par la création d'un souvenir philatélique
par l'artiste peintre François Dilasser. (Cols
Bleus n°2504 du 23 octobre 1999)