Le Grieme à la recherche de la partie avant de La Combattante Mission à bord du CMT Pegase du 10 au 17 octobre 2005
En février 1945, disparaissait tragiquement en Mer du Nord le destroyer des FNFL La Combattante, brisé en deux par une mine de fond. Le destroyer à la croix de Lorraine coula le 23 février 1945, à 70 kilomètres de la côte orientale de la Grande-Bretagne, face au port de Grimsby. Le naufrage de La Combattante entraîna dans la mort 67 marins. Au cours d'une expédition menée en 2002, le GRIEME (Groupe de recherche et d'identification d'épaves de Manche Est) a été à l'origine de la découverte et de l'identification de sa partie arrière. Avec le soutien et l'appui de l'Amiral Brac de la Perrière, Président du Comité du Débarquement, un chasseur de mines, le Capricorne, a effectué en 2003 une mission sur le site du naufrage pour tenter, sur la base d'indications fournies par le GRIEME, de localiser la partie avant du navire. En vain, malgré quelques points qui devront faire l'objet de vérifications. En cette année du 60e anniversaire de la disparition de La Combattante, cinq plongeurs du GRIEME ont l'insigne honneur, du 10 au 17 octobre 2005, de pouvoir embarquer à bord du chasseur de mines Pégase pour une nouvelle mission de recherche de l'avant de La Combattante, au départ du port de Rouen. Durant une semaine une semaine de mission et trois jours de plongées, l'équipe du GRIEME accompagnée par les plongeurs du CMT Pégase ont explorés une zone de 14 km de longueur et 8 km de large avec l'espoir de remonter un ou des objets caractéristiques du destroyer.
Malgré les 80 plongées effectuées par les plongeurs démineurs et les membres du GRIEME, il s'avère que la partie avant du destroyer français ne sera pas retrouvée. Cette expédition a permis néamoins d'éliminer certaines hypothèse sur les points que le Capricorne avait identifiés, notamment au niveau de cylindres qui auraient pu être les tubes lance-torpilles de La Combattante. Cette éventualité est désormais à rejeter. La conclusion probable est que l'avant de La Combattante ne sera probablement jamais retrouvée. Il y a fort à parier que le navire se trouvant dans le chenal de navigation a été probablement fortement "pétardé" afin de ne pas gêner la circulation des navires dans cette zone. Les débris se sont ainsi éparpillés dans cet espace. 80 plongées faites dans des conditions parfois délicates avec un courant non négligeable, qui auront permis d'analyser deux grands "carreaux" dans lesquels de nombreuses débris, vestiges ont été localisés mais pas ceux recherchés... Reste de terre-neuva, bâtiment civils ou militaires, mais point de Combattante ! Le Pégase
fut de retour au Havre le 17 octobre 2005. Le navire a accosté dans l'avant-port,
à coté de la capitainerie. L'Amiral Jacques Zang est venu accueillir le navire
et son équipage afin d'assister à une ultime réunion de débriefing sur la mission
et de consigner par écrit le travail des ces 3 jours de plongées.
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