Histoire et actualités du chasseur de mines Cassiopée
Février
2008 : Naufrage du chalutier Audrey-Maria
10 février : Le chalutier du Tréport Audrey-Maria
(12 mètres) fait naufrage suite à une collision accidentelle avec un
autre pêcheur au large de Dieppe. Un autre chalutier, l'Antarès, vient
immédiatement à son secours, et récupère à son bord
les trois membres d’équipage sains et saufs, alors que l’Audrey-Maria
sombre. D'importants moyens sont dépéchés sur place. Dans
le courant de la nuit, le Cassiopée relocalise
l’épave de l’Audrey Maria qui repose par 30 mètres de fond sur son
flanc tribord.
Février
2008 : Un chalutier prend une mine dans ses
filets
Le 7 février, le chalutier Aravis, immatriculé à
Concarneau, remonte dans ses filets, au nord-est de Dieppe, une mine d’origine
allemande de type « LMB » (longueur : 3 m ; diamètre :
0,66 m ; 1 t pour 700 kg d’explosif) datant de la seconde guerre mondiale. Le
CMT Cassiopée
dépêche à bord de de l'Aravis une équipe d’intervention. La mine est
remise à l’eau, et balisée par les plongeurs démineurs. Elle devrait être pétardée
par une équipe du Cassiopée
le lendemain.
Novembre
2007 : Opération Damier en rade de Brest
La 35ème opération « DAMIER »
en grande rade de Brest et mer d’Iroise se déroule du 12 au 22
novembre. Cette opération, qui consiste à la vérification
des chenaux à la rade de Brest, a vu la participation des chasseurs
de mines Cassiopée, Céphée,
L’Aigle, Lyre,
Pégase, Persée,
des bâtiments remorqueurs de sonars Aldébaran,
Antarès, du
groupe de plongeurs de l’Atlantique et son bâtiment base Styx,
du bâtiment de soutien de région Élan,
chargé du mouillage des mines d’exercice, et d'une Alouette
III de la 22S. Comme
à chaque opération de déblaiement dans les eaux brestoises,
des engins explosifs historiques ont été contre-minés et
s’ajoutent au tableau de chasse des chasseurs de mines : 1 mine de fond
allemande, 7 obus, 1 propulseur de torpille.
Mai
2006 : Décès d'Edouard Michelin, le Cassiopée
et le Styx autour de l’épave du fileyeur Liberté
Le Liberté, un fileyeur de 8,5 m, fait naufrage le
26 mai, à 15 km à l’ouest de la pointe de l’île de Sein. A son bord Édouard
Michelin, le PDG du célèbre groupe de pneumatique, qui accompagnait
Guillaume Normant, patron pêcheur d'Audierne, pour une partie de pêche
au bar. Le corps du PDG est retrouvé quelques heures après que l'alerte eut
été donnée. Une vedette des douanes, le Cormoran
et les vedettes SNSM d'Audierne et de Sein, participent aux recherches.
Le 28 mai,
le Cassiopée repère,
grâce à son robot sous-marin, l'épave qui gît par 70 m de
fond. Le Styx quitte Brest le
30 mai, pour une plongée sur l'épave avec des hommes du 2e Groupement
des plongeurs-démineurs de l'Atlantique. Les plongeurs ne retrouvent pas le
corps du patron pêcheur, mais découvrent un bout engagé dans l'hélice,
ce qui pourrait être à l'origine du naufrage.
Mai
2006 : Découverte de l'épave du
coquillier Gwel Vo
Dans la nuit du 9 mai, le Gwel Vo ("On verra" en Breton),
un coquillier de 12 mètres immatriculé au Havre, coule à 15 km au nord-ouest
du Cap d’Antifer. Un important dispositif de secours est déclenché. Des trois
membres d’équipage, deux corps sans vie sont récupérés
peu après. La Cassiopée
arrive le lendemain sur les lieux du naufrage et localise précisément l’épave
reposant par 30 mètres de fond. Les plongeurs mènent des premières investigations.
Selon les premiers indices, la drague à coquilles Saint-Jacques serait restée
crochée à une dune sous-marine, ce qui aurait déséquilibré
et entraîné le chalutier par le fond.
Novembre
2005 : Anniversaire de l'armistice
Le 87e anniversaire de la signature de l'armistice du 11 novembre
a aussi été l'occasion de célébrer les 20 ans du parrainage de la Cassiopée
par la ville de Blois. Une délégation du bâtiment emmenée par son commandant
a été reçu dans la ville marraine.
Septembre
2005 : Exercice Damier
La Cassiopée participe
à l'exercice Damier jusqu'au 14 septembre. Auparavant, elle avait participé,
du 27 avril au 27 juin, à un déploiement en Baltique, en compagnie de 20 autres
navires, appartenant à onze nations. Environ 5.000 engins explosifs reposent
sur ce secteur. Des missions de déminage ont donc été menées, au large de la
Lituanie. Plus près de nous, la Cassiopée
a localisé, il y a peu, un engin explosif reposant sur le fond de la mer d'Iroise.
Janvier
2005 : Découverte de l'épave du fileyeur Besace
L'épave du fileyeur Besace qui a fait naufrage dans la nuit
du 18 au 19 janvier au large de l'île d'Yeu (Vendée), faisant un mort et trois
disparus, a été repérée et identifiée par 90 mètres de fond par la Cassiopée.
La Besace, bateau de 18,5 m pratiquant la pêche au filet, a coulé, entraînant
la mort de son patron et la disparition de trois des cinq matelots. (Communiqué
MN)
Janvier
2005 : Découverte de l'épave du chalutier Frajenn
Le Frajenn, un ligneur immatriculé à Audierne, a coulé, le
6 janvier, après avoir été renversé par une déferlante près du phare de Tévennec,
au large de la pointe du Raz.
La Cassiopée, ainsi que les
BE Lion et Panthère, les vedettes SNSM d'Audierne et de l'île
de Sein, une vedette des Douanes, ainsi que l'hélicoptère de la Sécurité civile,
relayé par un Super-Frelon
de la 32F, ont quadrillé en
vain le secteur de Tévennec. Le poisson autopropulsé du Cassiopée
a toutefois localisé l'épave qui reposait par 50 mètres de fond, au nord du
phare. Une plongée a donc été décidée en début d'après-midi pour inspecter la
coque et vérifier si le corps du propriétaire du bateau porté disparu ne se
trouvait pas à l'intérieur. La plongée n'a rien donné.
Novembre
2003 : Identification de l'épave de la Doris
En 1939, le sous-marin Doris était affecté à la 13ème division
du groupe des sous-marins de la Méditerranée et détachée à Harwich (Grande Bretagne)
pour servir sous les ordres opérationnels de l’amirauté britannique. Le 3 mai
1940, estimant imminente l’invasion des Pays-Bas par les forces allemandes,
le commandement britannique fit constituer par tous les sous-marins disponibles
de Harwich, un barrage au larges des côtes de Hollande. Ce fut la dernière mission
du sous-marin Doris : le 8 mai 1940, il est torpillé et envoyé par le
fond par le sous-marin allemand U-9. Quarante marins français et trois marins
britanniques périssent.
Découverte par deux plongeurs néerlandais puis formellement identifiée par le
chasseur de mines Cassiopée
en novembre 2003, l’épave de la Doris gît partiellement enfouie par 30
mètres de fond dans la zone économique
exclusive des Pays-Bas, au large de Den Elder. (Communiqué MN)
Août
2003 : Accident d'un avion de tourisme
Un petit avion de tourisme de type P28 s'est abîmé en mer d'Iroise
le 12 août 2003 entre l'île d'Ouessant et la pointe de Saint-Mathieu (Finistère),
faisant un mort et deux disparus. Dès
l'alerte donnée, la préfecture en coopération avec le CROSS
Corsen a lancé une importante opération de recherche et de sauvetage. Un Atlantique,
le PSP Sterne, le chasseur
de mines Cassiopée, et trois
vedettes SNSM participent aux recherches. En soirée, des débris d'une
roue et le corps de l'une des trois personnes qui se trouvaient à bord de l'avion
sont retrouvés. La Sterne
devait rester sur zone dans la nuit pour continuer de rechercher les deux autres
passagers tandis que le Cassiopée
recherchait l'épave.
Juin
2003 : Retour de ZMOI
La Cassiopée
est revenu le 24 juin du golfe Persique où elle a effectué 5 mois et
demi de mission. Le 20 janvier, le chasseur de mines avait quitté Brest
pour un exercice franco-britannique avec les chasseurs HMS Grimbsby et
Ledbury, mais à la mi-mars, la guerre américano-britannique contre
l'Irak a contrecarré les projets initiaux. L'exercice a été abandonné et le
chasseur de mines, qui venait d'arriver dans le golfe arabo-persique, a du «
improviser ». Même si la France ne participait au conflit, le navire
a été prépositionné sur la zone, en observation. Par ailleurs, de nombreuses
escales ont eu lieu, dont Ajman, la première pour un navire militaire français,
où la
Cassiopée
a sécurisé le chenal d'accès au port et y a effectué
des relevés. (Ouest France)
Mars
2003 : Coopération franco-britannique - escale à Bahrein
Le déclenchement des opérations américano-britanniques
en Irak a mis fin au déploiement de la Cassiopée
au sein du groupe britannique OCF32. Dans un contexte tendu, l'escale à
Bahrein du 22 au 24 mars a cependant été maintenue. Néanmoins,
après l'explosion de plusieurs bonbonnes de gaz dans le centre-ville
la veille et le jour de l'accostage, la mise à terre des permissionnaires
s'est limitée aux infrastructures du port et à la base américaine
située à proximité. A l'issue le CMT a participé
à la mission Héracles, rejoignant le sud du Golfe pour une mission
de levé de fonds au large des Emirats Arabes Unis, opération entrecoupées
d'escales techniques à Abou Dhabi et Dubaï. La Cassiopée
a été relevé par le groupe BSL Loire
et CMT Croix du Sud et Persée.
Février
2003 : Exercice avec le porte-avions Ark Royal
Dans le cadre de leur coopération permanente, les
marines française et britannique organisent des exercices communs, de manière
régulière et soutenue, selon une planification pluriannuelle. Ainsi, le plan
d'exercices conjoints prévoit que la frégate Primauguet
et le chasseur de mines Cassiopée
participent, au cours des prochaines semaines, à des exercices avec le groupe
aéronaval britannique Ark Royal. (Brèves MN)
29
juillet 1999 : Un nouveau commandant pour la Cassiopée
C'est le CV Philippe Convert, chef d'état major de la FGM, qui a fait reconnaître le CC Pierre Franck Alvernhe, succédant au CF Jean-François Marchand, comme nouveau commandant de la Cassiopée. Ces derniers mois, le bâtiment a participé à plusieurs opérations (... ...) : la recherche de corps suite à une collision aérienne au-dessus de la baie de Quiberon lors de l'escale du Norway ; celle du corps d'Eric Tabarly en mer d'Irlande ou encore les multiples assistances portées aux navigateurs lors du départ mouvementé de la dernière Route du Rhum. (... ...) Au total, la Cassiopée aura navigué 140 jours ces 18 derniers mois, au cours notamment du dernier exercice de recherche de mines au large de l'Ecosse. (Le Télégramme - 30 juillet 1999)
Octobre 1998 : Entgrou 98/2 - Escale à Bordeaux
Le
deuxième entraînement de groupe de l'année (baptisé
Entgrou 98/2) des unités de la Force
de Guerre des Mines s'est déroulé sur la facade Atlantique
du dimanche 4 au mardi 20 octobre 1998 entre Groix, Belle-Ile et les côtes
morbihanaises. Le task group 452.01 était composé du BSM
Loire, des CMT français Cassiopée,
Andromède, Pégase,
Verseau, des chasseurs Willemstad
(néerlandais), Walney (anglais), Lobellia (belge), du bâtiment
base Styx et de la vedette d'intervention pour plongeurs démineurs
Genet. La première journée s'est achevée
par une attaque du groupe, alors au mouillage à Groix, par le Commando
Montfort.
Les chasseurs de mines ont contribué à la dépollution de
l'épave du cuirassé La France qui avait coulé
corps et biens dans la nuit du 25 au 26 août 1922 après avoir talonné
au passage de la Teignouse sur un rocher non encore porté sur les cartes.
Onze obus de 305 mm ont été neutralisés. Cet entraînement
s'est conclu par une escale à Bordeaux du 16 au 18 octobre. (Cols
Bleus n°2463 du 21 novembre 1998).