Histoire et actualités du chasseur de mines Capricorne
Janvier
2008 : Exercice « Chaminop » à Toulon
Les
CMT français Verseau,
Orion, Capricorne,
Pégase, le groupe de plongeurs
démineurs de la Méditerranée, et les chasseurs de mines
espagnol Segura et italien Chioggia participent du 12 au 18
janvier à l'exercice de chasse aux mines « Chaminop ». La mission est
de détecter, identifier et neutraliser des mines factices mouillées
préalablement entre la grande rade de Toulon et Hyères. Sont également
invités en tant qu'observateurs, ou au titre de la coopération,
un officier canadien, deux officiers des Emirats Arabes Unis, et dix plongeurs
démineurs Slovènes.
Octobre
2007 : Exercice Noble Midas
Le
27 septembre, le BPC Tonnerre
arrive à Split (Croatie). Le ministre de la défense
croate monsieur Berislav Roncevic, est accueilli à bord, par le contre-amiral
Alain Hinden, commandant la Task Force 456. Huit mille cinq cents hommes
de quatorze nations sont mobilisés pour un entraînement de grande ampleur appelé
Noble Midas. Bâtiment amiral de la TF 456, le Tonnerre
est escorté d’une force de plus de quarante bâtiments dont deux porte-aéronefs
(HMS Illustrious et Garibaldi) et cinq sous marins. Les autres
bâtiments français déployés sont les frégates Cassard
et Jean de Vienne,
les chasseurs de mines Verseau
et Capricorne, ainsi que
le pétrolier ravitailleur Meuse.
L'objectif
de cet exercice est d'entraîner la force OTAN et d'en certifier les capacités
opérationnelles, avant de prendre le commandement de la Nato Response
Force 10 (force de réaction rapide de l'OTAN) à compter du 1er
janvier 2008.
Avril
2007 : Départ de la Route de l’Équateur entre Marseille et Brazzaville
Le chasseur de mines Capricorne
représente la marine nationale, le 15 avril, au départ de la Route de l’Équateur
entre Marseille et Brazzaville. La veille, le Capricorne
était ouvert au public toute la journée dans le vieux port de Marseille.
Février
2007 : Un Mirage 2000 s'abime en mer
Le lundi 19 février 2007 vers 12h un Mirage 2000 C de la base aérienne
de Cambrai s’est abîmé en mer au cours d’un vol d’entraînement à 3 nautiques
à l’ouest de Bonifacio. Le pilote est décédé. La préfecture maritime a dépêché
sur zone le chasseur de mines Capricorne
qui a procédé à une inspection sonar du fond (entre 45 et 70 m) ainsi que le
bâtiment de soutien Ailette avec à son bord une équipe du CEPHISMER (CEllule
Plongée Humaine et Intervention Sous la MER de la Marine) et le robot téléopéré
ULISSE, qui a remonté la boite noire mercredi 21 février en fin de journée.
Octobre
2006 : Exercice Brillant Midas
Du 29 septembre au 13 octobre, le bâtiment participe à
l'exercice Brillant Midas en Méditerranée occidentale.
Cet exercice maritime et amphibie majeur rassemble pas moins de 30 bâtiments
de surface, 6 sous-marins, 35 aéronefs et plus de 5000 militaires venus de 10
pays différents. Il permet de certifier la marine espagnole qui prendra,
en janvier, le commandement de la composante maritime de la force de réaction
rapide maritime de l’OTAN (Nato Response Force – NRF), dont la France fournira
la composante amphibie. Les bâtiments français engagés sont
le BPC Mistral, les
frégates Jean Bart
et Guépratte, le BCR
Marne, le BTS Bougainville,
les chasseurs de mines Lyre et
Capricorne, ainsi que le
BSP Malin.
Mai
2003 : Plongée sur l'épave de La Combattante
Le Capricorne
a appareillé de Cherbourg le mercredi 28 mai 2003 à destination de l'estuaire
de la rivière Humber. La mission de ce chasseur de mines est de tenter de localiser
l'avant de La Combattante (ex-destroyer type Hunt transféré aux FNFL)
que le G.R.I.E.M.E. n'a pu retrouver lors de l'Expédition de Mai 2002 (Nous
avions alors identifié l'arrière du destroyer). La mission du Capricorne
se poursuivra sur la zone du naufrage de LA COMBATTANTE jusqu'au 3 juin. A l'issue
de cette intervention, le G.R.I.E.M.E. retrouvera le Capricorne
à CAEN où le navire participera aux cérémonies commémoratives du 6 juin.
(sources GRIEME - Pascal
Cannessant)
![]() Passation de commandement sur le Capricorne. Le CF Patrice Jaouen a cédé son commandement au CC Philippe Pellae Arthaud. (photo MN) |
Février
(ou mars ?) 2003 : Escale à Boulogne - Passation de commandement
Lors d'une visite à sa ville marraine, Boulogne-sur-Mer entre
deux missions, le Capricorne a changé de commandant et accueilli plus
de 1500 visiteurs en deux après-midi porte-ouvertes. Le CF Patrice Jaouen
a cédé son commandement au CC Philippe Pellae Arthaud. A l'issue
de l'escale, le CMT repart en Manche, ou il découvre et détruit
deux mines allemandes de la seconde guerre mondiale. (Cols Bleus - photo
MN)
Décembre
2002 -janvier 2003 : Quatre chasseurs de mines à la recherche du chalutier
Stiff
Le Stiff, un chalutier de 11 mètres immatriculé
au Guilvinec, n'avait donné aucune nouvelle après son appareillage le 13 octobre.
Le patron du bateau et un marin-pêcheur, se trouvaient à bord. Porté
disparu depuis le 13 décembre, les recherches menées dans un premier
temps par le Capricorne sont vaines.
La Croix du Sud sur lequel embarque
un marin pêcheur du Guilvinec, assistée de trois bolincheurs de Saint-Guénolé,
reprend le 30 décembre, les recherches pour localiser l'épave.
Le Céphée quitte le port de Brest le
4 janvier pour le sud de Penmarc'h, avec à son bord le patron pêcheur
de L'Avel Moor qui connaît les zones de pêche fréquentées par le Stiff.
Les recherches sont interrompues en raison de l'état de la mer. Trop d'éléments,
en suspension dans l'eau, empêchent la caméra du PAP (Poisson auto propulsé)
d'effectuer des repérages.
Un chalut du Stiff est remonté par le Guerveur, un navire du Guilvinec,
alors qu'il se trouvait en pêche, le 13 janvier, dans la zone du Foulen, dans
le sud de Penmarc'h, par des fonds d'environ 80 m. Le filet est formellement
identifié grâce à ses flotteurs. Le Pégase,
se rend sur zone, afin de procéder à de nouvelles recherches, et retrouve l'épave
du Stiff le 14 janvier, au large de Penmarc'h (29), gisant sur son flanc
bâbord par 80 à 85 m de fond, entre le phare d'Eckmühl et Basse Spinec. L'épave
du chalutier est identifiée grâce à une caméra qui permet de lire sur
la coque, en dépit d'une très mauvaise visibilité, son nom et son immatriculation,
GV 602860. D'après les premières constatations, rien ne permet de déterminer
les circonstances de l'accident. Aucune trace non plus des corps des deux marins,
Eric Daden et Marcel Le Corre. (Ouest France, Le Télégramme,
Brèves MN, Cols Bleus)
Novembre
(?) 2002 : Chasse en Méditerranée
La première escale à Toulon, permet au Capricorne
de prendre le commandement du TU 457.01.03 composé du Capricorne,
de L'Aigle et de la Lyre.
Ce TU est la composante française guerre des mines de l'exercice Destined
Glory 2002.
Après une escale à Cagliari (Sardaigne), le chasseur italien
Crotone rejoint le groupe, prélude au guidage de convois. Le Capricorne
prend en charge le Herman Cortes, le San Giorgio et le Cassard,
tandis que L'Aigle fait transiter en
eaux saines la Foudre, le
Siroco et la Somme.
Les 3 CMT français relâchent ensuite à Tunis. Des mines
à orins, vestiges de la 2ème guerre mondiale sont localisées
à proximité de la Corse. Le Capricorne
entame ensuite son voyage de retour vers Brest via Palma de Majorque
et Lisbonne. (Cols
Bleus n°2643 du 11 janvier 2003)
Août
2002 : L'affaire du chalutier Cistude
Dans la nuit du 25 au 26 août 2002, le chalutier Cistude
des Sables-d'Olonne déclenche sa balise de détresse à 120
km de l'ouest de l'île de Sein. Des recherches sont lancées avec
deux autres chalutiers, un Falcon
50, un Super-Frelon
et le Capricorne.
Deux canots de sauvetage vides sont retrouvés, puis, quelques heures
plus tard, 3 hommes, sur les 7 que compte l'équipage, sont repêchés
par un chalutier, et hélitreuillés par Super-Frelon
vers Brest. Le Capricorne
retrouve l'épave peu après par 158 mètres de fond.
Une enquête judiciaire montrera que le naufrage provient de la collision
avec un chimiquier norvégien, le Bow Eagle.
Mars
2001 : A la recherche du Mary-Laure
Le chalutier Mary-Laure qui n'était pas rentré
le 22 mars à son port d'attache de Dives-sur-Mer (Calvados) a fait naufrage
près du cap de La Hève. L'épave d'une dizaine de mètres
a été retrouvée par les plongeurs du CMT Capricorne
engagé dans les opérations de recherches avec le patrouilleur
Géranium. Les mauvaises conditions météo (plus de
70 km/h de vent) sont sans doute à l'origine de l'accident. (Cols
Bleus n°2568 du 31 mars 2001)
Septembre 1999 : Salon DSEI 99 - Escale à Londres
Partie
de Brest deux jours auparavant, la frégate Latouche-Tréville
et le CMT Capricorne ont participé à Londres du 13 au 18
septembre au salon DSEI 1999 (Defense Systems and Equipement International).
Les bâtiments français ont accosté à West India Docks
au sein du quartier d'affaires londonien en construction de Canary Wharf, parmi
les autres navires étrangers invités pour l'événement.
Le Latouche-Tréville
se trouvait à couple de la frégate allemande Brandeburg.
Il s'agissait de la première participation de bâtiments français
à ce salon bisannuel. Dans le cadre de ce salon, le chef d'état-major
de la Royal Navy, le First Sea Lord, a honoré de sa présence les
bâtiments de visite, dont le Latouche-Tréville
et le Capricorne.
Après cette halte studieuse, tandis que le Capricorne faisait
route vers la baie de Seine pour poursuivre ses opérations de chasse
aux mines, le Latouche-Tréville
repartait le 18 septembre au matin afin de rallier l'exercice OTAN Northern
Light. (Cols Bleus
- octobre 1999)
Juin
1999 : Entgrou 1/99 - Escale à Dublin
Après l'exercice d'entraînement de groupe Entgrou
1/99 qui s'est déroulé du 7 au 17 juin en baie de Seine, la
Force de Guerre des mines a fait
escale à Dublin du vendredi 18 juin au lundi 21 juin. Le bâtiment
de soutien mobile Loire,
les chasseurs de mines Andromède,
Capricorne, Croix du Sud,
Eridan, Pégase
et le bâtiment base des plongeurs démineurs Vulcain accompagnés
du chasseur britannique Berkeley, du chasseur belge Crocus et
du chasseur allemand Wolfsburg composaient cette force de lutte contre
les mines.
L'exercice avait plusieurs objectifs dont l'entraînement de l'état-major
embarqué, l'amélioration du niveau d'entraînement des unités
et la contribution au déblayage des mines historiques dont huit furent
découvertes et détruites en zone côtière. (Cols
Bleus n°2493 - 10 et 17 juillet 1999)