L'histoire de l'aviso Amyot d'Inville (1985-1990)

1985

Le premier semestre comprend un entraînement de groupe avec le sous-marin Sirène, et l'aviso Cdt L'Herminier (24 au 28 février), la mise en condition sous-marin Psyché (24 mars au 2 avril), un entraînement de la 1ère division d'avisos et la mise en condition sous-marin Junon (30 avril au 15 mai), une escale à Flessingue (Pays Bas - 10 au 14 mai) pour la commémoration des combats de 1940 en Zélande et à Dunkerque, une autre à Dunkerque (25 au 28 mai), un exercice Manchex (14 juin), et une mission de police de la navigation sur le rail d'Ouessant (23 au 27 juin) avec participation aux secours lors du naufrage du cargo libannais Carol (24 juin) et participation à l'exercice de remorquage de l'Autan par l'Abeille Languedoc (25 juin).


1985 : Le capitaine de corvette Pierre Devaux, commandant l'aviso Amyot-d’Inville.

Le 5 septembre a lieu la prise de commandement ducapitaine de corvette Pierre Devaux. Le bâtiment effectue alors l'exercice OTAN Océan Safari (16 au 19 septembre) puis une escale à Edimbourg (9 au 13 octobre) où le caboteur chypriote Albatros lui fait une bise un peu trop forte en enfoncement le coin du tableau arrière tribord. En octobre une délégation de l'équipage de l'Amyot-d’Inville est conduite par un officier à l'assemblée annuelle de l'UDAMO (Union Départementale des Anciens Marins de l'Oise). En retour une réception est organisée à bord à Cherbourg, avec sortie à la mer d'une journée pour une délégation de trente Beauvaisiens conduite par Monsieur le Maire de Beauvais et le président de l'UDAMO. Du 2 au 10 décembre, un entraînement de groupe de la 1ère division d'avisos est ponstué par une escale à Dublin (6 au 10 décembre).

1986


27 mars 1987 : Le capitaine de vaisseau Pierre Devaux, Commandant de l'Amyot d'Inville quitte le bord. Il ne savait pas que le jeune enseigne de vaisseau Augustin D'Arco, à qui il serrait la main, serait un jour commandant de l'Amyot d'Inville à son tour...

L'aviso quitte le 31 décembre 1985, (assez inhabituel), Cherbourg pour une mission en Mer Baltique (31 décembre 1985 au 15 janvier 1986), au cours de laquelle il fait escale à Copenhague (9 au 13 janvier). La suite sera plus classique avec un entraînement de groupe de la 1ère division d'avisos (26 janvier au 24 février), des sorties au profit de la PMM (Préparation Militaire Marine) de Caen et du Havre (18 février, 20 et 21 février), un exercice Suroit (24 février au 2 mars), une sortie au profit de l'Ecole Navale (2 au 14 mars) avec une escale à Caen (6 au 10 mars).

Du 25 mars au 17 octobre, l'Amyot-d’Inville est en IPER n°6 de mi-vie à Lorient. Cette période d'entretien particulièrement importante verra des modifications dans le système d'armes du bâtiment comme l'arrivée des torpilles L5, des roquettes ASM modèle F1 et d'une tourelle de 100 mm CADAM (cadence améliorée). Côté machine, l'installation d'un accouplement rapide sur les lignes d'arbres évite les encrassements rapides, et les hygiènes sont mises aux normes OMCI.

En mai, une délégation de 3 marins de l'Amyot-d’Inville conduite par le commandant est reçue à Beauvais pendant 3 jours. En octobre, une autre délégation du bâtiment conduite par un officier participe à l'assemblée annuelle de l'UDAMO (Union Départementale des Anciens Marins de l'Oise). D'autre part, l'aviso effectue en stage de remise en condition au CEF (Centre d'entraînement de la Flotte) du 2 au 29 novembre.


1987 : Le capitaine de corvette Svend-Erik Estellon, commandant l'aviso Amyot-d’Inville.

1987

Une sortie de groupe de la Divavi avec deux escales à Agadir (5 au 9 février) et Lisbonne (13 au 17 février), précède la mise en condition sous-marin Agosta (10 au 18 mars), puis, le 27 mars, la prise de commandement ducapitaine de corvette Svend-Erik Estellon. Un mois plus tard, une sortie à la mer est organisée au profit de la PMM Le Havre (29 avril).

Mais le temps fort de cette année est sans conteste, la mission de présence en zone Antilles/Guyanne (18 juin au 1er octobre). Pendant cette mission, plusieurs patrouilles de surveillance maritime (SURMAR) seront effectuées dans la ZEE (Zone Economique Exclusive) de Guyanne et des Antilles, au cours desquelles le bord dresse 14 procès-verbaux d'infraction à la réglementation des pêches et déroute un chalutier sur Cayenne.


L'équipage de l'aviso Amyot d'Inville (1987).

Le 31 juillet, secours est porté à un véliplanchiste. Le 12 août, un début d'incendie aux Iles du Salut sera maitrisé par l'équipage de l'Amyot-d’Inville.

Des exercices avec les marines des Pays-Bas (frégate Philips Van Almonde), des Etats-Unis (USS Gallery) et du Canada (aéronavale) seront également organisés. Le bâtiment fait escale au Havre (15 au 16 juin), Funchal (Madère - 22 au 24 juin), Fort-de-France (2 au 4 juillet), Saint Barthélémy (5 juillet), Saint Martin (6 au 8 juillet), Pointe-à-Pitre (10 au 14 juillet), Les Saintes (14 juillet), Fort-de-France (15 au 16 juillet), Belem (Brésil - 5 au 10 août), Mayero (Saint Vincent - 31 août au 1er septembre), Moustique (Saint Vincent - 1er septembre), Fort-de-France (2 au 8 septembre), Castries (Sainte Lucie - 8 au 10 septembre), Mayport (Etats-unis - 15 au 18 septembre) et Halifax (Canada - 21 au 24 septembre).


L'équipage de l'aviso Amyot d'Inville visite le Centre Spatial Guyanais, lors d'une mission en Zone Maritime Antilles-Guyane (1987).

De retour en Métropole, il termine l'année plus classiquement par une escale à Amsterdam (18 au 22 novembre), la mise en condition sous-marin Sirène (29 novembre au 4 décembre), une assistance au chalutier Origan en Manche (5 décembre), et une escale au Havre à l'occasion de la conférence maritime régionale (8 au 9 décembre).

1988

Le premier semestre est marqué par la remise en condition sous-marin nucléaire d'attaque Saphir (7 au 9 février), une escale à El Ferrol (Espagne - 22 au 25 février), l'assistance au chalutier Ivanhoé en Atlantique (10 mars), une escale à Cardiff (Grande Bretagne - 18 au 21 mars), un exercice Suroit 88 (25 au 31 mai), et des escales à Reykjavik (Islande - 13 au 17 juin), Trondheim (Norvège - 21 au 24 juin), Copenhague (Danemark - 27 au 29 juin) et un exercice avec l'armée de l'air Danoise (29 juin).


1988 : Le capitaine de frégate Gilbert Louarn, commandant l'aviso Amyot-d’Inville.

Le 5 août a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Gilbert Louarn. Trois jours après la bâtiment entre en IPER n°7. Il en sort le 10 novembre. A peine le temps d'une escale à Londres (9 au 13 décembre), et l'équipage est en permissions pour les fêtes de fin d'année.

1989

Le début d'année est marquée par une escale au Havre (20 au 23 janvier), une sortie au profit de l'IHEDN (26 janvier), d'autres escales à El Ferrol (Espagne - 3 au 7 mars), Dunkerque (13 au 16 mai), Dublin (Irlande - 27 au 29 juin), une Indisponibilité accidentelle (5 juillet au 18 septembre), une sortie des familles (20 septembre).
Le 3 octobre, à la suite d'incidents entre pêcheurs espagnols et français, l'Amyot-d’Inville effectue une mission de surveillance, au cours d'un entraînement de groupe dans le golfe de Gascogne, puis quitte l'Atlantique pour une mission de présence en Mer du Nord (9 au 10 octobre) avec une escale à Ostende (Belgique - 5 au 9 octobre). Du 29 et 30 octobre, l'Amyot-d’Inville participe à la récupération de cubitainers à la dérive suite au naufrage du porte-conteneurs pakistanais Muree en Manche.


1990 : Le capitaine de corvette Jacques Loubry, commandant l'aviso Amyot-d’Inville.

Poursuivant par une escale à Rouen (6 au 10 novembre), une sortie au profit de l'UDAMO (Union des Anciens Marins de l'Oise - 22 novembre), il conclut l'année par une mission de présence en Mer du Nord (27 novembre au 8 décembre), au cours de laquelle quatre exercices sont effectués avec trois Tornado allemand, la frégate Wandelaar et l'armée de l'air belge, un P3C Orion néerlandais et la frégate britannique Gloucester, puis l'aviso relâche à Rotterdam (Pays-Bas - 1er au 5 décembre) où il est gratifié au poste de manoeuvre d'un enfoncement du bordé à 1 mètre au dessus de la flottaison aux couples 46 et 47.

1990

Lecapitaine de corvette Jacques Loubry prend le commandement du bâtiment le 9 février. Suit une Période d'Entretien Intermédiaire avec passage au bassin (9 au 16 février), un entraînement de groupe de la 1ère division d'avisos (4 au 12 mars), puis escale à Nantes (9 au 12 mars), une mission de présence en Mer du Nord (19 au 28 mars) avec des escales à Edimbourg (22 au 26 mars), Rouen (7 au 9 mai à l'occasion de la fête de Sainte Jeanne d'Arc) et Flessingue (10 au 14 mai). A Flessingue, une délégation de l'équipage de l'Amyot-d’Inville participe aux commémorations du 50ème anniversaire des opérations de Zélande lors de la campagne de mai 1940.


L'aviso Amyot d'Inville dans la plume au large de Saint-Pierre et Miquelon (septembre 1990).

Du 18 au 22 juin, l'aviso assure la protection maritime du sommet franco-africain de La Baule, puis lors de la venue du président de la République à La Rochelle (27 et 28 juin). Du 2 au 18 août, un déploiement en Atlantique Nord est ponctué par une escale à Reykjavik (9 au 14 août).

Après une période de PEI (20 août au 17 septembre), l'Amyot-d’Inville est déployé en Atlantique Nord (7 octobre au 30 novembre) pour participer aux contrôles des pêches coordonnés franco-canadiens dans le secteur 3PS. Sa présence est prolongée au cours d'un conflit opposant des armement saint-pierrais et métropolitains quant au droit de pêche dans cette zone. L'aviso parcourt plus de 3600 nautiques sur les bancs et fait plusieurs escales à Saint-Pierre et Miquelon (16 au 18 octobre, 20 au 21 octobre, 23, 28, 4 au 5 novembre, 7 au 10 novembre), puis Hamilton (Bermudes - 16 au 20 novembre), et enfin, sur le chemin du retour vers la Métrpole : Punta Delgada (Acores - 26 au 27 novembre).

Suite : Histoire de l'aviso Amyot d'Inville (1991-2000)


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