Améthyste n'est pas seulement le nom d'une pierre précieuse mais aussi un acronyme signifiant AMElioration Tactique, HydrodYnamique, Silence, Transmission, Ecoute. Issue des études initiales du Rubis dans les années 70, la version Améthyste aura vu le jour 10 ans plus tard. Deux équipages (bleu et rouge) se relaient tous les trois mois environ pour armer le bâtiment. Le 3 mars 1994, l'Améthyste, a été victime d'une avarie en heurtant le fond lors d'une fausse manoeuvre au cours d'une navigation au large de Cap-Ferrat. La coque a été gravement endommagée. L'Améthyste s'est distingué en 1999 en mer Adriatique, en effectuant le soutien du groupe aéronaval, partie intégrante au dispositif de frappe aérienne sur des objectifs militaires en République Fédérale de Yougoslavie (opération Trident). C'est l'un des deux sous-marins avec le Rubis qui, à proximité des côtes yougoslaves, a interdit la sortie des navires serbes des bouches de Kotor, privant Milosevic de l'emploi de ses forces navales. Il a également constitué une excellente source de renseignement pour l'ensemble des forces. Le bâtiment n'a pas de ville marraine. C'est le premier bâtiment de la marine française à porter ce nom.
Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2008. Copie et usage : cf. droits d'utilisation
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