Histoire et actualités de la frégate Nivôse

Novembre 2009 : Récompense par l'OMI pour la lutte anti-piraterie
L'Organisation Maritime Internationale a récompensé, le 23 novembre 2009, des bâtiments militaires s'étant illustrés dans la lutte contre la piraterie. Des certificats ont, ainsi, été remis lors d'une cérémonie à Londres, au siège de l'OMI. En tout, 9 bâtiments de la Marine nationale ont été récompensés pour leurs actions sur une période allant du 8 décembre 2008 au 3 juillet 2009. Ces navires sont le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, les frégates Nivôse, Floréal, Georges Leygues et Aconit, les avisos Premier Maître L'Her, Commandant Ducuing et Commandant Bouan, ainsi que le patrouilleur Albatros.


Mars-Juin 2010 : Opération Atalante - 35 pirates à bord, un record !

Jusqu'à la mi-juin 2010, le Nivôse participe à l'opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante en océan Indien. Durant quatre mois, le bâtiment français sera intégré à l'EU-Navfor. Il va participer à la protection de navires marchands dans le golfe d'Aden, ainsi qu'à la protection des cargos du programme alimentaire mondial (PAM) et de l'AMISOM (Mission de l'Union africaine en Somalie) se rendant en Somalie.

Le 4 mars, un groupe de pirates qui opérent à partir d'un bateau-mère et de deux skiffs, attaqué le bâtiment océanographique Beautemps-Beaupré, 180 nautiques à l'est de Mogadiscio. Les sommations d'usage (radio, avertissement sonore et visuel) n'ayant pas donné d'effet, il a fallu que l'équipe de protection embarquée fasse des tirs de semonce pour que les pirates qui s'apprêtaient à monter à bord avec des échelles mobiles déguerpissent et rejoignent leur bateau-mère. Le navire a donné l'alerte aux forces présentes sur la zone. Un avion de patrouille maritime, basé aux Seychelles, les avaient repérés et suivis.

Le 5 mars 2010, le Nivôse, participant à l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, intercepte et neutralise, successivement, deux groupes pirates, dans le sud de l'Océan indien, entre Seychelles et Kenya.
Le lendemain matin, le Nivôse repère les skiffs à 350 miles des côtes somaliennes (environ 2 Sud, 47 Est), et lance son hélicoptère Panther et un RHIB (rigid-hulled inflatable boat) avec une équipe d'intervention. Les suspects n'ont pas attendu leur arrivée : ils ont commencé à balancer par-dessus bord tout ce qui pouvait être une preuve de leurs forfaits (échelles, armes...). A l'arrivée sur place, les marins français ont pu saisir les skiffs qui contenaient encore tout un attirail de piraterie, comme un lance-roquette (pas très utile pour la pêche !), des grappins et plusieurs fûts d'essence. Le bateau-mère et un des skiffs pirates ont été détruits. Et les 11 pirates à bord appréhendés ont été transférés sur le Nivôse.

C'est après cette dernière attaque que le Nivôse a réalisé la deuxième opération de la journée. Sur ordre du commandement d'Atalanta, il s'est donc déporté de 90 nautiques vers le sud-est. Et le même procédé que dans la matinée s'est répété. Deux skiffs et un bateau-mère ont été appréhendés avec 11 nouveau suspects à bord, un bateau-mère et un skiff ont été détruits. Le Nivôse détient 22 suspects à bord. Deux pirates supplémentaires sont interceptés le lendemain 6 mars, ce qui porte à 24 le nombre de pirates détenus à bord.

Le dimanche 7 mars 2010, le Nivôse intercepte 11 autres pirates opérant au large des côtes de Somalie. Mise en alerte par l'état-major de l'opération Atalante après des renseignements recueillis par l’avion espagnol, la frégate Nivôse a rallié le secteur, précédée de son hélicoptère Panther et de l’hélicoptère de l’Etna. Les embarcations rapides de la frégate ont intercepté un bateau-mère et deux skiffs, « marqués » par les hélicoptères. Des tirs de semonce ont été nécessaires pour dissuader les pirates de prendre la fuite. Les personnes capturées s'ajoutent aux 24 présumés pirates déjà retenus à bord de la frégate, ce qui fait un total de 35 pirates capturés. L’opération Atalante enregistre ainsi la plus importante prise de pirates réalisée dans le bassin somalien.

Le 13 mars, 24 des 35 suspects arrêtés par le Nivôse, sont remis aux autorités du Puntland. Quant aux 11 autres, ils devraient être rapatriés par avion, à partir de Djibouti aux Seychelles.

Le 29 avril dans l'après-midi, à 480 milles marins à l'est de la côte somalienne, le Nivôse intercepte un bateau mère et deux esquifs qui l'accompagnaient, procédant à une fouille à leur bord. Suite à la découverte de matériels propres à servir à des actes de piratarie, les 11 somaliens à bord ont été embarqués sur le Nivôse avec les deux esquifs, tandis que le bateau mère a été coulé.


Juillet 2009 : Crash de Airbus de Yemenia aux Comores
Après avoir passé un mois dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), le Nivôse est revenu 10 jours à la Réunion, puis a été engagé pendant trois mois dans le cadre de l’opération européenne Atalante contre la piraterie. Pendant cette mission de trois mois, la Nivôse a navigué entre Djibouti et les Seychelles et a intercepté au total 22 pirates à plus de 500 nautiques à l‘est de Mombasa. Alors qu‘il rentrait sur la Réunion, le Nivôse a été appelé aux Comores, suite au crash de l‘Airbus A310-300 de la compagnie Yemenia. Le Panther/36F a été envoyé en éclaireur, et est arrivé sur site 24 heures avant le bâtiment. Malheureusement, aucun survivant n’a pu être retrouvé par le Nivôse. La frégate Floréal a pris le relais dans les eaux des Comores et a accueilli l‘hélicoptère qui avait décollé du Nivôse de façon à poursuivre les recherches en mer.



Le Nivôse à Mombasa avec ses prises (8 mai 2009 - Photo Reuters).
Mai 2009 : Coup de maître : Une flottille entière de pirates capturée !
Le 2 mai un avion de patrouille maritime espagnol repère une flottille pirate, composée d’un bateau mère, qui transporte des dizaines de fûts de carburant, et de deux « skiffs » d'intercepteption. Le lendemain, les pirates lancent leurs embarcations à la poursuite du Nivôse qu'ils confondent, vue de l'arrière face au soleil, avec un navire marchand !
Le Panther décolle et les deux zodiac sont mis à l’eau. Un premier skiff est abordé par les commandos marine. Quatre pirates à bord. Les mains sur la tête. Ils ont jeté leurs armes. La deuxième embarcation tente de s’échapper. L’hélico lui coupe la route et lâche deux rafales de fusil-mitrailleur ANF-1.
La deuxième équipe de visite arrive à l’abordage. Braqués, les six pirates s’accroupissent au sol, mains sur la nuque. Au fond de la barque, deux fusils d’assaut kalachnikovs, un lance-roquettes RPG-7 et de nombreuses munitions instables.
A la passerelle, un veilleur localise le bateau mère à près de 4 milles nautiques. Lui aussi fait route sur le Nivôse, pensant que l’attaque menée par ses complices a réussi. L’hélicoptère, toujours en vol, à la limite des réserves de carburant, le « marque » immédiatement. Le dernier pirate, affolé par les hurlements du rotor, lève les bras et se rend. A bord, pas d’armes, mais une douzaine de fûts de carburant et des vivres frais. Quinze jours après la première prise, onze pirates occupent à nouveau le hangar de l’hélicoptère...

Le 8 mai, les 11 pirates sont remis aux autorités kényanes à Mombasa. Ils sont débarqués par le Nivôse. Ils devraient être inculpés de piraterie le jour même ou lendemain.


Avril 2009 : Bénéfice du doute pour des pirates présumés
Le 29 avril, le Nivôse a arraisonné un bateau mère chargé de fûts de carburant avec 3 individus à bord. Mais aucune arme n’ayant été retrouvée, seuls indices d’un piratage récent sont des brassières de sauvetage du Bow Asir, un navire de commerce attaqué le 26 mars dernier. Avec un moteur en panne, les pirates présumés dérivaient à plus de 300 milles nautiques des côtes somaliennes, une bâche hissée sur l’avant en guise de voile. Le suspect devient donc simplement un bateau en avarie propulsion. Il n’y a pas de preuves suffisantes sur ce bateau. Vingt-quatre heures après leur interpellation, les pirates présumés sont remis à bord de leur embarcation, dotés de réserves d’eau et de médicaments...



Le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec, commandant du Nivôse, exhibe les preuves des actes illicites des pirates interceptés (22 avril 2009 - photo MN)
Avril 2009 : Arrestation de pirates sur un bateau mère

Le 15 avril 2009, le Nivôse a intercepté et arrêté 11 pirates, à 900 kilomètres au large du Kenya. Les pirates naviguaient sur un bateau mère, une embarcation de 10 mètres de long transportant notamment 17 fûts de 200 litres de carburant, et deux skiffs d'assaut.
La frégate française avait repéré les pirates le 14 avril au soir lorsque son hélicoptère avait permis de déjouer leur attaque contre le bâtiment de commerce Safmarine Asia. Elle a pisté les embarcations durant la nuit, puis est intervenue au lever du jour. Le Nivôse, qui a relevé le Floréal le 12 avril dernier, fait partie de la force Atalante.

Le 22 avril 2009, le Nivôse a remis les 11 pirates aux autorités kenyanes à Mombasa. Les pirates présumés affirment qu'ils pêchaient, lorsqu'ils ont été interceptés par le Nivôse, selon leur avocat Francis Kadima. " Ils affirment qu'ils pêchaient. Ils ont reconnu qu'ils avaient des armes (...) mais selon eux, c'est normal. C'est pour leur sécurité ", a expliqué Me Kadima, rencontré samedi à Mombasa peu après avoir visité ses clients dans une prison en périphérie de la deuxième ville kényane. De nationalité somalienne, ils doivent être jugés début août par un tribunal de Mombasa, en vertu d'un accord signé début mars entre le Kenya et l'Union européenne. La police kényane a produit quatre AK-47 et 200 munitions comme pièces à conviction dans cette affaire.


Novembre 2008 : Opération Atalante
Le Nivôse participe à l'opération Atalante de chasse au pirates au large de la Somalie. En novembre, le quotidien est d'escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), dont dépend la survie de 3 millions de Somaliens, et de veiller sur les bâtiments de commerce "vulnérables". La piraterie doit son essor au naufrage de la Somalie, archétype de l'"Etat failli", livrée au chaos et à l'anarchie depuis la chute, en 1991, du dictateur Siad Barre. Chargé d'accompagner le Señorita, le Nivôse a vu affluer dans son sillage 17 bâtiments, mus par la même hantise du pirate.


Janvier 2009 : Le Nivôse porte au secours aux passagers du Queequeg II

Le Nivôse appareille en urgence le 21 janvier pour porter secours aux passagers du Queequeg II, un catamaran américain surpris par la tempête tropicale Éric au sud-est de Madagascar. Il faudra 24 heures, dans une mer démontée, 25 à 30° de gîte, pour rallier le Queequeg II aux côtés duquel est resté le cargo sud-coréen Auto Banner, avec à son bord le seul rescapé du naufrage, Leo Sherman. Le rescapé ne peut être tranféré à bord compte tenu des conditions météorologiques. Des vents de 60 noeuds (110 km) balayent la zone, provoquant des creux de 10 à 12 m.

Au petit matin, il est toujours difficile de garder le contact visuel avec l‘épave tant la mer est démontée. Finalement, les marins du Nivôse récupèrent la balise de détresse du catamaran à bord du zodiac, puis une première plongée est organisée dans la matinée. Quatre plongeurs de l‘équipage sont largués à proximité de l‘épave. Deux restent en surface tandis que les deux autres entreprennent de sonder la coque. Au bout de longues minutes passées à fouiller l‘épave, ils ne peuvent que constater qu‘il n‘y a plus personne à bord malgré l‘espoir préalablement entretenu. Le Dr Strykowski, âgé de 73 ans, n‘a probablement pas eu la force de lutter contre le fort courant pour suivre Leo Sherman qui avait réussi à s‘extraire de la coque. Les gars du Nivôse, pour leur part, ont fait ce qu‘ils ont pu.


Novembre-décembre 2008 : Chasse aux pirates

Le Nivôse est le premier bateau français engagé dans cette lutte contre la piraterie dans une région du monde où ces actes sont en constante évolution depuis le mois d’Avril. Outre l’effectif habituel réglementaire (16 officiers, 60 officiers mariniers, 21 quartiers-maitres & matelots, dont 11 Réunionnais), le bateau est en capacité d’accueillir un commando supplémentaire de 21 hommes.

L’opération Atalante est lancée le 8 décembre 2008 par l’Union européenne pour lutter contre l’escalade des actes de piraterie au large des côtes de la Somalie (Golfe d’Aden et océan Indien). Cette opération a pour objectif de protéger l’aide humanitaire convoyée vers la Somalie et de lutter contre la déstabilisation de l’environnement maritime dans la région. Environ 1 200 militaires, plus de 20 bâtiments de guerre et des aéronefs ont été annoncés par les nations participant à cette opération, prévue pour durer un an.

Les pirates, souvent camouflés en pêcheurs (nationalité mixte, Somalie/Yemen), à l’aide de Dhow (bateaux mères) et de Skiff (petites embarcations rapides et légères) guettent la proie idéale, un bateau lent de préférence, avec un plat-bord proche de la surface. Armement rudimentaire mais efficace, Kalachnikov, lance-roquettes et échelles de corde. Leur force est la rapidité d’exécution, une fois à bord, il est difficile de les en déloger.

Le 27 novembre, le Nivôse a rendez-vous avec le vraquier Senorita (armateur norvégien) à l’Est du golfe d’Aden. La frégate française a pour mission d’accompagner le Senorita jusqu’à l’entrée de la mer Rouge. Cette mission a été définie grâce au travail de coordination de la cellule européenne (EU NAVCO) qui met en relation armateurs européens et moyens navals déployés dans cette région. Le 27 novembre, le Nivôse vient d’achever l’accompagnement de deux autres navires, l’Alizé et le Seabourn, d’Ouest en Est au large des côtes somaliennes. Peu après le rendez-vous avec le Senorita, le convoi se met en route. Il est rejoint spontanément par quinze navires de commerce qui recherchent la protection dissuasive de la frégate française. Le 29 novembre, cet imposant convoi arrive sans encombre à proximité de Bab-el-Mandeb et les navires de commerce poursuivent leur route vers le canal de Suez.

Le 28 novembre, un chimiquier battant pavillon Libérien, le « Biscaglia » appelle au secours par VHF les bateaux proches. Des pirates essaient de monter à bord, l’équipage (aidé de 3 hommes chargés de la sécurité mais non armés de moyens létaux) ne peut les contenir. Le Nivôse fait alors décoller son Panther embarqué, les règles d’engagement sont claires, défense en cas d’attaque. Proche de la zone, le Jean de Vienne et une frégate allemande font également décoller leur aéronef. 25 mn plus tard, arrivé sur zone, il est trop tard, le bateau est aux mains des pirates. Les trois membres de l’équipe de sécurité (anciens commandos britanniques peu désireux d’être faits prisonniers) ont sauté à l’eau, ils seront récupérés par l’hélico allemand et déposés sur le Nivôse avant transit à terre.

Le Nivôse quitte le 16 décembre le golfe d’Aden. (Sources : EMA + Stéphane Bommert)


Mai 2006 : Fin d'IPER à La Réunion
Le Nivôse vient de sortir d'une période d’entretien majeure. Cette opération, menée par V-Ships, en sous-traitance de Thales Naval Services, a duré trois mois et demi, dont seulement trente jours de cale sèche à Dubaï. Arrivée le 13 janvier aux Emirats Arabes Unis, la frégate quittait les chantiers Dubai Dry Dock dès le 15 février. Les travaux ont été achevés à la Réunion, où ont été visités les équipements les plus complexes, notamment le système d’armes. Pour mener à bien cet IPER, qui représentait 20.000 heures de travail, V-Ships s’est allié à Arrena, un consortium con
stitué d’entreprises locales spécialisées dans la maintenance. (Source : Mer & Marine)


Juin 2005 : Escale en Namibie
Le Nivôse est arrivé dans le port de Walvis Bay (Namibie) le 31 mai. Le Lieutenant-colonel Hervé Pétetin, attaché militaire en Namibie, a indiqué que la visite du Nivôse faisait aussi partie d’un programme destiné à établir une coopération militaire bilatérale avec la Marine Namibienne.


Mars 2005 : Escale à Diego Suarez
Le 20 mars, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, la frégate anti-sous marine Georges Leygues, le sous-marin nucléaire d’attaque Emeraude et la frégate de surveillance Nivôse, sont arrivés à Diego Suarez pour une escale de quelques jours. Si les deux premiers sont en escale officielle dans le cadre du programme de formation des 108 élèves officiers du Groupe Ecole d’Application des officiers de marines (GEAOM), le sous-marin effectue une escale de routine pour la première fois dans la capitale du Nord de Madagascar. Quant au Nivôse, son retour fut imprévu après son dernier passage en septembre dernier, il transporte du matériel de l’Emeraude venant de l’île de la Réunion.



Le palangrier taiwanais, le Ruey Shyang 11 (Photo MN) 
Novembre 2004 : Arraisonnement du Ruey Shyang 11
Le 23 novembre 2004, le patrouilleur des affaires maritimes Osiris détecte un palangrier taiwanais, le Ruey Shyang 11, en pêche illégale à 130 milles au sud est de La Réunion, à l’intérieur de la ZEE française. Le Nivôse, alors au large de La Réunion, envoie son
Panther (36F) qui identifie formellement l’une des palangres. L’équipe de visite du Nivôse monte à bord du contrevenant vers 21h30. Devant les éléments de preuve réunies, le pêcheur est dérouté vers La Réunion. Le convoi arrive le 26 novembre au port ouest. (Site MN)
Octobre 2004 - Escale commune avec la Marne à Mombasa
La Marne et le Nivôse font une escale commune du 4 au 9 octobre à Mombasa au Kenya. Le vice-amiral Rolin y rencontre les autorités civiles et militaires à Nairobi en présence notamment de SEM Hubert Fou
rnier, ambassadeur de France au Kenya et de l'attaché de Défense français au Kenya, le colonel Bruno Merret. A l'appareillage de Mombasa, les deux navires effectuent en mer des manœuvres en présence de 4 officiers de la Marine Kenyane. La Marne effectue un "Visitex" à bord du bâtiment kenyan Shupavu. Puis la Marne et le Nivôse effectuent un entraînement mutuel, avant de se séparer, le Nivôse retournant à la Réunion pour un mois d'auto-entretien, tandis que la Marne poursuit sa route vers le nord. (LV Yann Bizien - Photo de l'auteur)

Repérage du "client" par le Falcon 50 de la 24F.

Septembre 2004 - Coup double pour La Rieuse et le Nivôse
Au cours d'une autre mission de surveillance maritime, le Falcon 50 de la 24F déployé à la Réunion localise le 14 septembre une flottille de six palangriers japonais sur lesquels pèse une très forte présomption de pêche illicite dans le nord de la ZEE Tromelin.
Le 15 matin, une opération coordonnée Nivôse/Rieuse/Falcon 50 permet de les relocaliser à l'aube et de conduire un contrôle à la mer. Le Nivôse se charge du Koryu Maru 38 et La Rieuse du Chokyu Maru 38 qui a été observé en action de pêche au cours de la nuit. Dans les deux cas, les investigations ont confirmé que ces navires avaient mouillé des palangres dans la ZEE française de Tromelin. Ces palangres relevées par les contrevenants ont permis de confirmer l'infraction de pêche illicite (bâtiment étranger pêchant sans licence valable en ZEE française). Un peu moins de 150 tonnes de thon congelé ont été trouvées dans les cales des deux navires.
L'appréhension des navires, du produit de leur pêche et de leur matériel ainsi que leur déroutement vers Port des Galets ont ensuite été signifiés aux capitaines des deux navires fautifs. Des équipes de prise mixte Rieuse/Nivôse mises en place sur les palangriers ont assuré leur surveillance pendant leur transit sous la bonne garde du Nivôse. Pendant que les équipes de visite opéraient sur les contrevenants, le Falcon 50 investiguant la zone prit en flagrant délit un troisième navire japonais du même type en train de mouiller ou remonter une palangre. Un PV d'infraction a également été dressé, mais ce contrevenant n'a pu être rattrapé avant sa sortie de la zone, les bâtiments de surface étant déjà accaparés par leurs prises. Les deux contrevenants ont accosté à Port des Galets le 17 au matin.


Septembre 2004 - Sauvetage d'un pêcheur
Le 23 septembre 2004, un marin du chalutier Albatros battant pavillon mauricien tombe à la mer à 200 milles au Sud-Ouest de La Réunion. L’homme, de nationalité mauricienne, heureusement repêché aussitôt par l’équipage, se plaignait de douleurs dorsales et d’un début de paralysie. Le Nivôse, en mer à ce moment, fait décoller son
Panther, sur demande du CROSS. Une heure plus tard, l’hélicoptère hélitreuille la victime, immédiatement prise en charge par le médecin du bord. Le blessé sera emmené par l’hélicoptère vers l’hôpital de Saint-Pierre peu après. (Communiqué Prémar)


Mars 2004 - Le Nivôse au secours de Madagascar
Dans le cadre des secours apportés par le ministère de la défense aux populations du nord de Madagascar touchées par le cyclone Galifo qui a causé d'importants dégâts, l
e 11 mars, le Nivôse décharge par hélicoptère du fret au profit des populations du nord. Le débarquement du matériel a donc été réalisé uniquement par voie aérienne : un véritable pont aérien s’est déroulé pendant plus de 6 heures durant lesquelles le Panther a enchaîné plus de 30 Vertrep, ne se posant que pour effectuer des ravitaillements rotor tournant.
Un ingénieur eau de la Croix Rouge et quatre tonnes de fret composées de matériel d'éclairage et d'abris temporaires et de matériels de traitement de l'eau sont transportés sur Antsiranana (Diego Suarez). Après un premier passage en septembre 2003, le Nivôse a de nouveau fait escale à Diego Suarez du 12 au 15 mars. (Brèves MN)


Octobre 2003 - Le BSM Garonne est coulé
Début octobre, les frégates Nivôse et Floréal, le patrouilleur austral Albatros, le Batral La Grandière, les patrouilleurs La Boudeuse et La Rieuse, et le patrouilleur de gendarmerie Jonquille ont effectué leur stage Méco sous la tutelle de la division "Entraînement" de la Fan et des 26 entraîneurs détachés à La Réunion pour la circonstance. Au cours de ce stage de deux semaines, la coque de l’ex bâtiment de soutien mobile Garonne a été coulée. Le bâtiment avait été au préalable désarmé à la Réunion après transfert de ses ateliers à la base navale de Port-des-Galets. Le 9 octobre, après avoir été remorquée au large par le remorqueur-ravitailleur Rari, la Garonne est touchée par des tirs de missiles MM38, et des tirs d’artillerie. Trop endommagée, la coque a été achevée par le GPD (Groupe des Plongeurs Démineurs) de Cherbourg.


Septembre 2003 - Fin de mission pour la FNFA
Après deux mois d'opérations communes en océan Indien, au titre de la 13e activation de la Force navale franco-allemande, la frégate
Nivôse, la frégate Brandenburg et le pétrolier-ravitailleur Frankfurt am Main se sont séparés le 15 septembre 2003 au terme de la première participation de la FNFA, depuis sa création, à une mission opérationnelle. (Brèves MN)


Juillet 2003 - Patrouille en mer Rouge
Depuis plusieurs semaines, le
Nivôse patrouille dans les eaux chaudes du golfe et de la mer Rouge, au sein de la FNFA, dans le cadre de l'opération de lutte contre le terrorisme international Enduring Freedom. Un autre danger pour les porte-conteneurs, tankers, ro-ro, et autres «TM» reste la piraterie, très active le long des côtes somaliennes et yéménites. La dernière victime connue est un chalutier chinois attaqué en juillet aux environs de Bab el-Mandeb. Un mort est à déplorer malgré le ralliement rapide de l’EV Jacoubet. La forte présence occidentale, jusqu’à sept frégates à la mer dans le golfe d’Aden, contribue à sécuriser ces eaux, au grand bénéfice des bâtiments de commerce demandant la protection des navires de guerre et exprimant leur reconnaissance au «French navy ship» et à ses homologues allemands, italiens ou espagnols pour la sécurité accordée, notamment après l’accompagnement par le Nivôse du pétrolier Artois, jumeau du Limburg, attaqué devant Aden en octobre 2002. Dernièrement, le Nivôse a aussi escorté l’Amerigo Vespucci dans le détroit de Bab el-Mandeb. (Brèves MN)


Juillet 2003 - Au sein de la Force navale franco-allemande
Une cérémonie marquant le début de la force Navale franco allemande a eu lieu le 26 juillet à Djibouti à bord de la frégate Brandebourg.
Présents à cette manifestation militaire, l'ambassadeur français à Djibouti, Patrick Roussel, le commandant des Forces Françaises à Djibouti le général de brigade Gérard Pons, le contre Amiral Nielson ainsi que plusieurs officiers français et allemands.
A Djibouti, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, 8 navires de guerre (Allemagne, France, Etats-unis, Grande Bretagne, Espagne, Italie) participent à la traque des réseaux terroristes dans la région de la Corne de l'Afrique. La Task Force 150 comprend les frégates Frankfurt et Brandebourg et le ravitailleur Donau, et coté français, la frégate
Nivôse et l'aviso EV Jacoubet. A cela s'ajoute, l'USS Higgins, les frégates italienne Grecale, espagnole Santa Maria et une frégate anglaise Kentucky. (Le Journal La Nation - Ibrahim Mohamed)



L'équipe d'interception au complet (photo MN)

Janvier 2003 - Interception du Lince
Depuis juillet 2002 et l’interception l’Eternal, ex Arvisa 1 et ex-Camuco au nord-est des Kerguelen, aucun pillard de légine n’était tombé dans les filets de la Royale. Le 13 janvier au lever du jour, le Nivôse dans le nord-est de la ZEE de Kerguelen, détecte la présence d’un bateau suspect, identifié par le Panther comme étant le palangrier Lince, battant pavillon des Seychelles. Dans un premier temps, le palangrier tente de fuir et refuse de se soumettre aux injonctions de stopper ses machines signalées par l’hélicoptère. Le Lince finit par obtempérer et accepter la venue à bord d’une équipe de visite. Les mauvaises conditions de mer ne permettent pas au Nivôse d’envoyer une embarcation. L’équipe de visite doit être hélitreuillée sur le pont du Lince. Les opérations sont longues et délicates. L’équipage du palangrier en profite pour jeter par dessus bord du matériel informatique et des documents vraisemblablement compromettants, preuve qu’il se sait en infraction. Ce sera peine perdue. En fin de matinée, le Lince est sous le contrôle total du Nivôse. La fouille du bateau de pêche permet la découverte dans la cale de 160 tonnes de légine. Le 21 janvier, La Boudeuse rejoint le Nivôse à 330 nq au sud de La Réunion, elle escorte le Lince jusqu'à Port des Galets. Le 23 janvier le groupe La Boudeuse, Nivôse et Lince accoste au port.
A bord du palangrier contrevenant, 41 marins, tous chiliens comme le capitaine. Seuls le capitaine de pêche et le chef mécanicien sont de nationalité espagnole. Mais tout cela n’est qu’une facette du Lince qui se révèle être un vieux routier de la pêche illicite. Avant de s’appeler Lince sous pavillon seychellois, ce palangrier était le Cisne Rojo, l’une de ses nombreuses identités puisque on le connaît aussi sous le nom de Pescamex IV ou encore Aros Quinto. Il a tour à tour navigué sous pavillon de complaisance de Belize et de Panama, pratique courante des pirates du Grand Sud. Le palangrier appartient à Pesquera Cisne, basé à Punta Arenas, au Chili, associé à Marilyn Fishing Co. Ltda. dont le siège est à Port-Louis. Aussi bien Pesquera Cisne que Marilyn Fishing Co. Ltda. ne sont que les paravents d’intérêts espagnols domiciliés à Marbella. (Clicanoo.com - janvier 2003)


Avril-août 2002 - Transit La Réunion Papeete, IPER
Le Nivôse a appareillé le 29 décembre de La Réunion. Il a ensuite effectué deux escales successives à Melbourne puis Sydney en Australie. Début mars, une autre escale à à Nouméa a permis de renouer des liens avec sa ville marraine. Après deux mouillages à Wallis puis Bora-Bora, le bâtiment est arrivé à Papeete le 18 avril pour effectuer son IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparations). Lors de ce carénage, DCN Papeete procède à la visite totale de 2 moteurs de propulsion, au remplacement des garnitures d'étanchéité des 2 lignes d'arbres, à l'échange standard de la tourelle de 100mm, et divers travaux de bassin. Les travaux d'entretien majeur du Nivôse se sont achevés le 14 août. C'est la 5ème IPER de frégate réalisée par l'établissement DCN de Papeete. (Horizon Magazine)


Décembre 2001 - Intervention sur la tourelle de 100 mm
A la suite d' une avarie majeure sur la tourelle de 100 mm de la frégate de surveillance Nivôse basée en océan Indien, le service soutien de la flotte (SSF) décide d'envoyer deux personnes chargées d'analyser les travaux à effectuer et de superviser leur réalisation. Le lundi 2 décembre vers midi, après 11 heures de vol, les deux techniciens sont accueillis à l'aéroport « Roland Garros » ; après un repas rapide, l'équipe se met au travail dans la soute à munitions, malgré la chaleur ambiante qui règne en cet été tropical. L'analyse de la situation est rapidement effectuée, la semaine complète ne sera pas de trop ... Après des litres de sueur dépensés et plus de 50 heures de travail, le problème est résolu et réparé avec le soutien efficace de tout le personnel mécanicien d'armes présent sur zone : le bâtiment retrouve sa capacité opérationnelle au grand soulagement de tous les intervenants. (MCO.com 2-2002)


Octobre 2001 : Au cotés des USA dans le Golfe
Les américains préparent une risposte aux attentats du World Trade Center (11 septembre), sous la forme d'un engagement militaire en Afghanistan (opération Liberté immuable) pour rechercher les auteurs désignés des attentats et leur chef, Oussama Ben Laden. En France, le 3 octobre, le conseil des ministres décide que le BCR Var et la frégate Courbet seront engagés dans une opération de coopération navale avec les forces américaines opérant dans l'océan Indien dans le cadre de l'opération Enduring Freedom. Ils participent à la sécurité et au ravitaillement des moyens navals américains dans le nord de l'océan Indien et restent sous contrôle opérationnel d'Alindien. La frégate Nivose et l'aviso Commandant l'Herminier, présents sur zone, effectuent également des missions au profit des forces de la coalition engagées dans l'opération Enduring Freedom. (Cols Bleus n°2589 du 13/10/2001)


Juillet 2001 - Navire en flamme
Le 27 juillet, alors qu'il croisait au large des côtes somaliennes, le Nivôse a reçu un appel de détresse d'un navire sur lequel s'était déclaré un incendie. Immédiatement, la frégate se déroutait, commençait à coordonner l'opération de sauvetage et envoyait le Panther de la 36F pour porter secours à l'équipage qui avait abandonné le Dana, un navire battant pavillon de São Tomé. Regroupés autour du canot de sauvetage, au milieu d'une mer forte, les seize naufragés de nationalité syrienne, yéménite et égyptienne ont été hélitreuillés et déposés sur le Maersk San Jose, un porte-conteneurs danois qui avait rallié les lieux du naufrage en premier. Un des naufragés, atteint d'une crise de paludisme, a été prise en charge médicalement par le Nivôse jusqu'à son accostage à Djibouti. (Cols bleus n°2582 du 11 août 2001)


Janvier 2001 - Assistance médicale à un pêcheur espagnol
Le 29 janvier à 13h00, le centre opérationnel de sauvetage de La Réunion (Cosru) recevait une demande d'intervention du MRCC (Centre de Coordination des Recherches Maritimes) de Madrid, signalant qu'un marin du palangrier espagnol Celtic Bay avait été grièvement blessé à l'abdomen et devait être évacué d'urgence. Mercredi 23h00, le Panther du détachement de la 36F, embarqué sur le Nivôse, décollait de l'aéroport de Pierrefonds pour rallier une heure plus tard le Celtic Bay à 120 milles au sud de La Réunion. Le médecin du Nivôse était embarqué à bord et ½ heure plus tard, la civière et le blessé hélitreuillés. Le pêcheur a été conduit vers l'hôpital de Saint-Pierre. (Cols bleus n°2565 du 10 mars 2001)


Décembre 2000 - Pêche illégale dans la ZEE Kerguelen
Le 23 décembre, la frégate Nivôse, récemment arrivée en renfort aux Terres Australes et Antarctiques Françaises, a surpris en flagrant délit de pêche illégale, au sud est de la zone économique exclusive des Kerguelen, le palangrier Vedra, battant pavillon de complaisance de Sao-Tomé et Principe. Le bâtiment est armé par un équipage de 35 hommes de diverses nationalités et par un capitaine espagnol. Alors que les 2 bateaux font route, le Nivôse surprend un autre palangrier pirate, le Grand Prince, sous pavillon de Bélize. Le Grand Prince avait été impliqué dans le naufrage de l'Amur le 9 octobre dernier à l'est des Kerguelen. 26 marins sur 40 avaient par la suite quitté la zone du naufrage, refusant de coopérer avec le Corsu. Le contrôle du navire par l'équipe de visite hélitreuillée révèle la présence de capture fraîche. Le préfet de la Réunion a ordonné le déroutement du Vedra et du Grand Prince vers la Pointe-des-Galets. (Cols Bleus n°2560 du 3 février 2001)


Novembre 2000 : Escale à Durban
Le Nivôse a fait escale à Durban (Afrique du Sud) du 17 au 20 novembre. Ces quelques jours à quai furent l'occasion de préparer le stage de mise en condition opérationnelle. (Cols Bleus n°2554 du 16 décembre 2000)


Juillet 2000 : Escale à Bombay, Al Jubay
Le BCR Var et la frégate Nivôse sont arrivés à Bombay (Inde) le 3 juillet. L'escale suivante les a conduit à Al Jubail (Arabie Saoudite) (Cols Bleus n°2540 - 26 août et 2 septembre 2000)


Juillet 2000 : Escales à Eilat (Israël), Aqaba (Jordanie)
Le BCR Var et la frégate Nivôse ont fait escale une semaine à Eilat. Les équipages ne se sont pas limités aux joies de la plage et des sports nautiques. Ils ont été nombreux à se rendre à Jérusalem. Pour leur escale suivante, les 2 bâtiments n'ont eu qu'une heure de traversée pour se rendre à Aqaba en Jordanie, située de l'autre coté du Golfe. (Cols Bleus n°2538 des 29 et 5 août 2000)


Septembre 1999 - mars 2000 : 7 mois et demi en Océan Indien

Partie de Nouméa le 20 septembre 1999, le Nivôse accompli un périple de plus de 200 jours en mer des Indes longeant les côtes asiatiques, arabes et africaines qui bordent l'océan. Le bâtiment aura ainsi jeté l'ancre dans une douzaine de pays dont Bornéo (Kuching), la Malaisie, l'Oman (Wudam), l'Arabie Saoudite (Al Jubail), le Qatar, Djibouti, Madagascar, La Réunion (un mois de PEI), les Terres Australes et Antarctiques Françaises (une patrouille dans les TAAF), Mayotte, les Iles Eparses, le Kenya...Toujours en transit, ne restant jamais plus de 2 mois au même endroit, ces marins auront vécu comme des nomades cette migration inhabituelle. Le Nivôse aura également effectué une mission Khor Angar, par laquelle doit être assuré la protection du port de Djibouti, et la dernière mission Condor aux îles Hanish (le différent entre le Yémen et l'Erythrée à propos de la souveraineté de ces îles étant désormais résolu). (Cols bleus n°2532 du 3 juin 2000/CR2 Ludovic Pierrat)


Novembre 1999 : Escale à Al Jubail, Doha - Exercice Shark Attack
Le soir du 1er novembre, après avoir quitté Al Jubail en Arabie Saoudite, le Var et le Nivôse ont rejoint l'Orage qui venait de Mascate. Cette rencontre a été l'occasion d'effectuer un ravitaillement en carburant avant de faire une escale commune à Doha, capitale du Qatar. L'escale a permis la préparation de l'exercice Shark Attack, exercice franco-qatarien mettant en jeu forces spéciales et moyens maritimes. (Cols bleus n°2509 du 4 décembre 1999)


Avril 1999 : Fin d'IPER à Papeete, escale à Bora-bora, retour à Nouméa
C'est une frégate Nivôse remise à neuf et dotée depuis un mois d'un nouvel équipage qui a été présentée, le 30 mars, au vice-amiral Jean Moulin, commandant supérieur des forces armées en Polynésie, à l'occasion de l'inspection générale annuelle du bâtiment. Six mois se sont déjà écoulés depuis l'arrivée du Nivôse à Papeete, le 17 septembre dernier et, grâce à la collaboration efficace de la Direction des constructions navales et de l'équipage, les délais impartis pour son premier grand carénage (indisponibilité périodique pour entretien et réparation ou Iper) auront été tenus. Au terme d'une bonne semaine d'essais, le Nivôse a été déclaré apte à reprendre la mer. Il faut souligner l'importance du travail effectué au cours du dernier semestre.
Comme le Prairial un an plus tôt, le bâtiment a été adapté pour accueillir un hélicoptère Panther (version militarisée du Dauphin) qui depuis mars remplace l'Alouette III. Les quatre moteurs de propulsion ont été visités, de même que deux des trois diesels alternateurs qui, à bord, produisent l'électricité. Les systèmes de ventilation et de climatisation ont également été révisés et la stabilisation réparée. De nombreux travaux de détails ont par ailleurs été menés à bien pour recevoir des canons de salut, améliorer les conditions de vie ou repeindre tous les locaux et les extérieurs qui en avaient besoin. Après trois jours d'escale à Bora Bora, en guise d'au revoir à la Polynésie, la frégate Nivôse a rejoint le 8 avril son port-base de Nouméa avant de repartir aussitôt fendre les eaux froides et l'air frisquet de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. (Cols bleus n°2482 du 17 avril 1999)

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