Histoire
et actualités du TCD Siroco
Octobre-Janvier
2009 : Mission Corymbe ; Seisme en Haïti
Le Siroco
appareille de Toulon le 13 octobre 2009 pour assurer la 100ème rotation
de l‘opération Corymbe. Le bâtiment sera déployé durant près de quatre
mois. A
l‘occasion de cette mission, le TCD transporte deux camions de pompiers
qui seront livrés à Dakar pour les pompiers de la
ville.
Durant le transit le long de la côte africaine, de Nouakchott
vers Lomé, le Siroco croise le Johan de Witt,
confrère hollandais, en mission APS (African Partnership Station).
Le 4 novembre, un ravitaillement offshore (ravitaillement en gasoil
en pleine mer, à l’arrêt) est effectué avec
l'Anuket Emerald, un pétrolier civil de 100 m de long qui
s'est présenté sur bâbord après avoir mis de grosses défenses
Yokohama sur ses francs bords.
Le
12 janvier 2010, l'île d'Haïti est touché
par un tremblement de terre d’une magnitude de 7 sur l'échelle
de Richter. Son épicentre est situé approximativement à 25 km de la
capitale Port-au-Prince. Les blessés et les morts se comptent
par dizaine de milliers. Le Siroco est dérouté le 14 janvier, alors
qu'il naviguait au large de Dakar. Après
une dernière escale à Dakar, le Siroco
passe la suite à la Foudre,
avant de prendre la direction des Antilles.
Il
arrive le 21 janvier à Fort-de-France, et récupère des moyens
de déblaiement (pelles mécaniques), des véhicules des Forces Armées
aux Antilles (P4 et camions), des vivres, de l'eau et du fret humanitaire.
Il rejoint Haïti le 25 janvier, et mouille devant
Port-au-Prince. Ses
deux chalands de transport de matériel, CTM n°28 et n°29,
font alors la navette avec la côte, débarquant véhicules et fret humanitaire.
Tous les jours, 5 marins du Siroco
sont envoyés pour renforcer les équipes de l’hôpital
de campagne, l’ESCRIM (élément de sécurité
civile rapide d’intervention médicale). Ces marins ont
une fonction de brancardiers à l’hôpital embarqué
du Siroco.
Après
avoir passé 15 jours sous les décombres, une jeune haïtienne de 16
ans est retrouvée vivante, le 27 janvier. Darlène Etienne est évacuée
à bord du Siroco,
par un Puma de l'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT).
L'adolescente est prise en charge par l'antenne chirurgicale aérotransportable
(ACA) déployée à bord, qui réalise un premier bilan de santé,
plutôt rassurant. Les 4 hélicoptères (Puma et Gazelle)
embarqués sur le TCD réalisent également des missions de reconnaissance
de sites isolés.
Mai
2009 : Revue navale au large de Sainte Maxime, exercice Sarment
Le
8 mai 2009, devant plusieurs milliers de spectateurs, a lieu une revue
navale au large de Sainte-Maxime (Var), à l'occasion du 64e anniversaire
de la Victoire du 8 mai 1945. Une cérémonie présidée par Nicolas Sarkozy,
qui prend place à bord du BPC Mistral.
Ouvert par la la frégate Cassard
qui tire 21 coups de canon, le défilé est marqué par la présence
de 16 bâtiments : BPC Mistral
et Tonnerre, le
TCD Siroco, le PR
Meuse, le SNA Rubis,
les frégates Forbin,
Cassard, Primauguet,
Montcalm,
Dupleix,
La Fayette et Surcouf,
les avisos EV Jacoubet
et Commandant Birot,
le CMT Orion, et le
remorqueur Abeille
Flandre. Une quarantaine d'aéronefs (Rafale,
Mirage 2000, Super
Etendard, E3-Sentry, Hawkeye,
C 135, Atlantique
2, Falcon
50, Caracal, Cougar, Tigre, Lynx,
Panther,
Dauphin)
ont également participé à cette revue très
dynamique.
Du
9 au 16 mai 2009, le TCD Siroco a
participé à l'exercice Sarment. En
savoir plus...
Mars
- Avril 2009 : Mission au Liban
Le Siroco
a appareillé de Toulon le 7 mars dernier en direction des côtes libanaises
Premier bâtiment français à se rendre sur zone dans un cadre national
depuis le retrait français de la TF448, il a été chaleureusement accueilli
par le chef d’état-major libanais le 12 mars à Beyrouth. Cette première
escale était destinée à débarquer troupes et matériel dans le cadre
de la relève du GTIA français. Trente personnels de l’armée de terre
et un porte char Leclerc ont ainsi été débarqués le 12 mars
pour prendre le chemin de Naqourah, leur destination finale.
Du 18 au 21 mars les marines françaises et libanaises ont conduit
au large de Naqourah un exercice commun impliquant des moyens nautiques
et terrestres. Organisé conjointement par les forces armées libanaises
et le TCD Siroco,
cet exercice a également bénéficié de la participation de la FINUL.
Baptisé « Open Harbour », il a permis de tester les nouvelles infrastructures
du port de Naqourah et d’entretenir les savoir-faire communs des deux
marines. (…) En mission au large du Liban depuis le 11 mars dernier
dans un cadre français, le Siroco
poursuit ses activités de coopération avec les forces armées libanaises.
(…) Des marins libanais embarqueront ainsi à bord du Siroco pour suivre
une formation à la maintenance du matériel naval (radio, radars, électricité)
et suivront un entraînement à la reconnaissance de plage. La deuxième
et dernière escale du TCD permettra de conduire un entraînement commun
des commandos libanais et de la brigade de protection du bord. (Source
: TCD Siroco 30/03/09)
Mai
2008 : Exercice Anvil
L’exercice Anvil, qui se déroule
du 8 au 16 mai au large de Fréjus, met en oeuvre le Tonnerre,
les TCD Foudre
et Siroco,
le Commandant
Ducuing, des aéronefs, des commandos, des plongeurs
démineurs de la Marine nationale, 365 blindés et véhicules
de la 6ème Brigade légère blindée. Le
débarquement de 1500 hommes sur la plage de Saint-Aygulf, et
des interventions en zone urbaine en sont les temps forts.
Avril
2008 : Affaire du Ponant
Le 7 avril, le TCD Siroco
appareille de Toulon pour rallier la Somalie, et venir remplacer,
dans le cas où la prise
d'otage du Ponant se prolongerait, la Jeanne
d'Arc, en tant que bâtiment de soutien santé.
Le dénouement rapide de l'affaire permettra au Siroco
de faire demi-tour avant d'avoir franchi le canal de Suez, et de rentrer
à Toulon quelques jours après.

Débarquement des premiers blindés à Naqourah
(19 janvier 2008 - photo Mindef) |
Janvier
2008 : Mission au Liban
Le Siroco
appareille le 13 janvier de Toulon avec à son bord 3 chars Leclerc
du 11ème régiment de Cuirassiers de Carpiagne, 17 blindés AMX 10 P
du 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, un camion GBC 180
station Atlas, 2 VBL, 2 VBCM et des troupes du 68ème Régiment d'Artillerie
de La Valbonne et du 31ème Régiment d'Infanterie de Castel-Sarrazin.
Le 18 janvier, il prend officiellement le relais de la frégate Primauguet,
présente sur zone depuis novembre dernier.
Le
TCD assure depuis cette date et jusqu’à la mi-mars, la continuité
de l’opération Baliste au large du Liban. Les 19 et 20 janvier, il
effectue une opération amphibie sur les plages de Naqoura, au sud
du Liban. Une vingtaine de véhicules, dont des blindés AMX-10 P, ainsi
que 180 hommes sont débarqués. Du 23 au 27 février, le Siroco
s'est amarré au port de Beyrouth pour une ultime escale. Il
passe ensuite la suite au Courbet
sur zone avant de rentrer à Toulon, après une escale
à Tripoli (Lybie).
Décembre
2007 : Escale à Marseille
Les 3èmes assises de la mer se tiennent
pour la première fois les 13 et 14 décembre 2007 à
Marseille. Cette manifestation organisée par les journaux « Les
Echos » et « Le Marin » rassemble autour
des problématiques maritimes des acteurs, civils et militaires,
du monde marin. A cette occasion le Siroco
fait escale à Marseille,
sa ville marraine, du 12 au 14 décembre,
après avoir embarqué à Toulon une classe de CM2
de l’école Provence. Le 14 décembre au soir, une
réception à bord du Siroco
est donnée pour célébrer les deux ans du Cluster maritime français.
Novembre
2007 : MECO et exercice d'évacuation de ressortissants
Le Siroco
entame à partir du 5 novembre une mise en condition opérationnelle
(MECO) qui s'achève le 23 novembre : trois semaines d'entraînement
menées tambour battant sous l'oeil des experts de la division entraînement
de la Force d'action navale.
Temps fort de cette MECO, le 14 novembre, plus de 120 jeunes stagiaires
en préparation militaire marine (PMM) sont les héros d'un
jour sur la plage des Salins d'Hyères lors d'une simulation d'évacuation
de ressortissants. L'EDIC Sabre
les embarque sur la plage avant de les conduire à bord du Siroco.

Du 21 mai au 7 juin, l'hélicoptère Tigre effectue sa dernière
campagne de « navalisation » à bord du Siroco,
et du Guépratte. |
Juin
2007 : Campagne de navalisation de l'hélicoptère Tigre
Du 21 mai au 7 juin, l'hélicoptère Tigre
effectue sa dernière campagne de « navalisation » à bord du Siroco,
et du Guépratte. Des essais
d'appontage ont été effectués par une mer très mauvaise,
avec des creux de 6 mètres et des vents à près de 100 km/h. Malgré une gîte
à 12 degrés, l'hélicoptère de l'armée de Terre est parvenu à apponter, opérant
au-delà des limites initialement fixées. Ainsi
lors de sa mise en service opérationnel, le Tigre pourra mener des
missions à partir de bâtiments de la marine nationale.
Mai
2007 : Exercice franco-marocain Chébec
Du 2 au 24 mai, l’exercice franco-marocain Chebec
a pour but l'entraînement
à proximité de Marseille, puis entre Al Hoceima et Casablanca, à l'assistance
aux victimes d’un tremblement de terre et l’interception de trafic illicite.
Il met en oeuvre d'importants moyens, tant coté
français (Bougainville,
Siroco, Surcouf,
Sabre, Lynx,
Panther, des
équipes du bataillon de marins-pompiers de Marseille et du CODIS 13), que
coté marocain (frégate Mohammed V et Panther,
La frégate LC. Arrahmani, patrouilleur Rais Charkaoui, personnel
médical et moyens de la protection civile marocaine).
Février
2007 : Mission Corymbe - Tension en Guinée
Le Siroco appareille
le 15 février de Toulon afin de rejoindre l’aviso Commandant
L’Herminier dans le cadre du déploiement Corymbe
88 dans le golfe de Guinée. La situation est particulièrement
tendue à Conakry, depuis l'instauration de l'état de siège, par le gouvernement
du président Lansana Conté. Aucune mesure d'évacuation des quelque 2 900 ressortissants
français établis en Guinée n'a toutefois pour l'instant été prise.
Janvier
2007 : Au sein de la Nato Response Force (NRF)
A partir du mois de janvier 2007, la France fournira la capacité
amphibie de la composante maritime de la Nato Response Force (NRF). Pour cette
NRF n° 8, la Marine française entre pour la première fois dans le tour d’alerte
«NRF» aux côtés des Britanniques, des Espagnols, et des Italiens. La France
participera à la NRF n° 8 en mettant à disposition un état-major de commandement
amphibie (Commander Amphibious Task Force : CATF), 8 bâtiments, le BPC Mistral,
les TCD Siroco et Orage,
les frégates Cassard
et Guépratte, le BCR Meuse
et les chasseurs de mines Pégase et
Verseau. L’Armée de Terre
fournira une force «d’entrée en premier» de 650 hommes ainsi que les véhicules
et les hélicoptères qui pourront être projetés depuis nos bâtiments amphibies.
 Le
Siroco embarque 360 ressortissants à Beyrouth (16 août 2006)
Photo marine nationale. |
Juillet
- août 2006 : Crise au Liban - Opération Baliste
Le 12 juillet, à la suite de l'enlèvement par les chiites libanais
du Hezbollah de deux soldats israéliens et de la mort de trois autres dans
la même attaque, Israël lance une offensive aérienne et maritime au Liban d'une
ampleur sans précédent depuis 1996. Un blocus général est opéré.
Comme en 1982, une noria va s'établir entre Larnaka (Chypre) et
Beyrouth pour évacuer les ressortissants.
La Marine met en
place des moyens maritimes (Jean
de Vienne, Mistral,
Jean Bart, etc...).
Les français ne sont pas seuls, puisqu'au total une quarantaine de bâtiments
de diverses nationalités se retrouvent sur zone.
Le TCD Siroco,
embarque une unité du 7e Bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice,
4 hélicoptères Puma et une installation hospitalière avec deux blocs opératoires.
Il quitte Toulon le 16 juillet et arrive sur zone le 21 au matin. Le 22 juillet,
au terme de quelques heures passées à quai à Beyrouth, le Siroco
prend à son bord plus de 300 personnes souhaitant quitter le Liban.
Le 23 juillet deux
hélicoptères EC 725 Cougar décollent du Siroco
pour se poser à Beyrouth, avec une quinzaine de hommes du Commando
Hubert et des forces spéciales françaises. Ces derniers se rendront à Habbouch,
petit village chiite du Liban sud, afin d'évacuer vers Beyrouth 97 ressortissants
français et binationaux isolés.
Le 27 juillet, le Siroco débarque
à Larnaca 180 ressortissants français et étrangers évacués
de Naqoura (Sud Liban). Il avait quitté le port de Naqoura la veille
après avoir déchargé environ 200 tonnes de ravitaillement
pour la FINUL.
Le 28 juillet, il accoste à Beyrouth où il accueille à
son bord près de 600 ressortissants dont 510 Français qu’il
débarque le lendemain à Larnaca.
Le 30 juillet, il achemine 12 200 rations alimentaires et 100 000 litres d’eau
pour les soldats de l’ONU (FINUL) à Naqoura.
Le 31 juillet, il débarque 5 000 rations alimentaires au profit de la
Croix Rouge à Tyr.
Le 1er août, il charge 100 tonnes de fret humanitaire à Larnaca,
qu'il décharge les 31 juillet au 2 août.
Le 3 août il est de retour à Chypre et débarque des ressortissants.
Une nouvelle rotation est effectuée le 6 août.
Le 16 août, le Siroco, escorté par la frégate Montcalm,
débarque 300 palettes de fret humanitaire à Beyrouth et embarque
360 ressortissants qu'il débarque le lendemain à Larnaca.
Le 12 août, le Siroco ravitaille la FINUL à Naqoura. Il livre 37
palettes d'eau, 13 colis de piles, 7 kg de poches de plasma, 2 palettes de médicaments,
et 129 palettes de bidons de gazole à l'aide de ses chalands de transport
de matériel, sous la protection du Jean Bart, alors que les unités
d'infanterie embarquée du 2e RIMa assurent la sécurité
des sites de déchargement.
Le TCD Siroco
a appareillé le 5 octobre de Beyrouth pour rejoindre Toulon. Il ramène
à son bord le détachement du 2e régiment étranger
du génie engagé sur le sol libanais depuis le 29 août dernier
pour la reconstruction des infrastructures routières libanaises. L’opération
Baliste se poursuit avec le maintien sur zone de la frégate Courbet.
Juillet
2006 : Visite à Marseille
Le TCD Siroco fait
une courte escale à Marseille à partir du 13 juillet. Une délégation
de l'équipage participe au défilé du 14 juillet.
Juin
2006 : Retour de mission Corymbe
Le TCD Siroco a
retrouvé son port base de Toulon le 15 juin après 3 mois de mission Corymbe.
De Dakar à Casablanca, en passant par Lomé et Cotonou, le transport de chaland
de débarquement (TCD) a contribué à participer à cette mission permanente de
présence de la France dans le Golfe de Guinée.
Juin
2006 : Exercice Chébec
Jusqu’au 16 juin, la Marine nationale et les forces armées marocaines
participent à l’exercice Chébec, qui vise préparer en commun la gestion
d'une situation de crise (assistance lors d'une catastrophe à terre). Le 1er
juin, le Jean de Vienne
avec à son bord un hélicoptère Lynx,
la frégate marocaine Hassan II et son hélicoptère Panther,
un hélicoptère Super Frelon
de la 32F et une Alouette
III de la 35F basés
à Hyères ainsi que des moyens spécialisés du Bataillon de Marins-Pompiers de
Marseille, effectuent un premier exercice d'entraînement à l'assistance aux
victimes d'un tremblement de terre, sur différents sites de l'agglomération
marseillaise. Le 10 juin, les navires et hélicoptères embarqués, ainsi que les
Marins Pompiers de Marseille portent secours à la population d'Al Hoceima touchée
fictivement par un tremblement de terre, aux côtés du TCD Siroco,
de l'EDIC Sabre, d'une seconde
frégate marocaine, de deux patrouilleurs marocains, et d'équipes de secours
marocaines.
Novembre
2004 : Mission en Afrique
Le 21 novembre, le TCD Siroco,
quitte le port de Cotonou (Bénin) où il a déchargé des moyens logistiques destinés
à l’exercice de Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix
(RECAMP IV), prévu pour commencer fin novembre au Bénin avec des contingents
de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Septembre
2004 : Anniversaire de la libération de Marseille
Le Siroco
a participé à l’anniversaire de la libération de Marseille, ville-marraine du
bâtiment, les 11 et 12 septembre dernier. Lors du transit Toulon-Marseille,
le TCD, commandé par le CV Olivier Coupry, a embarqué 35 élèves de CM2 qui ont
été attentifs aux manœuvres d’accostage depuis les ailerons. Ils ont enfin quitté
fièrement le bâtiment avec la casquette du TCD.
(Brèves MN)
Mai
2003 : Exercice Corsica
Embarqué à bord du Siroco
pour un exercice au large des côtes Corses, le groupe B du commando,
spécialisé dans le contre-terrorisme maritime, est chargé
de neutraliser en souplesse le sémaphore de la Parata dans la baie d'Ajaccio.
En face, un plastron composé de fusiliers de l'Air et du 44ème
régiment de guerre électronique.
Après une dépose du groupe d'intervention en corde lisse, appuyés
par des nageurs en engins sou-marins, le port et le terrain d'atterrissage d'Aspretto
sont pris en force par les équipes des Etraco. Depuis les Lynx, les tireurs
d'élite surveillent et appuie la manoeuvre. Le terroriste recherché
est vite maîtrisé, son extraction commence. Un Puma extrait en
grappe le captif ainsi qu'une partie du commando.
La deuxième phase de l'exercice comprendra la reconnaissance du port
de Propriano. Les commandos reteront plus de 24h00 en néoprène
dans la nature avant que l'hélicoptère et l'Etraco, parachuté
pour la première fois d'un Transall C160 de nuit, ne les récupère,
fatigués et refroidis. (Cols Bleus)
Mai 2003
: Démonstration amphibie à Marseille
De retour de Côte d'Ivoire, où il a participé au
pied levé à l'opération Licorne de maintien de la paix, le Siroco, avec à
son bord, deux chalands de débarquement et un peloton de blindés
AMX10, arrive à Marseille le 8 mai, où il effectue devant les
plages du Prado une petite démonstration de débarquement de matériel.
Son programme futur est des plus chargés dans les prochains mois : sorties d'entrainement
au profit de l'armée de terre ; point d'appui entre continent et Corse pour
la 4e brigade aéromobile ; exercice Northern Light en Écosse à l'automne. (Var
Matin)

Le TCD Siroco à la mer en soutien
de l'opération Licorne de maintien de la paix en Côte d'Ivoire
(14 février 2003). |
Juillet
2002 : Le Siroco inaugure le nouveau marché peinture
Les traditionnelle corvée de détail, des travaux de
piquage et peinture sont coûteuse en hommes/heures, d'autant plus que
la ressource tend à diminuer. Le Siroco a été choisi pour
inaugurer le premier marché de peinture confié aux entreprises
Sonocar Industries (peinture) et France Grenaillage (décapage) auprès
de SSF Toulon Le 16 juillet une cérémonie à bord marquait
la signature du premier marché à bon de commande. Au cours du
mois d'août, près de 600 m² de fertex, produit spécifique
pour les pont d'envol, ont été apposés sur la plate-forme
hélicoptères principale du Siroco. (La Hune)
Juillet
2002 : Coquetèle géant pour le retour du groupe aéronaval
Le 10 juillet 2002, près de 4 000 personnes sont conviées à un immense
« cocktail » en l'honneur du groupe aéronaval, de retour de mission Héraclès
après sept longs mois passés dans l'océan indien. Au menu : la visite partielle
du porte-avions ou bien celle du transporteur de chalands de débarquement Siroco
et du chasseur de mines L'Aigle,
accostés en vis à vis. Après Héraclès le Charles
de Gaulle a gagné son prestige et surtout, son âme.
Juillet
2002 : Messe sur le Siroco
Après le défilé du 14 Juillet, de 11h45 à 12h55, l'émission de France
2 Le jour du Seigneur sera diffusée depuis le TCD Siroco,
en collaboration avec le diocèse aux Armées. La messe sera célébrée sur la plate-forme
du navire en direct de la rade de Toulon. (Brève MN - 07/02)
Mai
2002 : Première visite du ministre de la Défense à la Marine
La ministre de la Défense et des Anciens combattants, Mme Michèle
Alliot-Marie, s'est rendue à Toulon le mercredi 29 mai à bord du TCD Siroco
et de la frégate Jean Bart.
Mme Alliot-Marie qui avait à ses côtés l'amiral Jean-Louis Battet, CEMM, le
VAE Jean Moulin, Alfan, le VAE Pierre-Xavier Collinet, Cecmed, le VA Edouard
Scott de Martinville, Alfost, et le CA Louis de Contenson, Alavia, a assisté
à un exercice de lutte anti-aérienne auquel participaient un Rafale
et un Super Etendard
modernisé. Lors de la visite du Jean
Bart qui, il y a quelques semaines seulement, accompagnait encore le
Charles de Gaulle en océan
Indien, la ministre a rendu hommage à "l'excellence du rôle" joué par les Français
aux côtés des Américains dans cette mission en soulignant que "la réussite de
ce déploiement opérationnel honore la Marine tout entière". Avant de regagner
Paris, la ministre de la Défense a déclaré qu'elle veillerait à ce que la Marine
dispose de moyens suffisants en matériel et en personnel pour mener à bien les
nombreuses missions qui lui sont assignées. (Var Matin)

Une concentration inhabituelle de bâtiments autour de l'île
de Madagascar. |
Mars
2002 : La Marine nationale autour de Madagascar
Le Var avec à son bord
Alindien a jeté à la mi-mars l’ancre dans le lagon de Mayotte. A Mayotte,
le Var a retrouvé la frégate de
surveillance Floréal,
le bâtiment de soutien mobile la Garonne,
le bâtiment de transport léger Françis
Garnier et le patrouilleur La
Rieuse. Une telle concentration navale inhabituelle est justifiée officiellement
par des réparations auprès de la Garonne.
Officieusement, c’est bien la situation à Madagascar qui a conduit à ce rassemblement.
S’y ajoute la présence du bâtiment amphibie Siroco
à la Pointe-des-Galets. Le Var a
appareillé le 20 mars de Mayotte. La
Rieuse avait pour sa part levé l’ancre le 18 mars. La Garonne
a mis le cap sur la Réunion. Restent dans le lagon de l’île aux parfums, le
Floréal et le Françis
Garnier. A quai, au mouillage ou en mer, ces bâtiments qui pourraient
être rejoints par d’autres ne sont évidemment pas là par hasard surtout au moment
où Madagascar s’enfonce dans le chaos. La perspective d'une prochaine rencontre
entre Didier Ratsiraka (président autoproclamé) et Marc Ravalomanana
(président) a relancé l'espoir d'une sortie de la crise politique qui
secoue Madagascar depuis plus de trois mois. (Le journal de l'Ile de la Réunion
- 21/03/2002)
Mars
2002 : Escale du Siroco à la Réunion
Le 20 mars 2002, le TCD franchi la passe du port de la Pointe-des-Galets.
Il arrive de Tanzanie où du 11 au 24 février dernier il a participé à l’exercice
Tanzanite application sur le terrain du concept Recamp, renforcement des capacités
africaines de maitien de la paix. Les Forces armées de la zone sud de l’océan
Indien avaient pris une part très importante à ces manœuvres qui avaient vu
la participation de 15 pays africains fournissant les hommes et huit pays donateurs
apportant le matériel. L’escale de la Réunion sera mise à profit pour décharger
du matériel, effectuer quelques petites réparations et permettre le repos des
245 marins composant l’équipage qui sont en mer depuis le 2 janvier.(2001©Clicanoo.com)
Janvier
2002 : Sauvetage en mer Rouge
Alors que le Siroco
transite en mer Rouge et s'apprête à embouquer le détroit de Bab el-Mandeb ce
10 janvier, l'équipage est rappelé pour exercice au poste de combat anti-pirates.
Chacun gagne vivement son poste. Soudain, la passerelle annonce la présence
d'un boutre à la dérive, à 60 nq des côtes les plus proches, dont l'équipage
semble faire des gestes d'appel à l'aide. Il ne s'agit plus d'un exercice. Naufragés
ou pirates ? Un doute naît dans l'esprit des marins. Une équipe saute dans un
dinghie et se rapproche du navire en difficulté. Rien dans les cales hormis
un filet de pêche et quelques kilos de glace pour conserver le poisson. Le boutre,
immatriculé au Yemen, est victime d'une panne moteur, semble-t-il irréparable,
depuis 7 jours. L'un des pêcheurs est conduit à bord du Siroco
pour tenter d'alerter par téléphone la capitainerie de son port d'attache. En
vain. Il est finalement décidé, sur l'ordre d'Alindien, de désenradier le CDIC
Rapière pour remorquer
le boutre jusqu'à la limite des eaux territoriales yéménites. Au petit matin,
la Rapière largue le boutre
au large d'Odeida. Equipage sain et sauf, heureux de retrouver des eaux familières.
(Brèves site MN)
Le président de la république à
bord du Siroco.
|
Novembre
2001 : Le Président de la République à bord du Siroco
En visite à Toulon , le président de la République
a survolé en hélicoptère le Charles
de Gaulle, au mouillage dans la rade de Toulon, puis s'est posé sur
le pont arrière du Siroco. Jacques
Chirac a été accueilli par l'amiral Jean-Louis Battet, chef d'état-major de
la marine. Le Président a prononcé un discours
devant plus de 300 marins réunis sur le pont d'envol du TCD. (photo
Marine nationale)
Septembre
2001 : Exercice Bright Star
1 200 militaires français participent en Égypte à l'exercice interallié
biennal Bright Star organisé au profit d'une vingtaine de pays par les
armées égyptienne et américaine. Le TCD Siroco
assure en deux rotations le transport des hommes et du matériel. Les échelons
précurseurs ont quitté la France par voie aérienne le 22 septembre.(Cols
Bleus n°2587 du 29/09/2001)
Le commandant du Siroco en compagnie
d'officiers britanniques.
|
Juin
2001 : Exercice JMC 012 - escale à Greenock
Premier TCD français à particper à ce stage,
le Siroco a embarqué pour l'occasion un
détachement de Royal Marines et 3 hélicoptère Sea King,
le 13 juin, en rade de Plymouth. Une escale à Greenock a permis de se
souvenir du torpilleur Siroco qui fit escale
dans ce port le 29 avril 1940, lors des opérations franco-britanniques
vers la Norvège. Une cérémonie commémorative a eu
lieu devant le mémorial de la France libre.
Le Siroco a ensuite appareillé le 18 juin,
escorté par la frégate Notthingham pour une phase d'entraînement.
Le TCD a projeté des éléments de la Brigade Recce Force
par hélicoptères et embarcations rapides. Il a également
essuyé des attaques des chasseurs du porte-avions américain Enterprise,
des Hawk britanniques et des Super-Etendard
de la 17F. La majeure partie des phases de transit s'est déroulée
sous menace NBC.
(Cols Bleus n°2586
du 22/09/2001 - photo Marine nationale)
Mai
2001 : Exercice Trident d'Or 2001
Du 21 mai au 1er juin, le bâtiment participe en Méditerranée à Trident
d'or, un exercice franco-italien rassemblant 75 bâtiments d'une dizaine
de nations au large de la Corse et de la Sardaigne, articulés en trois
Task Group autour du Charles de Gaulle et des
porte-aéronefs italiens Garibaldi et espagnol Principe de Asturias.
Sont associés la Stanavformed, l'Euromarfor, le Force Navale Franco Allemande.
L'installation d'un PC de Maritime Component Commander (MCC) à bord
du Siroco constituait une première pour
la Marine française. Malgré des débuts un peu difficiles,
dûs principalement à des problèmes de transmission, l'exercice
est un succès. (Var-Matin
7 juin, Cols Bleus
n°2573 du 19 mai 2001)
Janvier
2001 : Exercice Catamaran 2001
Le 26 janvier à Toulon, 360 véhicules dont 100 blindés,
une vingtaine d'hélicoptères et 1400 hommes du groupement interarmées
embarqué (GIE) embarquent à bord des TCD Siroco,
Foudre, Orage
et Ouragan. Aux cotés de la
composante de force amphibie sont déployés les frégates
Suffren, Jean
de Vienne et Surcouf,
les commandos Marine, un groupe de plongeurs démineurs, deux CMT, des
appareils de l'Aviation navale et de l'armée de l'Air, ainsi qu'un détachement
de 250 hommes du commandement des opérations spéciales (Cos).
L'exercice Catamaran a pour but de valider le concept national des opérations
amphibies avec des répétitions de débarquement en Corse-du
Sud précédant la mise à terre de l'ensemble de la force
sur la plage de Racou (Pyrénées-Orientales) à partir du
2 février. (Cols
Bleus n°2561 du 10 février 2001)
Novembre
2000 : Nouvelle visite à Marseille
Le TCD a fait escale à Marseille du 24 au 27 novembre, pour une
pause marquée par le 60ème anniversaire des opérations
de Norvège et du débarquement de Narvik. Les stagiaires PMM
de Marseille et de La Ciotat ont embarqué au retour ainsi qu'un groupe
de l'armée de Terre et plusieurs délégations de collégiens
et lycéens. (Cols
Bleus n°2554 du 16 décembre 2000)
Mars
2000 : Visite à Marseille
Le TCD Siroco
avait embarqué à Toulon une délégation marseillaise
comprenant l'adjoint au maire de Marseille, des représentants du Comar
Marseille, du bataillon des marins pompiers, de l'armée de Terre, et
un groupe d'étudiants. Après le discours de bienvenue du commandant,
le CV Thierry O'Neill, le bâtiment a mis le cap sur Marseille, tandis
que les nouveaux venus suivaient une visite complète du bord et s'intéressaient
aux diverses manoeuvres.
Les étudiants se sont passionnés pour la vie et les métiers
des marins, posant beaucoup de questions sur ses avantages et ses inconvénients.
Le Siroco s'est ensuite consacré à
sa ville marraine avec de nombreuses visites et festivités dans le cadre
du salon nautique, épaulé par le SIRPA/Marine dont le stand, venu
de Paris, était présent sur le salon. (Cols
Bleus n°2523 du 25 mars 2000 / Guy Schaeffer)
Décembre
1999 : Opération Santal - Allègement du dispositif
Début décembre, les armées vont procéder à
l'allégement du dispositif au Timor oriental. La situation s'étant
stabilisée, les mesures de précaution prises initialement ne se
justifie plus. Le Siroco, qui a acheminé
entre Darwin, Dili, Suaï et Oekussi dans l'enclave
d'Ambeno, des véhicules et du fret humanitaire, va être remplacé
par le Jacques Cartier, plus
adapté aux flux logistiques entre l'Australie et le Timor. Le dispositif
médico-chirurgical va laisser place à un dispensaire, permettant
ainsi aux ONG de prendre progressivement le relais de l'assistance médicale.
Le volume des force française sera de 140 hommes à compter du 15
décembre 1999. (Cols
Bleus n°2508 du 27 novembre 1999)
Octobre
1999 : Mission humanitaire dans l'enclave d'Ambeno
Sur demande des autorités de l'INTERFET (INTERnational Forces in East-Timor)
et pour faire face à une situation d'urgence dans l'enclave d'Ambeno (Timor
occidental), le Siroco a appareillé le 27 octobre
de Dili (Timor oriental) à destination d'Oekussi (enclave d'Ambeno) pour y
effectuer une mission humanitaire.
Le Siroco débarquera, le 28 octobre, à Oekussi
du fret humanitaire et des véhicules pour les forces de l'INTERFET déployées dans
la zone. (Communiqué DICOD - 27 octobre 1999)
Octobre
1999 : Opération Santal
Le 16 octobre à l'aube, le TCD Siroco
et la frégate Vendémiaire
sont arrivés au mouillage en baie de Dili au Timor oriental, où
se trouvaient déjà le pétrolier-ravitailleur HMS Success
et 2 cargos civils affrétés par les ONG humanitaires. A 10 heures
précisément, sous un soleil de plomb, le CDIC Hallebarde
débarquait les deux premiers véhicules sur le sol timorais. 35 véhicules
et 60 tonnes de matériel, tant français qu'australien, étaient
ainsi débarqués sur la plage amménagée à l'extrémité
ouest du port de Dili.
Le soir même, le Vendémiaire
appareillait pour une mission de surveillance, le Siroco
restant 48 heures supplémentaires pour soutenir les militaires français
établis à terre. (Cols
Bleus n°2504 du 23 octobre 1999)
Juin
1999 : Le chef de l'Etat à bord du Siroco
Le président
de la République s'est rendu le 10 juin à Toulon à l'occasion
de l'embarquement de moyens lourd destinés au renforcement de la brigade
française de la Kfor. (... ...) Le chef de l'Etat a passé en revue
les équipages d'un groupe de huit automoteurs 155 AUF1 du 1er régiment
d'artillerie de marine et d'un escadron de quinze chars Leclerc du 501/503ème
régiment de chars de combat, puis s'est rendu sur la plate-forme hélicoptère
du Siroco, depuis laquelle il a assisté
à l'embarquement d'un char Leclerc.
S'adressant aux troupes appelées à embarquer il leur a souhaité
"une bonne mission et je ne doute pas que la France sera fière
de vous". Il s'est ensuite longuement entretenu avec les marins du
Siroco et les soldats de l'armée de Terre.
Son chargement achevé, le TCD Siroco a
appareillé pour le port de Thessalonique, suivi par le TCD Ouragan et
7 navires civils affrêtés par le ministère de la Défense.
(Cols Bleus n°2490
du 19 juin 1999)
Mars
1999 : Escale à Abidjan
Le TCD Siroco a poursuivi sa mission Corymbe, en
faisant escale à Abidjan du 10 au 16 mars 1999, avant dernier arrêt avant le retour
du bâtiment à Toulon. Poursuivant dans une logique de coopération avec les différentes
armées déjà rencontrées, notamment au Cameroun, le Siroco
a participé pendant sa présence à Abidjan à un exercice de manoeuvres amphibies
mené conjointement avec les forces armées ivoiriennes, Ces dernières ont été étroitement
associées à un exercice de projection de forces sur la plage de Monogaga. La Participation
de troupes du 43ème Bima stationnées à Port-Boué, non loin d'Abidjan, a
donné à l'ensemble tout l'intérêt d'une opération interarmées et internationale.
La venue à bord du chef d'état-major des Armées, le contre-amiral Timite Lasswa,
accompagné du chef d'état-major de la Marine ivoirienne, le capitaine de vaisseau
Mian, a marqué l'exercice d'une signification symbolique très forte où
la volonté sincère de développer la coopération franco-ivoirienne fut ressentie
de tous. Bien heureusement, l'équipage du Siroco
a également eu le temps de découvrir tous les charmes de la ville d'Abidjan (...
...) les marins du Siroco ont repris la mer, en
route vers Dakar. (Cols Bleus)
Janvier 1999
: Départ en mission Corymbe 44
Le
TCD Siroco a appareillé le mercredi 20 janvier
de Toulon, pour accomplir mission Corymbe 44, en relève de l'aviso Commandant
de Pimodan, présent sur zone pendant les mois de décembre et janvier
derniers. Toutefois, à peine arrivé à Dakar, le bâtiment s'est vu confier
une nouvelle mission : déployer à partir Dakar un bataillon de 600 hommes appartenant
aux armées nigérienne, béninoise, togolaise et gambienne vers Bissau.
La mission Recamp Bissau a pour but de ramener la paix en Guinée-Bissau, en
garantissant la mise en oeuvre des accords d'Abuja, signés par les parties belligérantes
le 1er novembre 1998.
La France, dans le cadre du concept Recamp (Renforcement des capacités africaines
de maintien de la paix), s'est engagée à assurer le soutien logistique d'un
bataillon interafricain de 600 hommes.
Le TCD Siroco a reçu pour mission de le «projeter»
en deux rotations entre Dakar, point de ralliement des troupes, et Bissau.
Dimanche 31 janvier, le TCD Siroco accueille
à son bord 146 Nigériens et 145 Béninois, et fait route vers Bissau.
L'arrivée au mouillage à 25 nautiques de Bissau ne fait que confirmer
la teneur des messages et des informations reçues dans le cours du transit.
Les tirs d'artillerie redoublent et rebelles et troupes sénégalaises reprennent
la lutte.
À bord du Siroco, l'activité coutumière du
bâtiment est ponctuée par le son lourd et grave de mortiers de 120. Dans
l'après-midi du 1er février, ordre est donné au bâtiment de procéder à l'évacuation
de huit personnes, parmi lesquelles le consul de France et son épouse ; sitôt
la mission assignée, l'embarcation légère à fond rigide Hurricane du Siroco
fait route vers Bissau et ramène à bord du TCD neuf rescapés, parmi lesquels
du personnel de l'ambassade, mais aussi le représentant de l'UICN, le délégué
de l'Union européenne et le directeur de la société Elf.
Le 4 février, le Siroco reçoit enfin l'ordre
de procéder au débarquement de ces troupes et de leur matériel. Les tirs
de mortier, entendus toute la journée passée, se sont interrompus. Tout commence
par la mise en eau du radier, le déradiage des deux CTM embarqués chargés de
12 camions Marmon et de 2 camions GBC chargés de fret destiné au contingent
de l'Ecomog (Economic community of west african states cease fire monitering
group). Ensuite, l'Engin de débarquement d'infanterie et de chars (EDIC)
Javeline, qui fait le voyage depuis Toulon avec nous, se présente en
porte à porte pour l'embarquement des troupes. Sont également embarqués
plusieurs camions ainsi qu'un véhicule sanitaire, tous destinés à être débarqués
avec les deux contingents.
La chronologie, aussi rigoureuse qu'impérative, est respectée. L'élément militaire
détaché auprès de l'ambassadeur de France en Guinée-Bissau coordonne par son
action l'arrivée des troupes de l'Ecomog et la présence, pour les accueillir,
des représentants des différentes parties : les troupes rebelles, les forces
loyalistes et les représentants des forces sénégalaises. L'ambassadeur de France
est également présent pour cette opération historique. Pour la première fois
dans l'histoire de l'Afrique moderne la gestion d'un conflit régional est assurée
par l'interposition de troupes africaines, dont la mission n'est définie que
par les pays membres de la Cedeao.
À peine le débarquement des troupes et de leur matériel est-il achevé que, le
Siroco fait route vers Dakar où l'attend, pour
y embarquer dans les mêmes conditions, le contingent de 60 Togolais, le
commandant de la Javeline se voit quant à lui ordonner le transport du
contingent gambien. Le 6 février, les forces togolaises sont «projetées»
à Bissau dans de bonnes conditions. Le Siroco
est de retour à Dakar jusqu'à nouvel ordre. (Cols
Bleus n°2478 du 20 mars 1999 / texte CR1 Jean-Emmanuel Perrin / Photo
SM Cras)
Décembre
1998 : Admission au service actif
Le
vice-amiral Alain Witrand, commandant la Force d'action navale, a présidé le 21
décembre, à Toulon, la cérémonie d'admission au service actif du Transport de
chalands de débarquement Siroco. Ele s'est déroulée
sur le pont d'envol du bâtiment balayé par le mistral, en présence du contre-amiral
Bernard Fabiani, représentant l'amiral jean-Charles Lefebvre, chef d'état-major
de la Marine, de l'ingénieur général de l'armement Pierre Lamoulen, représentant
le délégué général pour l'armement, M. jean-Yves Helmer, de M. Caillard, représentant
le directeur des constructions navales et d'une délégation de l'équipage.
Dans son allocution, l'IGA Lamoulen a souligné la polyvalence exceptionnelle du
Siroco, à la fois transport de troupes et de matériels,
hôpital embarqué, porte-hélicoptères, dock et PC flottants. il a rappelé que le
navire avait bénéficié par rapport à son sister-ship, la Foudre,
d'évolutions significatives, comme l'informatisation intégrale de la conduite
des installations de plate-forme, une première sur un bâtiment de ce type.
Après avoir salué et félicité tous ceux qui avaient contribué à sa réalisation
et souhaité bon vent et bonne mer au Siroco, le
CA Fabiani, au nom du chef d'état-major de la Marine, a prononcé l'admission du
bâtiment au service actif. (Cols
Bleus n°2470 janv 1999- photo Marine nationale SM Boivin)
Novembre
1998 : Escale à Marseille, signature d'une charte de parrainage
Le Siroco a fait escale du 27 au 30
novembre 1998 à Marseille. Le 28, une charte de parrainage a été
signé à l'Hôtel de ville, avec la ville, par le capitaine
de vaisseau Thiery O'Neill et Monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille.
De nombreuses personnalités étaient présentes. Le soir,
un coquetèle fut offert à bord du Siroco
avec dévoilement d'une plaque commémorative et échange
de souvenirs. Le bâtiment était ouvert aux visiteurs le lendemain
et a accueilli plus de 3300 personnes (Cols
Bleus n°2468 janv 1999 - photo Guy Schaeffer)
Le Siroco peu de temps avant
sa mise à flot.
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Décembre
1996 : Mise à flot officielle
La mise à flot du Siroco a été
effectué 14 décembre 1996. Plus de 1000 personnalités étaient
présentes, dont Jean-Yves Helmer, le DGA, Rodolphe Greif, directeur de la DCN
Industrielle, des acteurs du programme et du projet ainsi que des élus locaux.
Cet événement salue sans nul doute le défi économique et industriel réussi par
la DCN. Deux chiffres permettent d'en mesurer les effets : 3 ans au lieu de
5 nécessaires pour construire la Foudre,
son ainé, et 600 000 heures de gains uniquement sur la part brestoise. La DCN
a fait preuve de ses capacités à améliorer sa productivité construire plus vite
à moindre coût. Après, avoir quitté soit bassin le TCD Siroco
poursuivra son armement à quai.
Cette réussite a reposé sur la coopération inter-établissements. DCN Ingénierie
a défini le projet, DCN Brest a assuré la maîtrise d'oeuvre plate-forme et l'armement
du bâtiment, DCN Lorient a réalisé une partie de la structure, DCN Ruelle a
réalisé les équipements et DCN lndret a rempli son rôle de spécialiste de la
propulsion. (Emergences 1996 - photo DCN Brest)
Mars
1996 : Poursuite de l'assemblage
Le TCD Siroco prend forme dans son bassin
de Laninon à DCN Brest 140 blocs de coque ont déjà été assemblés par le chantier
constructions neuves, représentant environ 2000 des 5000 tonnes du poids total.
(Emergences 1996)
Découpage de la 1ère tole.
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Octobre
1995 : Assemblage des 2 premiers blocs
Les 2 premiers blocs du TCD Siroco ont
été soudés en octobre. 700 personnes travailleront pendant
3 ans sur ce chantier. Principal objectif, ganger 20% de coût par rapport
au programme Foudre. (Emergences 1995)
Mai
1994 : Découpage de la première tôle
La loi de programmation militaire qui avait confirmé la réalisation du
2ème Transport de Chalands de Débarquement de type Foudre,
a donné lieu le 13 mai 1994 à une cérémonie officielle de découpage de la première
tôle, à DCN Brest, en présence des autorités civiles et militaires.
Anecdote amusante : La construction du Siroco débute sans que celle-ci
ait été financée ! L'état impose au chantier de débuter
les travaux en utilisant les crédits alloués au Charles de Gaulle.
La situation financière du programme est fort heureusement régularisée
par la suite.
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