Histoire et actualités du SNA Améthyste

Juin 2008 : Déploiement de deux mois au large des côtes américaines
Parti de Brest début février dernier, l'Améthyste effectue un déploiement de deux mois au large des côtes américaines où le sous-marin va conduire des opérations de surveillance maritime en zone Caraïbes avant de participer à l'exercice JTFEX 08.4 au profit d'un groupe aéronaval américain.
En provenance de Mayport (Floride), l'Améthyste a fait une escale de routine à Fort-de-France du 27 au 30 juin 2008. Après une patrouille d’une dizaine de jours en zone Antilles, le sous-marin Améthyste fera escale du 16 au 20 juillet à Norfolk afin de préparer son intégration au sein du groupe aéronaval Roosevelt dans le cadre de l’exercice JTFEX 08.4.


Mars 2008 : Mission en océan Indien
Déployé en océan Indien depuis janvier, l'Améthyste a fait escale à la mi-mars à Fujaïrah (EAU) à couple du Commandant Bouan. Le 25 mars, le sous-marin Améthyste a effectué un exercice en océan Indien avec le Jean Bart.


Novembre 2007 : Le TUUM version « chat »
Des essais de communication en plongée entre deux sous-marins se sont déroulés en Méditerranée du 5 au 9 novembre 2007. Pour la première fois, deux commandants de sous-marins ont pu dialoguer par « chat ». Le but de l'expérimentation de ce TUUM numérique est de valider la communication acoustique en mode numérique entre deux sous-marins. Les communications entre sous-marins en plongée par téléphones acoustiques, se limitaient pour l'instant à des messages vocaux de qualité médiocre. Thales Safare (sous-traitance Sercel) est l’industriel en charge de mener cette évolution technique pour le compte du GESMA (lutte sous-marine), centre DGA de Brest.


Juillet 2006 : Parachutisme et sous-marin, un exploit sportif
Le 7 juillet, le lieutenant de vaisseau Thierry Demonfort, nageur de combat et parachutiste d’essai, est largué depuis un Atlantique au large de Toulon. Un saut en tandem avec le médecin des armées Isabelle Ausset (49 ans) à 3 000 mètres au-dessus de la mer, où vient juste de faire surface le sous-marin Améthyste. Après une dizaine de minutes de vol, ils amerrissent à moins de cinq mètres du bâtiment, malgré une mer agitée et un vent soufflant à vingt nœuds. Le but de cette tentative est de montrer que l’on peut amener rapidement un spécialiste, médecin ou ingénieur, à bord d’un sous-marin en haute mer.


Avril 2006 : Exercice de survie
Du 12 au 15 avril 2006, un exercice de survie en grandeur réelle se déroule à bord du sous-marin Améthyste, dans le port militaire de Toulon. Le mercredi 12 avril à 18h00, 63 sous-mariniers sont placés en condition de survie dans la zone avant du SNA Améthyste. Les panneaux sont fermés, la ventilation arrêtée, l'éclairage et le courant coupés. Pendant les premières 48 heures, ils ont utilisé le matériel de survie pour conserver une atmosphère respirable, se nourrir, boire, et se protéger du froid.
Le vendredi 14 avril au soir, CEPHISMER, spécialiste de la ventilation par l'extérieur des sous-marins en détresse, et unité de la Marine nationale, branche son installation de ventilation et débute le renouvellement de l'air intérieur du SNA. Cette phase dure 18 heures. L'atmosphère à l'intérieur du SNA redevient alors progressivement identique à l'air extérieur.
En France, le dernier exercice de ce genre remonte à 1991 (sous-marin Agosta à Lorient).


Octobre 2004 -janvier 2006 : Arrêt technique à Toulon
Le sous-marin Améthyste fait une IPER au bassin Missiessy à Toulon. Le SNA est en période d’Indisponibilité Programmée pour Entretien et Réparation (IPER). Cette opération de maintenance particulièrement lourde, qui dure 14 mois, intervient tous les 8 ans. Le retour à la vie opérationnelle prévu à la mi-décembre est toutefois retardé de quelques semaines. Après 16 mois d'entretien majeur, l'Améthyste reprend la mer. Des essais de pesée ont lieu le 6 janvier 2006. Au cours de cet IPER, le nouveau système de combat Titlat a été mis en
place à bord. Après l'arrivée des SNALE, Archimède et Rifan, ce sont les portes des réseaux hauts-débit qui viennent de s'ouvrir aux sous-marins.


Avril 2004 : Exercice franco-indien Varuana
Du 6 au 15 avril, le GAN au complet (Charles de Gaulle et son groupe aérien, Jean Bart, Améthyste, Montcalm, Meuse et HMS Gloucester) participe à l'exercice Varuna, la plus grande manœuvre aéronavale organisée avec les forces armées indiennes. Le GAN est engagé contre un nombre équivalent de bâtiments indiens (les frégates Mumbai, Ganga, Bhramapoutra, Mysore, le sous-marin Shalki et le ravitailleur Shakti).
Varuna se présente comme un exercice à dominante anti-sous-marine, mais les activités antiaériennes n’ont pas été oubliées avec notamment un temps fort permettant aux Super Etendard d’effectuer des largages de bombes réelles sur le champ de tir indien de Pigeon Island. De leur côté, les Rafale ont mené des CAP (combat air patrol) en compagnie ou contre les Sea Harrier de la marine indienne pour protéger ou attaquer les navires de la force.
Les quatre jours passés ensuite à Goa (Inde) à partir du 15 avril, pour le Charles de Gaulle, l’Améthyste et le Jean Bart, et à Bombay pour le Gloucester, la Meuse et le Montcalm ont été mis à profit pour permettre aux équipages de se reposer après avoir été fortement sollicités, mais également pour récupérer des équipements et pièces détachées, les installer et remettre en condition opérationnelle l’ensemble du groupe aéronaval. (Brèves MN)


Juillet 2003 : Des problèmes de rechanges affectent les SNA
Dans son édition du 9 juillet 2003, le quotidien régional "Le Télégramme de Brest" rapporte que faute de pièces de rechange, la Marine nationale a dû se contenter, six mois durant, d'un seul sous-marin nucléaire d'attaque à la mer sur les six que compte son escadrille de Méditerranée. Pour faire face aux pannes, la Marine a été contrainte de se servir en pièces de rechanges sur d'autres matériels. Cette situation difficile commence tout juste à être corrigée. Les équipages des SNA vivent difficilement cette situation, cela atteint le moral, c'est inévitable.


Mai 2003 : La star des rencontres Nation Défense
Les premières rencontres Nation-Défense qui se sont tenues les 8, 9 et 10 mai, à travers toute la France, ont connu un franc succès. Pendant ces trois jours, à Paris, la maquette d'un SNA immergé dans le bassin du Trocadéro a incontestablement été l'attraction phare de cette manifestation.


Novembre 2002 : Exercice Péan
L'exercice Péan, commencé le 12 novembre 2002, a pour théâtre la Méditerranée occidentale. Outre le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle avec à son bord des Super Etendard (11F), Hawkeye (4F), Dauphin (35F), et son fidèle chien de garde la frégate antiaérienne Cassard, participaient également le pétrolier ravitailleur Meuse, la frégate anti-sous-marine Tourville, les frégates furtives Courbet et Aconit, et le sous-marin nucléaire d'attaque Améthyste. Après 10 jours d'entraînement commun, les bâtiments des marines françaises, italiennes et américaines se sont séparées le 22 novembre.


Août 2000 : Escale à Plymouth
L'Améthyste (équipage bleu) a assuré une patrouille et conduit des exercices pendant 30 jours en Atlantique et à la mer depuis 2 mois. Le bâtiment a fait une escale à La Spezia, fin juillet, puis une autre à Devonport (Plymouth) du 24 au 29 août. (Cols bleus n°2542 - 16 septembre 2000)


Janvier 2000 : Un bilan de l'année 1999
Après 7 semaines d'entraînement à terre et une période d'entretien de 4 semaines, l'Améthyste a appareillé le 14 janvier 1999 pour effectuer sa mise en condition opérationnelle. Après une série d'exercices, le sous-marin devait être déployé dans l'océan Indien en soutien du porte-avions Foch. La situation dans les Balkans a modifié le programme initial et c'est en mer Adriatique que l'Améthyste a assuré la protection du groupe aéronaval pendant l'opération Trident. Il accumulera ainsi 95 jours de navigation dont 58 sans escale et 2150 heures de plongée.
Au retour à Toulon, le 7 mai, l'équipage rouge prend le relais pendant que le bleu part en permissions pour 6 semaines. Le bâtiment reste au port pour une période d'entretien, puis il part pour une nouvelle série d'exercices avec l'équipage rouge puis un cours au profit des futurs commandants de sous-marins avec le bleu. A l'issue de 2 semaines d'entraînement, l'Améthyste effectuera un déploiement en Atlantique avec une escale à Dakar en compagnie de l'aviso Commandant de Pimodan, puis à Lisbonne. Cette dernière escale sera suivie d'un casex avec le sous-marin portugais Barracuda. Une remise en condition du SNA Saphir complètera le programme de l'année. Du 14 janvier au 24 décembre 1999, l'Améthyste aura effectué 3600 heures de plongée et 187 jours de mer. (Cols Bleus n°2517 du 12 février 2000)


Mai 1999 : Retour de mission en Adriatique
Après une mission opérationnelle en mer Adriatique qui l'a tenu éloigné de Toulon durant 83 jours, le sous-marin d'attaque Améthyste a rejoint son port base (... ...). Cette mission a connu un caractère exceptionnel tant du fait de sa durée, que de son contexte opérationnel en mer Adriatique où l'Améthyste a participé à la protection du groupe aéronaval, la Task Force 470, aux ordres du CA Alain Coldefy, qui regroupait le porte-avions Foch, la frégate anti-aérienne Cassard, le pétrolier-ravitailleur Meuse, les frégates britanniques HMS Somerset et HMS Grafton. Commandé par le CC Goalou, l'Améthyste avait quitté Toulon pour l'exercice d'entraînement Agapante prévu de longue date avec le PA Foch. C'est alors qu'il se préparait à franchir le canal de Suez que le sous-marin a reçu l'ordre de rejoindre l'Adriatique.
Après avoir fait escale à La Sude où il a procédé à un complément de vivres, l'Améthyste, qui vient d'être relevé par l'Emeraude, a effectué une patrouille de 56 jours sans escale au cours de laquelle il a apporté un soutien sans faille aux forces aéronavales engagées dans le cadre de l'opération Trident. (Cols Bleus n°2490 du 19 juin 1999)


Mars 1999 : Opération Trident
Le 26 avril, la Task Force 470 aura dépassé le cap des trois mois de mission en Adriatique. Depuis le 24 mars, le porte-avions Foch participe au dispositif de frappe aérienne sur des objectifs militaires en République fédérale de Yougoslavie. Les Super Etendard et Etendard IVP embarqués à bord du Foch sont employés au rythme de dix à seize sorties opérationnelles par jour. En pratique, lors des missions d'attaque au sol, les avions d'assaut opèrent par patrouille de deux, tandis que le premier illumine la cible grâce à son pod laser, le second largue sa bombe guidée. Depuis le début de la mission, ont participé à la protection du Foch les frégates Cassard, Montcalm, Surcouf, Tourville et HMS Somerset, ainsi que les sous-marins d'attaque Saphir et Améthyste ; et pour le soutien logistique, les pétroliers ravitailleurs Meuse et Var et le bâtiment atelier polyvalent Jules Verne. (Cols Bleus n°2483 du 24 avril 1999)



Essai de liaison Syracuse

Novembre 1991 : Le sous-marin et le satellite
La première liaison par satellite, entre le SNA Améthyste basé à Cherbourg et une station terrestre "France sud" située à Carcassonne, a été réalisée le 8 novembre 1991, avec succès. 80 personnes ont assisté à cette première mondiale dans les locaux d'Alcatel-Espace à Tourlaville. De nombreuses personnalités étaient présentes. Des personnels de DCN Cherbourg ayant collaboré à la réalisation de ce défi technologique ont également suivi cet évènement. Une opération réalisée dans le cadre de la mise en oeuvre de Syracuse II, système Français de transmission. (Emergences n°8 4/92 - photo CDIT)


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