Historique du Charles de Gaulle (année 2008)
Bilan au 1er février
Les opérations de maintenance se déroulent simultanément dans tous les domaines : propulsion, électricité, structure, aéronautique, systèmes de combat et de communication… Le bilan des travaux effectués au 1er février est le suivant :
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| Le porte-avions Charles de Gaulle, en arrêt technique majeur (IPER), au bassin sud-ouest de la zone industrielle Vauban (2008). | |||
![]() Le capitaine de vaisseau Stéphane Boivin, commandant le porte-avions Charles de Gaulle, répond aux questions des journalistes. |
Le Charles de Gaulle sort le 22 août 2008 du bassin, pour venir s'amarrer au quai Vauban. Le 5 septembre, une fuite de vapeur se déclare dans le compartiment machine arrière. Selon les éléments d'informations fournis par la préfecture maritime de Toulon, c'est la rupture soudaine et inexpliquée d'un élément de la chaufferie, un « turbo alternateur » situé hors de la partie nucléaire, qui est à l'origine de l'incident.
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| Moment emblématique et tant attendu, le montage des nouvelles hélices. | |||
Le Charles de Gaulle effectue son premier appareillage le 10 novembre, pour une semaine dédiée aux essais plate-forme au large de Toulon. Il s’agit de tester les capacités la propulsion, la stabilisation ou l’appareil à gouverner de ce porte-avions mais également les premières « mécanisations » de l’équipage notamment dans le domaine de la sécurité.
Le 15 novembre, le porte-avions prête son concours, de manière inopinée, à une opération de sauvetage en mer. Le CROSS-Med reçoit un appel de détresse d’un voilier de 26 mètres, l’Amaalta, qui est victime d’une voie d’eau. Il y a quatre personnes à bord. Un Dauphin SP de la 35F est envoyé sur zone. Il se ravitaille à la mer en carburant sur le Charles de Gaulle, présent sur zone, ce qui permet d'augmenter son autonomie et facilite l'opération de sauvetage. Puis le Dauphin hélitreuille les quatre passagers et les ramène à terre. Les quatre personnes sont en bonne santé.
DCNS signe, avec le Service du Soutien de la Flotte (SSF), le 1er décembre 2008, la fin de mise à disposition du porte-avions, marquant la fin de son Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparation (IPER). Après 15 mois, soit deux millions et demi d’heures de travail, dont la moitié a été effectuée par le bord et l’autre moitié par DCNS et ses sous-traitants, le porte-avions entre dans la phase de remontée en puissance.
Cette IPER a permis de redonner du potentiel à l’ensemble des installations du porte-avions, notamment ses chaufferies nucléaires avec le changement des éléments combustibles.
Elle a également permis de moderniser le navire, avec entre autres une évolution des systèmes d’information et de commandement (installation de Syracuse III), ainsi qu’une adaptation aux armements attendus en 2009 (nouveaux missiles de dissuasion ASMPA et de croisière SCALP-EG notamment, Rafale au standard « F3 »).
Avec ses nouveaux équipements, le Charles de Gaulle devrait voir son déplacement en charge porté à 42 500 tonnes, soit 500 tonnes de plus qu'auparavant.
A peine sorti d'IPER, le porte-avions et son équipage ont entamé avec succès la première phase de MECE – mise en condition élémentaire- période de mer de près de deux semaines qui signe le début de sa remontée en puissance.
Sous l‘égide des entraineurs d'Alfan et d‘Alavia, le personnel s‘est attaché à retrouver ses automatismes au moyens d'exercices de mécanisation dont la difficulté s'est accrue au fil des jours. Les postes de combat, exercices d'autodéfense, crash pont d‘envol, homme à la mer, avarie de barre, PRERAM et RAM ont permis au différents services composant cette gigantesque ruche de mieux coordonner leurs efforts afin de gagner en efficacité.
L‘activité aérienne s'est également révélée dense. Après la mise au point des optiques d‘appontage, catapultes et brins d‘arrêt, le groupe aérien embarqué (GAé) a redécouvert son environnement de prédilection. Les deux Hawkeye, trois Rafale, cinq Super-Etendard, le Dauphin et l'Alouette 3 embarqués ont multiplié avec succès les catapultages, vols techniques et appontages, permettant aux équipes de pont d'envol du porte-avions d'évoluer à nouveau au milieu du chaud vrombissement des réacteurs et du parfum si caractéristique du TR5.
Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2008. Copie et usage : cf. droits d'utilisation ; Sources : Communiqués de presse, presse nationale et régionale.
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